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Trente et unième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 31 octobre 2013

Trente et unième dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche zachee-descends-vite--268x300

Une fois que le Christ a fait connaître à Zachée son désir d’aller chez lui, l’évangile nous dit que celui-ci a reçu Jésus "avec joie. (Lc 19, 5-6)

En ce trente et unième dimanche du temps ordinaire, l’Écriture nous rappelle que Dieu aime la vie, qu’il est vrai en tout ce qu’il dit et qu’il est fidèle en tout ce qu’il fait (psaume 144). Dieu est plein de tendresse pour chaque personne (première lecture) : sa bonté est pour tous (ps 144). Il n’exclut personne  du salut. Ainsi en est-il de Zachée (Évangile), et peut-être de beaucoup d’autres que nous serions tentés de juger… Au cours de cette semaine, prenons le temps de méditer cette dimension universelle de l’amour de Dieu.  Dieu qui  nous fait don de la foi et du salut  nous invite à l’annoncer dans notre famille, notre lieu de travail peut-être ou tout simplement par notre mode d’être.

Voici les lectures pour ce dimanche, quelques commentaires et en annexe, quelques liens intéressants à découvrir ainsi que quelques articles (archives) à revisiter en rapport avec le trente et unième dimanche du temps ordinaire de ,l’année C

Source de l’image →  Free cliparts religiosos – Domingo 31

croix-diaconale tente et unième dimanche du temps ordinaire de l'année C dans Temps ordinaireAvec mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du livre de la Sagesse au chapitre onze.

Commentaire : en examinant longuement et attentivement les oeuvres et les actions de Dieu, le Sage de l’Ancien Testament s’est émerveillé devant la bienveillance bonté de Dieu. Dans cet extrait, il nous partage son expérience…

Ce texte, rédigé à la deuxième personne, comme une prière est une parole adressée à Dieu, une parole de reconnaissance.
Seigneur, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres, car tu n’aurais pas créé un être en ayant de la haine envers lui. Et comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment aurait-il conservé l’existence, si tu ne l’y avais pas appelé ?

Mais tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, toi dont le souffle impérissable anime tous les êtres. Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal, et qu’ils puissent croire en toi, Seigneur.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13.14.

Commentaire : nous avons ici, dans ces  quelques versets,  un condensé de la Révélation à la fois très complet et très concis …, entrant en résonance parfaite avec les autres lectures de ce dimanche. Avec le psalmiste, chantons la tendresse patiente de Dieu à notre égard.

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses oeuvres. Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits, ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges.

 Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 

Note 1 :  C’est une des premières épîtres de Paul. La première prédication de Paul a fait croire à certains chrétiens que le Retour définitif du Seigneur était imminent. Ces croyants furent alors tentés de s’établir hors du temps en faisant fi de toutes les contingences de l’existence. Paul est amené à réagir. Il souligne de plus en plus la valeur du temps de l’attente qui est nécessaire pour que l’Esprit du Seigneur refaçonne l’Humanité et lui donne toute sa dimension spirituelle. L’action divine est patiente…

Note 2 :  Thessalonique est l’une des premières communautés fondées par Paul et la première en Grèce.

 Commentaire : Gardons une foi profonde en la parole de Dieu, mais ne soyons pas des illuminés qui croient à toutes sortes de révélations particulières. 

C’est pourquoi nous prions continuellement pour vous, afin que notre Dieu vous trouve dignes de ‘appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, notre Seigneur Jésus aura sa gloire en vous, et vous en lui ; voilà ce que nous réserve la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ. Frères, nous voulons vous demander une chose, au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l’on nous attribue une révélation, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n’allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 19, versets 1 à 10

Commentaire  L’histoire de Zachée est une histoire de regards : il y a le regard de Zachée (Il cherchait à voir Jésus), il y a le regard de Jésus (…arrivé à cet endroit Jésus leva les yeux…)et il y a le regard de la foule (Zachée n’arrivait pas à voir Jésusà cause de la foule). Le regard de Zachée est un regard de désir.

Méditons un instant : Et moi, ai-je le désir de voir Jésus ? ai-je le désir de le connaître ?

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Homélie → Laisse-toi regarder par le Christ ! (Lc 19, 1-10)

◊ Catéchèse →Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. (Lc 19,10)

Liens externes

◊ Préparez la messe du dimanche avec ses enfants → Trente et unième dimanche ordinaire, année C

◊ Du blog « Le lapin bleu » de Coolus →  Zachée descends vite !

Catéchèse avec KT42 → Zachée le collecteur d’impôts

Lecture de Daniel Marguerat →Zachée, le salut d’un riche (Luc 9, 1-10)

La rencontre entre Zachée et Jésus

Image de prévisualisation YouTube

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Le premier novembre, nous fêtons tous les saints

Posté par diaconos le 28 octobre 2013

Message reçu du diacre Paul Laurent,  aumônier à la Défense sociale (Tournai)

Le premier novembre, nous fêtons tous les saints dans Accueil sur mon blog unknown3-300x260

LE PREMIER NOVEMBRE, NOUS FÊTONS TOUS LES SAINTS

Le premier Novembre, c’est la Toussaint, la fête de tous les saints. Ceux qui sont connus (Saint François, saint Vincent, sainte  Cécile,…) mais aussi ceux qui sont restés dans l’oubli.

La Toussaint est une fête remplie de joie et d’espérance. Elle nous invite à suivre tous ceux qui, avant nous, ont découvert un grand bonheur ! Bonheur qui les a entraînés vers l’amour du prochain.

Un saint, c’est une personne qui a accueilli un peu de l’Amour infini de Dieu et qui l’a éparpillé ensuite autour de lui (qui a essayé de Le rayonner).

petite-pousse-verte-150x150 fête de tous les saints dans Diaconat permanentLes saints ne sont pas nés saints ! Ils le sont devenus peu à peu… Un peu comme une fleur, ils ont germé, ils ont grandi (petite pousse verte)

Et puis, un jour, ils se sont laissés toucher par le Soleil de Dieu. Ils ont alors pu s’épanouir, fructifier pleinement. Ensuite, leurs multiples graines sont tombées vers la terre…

Le chemin vers la sainteté est bien sûr ouvert à tous !

lueur-damour-vers-la-saintete-300x120 dans fêtes religieuses

Les saints sont des exemples pour nous. Ils nous disent que nous sommes capables de devenir petites images de Dieu, lueurs d’amour pour notre prochain, flammes d’espérance dans les obscurités humaines.

 

 

rose homélie pour le dimanche des rameaux et de la Passion dans fêtes religieusesMerci au diacre Paul Laurent pour son message

  Avec mes salutations amicales et fraternelles

   croix-diaconale4 eucharistie dans HoméliesMichel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

 

DIAPORAMA

 Cliquez sur le titre  du diaporama pour commencer la lecture.

fichier pps Tous des saints         ◊fichier pps Toussaint 2013          ◊ fichier pps 2 novembre

◊ Rencontre avec le diacre Paul Laurent →  Interview Paul Laurent – Mérier : aumônier à la Défense sociale

♥  Questions et réponses : cliquez sur les titres écrits en bleu pour ouvrir le document !

     →  Diacres de Jésus-Christ   

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Témoignage : rencontre avec Jésus

Posté par diaconos le 25 octobre 2013

Chers internautes, chers visiteurs de mon blog

Avec l’autorisation de son auteur, je vous livre ici l’essentiel d’un courriel que j’ai reçu via le lien « contact », en haut de ma page d’accueil.

Témoignage : rencontre avec Jésus dans Accueil sur mon blog michel-houyoux-diacre1-210x300  Le témoignage de Cédric mérite d’être lu et relu : il révèle le cheminement intérieur de quelqu’un    en recherche.

  Avec mes salutations amicales et fraternelles. Merci à Cédric pour ce témoignage.

 Michel Houyoux, diacre permanent

Cher Michel Houyoux,

J’ai connu votre existence par votre site. Ma démarche vous surprendra peut-être : à l’heure de la communication tout azimut et instantanée, nous ne nous sommes jamais aussi peu parlé en profondeur, en vérité, de ce qui est vraiment essentiel. Je vous écris comme on lance une bouteille à la mer : en espérant que quelqu’un lise et comprenne ce message, non pas pour moi, mais pour Dieu et mes frères, pressé par l’amour de lui et son amour pour eux.

Baptisé bébé, uniquement par superstition, pour éviter qu’il ne m’arrive un malheur, élevé par des parents matérialistes dans le mépris de toute spiritualité, la vie m’est apparue vaine dès mon plus jeune âge et elle consistait seulement à manger, boire, dormir, travailler et s’amuser pour finir au tombeau. Je me suis mis alors à la recherche de la vérité absolue : celle qui explique tout et s’impose comme un fait, indépendamment des opinions contradictoires et changeantes des hommes. J’étais seul dans ma  quête. Mais si la vérité existait, elle devait pouvoir être trouvée en la cherchant : elle ne devait pas avoir à être apprise de l’extérieur mais reconnue déjà présente.

Je me suis d’abord intéressé au paranormal, puis à toutes les grandes traditions spirituelles sauf le christianisme : pas assez exotique sans doute. De déception en déception, mon mal de vivre n’a fait qu’empirer jusqu’au désespoir : à l’âge de 26 ans, j’étais proche de me suicider quand j’ai acheté un livre sur la prière contemplative chrétienne. C’était en 2000.

Je ne connaissais Jésus que de nom, mais c’était peut-être ma dernière chance. J’ai prié comme j’ai pu, avec toute la force du désespoir et c’est là que s’est produit l’évènement qui a bouleversé ma vie : le Christ m’a répondu en me faisant sentir sa présence au plus profond de moi-même. J’ai tout de suite su que c’était lui et qu’il était Dieu : une évidence inexplicable mais plus certaine que toute certitude. Je voyais bien que je ne fabriquais pas sa présence : il venait et partait sans que je puisse le retenir, quelque soit mon état psychologique ou physique. Et il ne venait que pour me séduire : me déclarer son amour et demander le mien en retour.

Comme je ne connaissais aucun chrétien, il m’a guidé dans la lecture des écrits de ses amis les saints pour mieux le connaître. Mais je me suis aperçu que je n’ai jamais rien appris sur lui : j’ai plutôt reconnu son visage dans les écrits des saints, puis dans la foi de l’Église. Je ne pouvais pas admettre intellectuellement l’incarnation, ni que Dieu parle à travers des hommes, et, qu’il se soit incarné au point de s’être fait un homme bien identifiable dans le temps et l’espace.

Que l’on puisse dire que cet homme est Dieu, dépassait mon intelligence. Mais à force d’amour, Jésus a fini par vaincre mes résistances. Pendant la préparation au baptême de ma fille (l’histoire de mon mariage a exactement suivi   celle de ma foi au point de ne faire qu’une seule et même vie).

Jésus m’a fait comprendre qu’il s’était engagé envers moi et qu’il était temps désormais que je m’engage envers lui en rejoignant l’Église catholique (je n’ai peut-être pas vu de colombe descendre sur elle, comme Jean Baptiste l’a vue descendre sur Jésus, mais je l’ai reconnue d’une manière certaine comme son Église à part entière, là où culmine la révélation divine).

Je me suis confessé le 1er mai 2006 (jamais je n’ai autant pleuré, un véritable séisme intérieur), j’ai demandé au prêtre qui m’a confessé d’accepter de devenir mon directeur spirituel (je me sentais appelé à la sainteté la plus radicale) et de m’accompagner sur le chemin du catéchuménat. Ce jour fut vraiment celui de ma conversion, qui a marqué ce que je ne peux qu’appeler une invasion divine. Dès ce jour en effet, alors que jusque là j’avais surtout senti l’amour fou de Dieu pour moi, il est devenu réciproque : j’éprouvais pour Jésus l’ardeur d’une passion amoureuse, avec la constance et la profondeur d’une amitié.

Un véritable feu intérieur m’habitait ! À ma première communion, la présence divine jusqu’alors intermittente est devenue constante, 24h sur 24, 7j sur 7 ; et à ma confirmation, alors qu’elle était localisée au plus profond de moi-même, la présence de Dieu est devenue une source débordante, me comblant de Lui- même. Dans la suite de ces changements que le temps a confirmé, j’ai découvert mon âme comme le lieu d’un évident échange continuel avec Dieu : il était vivant et j’en faisait l’expérience par des inspirations, des mouvements d’amour, des lumières, qu’il mettait en moi auxquels je répondais en acquiesçant ; au point que je me fiais plus à ce que je sentais de lui qu’à mes sens pour me conduire et prendre des décisions.

Mon amour pour Dieu croissait ainsi en lucidité (je connaissais de mieux en mieux celui que j’aimais, découvrant que l’amour entre lui et moi était lui-même vivant, une personne divine, l’Esprit Saint et le Père comme principe et fin de cette vie nouvelle) et en intensité (un amour doux et violent à la fois, sans cesse grandissant). Cette croissance n’a été possible que par les épreuves, c’est la marque de l’amour divin de se montrer toujours plus jaloux et exigeant, mais il donne ce qu’il demande et j’ai toujours été fortement soutenu par l’évidence que tous les évènements de ma vie sont de Dieu, qu’il l’ait voulu ou permis comme on dit importe peu (la providence divine n’est pas un mythe, Dieu ne se contentant pas de partager nos joies ou nos peines, ni d’agir dans les cœurs, mais se montrant le véritable maître de l’histoire, qu’elle soit personnelle ou collective).

Jusqu’à ce que fin février 2012, je me retrouve d’un coup incapable de travailler : je ne comprenais plus les notions que j’étais amené à manier quotidiennement (rentabilité, statistiques, planification ; je suis responsable commercial d’une équipe de 5 personnes). Chargé de famille (ma femme ne travaille pas, et nous avons 2 enfants), je me suis retrouvé dans une angoisse d’autant plus extrême que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Il me semblait que c’était à cause de mon amour pour Dieu qui était devenu si fort que je n’avais plus de cœur et d’esprit, plus de vie que pour lui ; je ne comprenais plus mes frères, et eux ne me comprenaient plus comme si nous parlions deux langages totalement différents.

Que Dieu me conduise à ma perte, et avec moi, ma famille, me semblait le comble de l’absurdité ! Comme Dieu est le centre absolu de mon existence, je cherchais naturellement de l’aide auprès de prêtres mais je ne recevais que des conseils vagues, issus d’une sagesse toute humaine : on m’avertissait du risque de « burn out » ou de dépression, on me conseillait de me reposer ou de consulter un psy.

Mais si j’étais réduit à une impuissance totale, je n’étais pas  mort pour autant : j’éprouvais bien au contraire une intensité et un bonté de vie extraordinaires du côté de Dieu. C’était le monde et ses préoccupations qui m’étaient devenus totalement étrangers. Je ne pouvais plus comprendre qu’on mette tellement son cœur et son esprit dans les choses : vacances, belle voiture, divertissements, argent. Mais je peinais à admettre ce changement et la raison de ce changement, et personne ne m’y aidait, ne me donnant aucune réponse satisfaisante : c’était la cause de ma dure souffrance. J’en venais à penser au suicide.

