• Accueil
  • > Archives pour décembre 2012

Quatrième dimanche de l’Avent, année C

Posté par diaconos le 20 décembre 2012

Heureuse, celle qui a cru !

Source de l’image →  Immagini – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

Quatrième dimanche de l'Avent, année C dans La messe du dimanche marie-rend-visite-a-sa-cousine-elisabeth1-248x300

Marie rend visite à sa cousine Élisabeth. Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni".

À quelques jours de la fête de Noël, tout est paix et bonheur dans les textes liturgiques de ce quatrième dimanche de l’Avent.  Jésus, dont nous fêterons la naissance ce 25 décembre, est décrit comme un berger qui conduit son troupeau, comme le tout-puissant dont l’amour protège et soutient (psaume 79), comme le « prince de la paix » offrant sa vie pour le salut de tous les hommes.

Arrivés au terme de ce temps de l’Avent, notre coeur est-il plus ouvert à accueillir le Christ et sa Parole ? L’Evangile est-il vraiment pour nous une source de bonheur ? Noël. est-ce vraiment pour nous une bonne nouvelle ? Si oui, ne manquons pas de l’annoncer autour de nous cette semaine : cette joie grandit quand on la partage.

Voici les lectures pour ce quatrième dimanche de l’Avent ainsi que quelques commentaires.

croix-diaconale5 Heureuse celle qui a cru dans Temps de l'AventRecevez cher visiteur mes salutations amicales et fraternelles et dès à présent je vous souhaite une sainte fête de Noël dans la joie et la paix. Un enfant nous est né, un Sauveur nous a été donné.

Michel Houyoux, diacre permanent

 La première lecture est tirée du livre de Michée au chapitre 5, 1-4

Commentaire : le prophète Michée a vécu au huitième siècle dans la région de Jérusalem, à l’époque où l’empire assyrien était très inquiétant. Depuis l’exil à Babylone, le trône de Jérusalem n’existe plus, David n’a plus de descendant ; on vit presque sans discontinuer sous domination étrangère. C’est bien à ce moment-là qu’on a eu le plus besoin de se rappeler les promesses concernant le Messie. Michée  insiste sur l’extension de la paix promise : c’est l’humanité tout entière qui est concernée dans l’espace et dans le temps

Note : « Celle qui doit enfanter » (verset 2a) , cela veut dire : celle qui est prévue pour cela dans le plan de Dieu.

Texte

 Parole du Seigneur. 1 Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles. 2 Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d’Israël. 3 Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre, 4 et lui-même, il sera la paix !
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 79

Commentaire : le verset 19 veut dire que le peuple reconnaît ses infidélités et il considère que ses malheurs présents en sont la conséquence. Ce psaume nous donne une magnifique leçon de foi et d’humilité : le peuple reconnaît ses infidélités et prend la ferme résolution de ne pas les répéter : « Jamais plus nous n’irons loin de toi ». En même temps c’est vers Dieu aussi qu’il se tourne pour demander la force de la conversion : « Fais-nous vivre et invoquer ton nom. »

Texte

2  Berger d’Israël, écoute, toi qui conduis ton troupeau, resplendis !
3 Réveille ta vaillance et viens nous sauver.
15 Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la,
16 celle qu’a plantée ta main puissante.
18 Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l’homme qui te doit sa force.
19 Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA LETTRE AUX HÉBREUX AU CHAPITRE 10, 5-10

Commentaire : au verset 7 : « Me voici », c’est la seule réponse que Dieu attend du coeur de l’homme ; c’est le fameux « me voici » des grands serviteurs de Dieu comme par exemple le « Me voici » du petit Samuel (1 S 3, 1-9) ou encore le « Me voici » i d’Abraham, au moment du sacrifice d’Isaac (Gn 22) ou cet autre « Me voici » encore plus célèbre en Israël, c’est celui d’Abraham, au moment du sacrifice d’Isaac. Ce n’est donc pas seulement la mort du Christ qui est la matière de son offrande, mais sa vie tout entière, l’amour donné à tous au jour le jour, depuis le début de sa vie (Verset 10)

