Fais confiance au Christ, il t’est proche.

Posté par diaconos le 31 mars 2013

Fais confiance au Christ, il t'est proche. dans comportements accueillir-le-christ-242x300

Voici, je me tiens à ta porte et je frappe ; si tu entends ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez toi pour souper, moi près de toi et toi près de moi. De chacun, le Christ attend un accueil. Si tu ne parviens pas à lui donner de réponse, il respecte ton silence. Quand tu l'accueilles, par l'Esprit Saint, il crée au-dedans de toi une communion intime avec Lui.

Une première condition pour devenir disciple du Christ, c’est la volonté d’apprentissage de ce que sont les volontés du Seigneur : nous croyons facilement que nous avons tout compris et nous risquons de parler avec assurance. Reconnaissons humblement que que nous n’avons pas la moindre idée de ce que Dieu pense ! En dehors de ce qu’il nous dit expressément par la bouche de ses prophètes , bien sûr : « Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Livre de la Sagesse, verset 13)

Il s’agit ensuite d’ouvrir nos yeux dans son amour : comment être comblés par Dieu si nous sommes pleins de nous-mêmes ? Reconnaissons notre fragilité pour que Dieu puisse agir en nous. Puis vient le moment de la décision parfois difficile : être son disciple. Être disciple du Christ, c’est l’aimer et cela ne peut se faire à moitié !

Pour être disciple de Jésus, il nous faut marcher derrière lui , c’est à dire, suivre le même chemin :« Pour demeurer avec Jésus, marchez comme il marche » (1Jn 2, 6). Et l’apôtre Paul nous rappelle qu’il faut « marcher dans l’amour comme le Christ vous a aimés » (Ep 5, 2)

 ♦

Si jusqu’à présent tu as été loin de lui, avait exhorté le premier pape jésuite et du continent américain, fais un petit pas: il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer: tu ne seras pas déçu. S’il te semble difficile de le suivre, n’aie pas peur, fais-lui confiance, il t’est proche, il te donnera la paix que tu cherches.

Message du Pape François, 31 mars 2013, cité du Vatican

Archive

◊ Jésus a besoin de disciples → Conditions pour devenir disciple du Christ (Lc 14, 25-33)

Liens externes

◊ Pourquoi les disciples ont fait confiance à Jésus ? → Il reste un espoir qui vient de la promesse de Jésus

◊  Accueille le Christ → Ma foi en Jésus-Christ

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Le Christ est vraiment ressuscité ! Le croyons-nous ?

Posté par diaconos le 29 mars 2013

Le Christ est vraiment ressuscité ! Le croyons-nous ? dans apparitions la-resurrection-de-jesus-300x286

En ce jour de Pâques, nous célébrons dans la joie la résurrection du Seigneur. C’est un fait établi, que tous les évangélistes nous rapportent : au matin de Pâques, le tombeau de Jésus est vide. Qu’en conclure ? On a enlevé le Seigneur pensera Marie Madeleine et tant d’autres après elle. Mais dans ce cas, on aurait emporté le corps avec le suaire et les bandelettes qui l’enveloppaient. Lorsque Jean pénétra dans le tombeau à la suite de Pierre, il vit et il crut. C’est la disposition des linges bien rangés, qui semble avoir été un signe pour le disciple que Jésus aimait. En voyant le linceul affaissé sur lui-même comme si le corps avait été volatilisé et le linge de tête enroulé à sa place, Jean comprit qu’il n’avait pas été possible de sortir manuellement le corps, mais qu’il avait cessé d’exister physiquement à l’intérieur du linceul, toujours à sa place comme lors de l’ensevelissement.

« Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! » L’exclamation joyeuse a retenti. Au petit matin, Marie-Madeleine  se rend au  tombeau : la pierre est roulée, le tombeau est vide ! Cette Résurrection est aussi le signe que nous pouvons être changés, que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre affectivité peuvent aussi être tranformés. Tous et toutes, chaque jour, dans toutes les composantes de notre être, pouvons être emportés par la puissance de la Résurrection du Christ. C’est une grande et belle nouvelle !

Le Christ est vraiment ressuscité : Il est vivant. Rien d’autre n’est important. C’est important de le dire, il faut l’annoncer et il faut  oser en témoigner autour de soi ! Il faut que cela se sache… « Il est vivant, nous en sommes témoins »  Notre foi s’enracine sur le témoignage des apôtres qui en ont rendu compte avec empressement, enthousiasme et rapidité (première lecture). Leur message, c’est la vie, la passion et la résurrection de Jésus. La résurrection est aussi un relèvement. Elle agit en nous et nous met en  communion avec les réalités de Dieu. (deuxième lecture)

Source de l’image → The Rector’s Corner: The Resurrection of Jesus

La première lecture est tirée des Actes des apôtres au chapitre 10, versets 34 à 43

Commentaire :  Les Actes des Apôtres sont le cinquième livre du Nouveau Testament. Les chapitres 1 à 12 rapportent des aventures de Jésus et les grandes activités missionnaires des douze apôtres sous la direction de Pierre immédiatement après la mort et la résurrection du Christ. Les chapitres 13 à 28 font une brève description des voyages et de l’œuvre missionnaire de l’apôtre Paul.

Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché; vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 117

Commentaire : Les mots « oeuvre » ou « merveille » sont toujours dans la Bible une allusion à la libération d’Égypte.

Rendez grâce au Seigneur car il est bon : Éternel est son amour !

Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort !

Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle.

C’est là l’oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de l’Épître aux Colossiens au chapitre 3, versets 1 à 4 

Commentaire   Voici l’origine de l’Épître aux Colossiens : si l’on s’en tient à la thèse traditionnelle l’apôtre Paul aurait rédigé cette lettre aux environs de l’été 62, c’est-à-dire vers le milieu de sa première captivité romaine. C’est à Tychique et à Onésime que l’apôtre avait confié la charge de porter cette missive à l’Église de Colosses (cf. Col 4.7-9). Les Colossiens tombaient dans une grave erreur : ils pensaient qu’ils étaient meilleurs que les autres parce qu’ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures (Col 2,16), s’imposaient certaines mortifications et adoraient les anges (Col 2,18). Ces pratiques donnaient aux Colossiens le sentiment qu’ils se sanctifiaient. Ils avaient aussi l’impression de mieux comprendre les mystères de l’univers que les autres membres de l’Église. Dans sa lettre, Paul les reprend en enseignant que la rédemption n’est possible que par le Christ et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir.

Ce que Paul appelle les « choses d’en haut », il le dit dans les versets suivants (non repris danss cet extrait), c’est la bienveillance, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon mutuel. Ce qu’il appelle « celles qui sont sur la terre », c’est la débauche, l’impureté, la passion, la cupidité, la convoitise…

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.

Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jean au chapitre 20, versets 1 à 9

Jean  est le modèle de la foi au Christ ressuscité parce qu’il croit sans voir. Il faut les yeux du cœur pour croire. Il faut les yeux de l’amour pour croire ! C’est à cause de cet amour que Jean  courut le plus vite ! C’est à cause de cet amour qu’il crut le premier ! Savons-nous voir et croire comme le disciple bien-aimé ?

La résurrection du Christ est déjà à l’œuvre au présent dans nos vies : elle est perceptible.  Savons-nous voir les signes de la résurrection du Christ dans cette mère de famille qui, submergée par les soucis du ménage et des enfants, rayonne pourtant d’une joie profonde ?

Savons-nous voir les signes du Christ ressuscité dans ce jeune qui, dépassant son appétit du plaisir, consacre ses forces à susciter l’amitié entre ses copains ? Savons-nous voir les signes de la résurrection du Christ dans cet incroyant qui étonne par son souci des plus pauvres ? Savons-nous voir les signes de la résurrection du Christ dans ce vieillard qui attend la mort avec une calme espérance en l’amour de Dieu ?

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Source → Rencontre-avec-Parole-Vie-Esprit et vie   

Commentaire :  c’est Marie-Madeleine qui a assisté la première à l’aube de l’humanité nouvelle ! Marie-Madeleine, la pécheresse, est l’image de l’humanité tout entière qui découvre son Sauveur. Elle n’a pas compris  ce qui se passait : là aussi, elle est bien l’image de l’humanité !  Bien qu’elle n’ait pas  compris, elle est quand même partie annoncer la nouvelle aux apôtres et c’est parce qu’elle a osé le faire, que Pierre et Jean ont couru vers le tombeau et que leurs yeux se sont ouverts. À notre tour, n’attendons pas d’avoir tout compris pour oser inviter le monde à la rencontre du Christ ressuscité

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis. Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts.

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Archives

◊ Le Christ est vraiment ressuscité → Pâques, le Christ est vraiment ressuscité !

  Le tombeau est vide → Au matin de Pâques, le tombeau du Christ est vide. (Jn 20, 1)

Liens externes

◊  Explication de quelques mots de l’Évangile pour cette célébration → Pâques

Du site Idées Caté →  Le temps de Pâques: semaine sainte

♥ La résurrection de Jésus nous impose un recul →   le fils de l’homme dût être livré en mains d’hommes pécheurs

♥ J’ai vu le Seigneur→  OUVRONS L’ÉVA NG ILE DU J OUR DE PÂ Q UES

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 ◊ Le résurrection de Jésus racontée aux enfants 

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Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

Posté par diaconos le 27 mars 2013

Vendredi Saint

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. (Jn 15,13) dans fêtes religieuses gesu-di-fronte-a-pilato

on emmena Jésus de chez Caïphe au palais de Pilate. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent :« S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »

Source de l’image : spirito santo – QUMRAN NET

Le Vendredi Saint l’Église célèbre la Passion et la mort de Jésus Christ sur la croix. L’Église nous demande surtout de croire que, par sa mort, le Christ nous apporte la certitude de notre résurrection.

Dans toutes les églises du monde, ce jour, il n’y aura pas de messe  ; il y aura cependant une célébration liturgique dont la lecture principale sera le récit de la passion du Christ selon saint Jean.

Après la lecture de la passion et une brève homélie, commence la grande prière universelle de l’Église. Parmi les intentions et les prières proposées, on peut choisir celles qui conviennent le mieux.

La prière universelle achevée, il ya aura la vénération de la croix, en choisissant la manière le mieux adaptée à l’assemblée.

À la fin de la cérémonie, nous serons invités à recevoir, dans la communion, le corps du Christ offert pour l’humanité.

Prions

Seigneur, donne-nous un cœur pour connaître ton coeur. Un cœur de chair pour comprendre ton amour et ta peine. Donne-nous un coeur pour t’aimer. Amen

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◊  Office de la croix →  Vendredi Saint

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◊ Office de la croix au Liban

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Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

Posté par diaconos le 26 mars 2013

Jeudi Saint : fête de l'institution de l'Eucharistie dans fêtes religieuses le-lavement-des-pieds1

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s'abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de "seigneur". Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d'enfants de Dieu, et l'égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu'il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple.

 

En instituant le repas eucharistique, juste avant sa mort, Jésus voulait donner à ses apôtres l’assurance d’une autre forme de présence : l’Eucharistie est le sacrement de l’amour, c’est l’amour jusqu’au bout. Au cours de ce repas, dans un geste inoubliable, Jésus lave les pieds de ses apôtres : il a pris lui-même un tablier de serviteur pour nous apprendre à servir nos frères et nos soeurs. Ce que Jésus a fait, nous devons le faire nous aussi, à son exemple. En ce jeudi saint, soyons solidaires de toutes les personnes qui souffrent  et prenons la décision, par exemple, de poser un geste concret envers une personne que nous visiterons à l’occasion des fêtes pascales.

C’est pendant ce repas pascal que Jésus a institué l’Eucharistie. Les Évangiles synoptiques  racontent que le premier jour des Azymes ou l’on immolait la Pâque, Jésus a envoyé ses disciples préparer le repas pascal.

Il existe deux récits un peu différents de ce repas pascal. L’ un est donné par Marc et Mathieu. Il raconte que  le soir venu tandis qu’ils étaient à table,  Jésus pris du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant « Prenez, ceci est mon corps », puis, prenant une coupe, il rendit grâce et la leur donna en disant « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui va être répandu pour une multitude »

L’autre est rapporté par Luc et en parti par Paul. Il raconte que Jésus prit une première coupe, il rendit grâce et dit « Prenez ceci et partagez entre vous ». Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant « Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi ». Il fit de même pour la coupe après le repas, disant « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang  versé pour vous »

C’est le récit de Luc qui correspond le mieux au déroulement de la Pâque juive avec plusieurs coupes et la coupe de bénédiction après le repas.

Les évangiles synoptiques et l’évangile de saint Jean disent que Jésus est mort la veille du sabbat, qu’on appelait le jour de la préparation, c’est à dire le vendredi. À la lecture des récits du dernier repas de Jésus, il y aurait une contradiction entre saint Jean et les synoptiques sur le jour de la Cène : il y avait en effet au temps de Jésus deux calendriers des fêtes qui ne situaient pas la fête de la Pâque le même jour : le calendrier populaire qui est suivi par les synoptiques et le calendrier des prêtres du temple qui est suivi par saint Jean.

Selon saint Jean, Jésus prit le repas et lava les pieds de ses disciples avant la fête de la Pâque (13/1) fête qui tombait cette année là le jour du sabbat (19/31). La crucifixion de Jésus a eu lieu le 14  Nissan à l’heure ou l’on immolait les agneaux pour la Pâque. Jésus n’a pas mangé l’agneau pascal, il est l’agneau pascal.

Selon les évangiles synoptiques, Jésus célébra la Cène le premier jour de la Pâque, le jour des Azymes, ou l’on immolait l’agneau pascal (Mc 14/12, Luc 22/7). La crucifixion  eut lieu le 15 Nissan.

Note  Nissan est le 1er mois de l’année juive et le septième mois de l’année ecclésiastique (huitième dans les années embolismiques) . Ce nom est babylonien, dérivant de l’Akkadien nisanu et ou du Sumérien nissag « Premiers fruits. La Bible désigne ce mois du nom d’Aviv, signifiant printemps. C’est un mois printanier de trente jours. C’est aussi le nom turc et arabe du mois d’avril. Dans certaines traditions chrétiennes, dites quartodécimanistes, Jésus serait décédé à 3h00 (la neuvième heure canonique) de l’après-midi du 13 Nissan, en préparation du jour de Pessa’h, et son dernier souper aurait été un Seder avant la Pâque. Selon d’autres, il serait mort le 14 Nissan, et il s’agissait du Seder de la Pâque lui-même, le jour commençant au soir chez les Israélites (voir premiers versets de la Genèse)..

 La cérémonie du lavement des pieds

La cérémonie chrétienne du lavement des pieds existait dans beaucoup de communautés monastiques. On la trouve chez les moines irlandais au IVème siècle, puis il est passé en Angleterre. Le Jeudi saint, le roi Édouard d’Angleterre en 1320 lavait les pieds à cinquante hommes pauvres. Les rois de France lavaient eux aussi les pieds à douze pauvres.

Cette cérémonie est appelée, dans le cérémonial des évêques,  « mandatum » mot latin qui signifie commandement, parce que Jésus a dit en lavant les pieds de ces disciples « Je vous donne un commandement nouveau »

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La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre 12,1-8.11-14

Commentaire : le sacrifice de l’agneau pascal s’apparente aux rites de prémices et de protection. C’était une tradition des populations nomades.

Note : Aaron est un nom surtout utilisé dans la communauté juive. Il fait référence au frère de Moshé (Moïse), le grand prêtre dont parle la Bible. Chez les juifs, la tradition du repas pascal est célébrée comme souvenir vivant de la sortie d’Égypte et profession de foi en la présence libératrice de Dieu.

01  Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :

02  « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.

03  Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.

04  Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.

05  Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.

06  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.

07  On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.

08  On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.

11  Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.

12  Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.

13  Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

14  Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 115, 12-13, 15-18

Commentaire :  nous aspirons à être libérés de la mort. Le psalmiste a pressenti cette libération : ses paroles pourraient être les nôtres, à nous qui buvons la coupe eucharistique, source de vie.

12  Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

13  J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

15  Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !

16  Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes ?

17  Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.

18  Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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La deuxième lecture est tirée de la première lettre de  l’Apôtre Paul aux Corinthiens au chapitre 11,  23-26

Commentaire :  à la dernière Cène, Jésus a transformé le repas de l’agneau pascal. Désormais, l’agneau c’est lui ! Mais son nouveau repas est non sanglant, il nous offre d’autres aliments, qui nous font prendre corps en lui.

23i  Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,

24  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

25  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

26  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 13,  1-15

Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus : heure de vérité, heure décisive.  » Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.  » Cette phrase de l’Évangéliste Jean introduit le récit de la Cène, mais aussi tout le récit de la passion de Jésus jusqu’à sa dernière parole sur la croix (Jn 19,30). Ce soir encore, au cours de ce repas dont l’atmosphère ne nous est pas décrite dans le détail mais que nous imaginons d’une particulière densité, Jésus pose le geste étonnant de l’esclave et en faisant ce geste, il a une intention cachée que Pierre ne peut comprendre encore :  » Toi, Seigneur, me laver les pieds. Non ! Jamais !  » (Jn 13, 8a)
Pourtant il faut bien passer par là :  » Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi.  » (Jn 13, 8b) Pour l’heure, il nous revient de recevoir ce signe en lequel le Seigneur se donne à voir pour ce qu’il est : un Seigneur serviteur.
Ce lavement des pieds n’est encore qu’un signe de l’amour du Christ pour les siens, dont la preuve suprême leur sera donnée par sa mort sur la croix.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Source → Rencontre-avec-Parole-Vie-Esprit et vie

Commentaire : jadis pour accueillir les hôtes à table, on leur lavait d’abord les pieds. À la dernière Cène, Jésus accomplit ce geste comme un double signe, annonçant notre baptême et manifestant à quel point il s’est fait serviteur.

01  Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

02  Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,

03  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,

04  se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;

05  puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

06  Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »

07  Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

08  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »

09  Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

10  Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. »

11  Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

12  Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?

13  Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.

14  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

15  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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◊ Fête de l’instituttion de l’Eucharistie →  Jeudi Saint : le grand commandement de la charité

Liens externes

Catéchèse → Le temps de Pâques: semaine sainte

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http://www.dailymotion.com/video/x8v0ss

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