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Quatrième dimanche du temps ordinaire, année C

Posté par diaconos le 29 janvier 2013

Quatrième dimanche du temps ordinaire, année C dans La messe du dimanche jesus-nest-pas-accepte-par-ses-compatriotes

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

Ce dimanche les textes liturgiques nous invitent à suivre le Christ et à participer à sa mission. En agissant de cette manière, nous aimerons sans mesure et sans limites. L’amour de Dieu est adressé à tous, sans exclusion, sans exception. Puisque Dieu nous aime tous, nous devons à notre tour aimer tous les hommes. Pour notre méditation, relisons, au cours de cette quatrième semaine du temps ordinaire, la deuxième lecture, extraite de la première lettre de Paul  apôtre aux chrétiens de Corinthe et posons-nous la question : « Qu’est vraiment pour moi la charité?  »  et surtout prions pour mieux le vivre. Voici les lectures et quelques commentaires de celles- ci.

La première lecture est tirée du livre de Jérémie au chapitre 1,4-5.17-19.

 Commentaire:  Jérémie,  qui fut un très grand prophète à Jérusalem (les dates de sa prédication  s’étendent de 627 à 587 av. J. C. environ) nous parle dans cet extrait de son expérience spirituelle : il a bien conscience que c’est Dieu qui l’a choisi (versets  4  et 5). Ce récit de la vocation de Jérémie illustre bien ce qu’étaient les prophètes en Israël : ils étaient des porte-parole de Dieu, d’un Dieu qui veut entrer en communication, se faire connaître pour nouer une relation d’Alliance.

Texte

Le Seigneur m’adressa la parole et me dit :  « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples. »  Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. Parole du Seigneur. »

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 71(70),5-8.15.17.19.

Commentaire : Ce psaume, qui compte 24 versets, est écrit à la première personne du singulier : « Je » est à comprendre dans le sens collectif  donc « Nous » (« Je »  se trouve onze fois dans le psaume 71) . Son auteur est un vieil homme qui apporte le témoignage d’une expérience personnelle mais dramatique (voir aussi les versets 2-12 dans le texte intégral). Dans cet extrait, c’est Israël qui parle (versets 5 à 8)

Note : c’est dans la liturgie du Temple que se faisait la proclamation officielle des interventions salvatrices de Dieu où le psalmiste entonnait un hymne de louange : « Dieu qui est donc comme toi ? » (verset 19b)

Texte

5. Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. 6. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours ! 7. Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force. 8. Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.

17. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; (je n’en connais pas le nombre).
19 Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ?

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième est tirée de  la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens au chapitre 12,31.13, 1-13.

Commentaire : ce texte de Paul parle d’abord de Dieu, il contemple le mystère de l’amour de Dieu ; à chaque fois que nous rencontrons le mot « Amour » dans ce texte, nous pourrions le remplacer par le mot « Dieu ». Les quinze comportements  (versets 4 à 7) que Paul énumère dans son inventaire, loin d’être des utopies, sont les réalités étonnantes que l’expérience fait découvrir : l’amour et l’amour seul permet à ceux qui aiment, à ceux qui s’aiment, d’atteindre des sommets de patience, d’oubli de soi, de douceur, de transparence, de confiance totale. C’est l’amour de Dieu, c’est-à-dire donné par Dieu, qui, seul, peut faire de nos communautés les témoins que le monde attend. Les  plus grandes vertus ne sont rien si elles ne sont pas irriguées uniquement par l’amour de Dieu lui-même. Voilà qui remet les choses à leur place !

Note 1 : Corinthe est l’une des plus importantes cités de la Grèce antique. Elle demeure une ville importante de la Grèce moderne, en abritant 36 555 habitants et en étant capitale du nome de Corinthie. Lors des campagnes de Rome contre la Ligue, elle fut entièrement dévastée en −146 par Mummius,

Note 2 : après un siècle de désolation, Corinthe fut reconstruite par Jules César qui en fit une colonie romaine (44 av. J.-C.). Lorsque l’apôtre Paul se rendit dans la ville, une centaine d’années plus tard, Corinthe était devenue une cité florissante et la capitale de la province romaine d’Achaïe. Après son voyage, il leur écrivit deux lettres (épîtres).

Texte

Frères, 12,31 parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres.

13, 1 J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
2 J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
3 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

4 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

5 il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

6 il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
7 il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
8 L’amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra.

9 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel disparaîtra.

11 Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant.

12 Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m’a connu.

13 Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 4,21-30.

Aujourd’hui : c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de  l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Avec Jésus la Parole de Dieu est au présent. Elle est dans sa personne.  Comment accueilles-tu cette parole du Christ dans ta vie, dans ta communauté ? Comment l’accueilles-tu quand tu lis la Bible, et quand tu participes à la messe ?

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Auteur → Michel Houyoux

 

Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire: « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » (verset 21), ce qui revient à affirmer « Je suis le Messie que vous attendez ». Jésus n’a pas été accepté  de ses compatriotes, car il a été trop franc avec eux ! Jésus n’a annoncé qu’un message de grâce et d’amour concernant tout le monde. Son message d’amour concerne aussi, et avec prédilection, les païens : toute l’histoire biblique est là  pour le prouver. C’en est trop ! Ce nouveau prophète doit mourir. Il mourra plus tard à cause de son projet d’amour universel. Oui, vraiment, Dieu aime sans frontières : il aime les incroyants, les pêcheurs, les ingrats,… Ne soyons pas jaloux , soyons prêts à imiter la gratuité de l’amour de Dieu. Pour réaliser le projet d’amour universel de Dieu, nous risquons de rencontrer l’incompréhension, même parmi nos proches ; en sommes-nous paralysés, ou allons-nous droit notre chemin ?

Note 1: Sidon serait l’une des plus vieillesvilles de la côte phénicienne, fondée par le fils de Canaan,  petit-fils de Noé.

Note 2 : Élie  est un prophète dans les religions monothéistes. Prophète d’Israël du IXe siècle avant J.-C. après la mort de Salomon.  Il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des Cananéens, Baal. Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois.

Note 3 : Naaman, lieutenant de Benadad, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre après s’être baigné sept fois dans le Jourdain sur le conseil du prophète Élisée.

Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots soulignés dans les notes ci-dessus.

Texte

21 Alors, il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

22 Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »

23 Mais  il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays ! »

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. 25 En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 26 pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de SARE PTA, dans le pays de Sidon.

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » 28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

 

Compléments

◊ Catéchèse →   Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. (Lc 4, 24)

◊ L’amour ne s’enseigne pas dans les livres → La charité est le tout de la vie chrétienne. (1 Cor. 12,31-13, 13)

Liens externes

◊ Catéchèse  (doc pdf)  →   Atelier d’Évangile   4ème dimanche ordinaire, année C

 Catéchèse →      Aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. Luc 4,21-30.

◊ Église d’Anjou → Préparer le Carême en paroisse : liturgie, chants,…

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Troisième dimanche du temps ordinaire, année C

Posté par diaconos le 25 janvier 2013

Troisième dimanche du temps ordinaire, année C dans Catéchèse 3eme-dimanche-ordinaire-annee-c1

Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.

Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 Source de l’image →   Immagini – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire: Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Terxtque celui de Salomon)  et la  vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive.  Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire : La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras  est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de  Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom  d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois.Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.
Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre.Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 19, 8-10.15.

Commentaire : « La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier.  Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.  Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le coeur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon coeur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

  « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

 

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens  (Co. 12,12-30.)

Commentaire : Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous.  Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours,  il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité !  Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit.
Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps.
L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’oeil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.
Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.
Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

   « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 1,1-4.4,14-21.

« Aujourd’hui »,  c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire:  ce  récit  se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus. Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

   « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Complément

◊ Catéchèse →  « Aujourd’hui, s’accomplit la Parole » (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

Liens externes

◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊  Homélie du Père Jean Compazieu  → Une Parole  qui libère

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Sainte Bathilde (626 ? – 680) alias Sainte Mathilde

Posté par diaconos le 23 janvier 2013

Sainte Bathilde (626 ? - 680) alias Sainte Mathilde dans fêtes religieuses sainte-bathilde

Sainte Bathilde, reine des Francs (626 ? – 680)

Source de l’image → Saints.sqpn.com

Bathilde (connue aussi sous le nom de Mathilde) était la fille de Sisoigne prince d’Ascainie, seigneur de Saxe. Bathilde fut capturée par des pirates qui la vendirent en l’an 642 comme esclave au maire du palais de Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne. Elle fut la servante de l’épouse du roi jusqu’à la mort de celle-ci. Le roi tomba amoureux de Bathilde et l’épousa en l’an 649. Plus âgée que son époux, Bathilde lui donna trois fils  : Clothaire, Childéric et Thierry. influença  son époux pour qu’il mène le royaume d’une main ferme, ce qui l’amena à sanctionner  ses deux plus jeunes fils.

À la mort de son mari, en 627, elle exerça la régence au profit de Clotaire, pour éviter de diviser le royaume. Mais elle dut affronter le maire du palais et la fronde des grands d’Austrasie qui voulaient leur propre souverain. Elle accepta de laisser Childéric devenir roi d’Austrasie.