Texte

 Frères, 5 en entrant dans le monde, le Christ dit, d’après le Psaume :   Tu n’as pas voulu de sacrifices ni d’offrandes, mais tu m’as fait un corps. 6 Tu n’as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ; 7 alors je t’ai dit : « Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté, car c’est bien de moi que parle l’Écriture. » 8 Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d’offrir. 9 Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l’ancien culte pour établir le nouveau. 10 Et c’est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande que Jésus a faite de son corps,
une fois pour toutes.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

DE L’ÉVANGILE DE LUC AU CHAPITRE 1, VERSETS 39 à 45

Commentaire : avec Marie et  Élisabeth, nous sommes conduits à la foi. La foi consiste à reconnaître l’Invisible, le Sauveur encore caché. C’est la foi qui rend heureuses ces deux femmes enceintes : Dieu les comble de bonheur parce qu’elles lui font confiance. Le  bonheur est promis par Dieu aux personnes douces, aux coeurs purs, aux miséricordieux, aux artisans de paix, aux assoiffés de justice.

Ce qui fait la grandeur de Marie, c’est d’avoir cru et accepté tout ce que Dieu lui a dit. Elle est grande aussi parce qu’elle a toujours été fidèle à ce choix, au jour le jour, dans les choses les plus simples et les plus ordinaires de la vie. C’est avec raison que sa cousine Élisabeth a pu dire :  » Heureuse es-tu parce que tu as cru.  » (Lc 1, 45)
C’est en accueillant la Parole de Dieu dans notre vie que nous parviendrons au bonheur comme Marie, celle qui a cru. C’est le renouvellement intérieur, la conversion du coeur et de l’esprit ainsi que l’ouverture aux autres qui nous feront progresser davantage sur le chemin de la sainteté

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Texte

39 En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. 40 Elle entra dans la maison de Zacharie  et salua Elisabeth. 41 Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, 42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. 43 Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 44 Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. 45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

   »Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

◊ Catéchèse → Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. (Lc 1, 42)

Liens externes

◊ Mots croisés bibliques → Marie rend visite à sa cousine Élisabeth

◊ Atelier d’évangile →  La visitation – L’Eglise catholique de Bruxelles

◊ Catéchèse →  La visitation et le OUI de Marie

◊ Homélie du Père Jean Compazieu (France) →  Le Seigneur vient à nous

Publié dans La messe du dimanche, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

Troisième dimanche de l’Avent, année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2012

Troisième dimanche de l'Avent, année C dans Catéchèse tropisieme-dimanche-de-lavent-annee-c-207x300

Jean baptise les gens dans l’eau. Il les invite à se convertir: « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas! Et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »

Ce dimanche, nous serons invités à la joie ! « Pousse des cris de joie », dit le prophète. «  Jubilez, crier de joie », chante le psaume. « Soyez dans la joie » (deuxième lecture) écrit Paul aux Philippiens. Cette joie est motivée par la venue du Seigneur.L’annonce de Jean-Baptiste est un message d’espérance et cela  nous donne la joie : « Il vient Celui qui est plus puissant que moi. »

La liturgie de ce 3ième dimanche de l’Avent nous révèle un Dieu qui n’est pas triste. Il est même question d’un Dieu qui chante (première lecture). Dieu nous destine à la joie éternelle. Mettons totalement notre confiance  en Lui, car « Il vient » le Seigneur. Le Seigneur vient pour notre salut. N’ayons donc plus de crainte (cantique d’Isaïe).

Voici  les lectures pour la messe de ce dimanche, quelques commentaires, quelques sujets proposés en complément et les mots croisés bibliques du diacre Rioux (Canada)

croix-diaconale4 Criez de joie dans EnseignementRecevez chers amis, chères amies dans le Christ mes salutations amicales et fraternelles.

Michel Houyoux, diacre permanent

 ♦

LA PREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE DE SOPHONIE AU CHAPITRE 3, 14-18

Commentaire    Le Dieu qui nous est présenté dans ce texte de Sophonie est tellement proche de son peuple qu’il danse avec lui ! (v17b)   La « danse » de Dieu…! Il faut l’audace d’un prophète pour écrire : « Dieu dansera  pour toi  »  (entendez son peuple) avec   des   cris de joie » ! Nous ne sommes pas habitués à de telles  expressions ;  mais    puisque par les prophètes, c’est  Dieu  qui parle, il faut prendre cette phrase très au sérieux !  Avec qui    préfère-t-on danser ?   Avec celle qu’on aime évidemment !   Voilà l’extraordinaire Bonne Nouvelle de ce dimanche : Jérusalem et avec elle toute  l’humanité est la bien- aimée de Dieu ! 