Heureusement, j’ai finalement trouvé un prêtre, un seul situé à plusieurs centaines de kilomètres, à qui mon cas a parlé : il me dit que tout allait bien parce que conforme à l’Évangile et la Tradition de l’Église (François de Sales, l’ursuline Marie de l’Incarnation, Jean de la Croix, etc…) ; j’avais seulement une vocation contemplative extrême, Dieu m’invitant à vivre dès maintenant ce que la plupart des hommes ne vivront que dans l’éternité, l’union consciente avec Dieu.

Ce fut une véritable révélation pour moi : cela expliquait toute ma vie, et notamment pourquoi je ne parlais plus le même langage que mes contemporains. Et ce prêtre me montra que ma vie n’était pas un chaos mais qu’elle avait trouvé un nouvel équilibre en Dieu, manifeste dans l’amour et la vérité à l’œuvre dans ma vie (qui ne viennent pas de moi…), équilibre certes improbable mais bien plus stable que n’importe quelle autre vie. Parce que Dieu est Dieu : celui qui fait le ciel et la terre et tient tout entre ses mains.

J’ai vécu longtemps dans le secret l’immédiateté de ma relation avec Dieu, excepté vis à vis de ma femme et des prêtres qui m’accompagnaient, la vivant dans l’inconfort de faire semblant de ne pas savoir ce que je savais par expérience : que le Christ est effectivement ressuscité. C’était très bien ainsi car je n’avais pas encore fait le choix radical du Christ de préférence au monde, et j’avoue que je n’arrivais pas à croire ce qui m’arrivait : au fond, l’Évangile est trop beau pour être cru.

Il y a quelques mois, ma situation a changé : la Trinité s’est imposée à moi d’une manière absolue, me comblant d’elle-même en m’enlevant tout le reste, tout ce qui fait le monde même si cela ne se voit pas encore à l’extérieur, mes doutes y compris. Et elle m’a écrasée de son amour. D’abord de son amour pour moi, et ensuite, mais dans un même mouvement, de son amour pour mes frères : il n’est pas possible d’exprimer la folie de son amour et jusqu’où il va, il faut le vivre pour le croire. Dieu n’est pas seulement amour, Il est aussi lumière : il m’a montré dans la même mesure de son amour, le monde et les hommes qui l’habite dans leur vérité, tel qu’il les voit. Et ce faisant, il a gravé dans ma chair en lettres de feu sa question dans l’Évangile : trouverais-je encore la foi sur la terre ?

Cela a sonné plus qu’un appel  : un mouvement irrépressible de témoigner auprès de mes frères que ce que l’Église enseigne. Ce que les chrétiens croient dans l’obscurité de la foi, je le vivais en pleine lumière. J’ai bien essayé de résister, dans la mesure où le Seigneur me le permettait : je suis en effet bien conscient que je ne suis rien, et j’arguais souvent auprès de lui de mes propres faiblesses et de mes péchés. Mais outre le fait qu’il m’a fait entendre que ni ma faiblesse ni mes péchés n’étaient des obstacles dans la mesure où je ne témoignais pas de moi mais de Lui, il m’a vaincu peu à peu et j’ai commencé à m’ouvrir à certaines personnes : une amie et un diacre de ma paroisse d’abord, mais j’ai clairement vu que je n’étais pas compris (ils ramenaient à une expérience subjective une expérience qui pour être personnelle, n’en reste pas moins objective et d’une importance vitale pour eux comme pour moi).

J’ai demandé conseil à l’ami prêtre dont j’ai parlé, mais  il a toujours refusé de prendre un rôle de directeur (il est bien mieux, un très grand ami avec qui nous partageons en toute intimité et confiance les merveilles de Dieu), considérant que c’était une question pour Dieu et me ramenant toujours à l’abandon et la confiance en Lui, me disant que c’est finalement Lui qui accomplira ce qu’il voudra.

Effectivement, la pression de l’amour du Christ augmentant, j’ai dû me résigner à écrire à certaines personnes, sans réflexion ni délibération, sans autre règle que la providence et la motion de Dieu. C’est ainsi que je vous ai écrit, à vous et à d’autres. J’avoue que je ne suis pas meilleur qu’un autre homme, que je suis pécheur et j’ai bien conscience et de plus en plus, d’être faible et imparfait. Si j’ai dû évoquer ma vie, c’est qu’il faut en passer par là pour témoigner, puisque le témoin est celui qui a vu lui-même celui dont il témoigne. Mais il est bien entendu que ce n’est pas de moi dont il s’agit.

Je ne suis rien, mais de Dieu et par conséquent de tous mes frères en humanité. Si j’ai écrit, c’est pour les mêmes raisons que l’évangéliste Jean : parce que je touche, vois, entends, goûte et sens le Verbe de Vie, Jésus vraiment ressuscité et vivant à jamais, c’est sans doute très difficile à comprendre, ce n’est certes pas comme je touche ou vois ma femme, mais cela n’en est pas moins réel, Dieu qui s’impose comme un fait immédiat et il est impossible de se taire quand on fait cette expérience parce qu’Il est le Dieu de tous les hommes et leur bien suprême, eux qui sont tous appelés au bonheur le plus extraordinaire qui soit : connaître Dieu et L’aimer comme Il les connaît et les aime.