Bathilde veilla au suivi des règles dans le clergé, et sous les conseils de saint Ouen de Rouen, l’évêque saint Éloi de Noyon et l’évêque Landry de Paris, elle favorisa l’Église en relevant des monastères et en fondant de nouveaux. Elle évita les conflits, veilla à l’application de la justice, et envoya des missionnaires en Allemagne. Elle fonda divers couvents dont l’abbaye de Corbie et l’abbaye de Chelles.En l’an 664, la reine Bathilde se retira dans l’abbaye de Chelles. . Elle mourrut à Chelles  le 30 janvier 680.

Elle a été  canonisée par le pape  Nicolas Ier au cours du neuvième siècle.

Liens externes

Histoire →  Persée : Tradition hagiographique et culte de sainte Bathilde, reine des Francs ◊   Bénédictines de sainte Bathilde →    Des mots pour prier ◊  Histoire →  Abbaye de Corbie ◊   Abbaye    → Organisations ecclésiastiques des abbayes ◊  Monastère (histoire  vie et charisme) →  Congrégation des Bénédictines de Sainte Bathilde

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Marie … Cana … et le diaconat

Posté par diaconos le 20 janvier 2013

Une réflexion du Père Daniel JOUFFE, délégué diocésain au diaconat permanent (France)

Le directoire pour la formation des diacres écrit :

  » Les diacres aimeront mettre leur vie et leur ministère sous la protection de la Vierge Marie,

humble servante du Seigneur, pleinement disponible aux appels de Dieu et des hommes » (25).

 Marie à Cana peut-elle fournir une référence pour le diaconat ?

«   Il y eut des noces à Cana de Galilée, la mère de Jésus y était .  Jésus aussi y fut invité, ainsi que ses disciples «  (Jn 2, 1-2).

 Jésus est introduit par Marie sur une scène, où il va tenir le premier rôle. Elle le fait en attirant son attention sur la situation malheureuse de cette noce :

« Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3)

“Remplissez d’eau ces jarres” ... et ils les emplirent jusqu’au bord”. “Puisez maintenant et portez-en au maître du festin” ... et ils lui en portèrent.”  Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière.  Le servant - d’un repas - n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ?  Telle est la situation aujourd’hui dans l’Eglise, non seulement du diacre, mais de « tout ministre » : évêque, prêtre ... ou apôtre.

“Remplissez d’eau ces jarres” ... et ils les emplirent jusqu’au bord”. “Puisez maintenant et portez-en au maître du festin” ... et ils lui en portèrent.” Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière. Le servant - d’un repas - n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ? Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre su culte : évêque, prêtre ... ou apôtre .

La nature du récit, l’allusion au  premier signe  qui va être donné invitent à reconnaître en elle l’interprète symbolique de la détresse d’Israël, qui n’en finit pas d’attendre l’accomplissement des promesses de son Dieu.

Quelle que soit la lecture (au négatif ou à l’interrogatif) de la réponse que Jésus lui fait, celle-ci ne peut passer pour un refus. Leur dialogue agit comme un déclic, qui pousse Jésus à se tourner vers son Père, le Seul à décider de son Heure, et invite Marie à faire de même.

Elle ne s’y refuse nullement, mais, anticipant dans sa foi ce qui va arriver, elle se tourne vers les “servants” (les « diaconoï ») de ce repas et leur dit  » Quoi qu’Il vous dise, faites-le « .

 Elle reprend la formule du Pharaon investissant Joseph des pleins pouvoirs et invitant le peuple à s’en remettre totalement à lui (Gen. 41, 55). Cette phrase traduit la foi de Marie, qui, par ce détour, désigne aux servants Jésus comme celui que Dieu a investi des pleins pouvoirs à l’égard de son peuple.

Eux rempliront leur rôle de servants en accomplissant ponctuellement ce que Jésus leur dira. Ainsi seront-ils les témoins d’un lsraëI fidèle, qui, aux moments décisifs, a manifesté sa réponse à l’Alliance en ces termes : « Tout ce que dit le Seigneur, nous le ferons » (Ex. 19,8; bs. 24, 24).