Note  Sophonie était un prophète du septième siècle av. J.C., à Jérusalem, sous le règne du roi Josias (monté sur le trône en 640). Son livre est très court, il ne couvre que cinq pages dans la Bible, notes comprises…! Mais il est très dense et certaines de ses pages sont devenues célèbres.

Texte

14 Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Eclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse,  fille de  Jérusalem ! 15 Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. 16 Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains

défaillir ! 17 Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, 18 comme aux jours de fête. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

PSAUME : Cantique Isaïe 12, 2.’E 4-6

Commentaire  Accueillons l’appel du prophète et essayons de jeter les bases de cette civilisation de l’amour et de la paix dans laquelle il  n’y ait plus de guerre, ni « de mort, de pleur, de cri et de peine… car l’ancien monde s’en est allé » (Ap 21, 4).

Histoire  Huitième siècle av. J.C. , vers 740 – 730 : l’empire assyrien (capitale : Ninive) est la puissance montante, son expansion semble  irrépressible. Beaucoup de textes de cette époque reflètent la crainte qui pèse sur toute la région. A cette époque-là, le peuple de Dieu est divisé en deux royaumes (depuis la mort de Salomon vers 930) : deux royaumes minuscules, tout proches l’un de l’autre.

Note  Le  cantique d’Isaïe ne fait pas partie du psautier

Texte

2 Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; Il est pour moi le salut.
4 Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le « Sublime est son nom ! »
5 Jouez pour le Seigneur, car il a fait les prodiges que toute la terre connaît.  Jubilez,

6 criez de joie, habitants de  Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA LETTRE AUX PHILIPPIENS AU CHAPITRE 4, 4-7

Commentaire  Dans ces quelques lignes, tout est dit sur la prière : premièrement dans la prière, supplication et action de grâce sont toujours liées ; deuxièmement, le Seigneur est proche de nous ; troisièmement, parce que le Seigneur est proche, nous ne sommes inquiétés par rien. En priant Dieu, nous savons qu’il peut  et qu’il veut notre bonheur… et qu’il y travaille sans cesse. Par  la prière, nous lui ouvrons notre porte. N’hésitons pas  à dire à Dieu nos difficultés !

Texte

Frères, 4 soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie. 5 Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. 6 Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. 7 Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

DE L’ÉVANGILE DE LUC AU CHAPITRE 3, 10-18

Commentaire    Qu’est-ce que se convertir ? Jean-Baptiste a une réponse simple : notre conversion se mesure à notre attitude envers notre prochain. Plus tard, dans la même ligne, Jésus dira : « Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur… » v16c : les rabbins recommandaient de ne pas imposer à un esclave d’origine israélite une tâche pénible ou humiliante, telle que déchausser son maître ou lui laver les pieds .

v12a : les publicains : on dirait aujourd’hui les percepteurs ; ils étaient chargés de ramasser les impôts pour lecompte de l’occupant romain

v14a :  il s’agit probablement d’une sorte de police composée de mercenaires qui accompagnait les publicains. (les juifs n’avaient pas le droit de recruter une armée, ce ne sont donc pas des soldats juifs ; quant aux soldats romains – armée d’occupation – ils ne se mêlaient généralement pas à la population).

Nous aussi, nous devons poser à Dieu la courageuse question : que dois-je faire Seigneur pour venir à ta rencontre et marcher avec toi ? Nous ne pouvons vraiment pas nous approcher du Seigneur si nous extorquons les autres, ni si nous sommes violents envers eux, ni encore si nous gardons pour nous les biens dont nous n’avons pas l’usage. C’est dans le plus ordinaire, le plus terre à terre de notre vie de tous les jours (s’habiller, manger, faire le ménage, aller faire ses courses…) que doit se manifester notre conversion, le retournement de notre coeur. La marche vers Dieu passe par des obligations de justice et de solidarité.

