Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 8 novembre 2012

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Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes.

Source de l’image → 52 immagini dell’autore Henry Martin   -  ( QUMRAN NET – Materiale pastorale )

Ce dimanche, les lectures pour la messe nous donne en exemple deux veuves, celle de Sarepta (première lecture) et celle de l’Évangile qui font entière confiance au Seigneur et espèrent tout de Lui. Confiance, dit le Seigneur. Confiance et entraide, même quand cela vous semble impossible : comme pour la veuve de Sarepta, le Seigneur pourvoira à l’avenir.

À la confiance est liée l’espérance : c’est parce que nous avons confiance à la Parole de Dieu, c’est parce que nous croyons en lui que nous pouvons espérer. « Heureux qui met son espoir dans le Seigneur » (Psaume 145) Notre espérance n’est pas vaine : c’est le Christ qui la fonde, en ayant accompli une fois pour toutes le sacrifice qui nous sauve (deuxième lecture) Dès lors, toute confiance est permise, tout abandon à la tendresse de Dieu est rempli de joyeuse assurance : le Christ nous a obtenu le salut. Le Christ n’attend que la disponibilité de notre coeur ! Il attend notre désir d’être aimé de Lui.

Quand Jésus regarde, il voit le coeur; il ne se fie pas aux apparences, aux artifices trompeurs, il ne regarde que les intentions du coeur. C’est ainsi qu’il aime les justes (psaume 145) et qu’il sait les mérites des petits.

Voici les lectures liturgiques pour ce dimanche et quelques commentaires les concernant.

Recevez chers amis et chères amies,mes salutations amicales et fraternelles

croix-diaconale1 32e dimanche ordinaire dans Religion

 

Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du  premier livre des Rois au chapitre 17, versets 10 à 16.

COMMENTAIRE  Elie lutte pour l’intégrité de la foi menacée dans le royaume du Nord. Le voilà qui passe la frontière et part pour Sarepta, une ville au sud de Sidon (l’actuelle Saîda au Liban). Une terrible sécheresse, qu’il avait annoncée en punition de l’idolâtrie, règne dans toute la région – et donc la famine. Elie rencontre une veuve, lui demande de l’eau… puis du pain. La pauvre se lamente … (première lecture, ci-dessous). La femme – une païenne ! – fait confiance aveugle à la parole du Seigneur, et le miracle se produit. Admirable foi d’une païenne, alors qu’Israël doute de Dieu ! Elle préfigure celle de la veuve, dans l’évangile de ce jour, qui, elle aussi, s’en remet entièrement à Dieu : « elle a tout donné ». La scène préfigure aussi l’universalisme de la foi qui, en Jésus, fera craquer le cadre juif pour s’adresser à toutes les nations.

Texte

 Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »  Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »

Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par la bouche d’Élie.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 145, 5-10

COMMENTAIRE    Ce psaume chante les louanges de  Dieu, créateur, rédempteur, libérateur et roi.

  1.  Louange à Dieu, toujours et à jamais, pour sa création.
  2. Louange à Dieu, toujours et à jamais, pour sa miséricorde infinie envers les pècheurs que nous sommes.
  3. Louange à Dieu, toujours et à jamais, pour les biens du corps et de l’âme dont il nous comble sans mesure.

R/ Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai.

Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu, lui qui a fait le ciel et la terre.Il garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain.

Le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger.Il soutient la veuve et l’orphelin. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La seconde lecture est tirée de la lettre aux Hébreux au chapitre 9, versets 24 à 28.

COMMENTAIRE Les thèmes de ce dimanche sont sensiblement les mêmes que ceux des trois dimanches précédents. Quelques nouveaux aspects sont cependant à relever :

  1.   La comparaison entre le sacrifice juif et celui de Jésus est illustrée par l’exemple de la liturgie de réconciliation (voir Lv 16)
  2. Aucune action, si noble soit-elle,  fût-elle d’un homme généreux, ne peut vraiment nous libérer. Jésus  est totalement au-dessus, unique.
  3. Nous sommes déjà libérés, notre péché est déjà détruit. C’est ce qui rend l’Église si joyeuse  toujours  en  action de grâce. Que le scrupuleux, l’angoissé prennent à coeur le bel acte de foi : Jésus a détruit  mon péché une fois pour toutes.

Texte

«  Car le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu’une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c’est une fois pour toutes, au temps de l’accomplissement, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc, au chapitre 12, 38 à 44.

COMMENTAIRE Le temple n’était pas une église, mais un vaste complexe formé de cours successives entourant le (petit) sanctuaire. C’est là, sous les colonnades, que Jésus, à quelques jours de sa passion, enseigne- non sans être régulièrement contré par les scribes, ces spécialistes de la Loi, ces conseillers officiels qui jouissent d’une autorité incontestée.

Ils se distinguent des autres par leurs robes solennelles, on les salue profondément, ils ont les premiers rangs dans les synagogues et les places d’honneur dans les réceptions. Ils aiment ça ! Ils s’y complaisent, plus soucieux d’encens que de service. Jésus critique ces dehors respectables :  » Méfiez-vous !  » Les avertissements de Jésus mettent la foule et les disciples en garde contre les apparences trompeuses …

Quel est le critère de notre générosité : la quantité de ce que nous donnons ou le dépouillement effectif de ce que à quoi nous tenons ?

Cet  épisode, le dernier raconté par Marc avant la passion, est le signe émouvant de ce que va  faire le Christ : donner tout, se donner lui-même. Ainsi, cette veuve qui s’en est entièrement remise à Dieu nous rappelle-t-elle que, tant que nous ne nous sommes pas donnés nous-mêmes, nous n’avons rien donné.

Texte

Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes. Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

◊ Catéchèse → Les deux piécettes de la veuve. (Mc 12, 41-44)

Liens externes

◊ Homélie → Tout donner

◊ Pour les jeunes →   Vieille branche, Salut !

◊ Mots croisés bibliques → Jugement sur les scribes

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