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Troisième dimanche du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 27 février 2013

Troisième dimanche du Carême de l'année C dans Carême le-figuier-sterile-300x281

Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.

Les lectures de la liturgie pour le troisième dimanche du Carême de l’année C,  nous révèlent que Dieu est éternellement présent. En révélant son nom à  Moïse  (première lecture), Dieu révèle tout son être.

Il se révèle comme étant celui qui nous aime tous, sans exception et il est  à nos côtés pour toujours.  Dieu est celui qui est avec nous, il est présent et  par cette présence, c’est son amour à tous, qu’il manifeste.   Jésus  a institué l’Eucharistie pour demeurer présent parmi nous après sa résurrection.

« Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (Ps 103, 8 )

Que pouvons-nous faire, à notre niveau, en famille, pour mieux en témoigner, en parler ?

Dieu est patient  et il nous laisse toujours une chance supplémentaire comme le vigneron de l’Évangile envers le figuier stérile (Lc 13, 6-8) où  Jésus se présente lui-même comme un jardinier patient qui  espère encore des  fruits. Revenons à lui de tout notre coeur.

Source de l’image → idees-cate.com – papier vitrail, mots cro

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La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre trois

Commentaire : Moïse est l’auteur du livre de l’Exode et en est le personnage central. L’histoire d’Israël depuis la mort de Joseph jusqu’à la construction du Tabernacle en est le thème principal. La délivrance (partielle selon la loi mais complète par Jésus) est le mot clé de ce  livre. Dieu se révèle comme le Dieu de la Promesse, fidèle à sa Parole, venant libérer la descendance d’Abraham. IL se présente comme l’ABSOLU: « Je suis celui qui suis » (verset 14a)

Cliquez ici pour en savoir plus sur le livre de l’Exode →  http://fr.wikipedia.org/wiki/Exode

Note 1 : Le Pays de Canaan (en hébreu : כנען Kəná‘an, Kənā‘an – Kená’an, Kná’an) est un terme utilisé dans le récit biblique pour décrire la partie du Proche Orient située entre la mer Méditerranée et le Jourdain (cette région correspond plus ou moins aujourd’hui aux territoires d’Israël, de l’ouest de la Jordanie, du sud de la Syrie et du Liban), avant sa conquête par Josué et les Tribus d’Israël sorties d’Égypte.

En Cliquant sur les mots écrits en gras,  d’autres renseignements sont à votre portée (liens externes)

Note 2  : la lecture de l’Ancien Testament nous révèle Dieu à l’oeuvre autrefois et nous fait espérer qu’il continuera d’agir dans le même sens. Dans la seconde lecture (voir ci-dessous) , l’apôtre Paul nous en donne un exemple.

Texte

Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l’Horeb, la montagne de Dieu.
L’ange du Seigneur lui apparut au milieu d’un feu qui sortait d’un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »
Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »
Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte ! Je suis le Dieu de ton père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Le Seigneur dit à Moïse : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile, vers une terre ruisselant de lait et de miel, vers le pays de Canaan. Et maintenant, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse répondit : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.’ »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est YAHVÉ, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ C’est là mon nom pour toujours, c’est le mémorial par lequel vous me célébrerez, d’âge en âge. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 103           (v1 à v4, v6 à  v8, v11)

Commentaire :  ce psaume, attribué à David, est d’une richesse et d’un réconfort transcendant. En résumé , c’est l’être même de Dieu qui est Amour ; l’Amour est une composante même de son Être. De ce magnifique psaume, repris ici en entier, huit versets sont retenus pour la célébration de dimanche prochain. Le mot clé est le verbe bénir que l’on retrouve du début à la fin.

C’est un hymne d’action de grâce pour l’inépuisable bonté de Dieu; un hymne qui s’ouvre par une invitation à le louer (v1 et v2).  Viennent ensuite les motifs de louange en relation avec l’oeuvre de Dieu dans la création et l’histoire.(v3 à v14).

Texte

1 Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !

2 Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

3 Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ;

4 il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse ;

5 il comble de biens tes vieux jours : tu renouvelles, comme l’aigle, ta jeunesse.

6 Le Seigneur fait oeuvre de justice, il défend le droit des opprimés.

7 Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits.

8 Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ;

9 il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ;

10 il n’agit pas envers nous selon nos fautes,ne nous rend pas selon nos offenses.

11 Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ;

12 aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ;

13 comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

14 Il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que nous sommes poussière.

15 L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ;  comme la fleur des champs, il fleurit :

16 dès que souffle le vent, il n’est plus, même la place où il était l’ignore.

17 Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, est de toujours à toujours, et sa justice pour les enfants de leurs enfants,

18 pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent d’accomplir ses volontés.

19 Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s’étend sur l’univers.

20 Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres, attentifs au son de sa parole !

21 Bénissez-le, armées du Seigneur, serviteurs qui exécutez ses désirs !

22 Toutes les oeuvres du Seigneur, bénissez-le, sur toute l’étendue de son empire ! Bénis le Seigneur, ô mon âme !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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La deuxième lecture est tirée de la  première lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens

On peut résumer ce passage de la lettre de Paul comme suit « Ne vous surestimez pas, personne n’est à l’abri de la tentation ! « 

Dans la jeune communauté de Corinthe, il y avait des « esprits forts » qui se croyaient à l’abri des tentations et prétendaient pouvoir tout voir, tout entendre, raisonner sur tout. Ni leur foi et ni les sacrements les dispensaient d’être prudents et de se défier d’eux-mêmes. L’Ancien Testament est plein d’enseignements à ce sujet.
Ne croyons-nous pas, nous aussi, pouvoir tout lire, tout entendre, voir n’importe quel film, jouer les esprits forts ? Ne rejetons-nous pas comme périmés l’effort, le don de soi, la prière, l’humilité, une discipline de vie … ? Ne nous abritons pas derrière notre foi et les sacrements que nous avons reçus pour nous dispenser d’en faire d’avantage.

Histoire : Selon les Actes des Apôtres,  (Ac 18,  1-17), l’apôtre Paul est le fondateur de l’église de Corinthe. Lors de son deuxième voyage missionnaire, il passe 18 mois au sein de cette communauté. Il arrive d’Athènes où il a eu l’occasion de débattre avec les philosophes grecs à l’Aréopage (Ac 16, 17-34). Sur place, il rencontre un Juif du nom d’Aquilas et sa femme Priscille. Paul s’établit chez eux. Ils travaillent ensemble car Priscille et Aquilas sont également fabricants de tentes. Chaque sabbat il se rend à la synagogue où il fait part aux Juifs et aux Grecs de sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ qui est le Messie. Une bonne partie des Juifs ne supporte pas cette vision des choses et le fait savoir durement à l’apôtre. Néanmoins, plusieurs personnes, et parmi elles quelques Juifs, croient à ce message de la Bonne Nouvelle et se font baptiser. C’est le début de l’église de Corinthe.

Note : En cliquant sur les mots écrits en gras, d’autres informations sont à votre portée.(liens externes)

 Texte

1 Je veux que vous vous rappeliez, frères, ce qui est arrivé à nos ancêtres du temps de Moïse. Ils ont tous été sous la

protection du nuage et ils ont tous passé à travers la mer Rouge. 2 Dans le nuage et dans la mer, ils ont tous été baptisés en

communion avec Moïse. 3 Ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle 4 et ils ont tous bu la même boisson spirituelle : ils

buvaient en effet au rocher spirituel qui les accompagnait t , et ce rocher était le Christ. 5 Pourtant, la plupart d’entre eux ne furent

pas agréables à Dieu et c’est pourquoi ils tombèrent morts dans le désert .

6 Ces événements nous servent d’exemples, pour que nous n’ayons pas de mauvais désirs comme ils en ont eu. 7 Ne vous

mettez pas à adorer des idoles comme certains d’entre eux l’ont fait. Ainsi que le déclare l’Écriture : « Les gens s’assirent pour

manger et boire, puis ils se levèrent pour se divertir. » 8 Ne nous livrons pas non plus à la débauche, comme certains d’entre

eux l’ont fait et vingt-trois mille personnes tombèrent mortes en un seul jour. 9 Ne mettons pas le Christ à l’épreuve, comme

certains d’entre eux l’ont fait et ils moururent de la morsure des serpents. 10 Enfin, ne vous plaignez pas, comme certains

d’entre eux l’ont fait et ils furent exterminés par l’ange de la mort.

11 Ces malheurs leur arrivèrent pour servir d’exemple à d’autres ; ils ont été mis par écrit pour nous avertir, car nous vivons en un

temps proche de la fin. 12 Par conséquent, que celui qui pense être debout prenne garde de ne pas tomber.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 13

Commentaire: Jésus se sert de deux événements malheureux(v1 et v4) pour proclamer le besoin de pénitence pour tout homme.(versets 1 à 5). Prenons conscience de ce que nous avons accompli depuis le début de ce Carême pour entrer dans la PÉNITENCE suggérée par l’ÉGLISE. De quoi nous sommes-nous privés ?… Quel temps avons-nous consacré à la PRIÈRE ?… Quel partage de notre avoir avons-nous pu réaliser ?…Avons-nous consacré quelques heures à ÉTUDIER le Christ dans sa PAROLE pour le mieux connaître et ajuster notre vie à la sienne ?… Quelle action avons-nous accomplie pour aider et soutenir notre prochain dans sa démarche vers le Christ ?…Dieu nous a choisis pour porter du fruit…(versets 7 à 9)

L’Évangile de ce troisième dimanche de Carême relate des évènements tout aussi tragiques que ceux que nous rencontrons à notre époque, c’était, il y a près de deux mille ans. C’était l’affaire des Galiléens massacrés sur l’ordre de Pilate pendant leur prière ; c’était les dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé. La réaction de Jésus, à qui ces faits furent rapportés, sera à l’opposé de ce que nous aurions dit ou pensé.

Jésus affirma que ces victimes de Pilate et ces pauvres gens ensevelis sous les décombres de la tour de Siloé, n’étaient pas plus pécheurs que les autres et par conséquent qu’ils n’avaient pas mérité ce sort malheureux dont la cause est à chercher ailleurs. C’est le cœur de l’homme qui doit changer pour que les structures sociales s’améliorent.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

AuteurMichel Houyoux     Source → Rencontre avec la Parole de Vie  : Parole de Dieu (Éditions Croix du Salut)

Texte

Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’
Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Archives

◊ Catéchèse →    Le buisson ardent (Exode 3, 1-15)

◊ Catéchèse →   Le figuier stérile (Lc 13, 6-9)

◊ Homélie →  Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour (Ps 102)

Liens externes  

◊ Benoît XVI → La prière est une question  de vie ou de mort

◊ Catéchèse → Moïse et le buisson ardent

◊ Troisième dimanche du Carême →   Le figuier stérile

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Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour (Ps 102)

Posté par diaconos le 26 février 2013

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour (Ps 102)   dans Carême psaume-102

Béni le Seigneur ô mon âme, et du fond du coeur son saint nom.

 La lecture de la Bible nous révèle qu’avant l’avènement de Jésus, beaucoup de personnes étaient persuadées que le malheur était lié au péché.  Les Juifs le considéraient aussi comme un châtiment de Dieu, fondant cette opinion sur certains faits rapportés dans l’Ancien Testament. (Nbr 12 ; 2R 5 ; 2Cr 26)

Dans le monde d’aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains diraient : s’il t’arrive quelque chose, c’est que d’une manière ou d’une autre, tu l’as mérité ! Ce genre de raisonnement est très actuel : si tu n’as pas de travail, c’est parce que tu ne te dérange pas pour en trouver ; si tu es rejeté,  c’est parce que tu ne veux pas t’intégrer… Dieu n’accepte pas que nous ajoutions au poids du malheur la chaîne de la culpabilité.

Le Seigneur dit à Moïse : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile. » (Ex 3, 8-9) L’urgence était de libérer le peuple opprimé, de le sortir de l’esclavage. Dieu libéra son peuple sans condition. Il aime tous ses enfants sans condition préliminaire. Il est indulgent, son pardon s’est fait visible par la croix de Jésus.

Dieu nous demande de mettre en valeur la richesse de notre coeur et de nos mains pour que d’autres puissent avoir le droit de vivre. Pour  y arriver, acceptons qu’il mette en nous un coeur de chair semblable au sien, un coeur plein d’amour et de compassion, un coeur qui ne renonce jamais à faire disparaître ce qui détruit.

Se convertir signifie chercher Dieu, marcher avec lui, suivre avec fidélité les enseignements de Jésus et plus particulièrement son commandement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Se convertir n’est pas un effort pour se réaliser soi-même, ce n’est pas être un peu plus pieux, ce n’est pas être un meilleur chrétien. Se convertir, c’est entendre le cri du pauvre et accepter de défier les puissances qui l’oppriment. Nous pourrions dire que la conversion consiste précisément à ne pas nous considérer les créateurs de nous-même et ainsi découvrir la vérité, car nous ne sommes pas les auteurs de nous-mêmes.

 La conversion consiste à accepter librement et avec amour de dépendre en tout de Dieu, notre véritable Créateur, de dépendre de l’amour. Se convertir signifie alors ne pas rechercher un succès personnel mais, se mettre avec simplicité et confiance à marcher à la suite de Jésus.

Toute personne qui se laisse conquérir par le Christ ne craint pas de perdre sa vie, car sur la Croix Il nous a aimé et s’est donné lui-même pour nous. Plus précisément en perdant notre vie par amour nous la retrouvons.

La Croix est la révélation définitive de l’amour et de la miséricorde divine également pour nous, hommes et femmes de notre époque, trop souvent distraits par des préoccupations et des intérêts terrestres et passagers. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Cependant, pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre voie que celle de nous perdre, de nous donner, la voie de la Croix. « Si quelqu’un veut marcher derrière moi – dit le Seigneur -, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive ». (Benoît XVI)

Au cours de ce Carême, nous sommes invités à réfléchir et à prier, à mettre davantage en valeur la pénitence et le sacrifice, pour rejeter le péché , lutter contre le mal, vaincre l’égoïsme et l’indifférence. La prière, le jeûne et la pénitence, les œuvres de charité envers nos frères deviennent ainsi les chemins spirituels pour retourner à Dieu, en réponse aux appels répétés à la conversion contenus également dans la liturgie d’aujourd’hui : « Convertissez-vous dit le Seigneur, car le Royaume des cieux est proche. »

 Ce n’est pas notre péché qui entraîne la condamnation de Dieu, mais notre refus de nous convertir. Reconnaissons que nous sommes pécheurs et croyons à la nécessité de nous réconcilier avec Lui. Quelle place donnons-nous au sacrement de pénitence dans notre vie et dans ce carême ?

Amen

croix-diaconale3 charité dans Homélies

Michel Houyoux, diacre permanent

 

Complément

◊ Dieu est indulgent, son pardon s’est fait visible par la croix de Jésus →    Dieu est amour

Lien externe

Video : Béni le Seigneur, ô mon âme

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Je te salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi (Lc 1, 28)

Posté par diaconos le 24 février 2013

Je te salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi (Lc 1, 28) dans Histoire je-vous-salue-marie

Je vous salue Marie pleine de grâces Le Seigneur est avec Vous, Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni Sainte Marie, mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant et à l'heure de notre mort. Amen!

Depuis des siècles, les chrétiens ont partagé et partagent encore et toujours cette prière «  Je vous salue, Marie  »dans l’émerveillement du miracle de la vie, au cœur de laquelle Dieu s’est lui-même placé.

 «  Je te salue,  pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. «  C’est ainsi que l’ange Gabriel salua Marie en entrant chez elle à Nazareth, situé à proximité du mont Carmel (Le Mont Carmel est une montagne près de côte en Israël) surplombant la Méditerranée. La ville de Haifa se trouve en partie au pied du Mont Carmel, ainsi que quelques petites villes, comme Nesher  ou Tirat Hakarmel.

L’ange ne nomma pas Marie dans sa salutation, c‘est nous qui lui donnons son nom après les évangélistes

« Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. » (Lc 1, 28) 

Depuis plus de deux mille ans, les chrétiens reprennent cette salutation lorsqu’ils récite l’Ave Maria  (prière du Je vous salue Marie). Nous sommes dans la joie avec toi, Marie, à cause de toi !

Ce que Dieu demanda à Marie par la médiation de l’ange Gabriel surpasse tout. La voilà  comblée de bienveillance et de tendresse divine. Cette visite dépasse toute espérance, toute l’attente de son peuple.

L’ange lui dit alors :  » Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. » (Lc 1, 30-31)

 » Tu es bénie entre toutes les femmes, et  le fruit de vos entrailles est béni !  » ( Lc 1, 42)

C^’est ainsi que Élisabeth répondit à la salutation de sa cousine, venue lui  rendre visite dans son village de montagne ; alors qu’avancée en âge, elle porte elle aussi la vie, celle du dernier et plus grand des prophètes : Jean-Baptiste. Élisabeth ne nomma pas Jésus, c’est nous qui le nommons, après l’indication de l’ange à Joseph, l’époux de Marie : «  Tu l’appelleras du nom de Jésus. «   (Mt 1, 21b)

« Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. »

Depuis deux millénaires des hommes et des femmes reprennent cette salutation, depuis deux millénaires, le nom de Jésus, fils de Marie et de Dieu, est source de salut pour  toute l’humanité

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs

À partir du concile d’Éphèse au 5e siècle, les chrétiens ont décidèrent d’appeler Marie   » Mère de Dieu  », pour bien affirmer la divinité de Jésus son propre fils. Voilà qui simplifia notre foi à partir du concile de Chalcédoine : «  Jésus Christ, vrai Dieu, vrai homme  » : en lui le tout de l’homme et le tout de Dieu.   

Ò Sainte Marie, parle à Dieu pour nous, pécheurs, tous pauvres selon la première béatitude, nous dont tu connais la faiblesse et les détresses ! Nous savons que tu peux tout sur le cœur de Dieu, et que tu es pleine de douceur maternelle et fraternelle pour nous accueillir tous. Nous savons que tu peux toujours anticiper l’heure de la grâce et nous mettre dans une joie profonde, comme aux noces Cana.

Au 16e siècle, la prière s’arrêtait là : « Je te salue Marie plainne de grâce, notre-seigneur est avec toy. Tu es benicte sur toutes femmes : & benict est le fruict de ton ventre Jésus. Amen.

Saincte marie mere de Dieu prie pour nous pecheurs Amen. »  ( Cet extrait, en vieux français se retrouve dans les Statuts synodaux du Diocèse de Toul, datés de 1515)

  Et l’Église ajouta pour nous rapprocher de ce temps-là : maintenant, et à l’heure de notre mort. À  la fin de notre vie, telle qu’elle fut avec ses joies et ses peines, nos espoirs et nos craintes ! Quand nous serons seul au dernier jour : la séparation de l’âme et du corps, c’est l’expérience universelle.

Chacun est seul dans cette confrontation avec le mystère de la mort ; pour les personnes qui croient en Dieu et en sa miséricorde, le mystère de la mort s’estompe dans la fidélité de l’amour.

 » Près de la croix de Jésus se tenait sa mère… Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : «  Femme, voici ton Fils.  » Puis il dit au disciple : «  Voici ta mère.  » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »  (Jn 19, 25 – 27)

Aux noces de Cana, Marie avait anticipé l’heure au cœur de Dieu pour nous tous ; maintenant, à l’heure de la croix, avec Jésus, Marie et le disciple bien-aimé, avec Marie Madeleine et toutes les autres Marie, c’est l’heure où s’ouvre sur l’infini la famille de Dieu.

Amen.

Liens externes

  Je vous salue Marie →   Texte,  Histoire, documentation et belles prières à la sainte Vierge

Video → Je vous salue Marie

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Video → Je  te salue Marie

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Deuxième dimanche du carême, année C

Posté par diaconos le 23 février 2013

Deuxième dimanche du carême, année C dans Carême la-transfiguration-du-seigneur1

La transfiguration du Seigneur eut lieu sur le mont Thabor. En ce lieu, Jésus manifesta sa splendeur divine à Pierre, Jacques et Jean , trois de ses disciples qui, plus tard, témoigneront de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Bonjour cher ami, chère amie dans le Christ. Le deuxième dimanche de Carême de l’année C,  les textes liturgiques nous invitent à nous tourner vers Dieu. Dieu s’est fait notre prochain par son  Fils Jésus et pour y parvenir, il a procédé par étapes .

Ce cheminement commença par la rencontre avec Abraham  :  « Il eut foi dans le Seigneur » (première lecture). Saint Paul appelle ses auditeurs à tenir bon (deuxième lecture) tandis  que la voix du Père nous demande d’écouter Jésus : « Écoutez-le » (Évangile). Mettons notre foi en Jésus car c’est en  lui que s’est réalisée la Promesse que Dieu fit à Abraham.

Tous les textes choisis pour cette liturgie, nous interpellent  sur notre foi.

Pouvons-nous affirmer : J’en suis sûr ?

Croire, ce n’est pas facile ! Nos difficultés à croire ne doivent pas nous décourager.

Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi en nous mettant davantage à l’écoute de la Parole de Dieu. Écouter le Christ, c’est reprendre et méditer l’Évangile mais c’est aussi le regarder,  l’aimer et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

Reçois cher ami. chère amie dans le Christ, mes salutations amicales et fraternelles.

croix-diaconale2 croix du Christ dans La messe du dimancheMichel Houyoux, diacre permanent.

La première lecture est tirée du livre de la Genèse au chapitre 15, 5-12.17-18

Note 1 : Le Livre de la Genèse est le premier livre de la Torah (Pentateuque), donc du Tanakh (l’ »Ancien Testament » chrétien). La tradition juive considérant qu’il a été écrit par Moïse . On l’appelle également parfois Le Premier Livre de Moïse.

Note 2 : Du IXe siècle au VIe siècle av. JC, les Chaldéens jouèrent un rôle important dans l’histoire de l’Asie et contribuèrent à la destruction de l’empire assyrien. Pour une courte période, ils firent de la Babylonie, qui progressivement s’appela la Chaldée, la puissance dominante de la Mésopotamie.

 Commentaire : À  l’époque d’Abraham, lorsque deux chefs de tribus faisaient alliance, ils accomplissaient un cérémonial semblable à celui qui est relaté dans cet extrait : des animaux adultes étaient sacrifiés ; les animaux « partagés en deux », écartelés, étaient le signe de ce qui attendait celui des contractants qui ne respecterait pas ses engagements. « Abram eut foi dans le Seigneur » (v6a) : Croire c’est « TENIR », faire confiance jusqu’au bout, même dans le doute, le découragement, ou l’angoisse. Telle est l’attitude d’Abram (Abraham).

« Un brasier fumant et une torche allumée… » ( verset 17b) : la présence de Dieu est symbolisée par le feu comme souvent dans la Bible ;  (Buisson ardent, la fumée du Sinaï, la colonne de feu qui accompagnait le peuple de Dieu pendant l’Exode dans le désert jusqu’aux langues de feu de la Pentecôte….)

Dieu promet deux choses à Abram : une descendance (v 5b) et un pays (v7)

4 Le Seigneur parlait à Abram dans une vision. 5 Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu  le peux… » Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! » 6 Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste.

7 Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te mettre en possession de ce pays. » 8 Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que j’en ai la possession ? » 9 Le Seigneur lui dit : «Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. »

 10 Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. 11 Comme les rapaces descendaient sur les morceaux, Abram les écarta.

12 Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux s’empara d’Abram, une sombre et profonde frayeur le saisit. 17 Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux. 18 Ce jour-là, le Seigneur conclut une Alliance avec Abram en ces termes : « A ta descendance je donne le pays que voici. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »Croix du Chreist,

Psaume 27

Commentaire : Ce psaume fait partie d’un ensemble de prières dans lesquelles le croyant exprime tout ce qu’il ressent vis-à-vis de Dieu ou des autres. Dans ce psaume, David se place devant Dieu et crie à la fois sa confiance et sa détresse. Ce psaume comprend deux parties (v1 à v6) et (v7 à v 13). Il commence par une profession de foi donnant trois définitions de Dieu : Il est lumière (principe de vie), il est salut et en troisième lieu, il est rempart. La première partie exprime la confiance triomphante et la seconde partie exprime la  confiance suppliante..

Chemin de vie :  Depuis des siècles, Dieu a tout entendu de la part de l’homme. Ce qui est important, ce n’est pas la formulation de notre prière mais notre attitude de coeur face à Dieu, la sincérité avec laquelle nous nous adressons à Lui. Les psalmistes laissent éclater tous leurs sentiments et leurs questions dans la prière. Ils sont prêts aussi à être transformés dans leur manière de voir les choses. On peut tout dire et tout partager avec le Seigneur, même nos doutes. 

 La prière n’est pas que demandes ou remerciements. Il y a une place et un temps pour d’autres sortes de prière(Lettre aux Éphésiens 6.18).  La prière nous façonne et permet souvent que nous soyons transformés dans notre manière de voir les choses et de les vivre. La prière peut nous ouvrir sur les autres et sur le monde.

1 De David. Yahvé est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte?  Yahvé est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

 2. Quand s’avancent contre moi les méchants pour dévorer ma chair, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui chancellent et succombent.

3.  Qu’une armée vienne camper contre moi, mon cœur est sans crainte; qu’une guerre éclate contre moi, j’ai là ma confiance. 4.  Une chose qu’à Yahvé je demande, la chose que je cherche, c’est d’habiter la maison de Yahvé tous les jours de ma vie, de savourer la douceur de Yahvé, de rechercher son palais.

5.  Car il me réserve en sa hutte un abri au jour de malheur; il me cache au secret de sa tente, il m’élève sur le roc.

6.  Maintenant ma tête s’élève sur mes rivaux qui m’entourent, et je viens sacrifier en sa tente des sacrifices d’acclamation. Je veux chanter, je veux jouer pour Yahvé.

7.  Écoute, Yahvé, mon cri d’appel, pitié, réponds-moi !

8.  De toi mon cœur a dit »Cherche sa face.» C’est ta face, Yahvé, que je cherche,

9.  ne me cache point ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère; c’est toi mon secours. Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu de mon salut.

10.  Si mon père et ma mère m’abandonnent, Yahvé m’accueillera.

11.  Enseigne-moi, Yahvé, ta voie, conduis-moi sur un chemin de droiture à cause de ceux qui me guettent;

12.  ne me livre pas à l’appétit de mes adversaires contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence.

13.  Je le crois, je verrai la bonté de Yahvé sur la terre des vivants.

14.  Espère en Yahvé, prends cœur et prends courage, espère en Yahvé.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

La deuxième lecture est tirée de la lettre aux Philippiens au chapitre 3, 17-4,1

Note 1 : La ville de Philippes a été fondée par le  roi de Macédoine, Philippe II, sur le site de la colonie thasienne de Krènidès sur le piémont du mont Orbèlos (nom antique du mont Lékani), en bordure Nord du marais qui occupait dans l’Antiquité toute la plaine le séparant du mont Pangée au Sud.

Note 2 : En 49 ou 50 ap. J.-C., la ville reçoit la visite de l’apôtre Paul. Accompagné de Silas, Timothée, et peut-être de Luc, l’auteur des Actes des Apôtres, il prêche pour la première fois sur le sol européen à Philippes,  Paul aurait visité la ville en deux autres occasions, en 56 et 57 ap. J.-C  . Il   fonda l’église de Philippes au cours de son second voyage missionnaire. Les débuts  furent modestes, et seules, quelques femmes, qui se réunissaient près de la rivière, furent touchées :  Lydie, une marchande de  pourpre  fut la première à se convertir et y reçu le baptême dans une rivière à l’Ouest de la ville, bientôt rejointe par le geôlier de la prison et sa famille. Ils constituèrent, avec quelques autres, le noyau de l’assemblée locale ( Ac 16. 12-40); il y avait aussi, à cette époque dans cette ville,   une communauté juive, et une synagogue attestée par l’épigraphie. L’Eglise de Philippes était idéale dans bien des domaines. Ses membres étaient reconnaissants et bienveillants (2 Co 8.2).

Note 3 : La lettre aux Philippiens aurait  été écrite à Rome, en 60-64 après J.-C.

Allez  sur le lien Internet suivant pour en savoir plus sur la ville de Philippes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippes

Commentaire : Pour dire les choses autrement: « Imitez-moi en ce que je ne me prends pas pour un saint ou un ange, mais cherche pardon, justice et salut auprès de Jésus-Christ. Et puis imitez-moi en ce que je ne me crois pas déjà arrivé, mais continue de lutter et de me battre pour être sauvé

« Mes bien-aimés et très chers frères…, ma joie et ma récompense… »  (Ph 4, 1) : rares sont les textes où saint Paul épanche son coeur comme il le fait ici. Il ne trouve pas assez de mots pour dire ce qu’il ressent. Paul souhaite aux chrétiens de Philippes ce qu’un père peut souhaiter de mieux à ses enfants. Il veut les voir sauvés un jour. Pour ce faire, il faut qu’ils « tiennent bon dans le Seigneur ». Et en particulier qu’ils ne se laissent pas égarer par de faux docteurs. C’est au prix de la constance et d’une fidélité sans faille qu’ils seront sauvés. Le jeu en vaut la chandelle !

3, 17 Frères, prenez-moi tous pour modèle, et regardez bien ceux qui vivent selon l’exemple que nous vous donnons. 18 Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens vivent en ennemis de la croix du Christ. 19 Ils vont tous à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne tendent que vers les choses de la terre. 20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux ; c’est à ce titre que nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, 21 lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance qui le rend capable aussi de tout dominer. 4, 1 Ainsi, mes frères bien-aimés que je désire tant revoir, vous, ma joie et ma récompense, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, chapitre 9, versets 28 -36.

Le rapprochement entre le texte de la Genèse (première lecture) et cette page de l’évangile de Marc est à la fois audacieux et intéressant. Audacieux car le passage de l’un à l’autre n’est pas chose facile, intéressant car Jésus nous est montré comme celui en qui l’Alliance nous est proposée et à travers qui les personnes l’acceptant deviennent partie prenante.  La Parole de Jésus est la seule capable de dire fidèlement le projet de Dieu pour nous. En nous évoquant Jésus au visage transformé par la prière, Luc nous encourage à prier avec confiance. 

 » Tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés  » ( 

Dans notre vie marquée par l’épreuve et l’échec, par la souffrance et le péché, la prière seule, à certaines heures, peut nous transformer.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

AuteurMichel Houyoux     Source → Rencontre avec la Parole de Vie  : Parole de Dieu (Éditions Croix du Salut)

Commentaire : s’attacher à Dieu, se donner au Christ sans réserve, renoncer à soi-même, cela n’a de sens que parce que Jésus nous donne la lumière et la vie. Ce dimanche de la Transfiguration du Seigneur éclaire notre route vers Pâques. Le Carême n’est pas un chemin qui mène nulle part. Nos efforts ne sont pas vains, notre foi n’est pas vaine ! 
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagnepour prier. Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante. Et deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, se réveillant, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’en allaient, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est heureux que nous soyons ici. Dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie ». Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ». Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. Les disciples gardèrent le silence et, de ce qu’ils avaient vu, ils ne dirent rien à personne à ce moment-là.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Compléments

◊ Catéchèse →  Dieu conclut une alliance avec Abraham. (Gn 15, 5-18)

◊ Catéchèse →  Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ! (Lc 9,35)

Liens externes

◊ Homélie → Homélie du 2ème dimanche du Carême (24 février)

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