• Accueil
  • > Archives pour décembre 2012

Deuxième dimanche de l’Avent, année C

Posté par diaconos le 7 décembre 2012

Deuxième dimanche de l’Avent

Deuxième dimanche de l'Avent, année C dans La messe du dimanche images

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route : la chaîne est un atout quand elle symbolise la solidarité où l'on a besoin de tout le monde pour avancer, Mais elle est un joug quand elle représente la pauvreté. Rendons-nous utiles en cette seconde semaine de l'Avent.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jean-Baptiste nous parle de conversion : celle-ci consiste en premier lieu à croire que Dieu réalise toujours ses promesses (première lecture). Pour l’amour des hommes, Dieu décide de tout donner, de tout faire. Il ira jusqu’à nous donner son Fils qui nous fera partager sa gloire. Tout au long de ce merveilleux temps qu’est l’Avent, l’Église nous invite à progresser spirituellement : le temps de faire le point dans notre vie, de discerner ce qui nous aide à marcher dans la droiture (deuxième lecture). Dans la vie spirituelle comme dans notre logis, un grand nettoyage s’impose de temps en temps. Jean-Baptiste nous le dit fermement : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route » (Lc 3, 4b). Aplanir sa route, concrètement, c’est aplanir la route de nos relations avec les autres : nous réconcilier et donner ainsi une chance à la paix ; c’est aussi prier le Seigneur pour qu’il nous redise ce qui est essentiel. L’apôtre Paul (deuxième lecture) nous donne un précieux conseil : il s’agit de discerner ce qui est important ! C’est une manière de nous aider les uns les autres à progresser spirituellement et  à nous préparer à vivre Noël autrement.

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires pour celles-ci et en annexe  les mots croisés du Diacre Rioux (Canada)

croix-diaconale1 chemin du Seigneur dans Temps de l'AventMichel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du livre de Baruc au chapitre cinq

Commentaire   Le livre de Baruc est une compilation tardive (certains éléments peuvent dater de 100 avant J.C.) ; il est attribué à Baruc, disciple de Jérémie. Le prophète  Baruc prêchait  dans une période de découragement et de morosité  Dans cet extrait, Baruc, s’adressant à des déportés, annonce le retour voulu par Dieu.  « Revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours » (v 1b) : il s’agit ni plus ni moins de devenir porteurs du rayonnement même de Dieu ! Au verset 5, le prophète invite Jérusalem (notre communauté) à voir plus loin qu’elle. Debout, regarde vers l’Orient (où se situait Babylone, lieu de l’exil et symbole du paganisme). Vois tes enfants rassemblés de partout (v 5b), tous ces distancés, tous ceux que tu croyais perdus… Dieu les ramène de l’exil du coeur.

Texte

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu pour toujours te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».
Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du levant au couchant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal.
Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et leurs arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, lui donnant comme escorte sa miséricorde et sa justice.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Psaume 125

Commentaire   Ce psaume est appelé chant des  montées, parce qu’il  était chanté non pas dans le temple de Jérusalem, au cours des célébrations de la fête des Tentes, mais pendant le trajet même du pèlerinage. La route de Jéricho à Jérusalem monte suffisamment pour justifier cette appellation. Les versets 1 à 3 évoquent le retour de l’exil et les versets 4 à 6 prolongent l’espérance du psalmiste : Dieu rassemblera son peuple dans la joie.

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :  nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

 

LA DEUXIÈME LECTURE  EST TIRÉE DU LIVRE DES PHILIPPIENS AU CHAPITRE UN

Commentaire    Paul a fondé la communauté de Philippes juste avant celle de Thessalonique. On  ne sait pas d’où Paul écrit à ses chers Philippiens. Paul détaille ici, dans cet extrait, le contenu de sa  prière qui est peut-être bien une leçon pour notre propre prière pour ceux

et celles que nous aimons. L’amour est premier ; c’est lui qui fait progresser dans la connaissance (verset 9)

Quand Paul parle de connaissance, il l’entend au sens biblique. D’où  ce verset 9 doit être interprété comme suit :  « Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés c’est-à-dire parviennent à la connaissance de la vérité ». La  clairvoyance dont parle Paul ici, il faut l’entendre elle aussi au sens biblique : il ne s’agit pas de raisonnement intellectuel, mais des yeux du coeur, on pourrait dire les yeux de la foi.  Ainsi, les yeux bien ouverts, les croyants marchent sans trébucher vers le jour du Christ.  Dans cette croissance du monde nouveau qui ne sera plus bâti que sur l’amour, nous avons notre rôle à jouer, c’est là le message essentiel  de ce texte pour nous aujourd’hui.

 Texte

Frères, 4 chaque fois que je prie pour vous tous, c’est toujours avec joie, 5 à cause de ce que vous avez fait pour l’Évangile en communion avec moi, depuis le premier jour jusqu’à maintenant. 6 Et puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu’il le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. 8 Dieu est témoin de mon attachement pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus. 9 Et, dans ma prière,  je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance 10 qui vous feront discerner ce qui est plus important. Ainsi, dans la droiture, vous marcherez sans trébucher vers le jour du Christ ; 11 et vous aurez en plénitude la justice obtenue grâce à Jésus-Christ pour la gloire et la louange de Dieu.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

De l’Évangile de Luc au chapitre trois, versets 1 à 6.

Commentaire    Ceci se passait en  27 ou 28 après J.C. Il y a eu de nombreux changements de calendrier depuis ! D’où l’incertitude sur l’âge de Jésus, au commencement de sa vie publique. En l’an 6, Rome a destitué le roi Archélaüs, (fils d’Hérode le grand et frère d’Hérode Antipas et de Philippe), et ne l’a pas remplacé. Le roi Hérode dont il est question ici, est Hérode Antipas, fils d’Hérode le Grand ; ce dernier était au pouvoir au moment de la naissance de Jésus, mais au moment de sa vie publique (comme de celle de Jean-Baptiste), c’est Hérode Antipas. Anne a été grand prêtre de l’an 6 à l’an 15 et son gendre Caïphe de l’an 18 à l’an 36 ; mais Anne exerçait une très grande influence sur son gendre. Tous les deux, d’ailleurs, exerceront un rôle dans le procès de Jésus (Jn 18, 13). Jean-Baptiste a reçu la mission d’inviter ses contemporains à saisir l’importance de l’évènement : que chacun (chacune) ouvre ses oreilles et surtout son coeur.

Préparez le chemin du Seigneur : cette parole est pour nous une exhortation à un véritable renouvellement de vie. Frères et soeurs, en cette deuxième semaine de l’Avent, laissons-nous nous toucher par cet appel de Jean pour nous remettre en question, redresser nos mauvais penchants et pour changer de cap. Que de trous, de ravins ou même d’abîmes sont à combler en nous !

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu – Sur le site des Éditions Croix du Salut

Texte

1 L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d’Abilène, 2 les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie. 3 Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés, 4 comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe : A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. 5 Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ; 6 et tout homme verra le salut de Dieu.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

 

 Liens externes

◊ Catéchèse → deuxième dimanche de l’Avent

◊ Mots croisés bibliques → Jean Baptiste prépare la route du Seigneur

Du site Idées-Caté → Préparer l’Avent avec les lectures des quatre dimanches de l’Avent, année C

Publié dans La messe du dimanche, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route

Posté par diaconos le 3 décembre 2012

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route

Source de l’image →   Mouvement Eucharistique des jeunes

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route dans Homélies preparez-le-chemin

Une voix cria dans le désert : "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers." Aide-moi , Seigneur, à aplanir la route pour Toi, à combler les ravins de mes peurs, de mes échecs et de mes ruptures.

Pour la première semaine de l’Avent, nous avons été invités à  nous redresser et à relever la tête. Maintenant que nous sommes debout, il nous faut créer le chemin, le rendre carrossable et surtout accessible à d’autres. Il nous faut passer de l’indignation à l’engagement à construire cette paix de justice : « Enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu. » (Ba 5, 2a)

Dans les sombres jours de décembre, brille la douce lumière des bougies de l’Avent, qui éveille en nous la certitude que la lumière divine, l’Esprit saint, n’a jamais cessé de briller dans les ténèbres du monde déchu.

 Éveille-toi, toi qui dors et le Christ t’illuminera. (Ép 5,14) Le croyons-nous ? Ce réveil est un des sens de l’Avent. Mais se réveiller pourquoi faire ? La grande attente, la grande espérance de l’Avent, c’est le retour vers Dieu.  Notre monde blessé n’est pas abandonné par Dieu, nous ne sommes pas délaissés par Dieu. Il nous faut nous tenir debout et tenir dans ce monde notre rôle de veilleur de l’espérance. Le Seigneur vient, il est là.

 Une voix cria dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. » Jean, fils de Zacharie est devenu le plus grand par sa voix. C’est à lui que Dieu apporta sa confiance, c’est lui qui est appelé, l’Espérance repose sur lui. Pour préparer le chemin du Seigneur et ne pas abandonner sous le poids des difficultés, la solution est de se serrer les coudes, de faire vivre la solidarité.

 « Et puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu’il le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. » (Ph 1, 5) Nous ne sommes pas isolés. Dieu fait sa part de travail. Ensemble nous avons le pouvoir de lutter pour plus de justice et de fraternité. Le salut que Jean-Baptiste proclame est un salut qui concerne toute l’humanité. Quand il appelle à préparer les chemins du Seigneur, à aplanir sa route, il nous appelle à nous convertir, à changer de vie, à corriger notre conduite mauvaise. Il nous invite à choisir notre camp. Le cri de Jean-Baptiste dans le désert  ne se limite pas à un changement ponctuel. La rencontre avec Jésus  est l’affaire de tous les temps.

C’est tous les jours que Jésus nous attend et nous accompagne. C’est tous les jours que nous avons à lui faire une place dans nos vies et dans nos pensées, à lui faire la première place. Donne-nous Seigneur, l’humilité de faire silence, et de nous mettre à l’écoute de ta voix, afin que nous y trouvions la force de proclamer ton Royaume.

 « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. »(Lc 3, 4) Notre monde est loin d’être idéal et Dieu nous demande de le peaufiner. Mais pas tout seul, nous-dit-il. Préparez…, rendez…, en d’autres termes, c’est ensemble que nous devons œuvrer, en communauté. Le premier chantier, c’est celui de nos vies. Là, le gros équipement est de rigueur ! Ce chantier-là, c’est la route, la direction de nos vies. Nous sommes appelés à enlever du chemin de notre vie tous les cailloux, tous les obstacles, toutes les épines qui nous empêchent d’avancer, nous empêchent d’avoir un sens véritable et de nous y tenir.

Seigneur, aide-moi à  rendre simple et droit ce que la vie a rendu tortueux et difficile dans mes relations avec les autres, dans mon cœur et dans mon corps.

Amen

 croix-diaconale action solidaire dans Méditation

Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Homélies, Méditation, Temps de l'Avent | Pas de Commentaire »

12
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS