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Deuxième dimanche du temps ordinaire, année C

Posté par diaconos le 11 janvier 2013

Deuxième dimanche du temps ordinaire, année C dans La messe du dimanche noces-de-cana

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira.

Toute la Bible est une histoire d’amour, une histoire d’Alliance.  Dans les textes choisis pour dimanche prochain, l’image est encore plus forte : c’est l’image des épousailles entre Jérusalem et le Christ (deuxième lecture), entre le Christ et l’Église. Dans  le récit des noces de Cana (Évangile) où Jésus donne le premier signe du Royaume, les circonstances qui entourent celles-ci, tout autant que le miracle qui s’y accompli, sont typiques du symbolisme habituel de saint Jean. Pour lui, toute réalité humaine peut être évocatrice du Royaume, ou plus exactement de la vie éternelle. Car saint Jean n’emploie jamais le terme de Royaume, il préfère parler de “vie” ou de “vie éternelle”. Par l’incarnation de son Fils, Dieu a épousé toute l’humanité. Dieu qui est amour infini, trouve sa joie en chaque personne et c’est toujours avec tendresse qu’il murmure à chaque personne, au milieu de ses épreuves et de ses  moments de doute, de ses moments difficiles : « tiens bon, je suis là et je t’aime, va, puisque je crois en toi, tu seras la joie de ton Dieu. »

Voici les lectures et quelques commentaires pour celles-ci et en annexe, les mots croisés du Diacre Rioux

Recevez, chers amis et chères amies, mes salutations amicales et fraternelles.

croix-diaconale5 deuxième dimanche ordinaire dans Temps ordinaireMichel Houyoux, Diacre permanent

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 62, 1 à 5

Commentaire :  Dans cet extrait, le prophète Isaïe emploie deux fois  le mot « désir » (au sens de désir amoureux) pour traduire les sentiments de Dieu à l’égard de son peuple.  Ce texte est une véritable déclaration d’amour ! Un fiancé n’en dirait pas plus à sa bien-aimée. Tu seras ma préférée, mon épouse… Tu seras belle comme une couronne, comme un diadème d’or entre mes mains… tu seras ma joie…

Histoire : Ce chapitre 62 d’Isaïe a été écrit dans le contexte du retour d’Exil. On est rentré de l’Exil (à Babylone) en 538 et le Temple n’a commencé à être reconstruit qu’en 521.  .

Texte

01  Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice  ne se lève  comme l’aurore et que son salut ne flamboie comme une torche.
02  Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t’appellera d’un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même.
03  Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu.
04  On ne t’appellera plus : « La délaissée », on n’appellera plus ta contrée : « Terre déserte », mais on te nommera : « Ma préférée », on nommera ta contrée : « Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa  préférence et ta contrée aura un époux.
05  Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t’a construite t’épousera. Comme la jeune mariée est la  joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 95, 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac

Commentaire : un jour viendra où tous les peuples sans exception reconnaîtront Dieu comme le seul Dieu. L’humanité tout entière mettra sa confiance en lui seul : ce psaume tout entier a cette dimension universelle.

Note :  La scène se passe dans le Temple à Jérusalem : les marches du parvis du Temple sont noires de monde, sur l’esplanade on se bouscule joyeusement, la ville de Jérusalem n’y suffit pas… aussi loin que porte le regard, les foules affluent… il en vient de partout, il en vient du bout du monde. Et toute cette foule immense chante à pleine gorge, c’est une symphonie : qu’est-ce qu’ils chantent ? 

« Le Seigneur est roi ! »  (verset 10a)  Quatre mots seulement, mais pas n’importe lesquels : c’est l’exclamation des grands jours !

Texte

01  Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière,
2a  chantez au Seigneur et bénissez son nom !
2b  De jour en jour, proclamez son salut,
03  racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !
07  Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
8a  rendez au Seigneur la gloire de son nom.
9a  adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
10a  Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
10c  Il gouverne les peuples avec droiture.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 12, 4-11)

Commentaire :  Dans cet extrait, l’apôtre Paul parle de choses très concrètes, il rappelle d’abord le fondement des choses, qui est notre baptême : comme disait Jean-Baptiste, par le Baptême, nous avons été plongés dans le feu de l’Esprit, et désormais c’est l’Esprit qui se réfracte à travers nous selon nos propres diversités. Comme dit Paul : « Celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. » (verset 11).

Une des leçons de ce texte de l’apôtre Paul est certainement d’apprendre à nous réjouir de nos différences. Elles sont les multiples facettes de ce que l’Amour nous rend capables de faire selon l’originalité de chacun. Réjouissons-nous donc de la variété des races, des couleurs, des langues, des dons, des arts, des inventions… C’est ce qui fait la richesse de l’Eglise et du monde à condition de les vivre dans l’amour.

Texte

04i  Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est toujours le même Esprit.
05  Les fonctions dans l’Église sont variées, mais c’est toujours le même Seigneur.
06  Les activités sont variées, mais c’est toujours le même Dieu qui agit en tous.
07  Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous.
08  A celui-ci est donné, grâce à l’Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l’Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ;
09  un autre reçoit, dans l’Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l’unique Esprit ;
10 un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète, un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l’Esprit ; l’un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l’autre le don de les interpréter.
11  Mais celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 2, 1-11

L’élément central du récit, ce sont les six jarres de pierre qui servaient aux ablutions que faisaient les Juifs pour se purifier. Elles sont de pierre, comme les tablettes sur lesquelles Moïse grava les dix commandements de Dieu (Ex 20, 1-17). Ces jarres, qui étaient vides, avant l’intervention de Jésus, représentent l’Ancienne Alliance où l’homme vivait dans la peur, obsédé par la tension entre le pur et l’impur, le permis et le défendu, et essayant de se libérer de son sentiment d’impureté à travers des ablutions rituelles.

 C’est à cette religion du pur et de l’impur, des ablutions et des sacrifices que Jésus vient substituer une religion d’amour symbolisée par le vin nouveau de l’Esprit. Cette loi Ancienne, Jésus dira un jour qu’il n’est pas venu l’abolir mais l’accomplir.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire : les noces de Cana indiquent le sens de la mission de Jésus, la « Nouvelle Alliance » où Dieu donne sa vie en abondance. Il ne faut pas lire cette page d’évangile comme une simple chronique de journaliste. Cette eau changée en vin c’est bien sympathique car les convives peuvent continuer la fête. Mais si on en reste là, on manque l’essentiel du message de l’évangile. Saint Jean ne nous parle pas de « miracle » mais de « signe » ce qui n’est pas la même chose. Il nous faut donc prendre le temps de lire entre les lignes et voir tout ce qui est sous-entendu : au-delà du mariage du jeune couple de Cana, il y en a un autre : C’est l’alliance du Christ et de son Eglise. Toute la Bible nous montre un Dieu qui s’adresse aux hommes en termes d’amour et d’alliance. C’est cela qu’il faut bien voir dans cet évangile, l’annonce de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Au-delà du manque de vin, l’évangile nous invite à prendre conscience de tous nos manques, manques d’amour, manque de raisons de vivre et d’espérer. A Cana, Jésus vient à la rencontre d’une humanité qu’il veut épouser.

01  Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
02  Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
03  Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
04  Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
05  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
06  Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
07  Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
08  Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
09  Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le               savaient, eux qui avaient puisé l’eau.
10  Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
11  Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

◊ Catéchèse  →  Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas.

Liens externes

◊ Mots croisés bibliques → Les noces de Cana

♥  Vidéo Les noces de Cana racontées aux enfants

Image de prévisualisation YouTube

◊ Catéchèse → Caté autour du récit des Noces de Cana

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