La foi de Marie a sur eux un effet d’entraînement

Viennent les deux paroles de Jésus, qui sont des injonctions…

« Remplissez d’eau ces jarres » Ils les emplirent jusqu’au bord. « Puisez maintenant et portez-en au maître du festin ». Et ils lui en portèrent. »

Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière. Le servant – d’un repas n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ? Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre  : évêque, prêtre … ou apôtre .  Jean est très attentif à montrer en Jésus Celui qui envoie comme Lui- même a été envoyé. (Jn 17,18)  Envoyé du Père, il s’applique à ne dire que les paroles qu’il a entendues de Lui (Jn 12,50) et à accomplir Ses oeuvres. (Jn 5,19)

 En devenant ministres , nous nous trouvons insérés dans cette chaîne-là  (Jn 12, 26)

 Marie invite les servants à y entrer sans réticence. Elle les incite non seulement à exécuter matériellement les ordres de Jésus, mais à en épouser l’esprit.  En “remplissant” les cuves “jusqu’au bord” , les servants ont fait tout ce qui était en leur pouvoir. En accomplissant jusqu’au bout ce que Dieu lui a demandé par ses Prophètes, l’Israël fidèle a ouvert les voies à l’accomplissement plénier des promesses.

 » L’eau devenue vin », dont le maître du festin ignore l’origine, connue des seuls servants, montre que la promesse de Dieu a commencé à s’accomplir.

La fête ira donc jusqu’au bout ; non seulement elle répondra à l’attente d’Israël, mais elle la dépassera. Les convives boiront un vin meilleur que celui qui fut servi au début. Loin d’être inutile, la foi des anciens a porté ses fruits, la foi du peuple Nouveau est en mesure de produire les siens : déjà les disciples se rassemblent autour de Jésus.

Quelque chose réunit les anciens et les nouveaux servants 

Leur semblable souci de mettre en oeuvre pleinement tout ce que le Seigneur peut leur dire.

C’est Marie qui les incite à le faire. Eux, puisèrent l’eau et en portèrent, selon l’ordre de Jésus. Marie se tenait comme on retrait. Pourtant par son assurance si ferme, ils étaient comme portés à être des exécutants fidèles jusqu’au bout. En Saint Luc, Marie s’est désignée comme “la servante (doulê) du Seigneur” (1,38 et 48). Nous usons du mot « servante « , sans oser, dans les traductions, employer le terme  d’esclaves , celui pourtant par lequel elle se désigne.

À l’image de Jésus, venu certes pour “servir” (diaconèsaï), mais en allant jusqu’à se dessaisir totalement de sa vie (Mc 10,45), elle s’applique ce terme, qui exprime le dessaisissement total de sa propre personne, remise sans réserve entre les mains de Dieu pour qu’Il accomplisse librement en elle sa Parole.  Le sang du Christ versé en croix est à l’horizon du Signe de Cana.

L’heure venue, Marie se tiendra debout devant Jésus élevé en croix (Jn 19, 25- 27), son abandon total ouvrira alors la voie à la Foi du disciple Bien-Aimé.

Le diacre a le privilège de signifier au peuple chrétien rassemblé le don total de Jésus, quand il élève la coupe du sang versé et la distribue aux fidèles.

Le sang de la Fête éternelle coule du pressoir de la croix. Jean le dévoilera progressivement à travers les signes qui jalonnent son Évangile. Dans le geste du diacre, nous pouvons reconnaître l’expression la plus extrême et la plus profonde de ce qu’il est appelé à signifier par son ministère.

Pour conclure.

À Cana, à l’heure où Jésus inaugure son oeuvre, Marie, par son attitude et ses paroles, invite les servants à se situer, comme les fidèles d’un Israël Nouveau.

Tous les servants qui viendront par la suite sont d’abord invités à reconnaître en Jésus l’envoyé de Dieu et à se faire les fidèles exécutants de ses paroles.

La fécondité de leur ministère n’a pas d’autre source.

 À l’heure où tout ce peuple a un grand pas à faire, ils sont en quelque sorte en situation de passeurs. Marie, qui les précède sur l’autre rive, leur montre le chemin et les soutient. Tous ceux qui viennent au Christ ont un grand pas à faire, même si leur passé nous permet de dire qu’ils sont proches de la foi. La voie ne s’ouvrira pas sans que les ministres s’engagent personnellement à leur côté.

Le dessein qu’ils servent les dépasse. La disponibilité que requiert leur mission est de nature à conduire celui qui l’accepte jusqu’au don d’une vie dans sa totalité. Ce qu’a fait Jésus accomplit le dessein de Dieu. Ce en quoi sa Mère l’a imité ouvre les voies à tous ceux qui, à l’heure où le Père les y invitera, auront eux mêmes à prendre des décisions plus radicales.Marie ne fournit pas de recette, ni de modèle prêt à porter.  Elle communique un esprit, dont toutes ses paroles et attitudes témoignent.

Si nous sommes appelés au service, c’est en servant dans cet esprit-là que   nous profiterons de son exemple.

À mes amis diacres et futurs diacres,

Daniel JOUFFE, délégué diocésain au Diaconat permanent  Saint-Brieuc

Liens externes

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