Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

Posté par diaconos le 26 mars 2013

Jeudi Saint : fête de l'institution de l'Eucharistie dans fêtes religieuses le-lavement-des-pieds1

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s’abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de « seigneur ». Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple.

 

En instituant le repas eucharistique, juste avant sa mort, Jésus voulait donner à ses apôtres l’assurance d’une autre forme de présence : l’Eucharistie est le sacrement de l’amour, c’est l’amour jusqu’au bout. Au cours de ce repas, dans un geste inoubliable, Jésus lave les pieds de ses apôtres : il a pris lui-même un tablier de serviteur pour nous apprendre à servir nos frères et nos soeurs. Ce que Jésus a fait, nous devons le faire nous aussi, à son exemple. En ce jeudi saint, soyons solidaires de toutes les personnes qui souffrent  et prenons la décision, par exemple, de poser un geste concret envers une personne que nous visiterons à l’occasion des fêtes pascales.

C’est pendant ce repas pascal que Jésus a institué l’Eucharistie. Les Évangiles synoptiques  racontent que le premier jour des Azymes ou l’on immolait la Pâque, Jésus a envoyé ses disciples préparer le repas pascal.

Il existe deux récits un peu différents de ce repas pascal. L’ un est donné par Marc et Mathieu. Il raconte que  le soir venu tandis qu’ils étaient à table,  Jésus pris du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant « Prenez, ceci est mon corps », puis, prenant une coupe, il rendit grâce et la leur donna en disant « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui va être répandu pour une multitude »

L’autre est rapporté par Luc et en parti par Paul. Il raconte que Jésus prit une première coupe, il rendit grâce et dit « Prenez ceci et partagez entre vous ». Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant « Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi ». Il fit de même pour la coupe après le repas, disant « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang  versé pour vous »

C’est le récit de Luc qui correspond le mieux au déroulement de la Pâque juive avec plusieurs coupes et la coupe de bénédiction après le repas.

Les évangiles synoptiques et l’évangile de saint Jean disent que Jésus est mort la veille du sabbat, qu’on appelait le jour de la préparation, c’est à dire le vendredi. À la lecture des récits du dernier repas de Jésus, il y aurait une contradiction entre saint Jean et les synoptiques sur le jour de la Cène : il y avait en effet au temps de Jésus deux calendriers des fêtes qui ne situaient pas la fête de la Pâque le même jour : le calendrier populaire qui est suivi par les synoptiques et le calendrier des prêtres du temple qui est suivi par saint Jean.

Selon saint Jean, Jésus prit le repas et lava les pieds de ses disciples avant la fête de la Pâque (13/1) fête qui tombait cette année là le jour du sabbat (19/31). La crucifixion de Jésus a eu lieu le 14  Nissan à l’heure ou l’on immolait les agneaux pour la Pâque. Jésus n’a pas mangé l’agneau pascal, il est l’agneau pascal.

Selon les évangiles synoptiques, Jésus célébra la Cène le premier jour de la Pâque, le jour des Azymes, ou l’on immolait l’agneau pascal (Mc 14/12, Luc 22/7). La crucifixion  eut lieu le 15 Nissan.

Note  Nissan est le 1er mois de l’année juive et le septième mois de l’année ecclésiastique (huitième dans les années embolismiques) . Ce nom est babylonien, dérivant de l’Akkadien nisanu et ou du Sumérien nissag « Premiers fruits. La Bible désigne ce mois du nom d’Aviv, signifiant printemps. C’est un mois printanier de trente jours. C’est aussi le nom turc et arabe du mois d’avril. Dans certaines traditions chrétiennes, dites quartodécimanistes, Jésus serait décédé à 3h00 (la neuvième heure canonique) de l’après-midi du 13 Nissan, en préparation du jour de Pessa’h, et son dernier souper aurait été un Seder avant la Pâque. Selon d’autres, il serait mort le 14 Nissan, et il s’agissait du Seder de la Pâque lui-même, le jour commençant au soir chez les Israélites (voir premiers versets de la Genèse)..

 La cérémonie du lavement des pieds

La cérémonie chrétienne du lavement des pieds existait dans beaucoup de communautés monastiques. On la trouve chez les moines irlandais au IVème siècle, puis il est passé en Angleterre. Le Jeudi saint, le roi Édouard d’Angleterre en 1320 lavait les pieds à cinquante hommes pauvres. Les rois de France lavaient eux aussi les pieds à douze pauvres.

Cette cérémonie est appelée, dans le cérémonial des évêques,  « mandatum » mot latin qui signifie commandement, parce que Jésus a dit en lavant les pieds de ces disciples « Je vous donne un commandement nouveau »

lwf0003web.gif

La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre 12,1-8.11-14

Commentaire : le sacrifice de l’agneau pascal s’apparente aux rites de prémices et de protection. C’était une tradition des populations nomades.

Note : Aaron est un nom surtout utilisé dans la communauté juive. Il fait référence au frère de Moshé (Moïse), le grand prêtre dont parle la Bible. Chez les juifs, la tradition du repas pascal est célébrée comme souvenir vivant de la sortie d’Égypte et profession de foi en la présence libératrice de Dieu.

01  Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :

02  « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.

03  Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.

04  Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.

05  Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.

06  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.

07  On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.

08  On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.

11  Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.

12  Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.

13  Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

14  Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

——————————————————–

Psaume 115, 12-13, 15-18

Commentaire :  nous aspirons à être libérés de la mort. Le psalmiste a pressenti cette libération : ses paroles pourraient être les nôtres, à nous qui buvons la coupe eucharistique, source de vie.

12  Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

13  J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

15  Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !

16  Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes ?

17  Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.

18  Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

——————————————————–

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de  l’Apôtre Paul aux Corinthiens au chapitre 11,  23-26

Commentaire :  à la dernière Cène, Jésus a transformé le repas de l’agneau pascal. Désormais, l’agneau c’est lui ! Mais son nouveau repas est non sanglant, il nous offre d’autres aliments, qui nous font prendre corps en lui.

23i  Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,

24  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

25  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

26  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 13,  1-15

Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus : heure de vérité, heure décisive.  » Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.  » Cette phrase de l’Évangéliste Jean introduit le récit de la Cène, mais aussi tout le récit de la passion de Jésus jusqu’à sa dernière parole sur la croix (Jn 19,30). Ce soir encore, au cours de ce repas dont l’atmosphère ne nous est pas décrite dans le détail mais que nous imaginons d’une particulière densité, Jésus pose le geste étonnant de l’esclave et en faisant ce geste, il a une intention cachée que Pierre ne peut comprendre encore :  » Toi, Seigneur, me laver les pieds. Non ! Jamais !  » (Jn 13, 8a)
Pourtant il faut bien passer par là :  » Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi.  » (Jn 13, 8b) Pour l’heure, il nous revient de recevoir ce signe en lequel le Seigneur se donne à voir pour ce qu’il est : un Seigneur serviteur.
Ce lavement des pieds n’est encore qu’un signe de l’amour du Christ pour les siens, dont la preuve suprême leur sera donnée par sa mort sur la croix.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Source → Rencontre-avec-Parole-Vie-Esprit et vie

Commentaire : jadis pour accueillir les hôtes à table, on leur lavait d’abord les pieds. À la dernière Cène, Jésus accomplit ce geste comme un double signe, annonçant notre baptême et manifestant à quel point il s’est fait serviteur.

01  Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

02  Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,

03  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,

04  se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;

05  puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

06  Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »

07  Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

08  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »

09  Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

10  Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. »

11  Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

12  Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?

13  Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.

14  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

15  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Archive

◊ Fête de l’instituttion de l’Eucharistie →  Jeudi Saint : le grand commandement de la charité

Liens externes

Catéchèse → Le temps de Pâques: semaine sainte

Institution de l’eucharistie

Image de prévisualisation YouTube

Une Réponse à “Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie”

  1. michael kors dit :

    michael kors

    I went over this internet site and I conceive you have a lot of superb information, saved to my bookmarks (:.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS