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.Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 29 septembre 2013

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Sur ce fond de disparités sociales, la parabole de l’évangile de ce dimanche annonce un renversement de situation dans l’au-delà. Cette révélation mérite toute notre attention : ce que nous vivons aujourd’hui aura un retentissement éternel. La parabole de l’Évangile met en scène un riche qui se goinfre, vautré dans son bien-être et en face de lui un malheureux dans un état de délabrement extrême. Ce riche ne voit pas le pauvre, il ne lui prête aucune attention ; il l’ignore purement et simplement comme s’il n’existait pas. Il n’a pas voulu le regardé, ni lui apporté secours ; donc il n’a pas aimé et le comble dans cette parabole, c’est que c’est le chien qui voit le pauvre puisqu’il lèche ses plaies ! /(Lc 16, 19-31)

Tous, nous aspirons au bien-être, à une certaine richesse qui nous permette de vivre sans souci. Mais la vraie richesse, c’est celle du cœur, celle qui nous fait devenir collaborateurs de Dieu face aux opprimés, aux affamés, aux accablés de toute sorte. Le monde n’est pas fait de riches et de pauvres, mais de ceux et de celles qui savent ou refusent de partager.

Aujourd’hui comme hier nous avons toujours à nous convertir : c’est là un beau programme pour la 26ième semaine du temps ordinaire et pour tout le reste de notre vie. Dans son livre, Amos explique que le malheur est engendré par l’égoisme et l’ignorance de la souffrance des autres (première lecture) et Jésus (Lc 16, 19-31) souligne le danger des plaisirs opulents et immédiats qui aveuglent bien des personnes.

Le véritable enjeu, c’est obtenir la vie éternelle. Pour obtenir la vie éternelle, il nous faut suivre les recommandations de l’apôtre Paul : « être juste et religieux, vivre dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur » (1 Th 6, 11) ; telle est la recette du bonheur, la plus grande richesse, le chemin de la vie.

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et en annexe à ce courriel, les mots croisés du diacre Rioux ainsi que mon homélie que je vous offre.

Recevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles.

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Michel Houyoux, diacre permanent

Source de l’image → Source de l’image : Hermanoleon Clipart     (Free christian cliparts reliogios)

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LAPREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE D’AMOS AU CHAPITRE 6, VERSETS 1 à 7  

Note 1 :  à l’époque d’Amos, au VIII° siècle av. J.-C., une paix provisoire règne dans le pays. Certains en profitent pour s’enrichir considérablement, au mépris de toute morale. Ils méprisent les pauvres et se moquent de Dieu. Dans cet extrait ,  le prophète Amos annonce  que Dieu ne tolèrera plus longtemps pareille situation. Il retirera sa protection et ce sera la chute du pays et de la royauté sous les coups de l’ennemi.

Note 2 : l’histoire nous apprend que cette confortable inconscience a été durement secouée quelques années plus tard, ils seront  déportés ; le cyclone, ce sera l’écroulement de toute cette société, l’écrasement par les Assyriens, la mort de beaucoup d’entre eux et la déportation de ceux qui restent…

Note 3 : Amos a prêché vers 780–750 av. J.C. Combien de temps ? On ne le sait pas. Il a sûrement été amené à dire des choses qui n’ont pas plu à tout le monde puisqu’il a fini par être expulsé sur dénonciation au roi.

Commentaire : le bonheur des hommes et des peuples passe inévitablement par la fidélité à l’Alliance avec Dieu ( justice sociale et confiance en Dieu). Si nous nous écartons de  cette ligne de conduite, tôt ou tard, nous serons perdus.

1 Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Jérusalem, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. 4 Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les meilleurs agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres ; 5 ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; 6 ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! 7C‘est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus.

-« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

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 PSAUME 146  

Commentaire :ce psaume (dix versets) chante les louanges de Dieu, créateur et rédempteur, libérateur et roi. C’est un hymne de louanges à Dieu infiniment bon. Il a été rédigé après l’exil.

7Le Seigneur fait justice aux opprimés, aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés.

8Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes.

9 Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin.

10 Le Seigneur est ton Dieu pour toujours.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE L’APÔTRE PAUL À TIMOTHÉE AU CHAPITRE 6, VERSETS 11 À 16

Commentaire : cet extrait de la première lettre à Timothée est  une synthèse très  complète de tout ce qui fait la foi et la vie du chrétien. Dans ce texte, Paul rappelle trois fois quel est le but sur lequel nous devons toujours garder les yeux fixés.

11 Toi, l’homme de Dieu, cherche à être juste et religieux, vis dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur. 12 Continue à bien te battre pour la foi, et tu obtiendras la vie éternelle ;  c’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as été capable d’une si belle affirmation de ta foi devant de nombreux témoins. 13 Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à toutes choses, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une si belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : 14 garde le commandement du Seigneur, en demeurant irréprochable et droit jusqu’au moment où se manifestera notre Seigneur Jésus-Christ. 15 Celui qui fera paraître le Christ au temps fixé, c’est le Souverain unique et bienheureux, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, 16le seul qui possède l’immortalité, lui qui habite la lumière inaccessible, lui que personne n’a jamais vu, et que personne ne peut voir. A lui, honneur et puissance éternelle. Amen.

-« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

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DE L’ÉVANGILE DE LUC AU CHAPITRE 16, VERSETS 19 À 31

L’égoïsme des fortunés  creuse d’avantage le fossé entre riches et pauvres et si rien n’est fait, tous, nous connaîtrons des situations difficiles, y compris ces gens qui jonglent avec leur argent en bourse. Ce fossé se creusera aussi, comme dans la parabole, pour l’éternité, ne l’oublions pas ! Nous serons jugés avant tout sur nos fautes d’omission :  » J’avais faim et tu ne m’as pas donné à manger. « 

Écoutons les conseils du riche de l’Évangile qui nous crie :  » Ne faîtes pas comme moi  durant votre vie. Vous préparez votre place dans l’éternité. Des fautes vous en ferez encore et encore, mais n’oubliez pas que l’aumône couvre beaucoup de péchés et si vous n’êtes pas spontanément généreux, pensez, au moins, un peu à vous, à votre avenir éternel.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012  

  Auteur : cliquez ici →    Michel Houyoux    Source →     Rencontre avec la Parole de Vie / 978-3-8416-9800-1

Commentaire :    Dieu a un tel souci des pauvres, qu’il interviendra lui-même pour leur rendre justice, si les hommes se révèlent incapables d’établir une société de partage.

Ce riche de la parabole n’existe pas : il n’est qu’un personnage que Jésus a créé pour que son auditoire puisse s’identifier à lui. Certes, pour le personnage de la parabole c’est trop tard, mais il n’en va pas de même pour l’auditeur de Jésus. Cet auditeur est bien vivant (toi, moi, les membres de ta famille, les autres…) . À tout moment, nous pouvons ouvrir les yeux sur le pauvre qui est couché à notre porte. Personne ne nous  prévient ? Mais si ! Il y a l’Écriture, vivante Parole de Dieu. Elle est entièrement centrée sur l’amour de Dieu et du prochain. Il suffit de la lire, de la comprendre et de la mettre en pratique !

Le message que Jésus veut faire passer ici est important : Dieu a une telle sollicitude pour les pauvres qu’il ne peut supporter leur rejet par les hommes. Il vengera le pauvre, mais malheur au riche insensible ! C’est le seul exemple de damnation concrète , dans les évangiles, et il concerne le mauvais usage des biens.

Jésus disait cette parabole : 19« Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. 20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. 21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. 22 Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. 23 Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. 24 Alors il cria : Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt, pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. 25 – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. 26 De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. 27Le riche répliqua : Eh bien ! Père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. 28J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! 29 Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes : qu’ils les écoutent ! 30- Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. 31 Abraham répondit : S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Complément

◊  Catéchèse →  Le pauvre Lazare et le mauvais riche (Lc 16, 19-31)

Liens externes

◊ Églises en Cévennes  → LE MAUVAIS RICHE ET LE PAUVRE LAZARE

◊ Du site « Communautés et assemblées évangéliques de France → Lazare et le mauvais riche Luc 16.19-31

◊ Bible illustrée pour les enfants → Le pauvre Lazare sur le seuil du riche sans compassion

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Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 19 septembre 2013

Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche 25ieme-dimanche-ordinaire-de-lannee-c-221x300

" Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ! Faites-vous des amis avec l’argent trompeur, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. " (Lc 16, 9) Se faire des amis ! Développer l’amitié ! Voilà la raison de l’éloge de Jésus. Dans cette formule au centre de la parabole, Jésus nous en livre la leçon essentielle : le bon emploi des richesses, c’est de faire de l’amitié, de l’amour dans les relations. Voilà la conception de Jésus, vraiment révolutionnaire, sur l’argent : en faire un instrument de partage et d’amitié ! L’argent est trompeur. Au lieu de servir, il peut asservir. Quand il s’empare de quelqu'un, il devient son maître et son dieu ; il peut alors provoquer en lui de terribles dégâts, à l’instar d’une drogue. Son cœur devient dur, impitoyable, insensible à toute morale. Il peut même le pousser alors aux pires injustices et malhonnêtetés.

 Source de l’image : Hermanoleon Clipart     (Free christian cliparts reliogios)

Bonjour, chers amis et chères amies dans le Christ, l’Écriture nous invite, en ce 25ème dimanche du temps ordinaire, à redécouvrir que l’argent dans notre quotidien et  dans les rapports avec les autres est un moyen et non une fin. Jésus (évangile de ce dimanche) nous rappelle que nous pouvons, au sujet de l’argent, faire preuve de bonnes ou de mauvaises qualités… et il nous interpelle : sommes-nous en ce domaine dignes de confiance ? Notre comportement est-il conforme à l’Évangile ? L’argent dont nous disposons peut devenir un excellent moyen de faire du bien autour de nous et c’est en cela qu’il a de la valeur. L’avoir n’a de sens qu’au service de l »homme. Au cours de la semaine prochaine, prenant conscience de notre « avoir » et essayons de faire grandir notre « être »

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 LA PREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE D’AMOS au chapitre 8, versets 4 à 7

Commentaire : les injustices, l’exploitation des faibles, les profits malhonnêtes, les exactions des puissants et des riches sont des insultes à la loi divine. Dans l’Ancien Testament, les prophètes intervinrent à maintes reprises pour dénoncer ces péchés.

Note 1 : Amos est le troisième des douze petits prophètes. Il est l’auteur d’un des livres du Tanakh ou Ancien Testament. Il est berger et originaire de Tekoa (ou Thécué) prés de Jérusalem en Judée. Il prophétise sous le régne d’Azarias, roi de Juda, contre le riche et le puissant dans le royaume d’Israël, hypocritement dévôt ou idolâtre affiché. Il fut mis à mort par un prêtre de Béthel, vers 785 av. J. C.

Note 2 : Le livre d’Amos est un livre de la Bible hébraïque. Il fut rédigé vers 800 avant l’ère chrétienne.

4  Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, 5 car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. 6 Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » 7 Le Seigneur le jure par la Fierté d’Israël : « Non, jamais je ‘oublierai aucun de leurs méfaits. »

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés

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PSAUME 113

Note 1 : Ce psaume est le premier de ceux que Jésus a récités le soir du Jeudi-Saint. Quand Saint Matthieu raconte dans son évangile qu’ils partirent vers le Mont des Oliviers après avoir chanté les psaumes, il s’agit en particulier de ce psaume ci. Et le premier mot que Jésus a chanté c’est « ALLELUIA » ; Alleluia, qui veut dire littéralement « Louez Dieu »

Note 2 : ce psaume ouvre le Hallel égyptien (recueil comprenant les psaumes 113 à 118). Le Hallel égyptien était chanté aux trois grandes fêtes annuelles (Pâque, Pentecôte et la fête des Tentes). Les deux premiers psaumes (113 et 114) se récitaient avant le  repas pascal et les autres (115  à 118), après ce repas.

