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24e dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 13 septembre 2013

24e dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche le-fils-prodigue

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘ Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : ‘ Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers (Lc 15, 10-20)

Il faut savoir pardonner, nous dit-on souvent… Mais, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Les lectures,  pour la messe de ce 24ième dimanche ordinaire nous rassurent en nous montrant que le pardon est une capacité proprement divine. Dans la première lecture, Dieu révèle le coeur de son amour : la miséricorde et dans l’Évangile, Jésus trace le portrait d’un Dieu infiniment aimant, qui n’est capable que d’aimer, un Dieu dont le coeur déborde de tendresse, un Père miséricordieux. Malgré toutes nos absences et nos infidélités, Dieu est le Père miséricordieux qui persiste à nous faire confiance et à nous rappeler à changer nos coeurs pour revenir vers lui.

« Crée en moi un coeur pur » (psaume 51, 12a) : un coeur débarrassé du désir de vengeance ou de haine, un coeur remis à neuf chaque jour par la Parole du Seigneur : elle y sème la paix et la joie, à nous de les faire germer.

Source de l’image →  Parabole du Fils prodigue – KT42

La première lecture est tirée du Livre de l’Exode au chapitre 32,7-11.13-14 

Note : Ce qui est relaté ici se passa pendant l’Exode, c’est-à-dire pendant le séjour du peuple hébreu dans le désert après la sortie d’Egypte

Commentaire : Ce récit nous présente Dieu en colère et Moïse plaidant pour l’apaiser.  À l’époque de la sortie d’Egypte, on imaginait un Dieu qui ressemble fortement aux hommes avec les mêmes sentiments et les mêmes emportements. Il a fallu des siècles de révélation pour qu’on découvre le vrai visage de Dieu. Ce qui est extraordinaire dans ce texte, c’est que le peuple fait l’expérience du pardon de Dieu : un Dieu qui propose inlassablement son Alliance après chacune de nos infidélités.

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï.7Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Egypte. 8Ils n’auront pas mis longtemps
à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : Israël, voici tes dieux,  qui t’ont fait monter du pays d’Egypte. » 9 Le Seigneur dit encore à MoÏse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure. 10Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » 11 Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? 13 Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage. » 14 Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »


Psaume 51

Commentaire : ce psaume (21 versets) est une supplication individuelle et il est l’un  des poèmes  les plus populaires de tout le Psautier. Son auteur, un pécheur, n’en appelle qu’à la bonté de Dieu pour se faire pardonner. Le psalmiste adresse à Dieu une première demande pour obtenir le pardon de son péché (versets 3 et 4) : ce qui est remarquable, c’est que les trois attributs de Dieu (pitié, amour et  miséricorde) que le psalmiste énumère ici,  au verset 3, sont extraits de la définition que Dieu donne de lui-même dans le livre de l’Exode au chapitre 34, verset 6

La conversion et le pardon des péchés inaugurent une nouvelle époque dans la vie : le verbe qui marque ce nouveau départ est celui qui désigne l’acte créateur (Créer) et le principe qui anime cette nouvelle vie est l’Esprit de Dieu. Le psalmiste emploie trois adjectifs différents pour qualifier cet esprit divin : il est ferme (v12b), saint (v13b) et généreux (v14b). Le verset 14 n’est pas cité dans cet extrait. Pour voir l’entièreté du psaume 51, cliquez sur ce lien ici : http://www.biblia-cerf.com/BJ/ps51.html

3Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

12 Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
17Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
19Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de Saint Paul à Timothée au chapitre 1, 12-17

Commentaire : ce texte de Paul est, à lui tout seul, une superbe célébration pénitentielle ; rien n’y manque : l’aveu, le repentir, la proclamation de l’amour et du pardon de Dieu, et enfin le départ en mission pour annoncer à la face du monde la miséricorde de Dieu. L’amour et le  pardon que le Christ a prodigués à Paul, nous pouvons être certains qu’il nous les prodigue à nous aussi ; il n’y a pas des traitements différents pour les uns et les autres. Dieu n’est que miséricorde, il ne faut jamais l’oublier : quel que soit notre passé, il est toujours possible d’accueillir son pardon ; à chaque instant il nous fait confiance.

12 Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m’a fait confiance en me chargeant du ministère, 13 moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m’a pardonné : ce que je faisais, c’était par ignorance, car je n’avais pas la foi ; 14mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. 15Voici une parole sûre, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, 16mais si le Christ Jésus m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. 17 Honneur et gloire
au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et immortel, pour les siècles des siècles. Amen.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Luc au chapitre 15, versets 1 à 32.

Commentaire : le mot « conversion » ne signifie pas changement de religion, mais un changement de direction, un véritable demi-tour : nous tournions le dos à Dieu, et nous nous retournons vers lui. Eh bien, nous pouvons nous dire que chaque fois que nous avons pris la décision de faire demi-tour, nous avons donné de la joie au ciel. La joie de Dieu est  la tonalité majeure de ces trois paraboles.  Pourquoi une telle joie quand nous prenons le chemin de la réconciliation ? Parce que Dieu tient à nous comme à la prunelle de ses yeux. Et l’expression n’est pas trop forte, elle aussi nous vient de l’Ancien Testament : « Dieu rencontre son peuple au pays du désert… Il l’entoure, il l’instruit, il veille sur lui comme sur la prunelle de son oeil. » (Dt 32, 10). Chaque fois que nous avons fait la fête pour l’enfant qui revient, chaque fois que nous avons pardonné à l’ami, à l’époux, à l’épouse, (à l’ennemi aussi !), chaque fois que nous avons remué ciel et terre pour essayer d’empêcher quelqu’un de sombrer, physiquement ou moralement, nous avons ressemblé à Dieu ; nous avons été son image : ce qui est, après tout, notre vocation, n’est-il pas vrai ?

1 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 2 Les Pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 3 Alors Jésus leur dit cette parabole : 4 « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue,  jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 5 Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, 6 et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !  Je vous le dis : c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. 8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 9 Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! 10De même, je vous le dis , il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »  11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient. Et le père fit le partage de ses biens. 13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain, où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. 14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. 15 Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 17 Alors, il réfléchit : Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici je meurs de faim ! 18 Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. 19 Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers. 20 Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… 22 Mais le père dit à ses domestiques : Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. 23 Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. 24 Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent la fête. 25 Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 26 Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. 27Celui-ci répondit : C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir sons fils en bonne santé. 28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. 29 Mais il répliqua : Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 30 Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! 31Le père répondit : Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Archives

◊     Les paraboles de la miséricorde (Lc 15, 1-32)

◊ Assemblée dominicale sans prêtre →   ADAL pour le 24ième dimanche ordinaire, année C

◊ Homélie →  La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

Liens externes

Catéchèse → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Histoire →  L’enfant prodigue

 

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