Si je témoigne, c’est parce que je ressens dans ma chair que Dieu est absent des préoccupations des hommes, de leurs désirs, de leurs joies et de leurs peines entièrement tournés vers les choses qui passent (le confort, l’argent, le divertissement, le travail) : le   monde tourne, et les hommes vivent sans Dieu pourtant si proche qu’il ne pourrait pas l’être plus. On peut toujours relativiser : beaucoup le font. le monde a toujours eu beaucoup de défenseurs, mais qui défend Dieu, et partant, défend ses frères dans l’unique perspective qui soit conforme à la vérité, celle de la vie éternelle. Certes, les nécessités terrestres ne s’opposent pas à la vie éternelle parce qu’elle commence sur terre pour ne jamais plus finir ; mais beaucoup de nécessités n’en sont que parce que nous les rendons nécessaires, et n’ont d’importance que si le monde est effectivement clos sur lui-même, si la vie se termine au tombeau.

Si je témoigne, c’est parce que Dieu et la vérité ne sont qu’une idée pour beaucoup d’hommes : une idée se défend contre les autres, pour avoir raison, et elle est relative comme toute chose et à la mesure de l’homme ; on peut en discuter, y adhérer ou non, la modifier ; et une idée n’a aucune vie propre, elle dépend entièrement de l’homme.

Dieu n’est pas une idée, parce qu’il n’est pas une chose : il est trois personnes parfaites et éternelles. Dieu est Amour ! Il n’y a pas d’amour sans personnes pour le vivre… Combien, même parmi les chrétiens, acceptent de passer au-delà de l’idée de Dieu ? Un exemple frappant est que beaucoup de chrétiens relèguent le témoignage des mystiques à un passé d’obscurantisme et de crédulité ou tout au moins à une expérience « subjective », démontrant ainsi qu’ils n’ont pas compris que la vérité n’est pas de l’ordre des choses (qui effectivement sont relatives les unes aux autres) mais qu’elle est une Personne avec laquelle une rencontre réelle, objective, est par conséquent possible. Combien de chrétiens ont compris que la meilleure part de la vie est la contemplation, Dieu étant le seul nécessaire.

Quelle place Dieu a-t-il dans nos pensées et nos paroles (que je ne dissocie pas des actes, parce que la parole est un acte et même, le plus noble de tous étant donné qu’il n’y a qu’un moyen de faire comprendre à quelqu’un qu’on l’aime, c’est de le lui dire, sachant qu’on peut très bien faire beaucoup de bien à quelqu’un sans l’aimer, comme une nounou payée pour s’occuper d’enfants ou pour avoir bonne conscience), Lui qui est Dieu justement, unique principe et fin de notre vie, et qui est toujours présent, à chaque instant de notre vie sans aucune exception, pour nous aimer et être aimé de nous en retour ?

Il est toujours présent, mais aussi le plus méconnu et le plus méprisé. L’Amour n’est pas aimé : le monde est un désert du point de vue de l’Amour. Je passe des journées à entendre mes collègues, nos voisins, nos amis, parler des choses (la   dernière nouveauté, l’actualité, la carrière, les vacances, le confort, jusqu’à la pluie et le beau temps), choses auxquelles ils réduisent leurs frères qu’ils n’aiment qu’à la mesure de leurs défauts ou de leurs qualités, du bien qu’ils leur font ou de l’intérêt qu’ils représentent.

Mais aucun homme n’est une chose parce qu’il est à l’image de Dieu. Dieu est Amour : cela explique le fait de la Trinité, parce qu’il n’y a pas d’amour sans personnes pour le vivre. Dieu, trois personnes éternelles et parfaites, ne pouvait faire plus que de créer des êtres à sa ressemblance, des personnes elles aussi destinées à vivre par grâce tout ce que Dieu vit par nature : une vie et un bonheur infinis.

Tant que nous n’avons pas compris cela, tant que nous vivons moins que cela (pour les choses matérielles comme le travail, le confort et la santé, pour les choses morales comme le bien, les qualités, les vertus, ou même pour les choses spirituelles, comme l’union ou l’abandon à Dieu, tant que notre regard s’y arrête au lieu de les traverser pour aller au-delà, jusqu’à Dieu vivant et en lui, jusqu’à nos frères en personne, nous ne pouvons pas être heureux en vérité, quoique nous puissions toujours appelé bonheur ce qui ne l’est qu’en comparaison de ce que nous connaissons et ne nous dépasse pas. Dieu lui-même est source, expression et don ultimes de l’amour

Peut-être trouverez-vous exagéré mes propos, mais ils sont l’expression de ce que je vis au quotidien. Il y a des jours où j’en suis malade, au sens propre, physiquement, et en même temps, l’espérance brille dans ces ténèbres qui ne peuvent l’éteindre. Car je vois Dieu à l’œuvre constamment, parce qu’il est toujours présent et qu’il n’est présent que pour aimer, être aimé et faire aimer, de vous, de moi et de tous nos frères.

Dieu est présent dans l’Univers, en tout temps et tout lieu, il est si proche qu’il nous est plus intime que nous ne le sommes à nous-même… … Jésus vit toujours sa passion en nous. Les saints et mystiques reconnus par la Tradition de l’Église ont été des lumières dont Dieu s’est servi pour me conforter dans l’ abandon à Lui en me faisant découvrir chez eux l’expression de la même rencontre réelle, immédiate, incontournable et transformante avec Dieu.À  partir de cette rencontre et dans une relation constante avec Dieu, ils ont compris eux aussi qu’il n’y a qu’un seul sauveur : Jésus, et qu’il est pleinement sauveur avec la détermination et le pouvoir absolus de nous sauver.

Ils ont compris que Jésus ne nous sauve pas sans nous : notre part est seulement la confiance. Il est difficile d’avoir confiance en quelqu’un que l’on n’aime pas ; dès lors, il n’y a plus qu’à s’abandonner à la grâce de Dieu. Ils ont compris finalement que le monde est en feu : il brûle de l’amour de Dieu pour les hommes, et en ont averti leurs frères qui ne le savent pas et n’en prennent pas la mesure autant qu’ils ont  pu, en paroles et en actes dans la vocation qu’ils avaient reçue de Dieu, sans avoir aucun égard pour eux-mêmes, leur santé, leur réputation. Parce qu’ils n’avaient rien à vendre, ils n’avaient rien à perdre, rien à gagner : dans le Père, le Fils et le Saint Esprit, ils avaient tout et embrasé de l’amour de Dieu, ils l’étaient aussi de l’amour de Dieu pour les hommes. Et ils n’ont eu de cesse d’annoncer que Jésus est vraiment ressuscité, et que par conséquent, tout ce que dit l’Évangile et l’Église est vrai et cela pour le plus grand bonheur des hommes.

Y a t il d’autres chrétiens qui vivent cela aujourd’hui, qui comprennent l’amour divin jusqu’à vivre dans le monde ce qui ne peut se comparer qu’à un martyre ? Un martyre mais dans le bonheur absolu, puisqu’il n’y a rien de comparable à Dieu et que la douleur ne s’est jamais opposé au bonheur (une femme qui accouche a certes de grande douleur, mais elle est heureuse de mettre au monde son enfant). Et pas question d’avoir mérité ce bonheur de le connaître et de vivre avec lui : c’est une grâce, un don gratuit. Où est le mérite de saint Paul, ou même de la Sainte Vierge ?

Tout ce qu’ils ont été, ils l’ont reçu de Dieu. J’aime mes frères et je ne peux pas leur dire en toute simplicité. Je peux comprendre à ma mesure ce que ressent Dieu qui est infiniment plus grand que moi. Lorsque dans ma paroisse, dans mon diocèse, ou au gré de mes rencontres, j’aborde le sujet, on me parle dans le meilleur des cas des choses de Dieu (la sainteté, l’évangile, les vertus, les choses à faire pour Dieu etc), jamais de Dieu lui-même, des personnes divines qu’il est : des personnes réelles (encore une fois, une personne existe ou n’existe pas, il n’y a aucun milieu), donc qui peuvent se manifester directement, qui ont leur propre sensibilité, leur vie propre : des personnes à aimer pour elles-mêmes. Je ne sais pas comment formuler ce qui me paraît si évident : Dieu vivant est étranger au monde et incompréhensible pour lui et pour nos frères qui vivent selon lui, cela est normal mais il semble l’être aussi pour les chrétiens pour qui il reste une idée pour l’immense majorité d’entre eux.

Je me demande parfois si je ne suis pas fou parce que Dieu a remplacé par lui-même toutes mes idées sur lui et il est à la fois comme l’Église l’annonce (bien plus grand d’ailleurs) et très différent de celui dont parlent les chrétiens au quotidien. Je voudrais partager avec mes frères cette rencontre.

Tout se résume finalement à une interrogation et à un appel pressant à la conversion, au partage d’un grand bonheur et d’un grand amour, les plus grands (au-delà de l’imaginable) et les seuls en vérité. Dieu est tout et rien ne peut être vécu sans lui et hors de lui : Dieu existe et le Christ est ressuscité, et personne ne semble pouvoir comprendre ni mesurer les conséquences extraordinaires de ce fait. Mais je sais aussi que la foi est un don de Dieu. Dieu ne peut pas s’inventer : on a pris conscience de sa présence ou non, mais c’est toujours un don de Dieu, jamais le fruit d’un effort de l’homme.

Aussi, tant qu’il n’accorde pas ce don, personne ne pourrait croire en lui. C’est un fait que Dieu n’a pas appelé tous les hommes à une rencontre immédiate avec lui, c’est pourquoi c’est une très grande grâce d’être chrétien : une grâce qui est accordée gratuitement, elle est tellement grande qu’elle ne pourrait être méritée d’aucune manière, à certains hommes et pas à d’autres. Certains s’en scandaliseraient peut-être, mais leur attitude même les ferait sortir de l’amour dans lequel rien n’est exigible, tout est don gracieux de la part de Dieu… …

 Finalement, nous  savons que tout homme fera prochainement cette rencontre avec le Seigneur. Mais quand ? Demain, dans 10 ans, à l’heure de la mort ?  Nous ne savons pas non plus comment cet homme apprendra cette nouvelle merveilleuse, par quelle médiation visible : à la lecture d’un livre, l’écoute d’une conférence, l’exemple vivant ou la confession de foi d’un frère ?

Notre mission est d’annoncer par la parole la résurrection du Christ et la foi en la Trinité, autant que nous le pourrons, puisque tout l’Évangile n’est qu’une déclaration d’amour de la part de Dieu envers l’homme et qu’il n’y a qu’une seule manière de faire comprendre à quelqu’un qu’on l’aime et qu’il est aimé, c’est de le lui dire : car le bien ne suffit pas, il est dans la logique de l’amour.

On peut faire autant de bien à quelqu’un en l’aimant que sans l’aimer. Par exemple, une femme peut s’occuper avec beaucoup de sollicitude d’un enfant parce qu’elle est sa maman et qu’elle l’aime, ou bien parce qu’elle est payée pour cela comme nourrice ou par simple bonne conscience). C’est ce que dit saint Paul : sans l’amour, je ne suis rien, et mes actions ne sont rien au regard de Dieu, même si en faisant le bien, je me prépare ainsi à mieux, à l’amour lui-même. Mais il est évident qu’en témoignant constamment par la parole de la foi chrétienne, nous témoignerons également par les actes : la parole est aussi un acte, le plus noble de tous, et je défie quiconque de parler constamment de Dieu en brûlant d’amour sans en vivre dans la même mesure, c’est impossible dans la mesure où l’on parle toujours du trop plein de son cœur et que c’est le cœur qui est le siège de toutes les décisions !

Retour à la case de l’amour qui fait  vivre, c’est à dire agir autant que parler et à la gratuité de l’amour : ce qui explique que si peu de chrétiens témoignent de Dieu et vivent de lui, c’est qu’ils ne sont pas amoureux de lui, et en même temps, être amoureux de Dieu est un don qui ne peut venir que de Dieu.

Vous en savez quelque chose, n’est-ce pas ? Cela excuse grandement nos frères, chrétiens ou non, sans nous enlever, à nous qui sommes amoureux du Christ, qui avons reçu de lui ce don extraordinaire, l’obligation et le droit de témoigner de lui : on ne demande pas au bois de brûler tout seul, et en même temps, on ne peut pas demander au feu de ne pas brûler, c’est dans sa nature. Si je vous ai écrit, c’est que ma rencontre avec le Christ et par lui, avec la Trinité est aussi claire, nette, précise, certaine et concrète que celle des apôtres avec Jésus, la seule différence étant que cette rencontre se passe désormais dans l’invisible, Jésus n’étant plus visible.

je n’ai jamais eu aucune révélation, aucune vision, entendu aucune parole mais ma rencontre avec lui se passe dans l’invisible du point de vue de la nature, n’empêche pas qu’elle soit un fait absolu et incontournable qui a bouleversé mon existence.

Je ne suis pas seul concerné, les conséquences, ce dont cette rencontre témoigne, de  l’existence de Dieu et de la réalité de la résurrection et de la divinité de Jésus (sans lequel il n’y aurait ni témoin ni témoignage), sont énormes pour tous mes frères… …

… Je voudrais finir en insistant sur un point capital. Dans la vie spirituelle, dans la vie tout court, il n’y a pas de piège : tout est simple à partir du moment où l’on comprend que Dieu n’est pas une idée, une projection de nous-même, qui n’aurait pas de vie propre. Dieu existe, Il est un autre que nous-même, Il est Amour, Lumière et tout puissant : si nous comprenons cela, nous comprenons que le risque n’existe pas dans la vie spirituelle, on ne peut pas se tromper parce que Dieu ne le permet pas.

Cela peut sembler paradoxal du point de vue de nos infidélités : c’est vrai que nous sommes infidèles, mais c’est tout aussi vrai qu’il est fidèle. Nos erreurs, nos péchés mêmes lui servent pour nous conduire à Lui. Quel Dieu serait-il sinon ! Il est le Dieu qui ne se trompe jamais, qui ne trompe jamais… …
Il n’y a plus à avoir peur de soi-même (ni de nos frères d’ailleurs) à partir du moment où l’on s’est confié à Dieu. Que cette inspiration, cette inhabitation passe par notre humanité avec son histoire et ses faiblesses pour s’exprimer en actes et en paroles n’est pas un obstacle : bien au contraire, c’est le principe de l’incarnation de Dieu. Les évangélistes étaient des hommes avec leur propre histoire, leurs propres limites et ils ont pourtant dit ce que Dieu voulait qu’ils disent, sans aucune erreur. C’est la foi de l’Église.

Ce que je vous ai dit, c’est ce que Dieu me montre, il est lumière et il ne montre jamais pour condamner mais pour guérir : ce sont les ténèbres en l’homme que la lumière chasse, pas l’homme. Et quand je vous dis que je suis malade certains jours : on peut être effectivement malade du non amour, aussi objectivement qu’on peut l’être d’un virus ; je n’ai aucune volonté propre, aucune préférence, mais c’est un fait que  le non amour peut rendre malade tant il devient douloureux au fur et à mesure de notre ressemblance au Christ, et cela aussi, c’est l’œuvre de Dieu.

On aura toujours raison d’avoir confiance en Dieu en tout, et toujours tort de ne pas lui faire confiance, pour quelque motif que ce soit, aussi légitime qu’il nous paraisse. Parce que Dieu est Dieu. je m’excuse d’avoir été long, certainement maladroit : je ne suis pas un apologiste, et je ne poursuis aucun but, je ne vise aucun succès. J’ai seulement agi par une nécessité intérieure plus forte que moi. Et vous ferez ce que vous voudrez de ce message.

Amitiés en Christ
Cédric

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Trentième dimanche du temps ordinaire de l’anné C

Posté par diaconos le 25 octobre 2013

Trentième dimanche du temps ordinaire de l'anné C dans La messe du dimanche 30eme-dimanche-du-temps-ordinaire-annee-c

C’est certain que personne dans nos assemblées ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens, ce sont toujours les autres. Difficile aussi de nous reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Et pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi, un publicain qui aurait bien besoin de se reconnaître comme tel. Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver seuls, nous avons besoin de nous en remettre à l’amour du Christ.

Les lectures choisies pour ce 30ième dimanche du temps ordinaire, proclament l’impartialité de Dieu avec les mots de Ben Sirac le Sage (première lecture) et de l’apôtre Paul (2ième lecture). Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; il regarde le coeur et ne s’arrête pas aux apparences. Il est attentif à l’homme (psaume) et il est proche des personnes qui l’invoquent. Jésus nous rappelle sans cesse l’importance de l’attitude du cœur. Seul compte pour Dieu, l’amour. Seules importent la manière dont nous accomplissons, chaque jour, les petits gestes du service et du partage, et la manière dont nous prions et nous situons devant lui.

Source de l’image

Église catholique du Var


La première lecture est tirée du livre de l’Ecclésiastique

Note 1 : Le livret de l’Ecclésiastique, appelé aussi le Siracide ou encore La Sagesse de Ben Sirac est l’un des livres sapientiaux de l’Ancien Testament écrit vers 200 avant J.-C. Le Siracide tient son nom de son auteur le rabbin Jésus Ben Sirakh (Ben Sira; Ben Sirach). Les Juifs et les protestants considèrent ce livre comme apocryphe. Seuls les Juifs alexandrins et les catholiques l’ont considéré comme un livre saint. L’Ecclésiaste a été conservé et l’Ecclésiastique rejeté, on peut y voir deux visions opposées de la sagesse, élaborées à une époque où de grandes controverses allaient aboutir à la formation des « sectes » juives.

Note 2 : Ben Sirac a ouvert une école de sagesse à Jérusalem vers 180 av. J.C. ; c’est pour cela qu’on l’appelle souvent  Ben Sirac le Sage ; à cette époque la Palestine était sous domination grecque depuis la conquête d’Alexandre en 332.

Note 3:  Le pauvre, l’opprimé, l’orphelin, la veuve : les quatre situations énumérées ici sont les quatre situations-type de pauvreté dans la société de l’Ancien Testament ; ce sont ces quatre catégories de personnes défavorisées que la Loi protège

Commentaire : le plus beau, le plus riche des sacrifices, la plus belle cérémonie ne remplacent pas les dispositions du coeur.

Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.

Celui qui sert Dieu de tout son coeur est bien accueilli, et sa prière parvient jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ;tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il ne s’arrête pas avant que le Très-Haut ait jeté les yeux sur lui, prononcé en faveur des justes et rendu justice.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 34,2-3.16.18-19.23.

Commentaire : nous retrouvons dans ces quelques versets quelque chose que nous avons entendu dans la première lecture : cette même découverte d’un Dieu proche de l’homme et, en particulier, de l’homme qui souffre ; « Le Seigneur est proche du coeur brisé »

Le Seigneur entend le cri des personnes qui l’appellent. « De toutes les angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Ps 33, 18-19) Apprenons du psalmiste à relever la tête. Partageons avec les gens que nous rencontrerons cette certitude d’être tous écoutés et aimés de Dieu, attentif à toutes nos supplications.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012  

  Auteur : cliquez ici →    Michel Houyoux    Source →     Rencontre avec la Parole de Vie / 978-3-8416-9800-1

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris.Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du coeur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre à Timothée au chapitre 4,6-8.16-18.

Commentaire : ces quelques versets  sont le testament de Paul, son dernier adieu à Timothée. Paul est dans sa prison à Rome, il sait maintenant qu’il n’en sortira que pour être exécuté ; le moment du grand départ est arrivé. Paul dresse ici son bilan.

Car moi, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n’ai plus qu’à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu’au bout l’Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J’ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 18,9-14.

Commentaire : Jésus nous décrit ici deux attitudes différentes, très typées, schématisées et il veut nous faire réfléchir sur notre propre attitude : nous allons découvrir probablement que nous adoptons l’une ou l’autre suivant les jours. Dans cet extrait, il est question des dispositions du cœur. Cette parabole est une superbe mise en images de la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ».
Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain.

Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’ Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. ».

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Catéchèse → Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. (Lc 18, 9-14)

◊ Anniversaire de la naissance de Chiara Luce Badano →  29 octobre 1971

Liens externes

◊ Préparer la messe dominicale avec des enfants →Trentième dimanche ordinaire, année C

Le pharisien et le publicain

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