Commentaire : la première strophe (v1 à v3) invite les fidèles à la louange. La seconde strophe (v4 à v6) exalte la transcendance de Dieu. La troisième strophe (v7 à v9) révèle la providence de Dieu : le regard de Dieu est efficace, il ne regarde pas inutilement le ciel et la terre.

1 Alleluia ! Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! 2 Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! 3 Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur !

4 Le Seigneur domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. 5 Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. 6 Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.

7 De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre 8 pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple. 9 Il installe en sa maison la femme stérile, heureuse mère au milieu de ses fils

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LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE PAUL À TIMOTHÉE, CHAPITRE 2, VERSETS 1 À 8

Commentaire : le verset 4 résume toute la Bible ! Tous ses mots sont importants : Dieu veut… (v4a), la volonté de Dieu est une volonté de salut et cela concerne toutes les personnes. Ce verset nous donne la définition du salut. Être sauvé c’est connaître cette vérité : Dieu nous aime et est sans cesse auprès de nous pour nous combler de son amour. Le Christ est venu pour annoncer en paroles et en actes l’amour de Dieu pour tous les hommes. Croire à cet amour, vivre de cet amour, c’est être sauvé.

 1 J’insiste avant tout pour qu’on fasse des prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, 2 pour les chefs d’Etat et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. 3 Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, 4 car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. 5 En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, 6 qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage 7 pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’Apôtre – je le dis en toute vérité -, moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité. 8 Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions.

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DE L’ÉVANGILE DE LUC AU CHAPITRE 16, VERSETS 1 À 13

Frères et sœurs, investissons pour l’éternité

C’est le sommet de la parabole. L’Évangile nous invite à faire le bon placement de notre argent. Les banques nous proposent de souscrire un plan d’épargne en bons du Trésor ou en bourse. Le Christ, lui, nous propose d’investir dans les plans en bonnes actions. Usons de générosité envers les gens qui sont dans le besoin, en bons gérants du bien de Dieu. Alors la richesse, qui, si souvent, détourne ou éloigne de Dieu, deviendra chemin vers Dieu et source de bonheur partagé, jusque dans les demeures éternelles.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012  

  Auteur : cliquez ici →    Michel Houyoux    Source →     Rencontre avec la Parole de Vie / 978-3-8416-9800-1

Commentaire : nous avons un choix à faire, et il est urgent, entre Dieu et l’Argent. « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent (v 13). Dans cet extrait de l’évangile selon  Luc, Jésus dresse toute une série d’oppositions : entre les fils de ce monde et les fils de la lumière, entre une toute petite affaire et une grande affaire, entre l’Argent trompeur et le bien véritable, entre les biens étrangers et notre bien. Toutes ces oppositions n’ont qu’un but, nous faire découvrir que l’Argent n’est qu’une tromperie et que consacrer sa vie à « faire de l’argent » ,  c’est faire fausse route. Si quelqu’un  est obsédé par l’envie de gagner de l’argent, il en  devient vite esclave et  bientôt il n’aura plus  le temps de penser à autre chose ! « Méfions-nous de ce que nous possédons, pour ne pas être possédé »

L’Argent est trompeur de deux manières : d’abord, il nous fait croire qu’il nous assurera le bonheur, mais viendra bien un jour, pourtant, où il nous faudra tout laisser. Ensuite, l’Argent nous trompe quand nous croyons qu’il nous appartient pour nous tout seuls : nous n’en sommes pas propriétaires pour notre seul usage égoïste, nous en sommes intendants. C’est pour cela que Jésus parle de « biens étrangers » (v12a), c’est parce qu’il ne nous appartient pas.  Le jour où nous consacrerons autant de temps et de matière grise à inventer des solutions de paix, de justice et de partage autour de nous qu’à gagner de l’argent et si  nous passions autant de temps à parler de solidarité et de partage que nous passons de temps à parler d’argent, bien des choses changeraient, probablement.

1 Jésus racontait à ses disciples cette parabole : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens. 2 Il le convoqua et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ?

Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. 3 Le gérant pensa : Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. 4 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m’accueillir. 5 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : Combien dois-tu à mon maître ? 6 – Cent barils d’huile. Le gérant lui dit : Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. 7 Puis il demanda à un autre : Et toi, combien dois-tu ? – Cent sacs de blé. Le gérant lui dit : Voici ton reçu, écris quatre-vingts. 8 Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s’était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. 9 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. 10 Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. 11 Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? 12 Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

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Compléments

◊ Du site Idées-Caté → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

◊ Du livre d’Amos →   Dieu frappe aussi à ta porte, vas-tu l’accueillir ? (Am 8, 1-7)

Liens externes

◊ Catéchèse →   25ième dimanche ordinaire de l’année C

◊ Liturgie du dimanche  avec des enfants →  25° dimanche ordinaire de l’année C

◊ Homélie →  25ième dimanche ordinaire de l’année C

Partage d’évangile avec des enfants →   Vingt-cinquième dimanche ordinaire, année

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Saint Lin (Linus), Pape et martyr, premier successeur de Pierre (13-78)

Posté par diaconos le 14 septembre 2013

Saint Lin (Linus), Pape et martyr, premier successeur de Pierre (13-78) dans fêtes religieuses saint-lin-succsseur-de-pierre2-188x300

Saint Lin, deuxième évêque de Rome, successeur de Pierre

Le vingt-deux septembre, l’Église fait mémoire dans sa liturgie de saint Lin, premier successeur de Pierre. Toutes les traditions confirment que saint Lin fut le successeur de saint Pierre. Sa fête fut inscrite au calendrier romain au onzième siècle.

Lin naquit à Volterra (Toscane) vers l’an 13 après Jésus Christ.  Venu à Rome pour ses études, il se convertit rapidement au christianisme et après trois ans, il est ordonné prêtre par l’apôtre Pierre en l’an 44. Il fit la connaissance de Paul, qui semble faire allusion à lui dans sa deuxième épître à Timothée :  » Salue Prisca et Aquilas, et la famille d’Onésiphore. Eraste est demeuré à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet.  Hâte-toi de venir avant l’hiver. Eubulus, Pudens, Linus, Claudia et tous les frères te saluent. »  (2 Tm 4, 19-21)  Toutes ces personnes, membres de l’Église de Rome, et que Paul avait encore la liberté de voir, ne sont nommées que dans cette lettre. Selon Irénée, le pape saint Lin est le Lin mentionné par Paul de Tarse, dans sa deuxième épître à Timothée (2 Tm 4, 21). Un passage d’Irénée (Adversus haereses, III, III, 3) précise : *Après que les apôtres Pierre et Paul eurent fondé et organisé l’Église (à Rome), ils conférèrent à Lin l’exercice de la charge épiscopale. « 

À Rome il aurait remplacé  Pierre quand ce dernier était absent de la ville. Il gouverna l’Église  après saint Pierre.  Il  relata par écrit les actions de l’apôtre Pierre, et principalement sa conduite à l’égard de Simon le magicien. II décréta qu’aucune femme n’entrerait dans une église sans avoir la tête couverte d’un voile. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul dit à ce sujet :   « Toute femme qui prie ou prophétise la tête dévoilée fait honte à sa tête, car c’est exactement comme si elle était rasée. » (1 Co. 11, 5)  Avoir la tête rasée, ou les cheveux coupés, était une peine infligée aux femmes adultères. Le voile  est le signe de la réserve, de la pudeur, de la soumission dans la femme ; en paraissant en public non voilée, elle déshonorait son mari, parce qu’elle violait les règles reçues de la décence.

Linus  introduisit dans le canon de la messe la partie dite Communicantes et, comme symbole de l’autorité papale, il ajouta aux vêtements liturgiques le pallium, ornement liturgique  dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats, et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. Il vient du latin pallium (au pluriel pallia) qui signifie manteau.

Au cours de son pontificat, l’événement le plus important fut certainement la fin de la guerre de Judée avec la destruction par les Romains du temple de Jérusalem. (voir liens externes)

À cause de sa constance dans la foi chrétienne, le pape Linus eut  la tête tranchée (23 septembre 78), sur l’ordre du consulaire Saturninus. Lin fut enseveli au Vatican, près du tombeau de Pierre, le neuf des calendes d’octobre. Il dirigea l’Église  pendant onze ans, deux mois et vingt-trois jours.

Liens externes

◊ Histoire de l’Église →    Successeurs de Pierre : les papes

◊ Biographie →  Saint LIN de VOLTERRA

◊   Vie des pères et martyrs par Adlan Buttler (1786), tome IX à la page 47 →    Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints

◊ Histoire → Flavius Josèphe raconte la  destruction du temple de Jérusalem → FLAVIUS JOSEPHE : Guerre des Juifs, livre VI, chapitre IV (traduction)

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24e dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 13 septembre 2013

24e dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche le-fils-prodigue

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘ Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : ‘ Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers (Lc 15, 10-20)

Il faut savoir pardonner, nous dit-on souvent… Mais, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Les lectures,  pour la messe de ce 24ième dimanche ordinaire nous rassurent en nous montrant que le pardon est une capacité proprement divine. Dans la première lecture, Dieu révèle le coeur de son amour : la miséricorde et dans l’Évangile, Jésus trace le portrait d’un Dieu infiniment aimant, qui n’est capable que d’aimer, un Dieu dont le coeur déborde de tendresse, un Père miséricordieux. Malgré toutes nos absences et nos infidélités, Dieu est le Père miséricordieux qui persiste à nous faire confiance et à nous rappeler à changer nos coeurs pour revenir vers lui.

« Crée en moi un coeur pur » (psaume 51, 12a) : un coeur débarrassé du désir de vengeance ou de haine, un coeur remis à neuf chaque jour par la Parole du Seigneur : elle y sème la paix et la joie, à nous de les faire germer.

Source de l’image →  Parabole du Fils prodigue – KT42

La première lecture est tirée du Livre de l’Exode au chapitre 32,7-11.13-14 

Note : Ce qui est relaté ici se passa pendant l’Exode, c’est-à-dire pendant le séjour du peuple hébreu dans le désert après la sortie d’Egypte

Commentaire : Ce récit nous présente Dieu en colère et Moïse plaidant pour l’apaiser.  À l’époque de la sortie d’Egypte, on imaginait un Dieu qui ressemble fortement aux hommes avec les mêmes sentiments et les mêmes emportements. Il a fallu des siècles de révélation pour qu’on découvre le vrai visage de Dieu. Ce qui est extraordinaire dans ce texte, c’est que le peuple fait l’expérience du pardon de Dieu : un Dieu qui propose inlassablement son Alliance après chacune de nos infidélités.

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï.7Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Egypte. 8Ils n’auront pas mis longtemps
à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : Israël, voici tes dieux,  qui t’ont fait monter du pays d’Egypte. » 9 Le Seigneur dit encore à MoÏse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure. 10Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » 11 Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? 13 Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage. » 14 Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

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Psaume 51

Commentaire : ce psaume (21 versets) est une supplication individuelle et il est l’un  des poèmes  les plus populaires de tout le Psautier. Son auteur, un pécheur, n’en appelle qu’à la bonté de Dieu pour se faire pardonner. Le psalmiste adresse à Dieu une première demande pour obtenir le pardon de son péché (versets 3 et 4) : ce qui est remarquable, c’est que les trois attributs de Dieu (pitié, amour et  miséricorde) que le psalmiste énumère ici,  au verset 3, sont extraits de la définition que Dieu donne de lui-même dans le livre de l’Exode au chapitre 34, verset 6

La conversion et le pardon des péchés inaugurent une nouvelle époque dans la vie : le verbe qui marque ce nouveau départ est celui qui désigne l’acte créateur (Créer) et le principe qui anime cette nouvelle vie est l’Esprit de Dieu. Le psalmiste emploie trois adjectifs différents pour qualifier cet esprit divin : il est ferme (v12b), saint (v13b) et généreux (v14b). Le verset 14 n’est pas cité dans cet extrait. Pour voir l’entièreté du psaume 51, cliquez sur ce lien ici : http://www.biblia-cerf.com/BJ/ps51.html

3Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

12 Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
17Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
19Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé

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La deuxième lecture est tirée de la première lettre de Saint Paul à Timothée au chapitre 1, 12-17

Commentaire : ce texte de Paul est, à lui tout seul, une superbe célébration pénitentielle ; rien n’y manque : l’aveu, le repentir, la proclamation de l’amour et du pardon de Dieu, et enfin le départ en mission pour annoncer à la face du monde la miséricorde de Dieu. L’amour et le  pardon que le Christ a prodigués à Paul, nous pouvons être certains qu’il nous les prodigue à nous aussi ; il n’y a pas des traitements différents pour les uns et les autres. Dieu n’est que miséricorde, il ne faut jamais l’oublier : quel que soit notre passé, il est toujours possible d’accueillir son pardon ; à chaque instant il nous fait confiance.

12 Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m’a fait confiance en me chargeant du ministère, 13 moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m’a pardonné : ce que je faisais, c’était par ignorance, car je n’avais pas la foi ; 14mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. 15Voici une parole sûre, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, 16mais si le Christ Jésus m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. 17 Honneur et gloire
au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et immortel, pour les siècles des siècles. Amen.

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De l’Évangile de Luc au chapitre 15, versets 1 à 32.

Commentaire : le mot « conversion » ne signifie pas changement de religion, mais un changement de direction, un véritable demi-tour : nous tournions le dos à Dieu, et nous nous retournons vers lui. Eh bien, nous pouvons nous dire que chaque fois que nous avons pris la décision de faire demi-tour, nous avons donné de la joie au ciel. La joie de Dieu est  la tonalité majeure de ces trois paraboles.  Pourquoi une telle joie quand nous prenons le chemin de la réconciliation ? Parce que Dieu tient à nous comme à la prunelle de ses yeux. Et l’expression n’est pas trop forte, elle aussi nous vient de l’Ancien Testament : « Dieu rencontre son peuple au pays du désert… Il l’entoure, il l’instruit, il veille sur lui comme sur la prunelle de son oeil. » (Dt 32, 10). Chaque fois que nous avons fait la fête pour l’enfant qui revient, chaque fois que nous avons pardonné à l’ami, à l’époux, à l’épouse, (à l’ennemi aussi !), chaque fois que nous avons remué ciel et terre pour essayer d’empêcher quelqu’un de sombrer, physiquement ou moralement, nous avons ressemblé à Dieu ; nous avons été son image : ce qui est, après tout, notre vocation, n’est-il pas vrai ?

1 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 2 Les Pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 3 Alors Jésus leur dit cette parabole : 4 « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue,  jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 5 Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, 6 et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !  Je vous le dis : c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. 8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 9 Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! 10De même, je vous le dis , il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »  11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient. Et le père fit le partage de ses biens. 13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain, où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. 14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. 15 Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 17 Alors, il réfléchit : Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici je meurs de faim ! 18 Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. 19 Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers. 20 Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… 22 Mais le père dit à ses domestiques : Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. 23 Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. 24 Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent la fête. 25 Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 26 Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. 27Celui-ci répondit : C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir sons fils en bonne santé. 28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. 29 Mais il répliqua : Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 30 Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! 31Le père répondit : Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. »

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Archives

◊     Les paraboles de la miséricorde (Lc 15, 1-32)

◊ Assemblée dominicale sans prêtre →   ADAL pour le 24ième dimanche ordinaire, année C

◊ Homélie →  La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

Liens externes

Catéchèse → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Histoire →  L’enfant prodigue

 

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