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu, page 15 – Sur le site des Éditions Croix du Salut

Texte

10 Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »

11 Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » 12 Des publicains (collecteurs d’impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » 13 Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » 14 A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. » 15 Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. 16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. 17 Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. » 18 Par ces exhortations et bien d’autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Catéchèse →    Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ! (Lc 3, 10-18)

Liens externes

◊ Catéchèse [PDF] →  3e DIMANCH E DE L’AVENT, année C

Liturgie de la Parole avec des enfants3° dimanche de l’avent

◊ Du site Idées-Caté → Vivre l’Avent avec Marie

◊ Seigneur apprend-nous à t’attendreMouvement Eucharistique des Jeunes

◊ Mots croisés bibliques → Troisième dimanche de l’Avent, année C

Publié dans Catéchèse, Enseignement, La messe du dimanche, Méditation, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

Soyez dans la joie (Ph 4, 4)

Posté par diaconos le 12 décembre 2012

Soyez dans la joie

 

Soyez dans la joie (Ph 4, 4)  dans Homélies diamant

À nous de chercher le trésor, le divin que chacun recèle au fond de soi et de le révéler chez les autres par le regard que nous posons sur eux.

En ce temps de l’Avent, nous nous préparons à fêter Noël. Ce temps nous fait reprendre conscience de cette naissance du Fils de Dieu, de sa présence permanente parmi nous. Cette redécouverte nous conduit à la joie, à sortir de l’inquiétude et à nous laisser renouveler par son amour. Elle nous amène également à révéler aux autres, par le regard que nous posons sur eux, le trésor divin, le trésor qui est en eux, même si leur parcours est marqué par l’échec ou la rupture.  » Soyez donc dans la joie du Seigneur  » (Ph 4, 4) Faisons l’expérience d’une joie intense, la joie de la communion, la joie d’être chrétiens, la joie de la foi. Cette joie attire fortement. Dans un monde souvent marqué par la tristesse et les inquiétudes, la joie est un témoignage important de la beauté de la foi chrétienne et du fait qu’elle est digne de confiance.

Soyons dans la joie parce que le Seigneur vient nous rejoindre au cœur de nos vies. Il nous aime tous tels que nous sommes et il vit près de nous. Il nous tend la main et il nous accompagne tout au long de notre vie. Il veut sans cesse nous aider à rendre notre vie de plus en plus conforme à cet amour dans lequel nous avons été plongés.  Frères et soeurs, la raison de notre joie c’est cette présence du Christ. L’Église a pour vocation d’apporter au monde la joie, une joie authentique qui demeure, celle que les anges ont annoncé aux bergers de Bethléem la nuit de la naissance de Jésus :  » Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui vous est né un Sauveur, Il est le Messie, le Seigneur. (Lc 2, 10-11)

Dieu n’a pas seulement parlé, il n’a pas seulement accompli des signes prodigieux dans notre histoire, Il s’est fait tellement proche de nous en prenant notre condition humaine. Chaque jour, nombreuses sont les joies simples que Dieu nous offre : la joie de vivre, la joie face à un beau paysage, la joie du travail bien fait, la joie du service, la joie de l’amour sincère et pur. Et si nous y sommes attentifs, il y a de nombreux autres motifs de nous réjouir : les bons moments de la vie en famille, l’amitié partagée, la découverte de nos capacités personnelles et de nos réussites.

Mettons notre espoir en Dieu, rencontrons-le dans sa Parole et dans ses sacrements, et aussi en rencontrant les autres. À quelques jours de Noël, que pouvons-nous faire pour accueillir le don de Dieu, ce trésor divin que chacun recèle en son coeur ?

 Oui, que devons-nous faire ? Des actions simples, des choses à notre portée, partager vêtements et nourriture avec les personnes en situation de précarité. Réjouissez-vous ! Oui, réjouissez-vous ! Laissons le Christ lui-même nous le redire tout bas, et encore et encore, car nous sommes un peu dur d’oreilles, un peu dur de coeur surtout.

La joie, la vraie joie, la joie frappe à notre porte. Dans le difficile contexte actuel, tant de personnes autour de vous ont un immense besoin d’entendre que le message chrétien est un message de joie et d’espérance !

À quelques jours de Noël, revêtons nos habits de joie : la joie du sourire offert ou accueilli, la joie de la fête partagée, la joie du pardon consenti à la personne qui m’a fait mal par ses actes ou ses paroles, la joie d’un regard émerveillé.

Amen

croix-diaconale2 Amour infini de Dieu dans Temps de l'AventMichel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Homélies, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

Ne suit pas le chemin des pécheurs, il te perdra (Ps 1)

Posté par diaconos le 11 décembre 2012

Les deux chemins

Ne suit pas le chemin des pécheurs, il te perdra (Ps 1) dans conversion 070d-298x300

Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra : " Produisez des fruits d’amour, de justice et de paix !"

1. Heureux est l’homme  qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, 2. mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !
3. Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira.

4. Tel n’est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille  balayée par le vent, 5. au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. 6. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Ce psaume comprend deux strophes, de trois versets chacune, qui décrivent, le juste et son chemin (versets 1 à 3), l’autre l’impie et son chemin (versets 4 à 6). Comme le discours de Jésus sur la montagne, le premier psaume s’ouvre par une béatitude :  » Heureux est l’homme    qui n’entre pas au conseil des méchants  » Le psalmiste annonce ainsi la joie de toute personne qui s »abandonne à la volonté divine.  Sans doute parce que le péché régnant partout, la condition du bonheur y est décrite d’abord d’une manière négative : le juste doit impérativement éviter les méchants, les égarés et les rieurs.(verset 1)

N’entre pas…, ne suit pas…, ne siège pas…,  car si l’on entre dans la mauvaise voie, on y persiste et on finit par ne plus la quitter. Entrer dans la voie des pécheurs, suivre conseils des méchants, se mettre du côté des rieurs sont les attitudes à éviter.

N’entre pas dans la voie des méchants, des gens peu stables et sans principes : «  Les méchants sont une mer dérangée qui ne peut se calmer, dont les eaux rejettent de la vase et de la boue. » (Is 57, 20). Ne suit pas la route des gens habitués à une vie coupable comme ces pharisiens et ces scribes qui récriminaient contre Jésus. Ne suit pas les rieurs, ces personnes, dont l’esprit profane ne voit plus dans les textes sacrés que matière à plaisanterie.

Au verset 2 est décrit le bien à faire fondé sur l’adhésion à la loi du Seigneur. Ici, deux verbes décrivent le comportement du juste à l’égard de cette loi : il se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! C’était une coutume orientale de méditer les textes sacrés pour se préparer à la prière. C’est ainsi que priait Anne, la mère de Samuel : « Elle parlait dans son coeur : on voyait bien remuer ses lèvres, mais on n’entendait pas sa voix. » (1 S 1, 13)

Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. L’Esprit Saint est une eau vive qui rafraîchit et renouvelle la vie intérieure. Pour celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur. (Jn 7, 38 ) Tout ce que le juste entreprend réussira. Le succès ne sera pas toujours immédiat ni apparent ; mais ni les crises, ni sa vieillesse ne l’empêcheront de porter du fruit.

« Cherchez à imiter Dieu, soyez pleins de générosité, de tendresse. Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté, pardonnez-vous les uns aux autres. Oui, levons-nous, marchons sur le chemin que Jésus nous a tracé en nous abreuvant chaque jour à sa parole. Alors notre feuillage demeurera vert et nous porterons des fruits de joie, de bonheur et de paix que nos frères seront heureux de venir cueillir. » (Ep 4,30-5,2)

Convertissez-vous et produisez des fruits qui expriment votre conversion !

Produisez des fruits d’amour, de justice et de paix !

La deuxième strophe s’ouvre par un symbole inspiré du travail aux champs : le vannage. Le sommet des collines était le meilleur endroit pour battre le blé, afin que, le travail terminé, l’enveloppe du grain et la poussière fussent emportées par le vent. Ainsi les méchants, vides de tout bien, ne peuvent qu’être emportés par les jugements de Dieu. (verset 4)

Au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le chemin que nous suivons, image de notre vie, s’il n’est pas fondé en Dieu est amené à disparaître de lui-même. Le Seigneur connaît les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui :  » Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. » (Jn 10, 14) Toute sa vie, le juste rend grâce au Seigneur en produisant des fruits d’amour, de justice et de paix. Toute la vie des justes est placée sous le signe de l’amour infini de Dieu. Par opposition, le chemin du méchant est abandonné ; c’est un chemin fermé, sans issue et ne conduisant nulle part.


Publié dans conversion, Méditation, Psaumes | Pas de Commentaire »

12
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS