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Fête de la Sainte Famille

Posté par diaconos le 27 décembre 2013

" En ce dimanche nous regardons cette famille, unique au monde, elle qui a vécu de façon anonyme et silencieuse dans un petit village de Palestine, elle qui a été éprouvée par la pauvreté, par la persécution et par l’exil, elle qui a glorifié Dieu de manière incomparable et pure : elle ne manquera pas d’assister les familles chrétiennes, et même toutes les familles du monde. " (Jean Paul II – Familiaris Consortio)

 » En ce dimanche nous regardons cette famille, unique au monde, elle qui a vécu de façon anonyme et silencieuse dans un petit village de Palestine, elle qui a été éprouvée par la pauvreté, par la persécution et par l’exil, elle qui a glorifié Dieu de manière incomparable et pure : elle ne manquera pas d’assister les familles chrétiennes, et même toutes les familles du monde.  » (Jean Paul II – Familiaris Consortio)

La « Sainte Famille » est le nom donné à la famille formée par Jésus-Christ et ses parents, Marie et Joseph. Elle est citée en exemple par l’Église pour toutes les familles chrétiennes. Le bienheureux François de Laval est à l’origine du culte de la Sainte Famille. En 1665, il fonda la confrérie de la Sainte Famille, une confrérie qui existe encore dans quelques paroisses du Canada. Ce culte s’est ensuite répandu dans toute l’Église catholique avec l’appui du pape Léon XIII. La paroisse de Sainte-Famille sur l’île d’Orléans avait été fondée en 1661. En 1660, le monastère Saint-Joseph du Bessillon avait signalé des miracles sur Saint Joseph et Sainte Marie. Les représentations artistiques de la Sainte Famille sont nombreuses, notamment parce qu’elle forme la famille idéale dans la symbolique chrétienne : un couple aimant avec un enfant chéri, vivant modestement et honnêtement de son travail, respectueuse des lois et des conventions sociales. C’est un thème récurrent en peinture. Elle peut être représentée en compagnie de sainte Elisabeth et de son fils Jean-Baptiste, ou de sainte Anne, mère de Marie. C’est une fête qui a lieu le dimanche qui suit le 25 décembre (la fête de Noël). Elle doit être forcément dans le mois de décembre, dans le cas contraire elle se fête le vendredi qui suit le 25 décembre. La Sainte Famille n’a rien à voir avec la Trinité [1] . Dans cette  sainte famille, il n’y avait pas que Jésus, Marie et Joseph, il y avait aussi et d’abord Dieu le Père, plein de tendresse  et l’esprit Saint, force des faibles. Laissons cette famille pleinement sainte sanctifier nos vies. Pour cela acceptons nous aussi de faire la volonté du Père.

 Pour en savoir plus, cliquez sur les mots écrits en gras dans le texte ci-dessus.

Source de l’image →  Église du Gabon :  Mariage religieux

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et en annexe  les mots croisés du diacre Rioux.

Recevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles.

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

          

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La Première lecture est tirée du Livre de l’Ecclésiastique au chapitre 3,2-6.12-14

Commentaire : Le livret de l’Ecclésiastique, appelé aussi le Siracide ou encore La Sagesse de Ben Sirac est l’un des livres sapientiaux de l’Ancien Testament écrit vers 200 avant J.-C.  Les Juifs et les protestants considèrent ce livre comme apocryphe. Seuls les Juifs alexandrins et les catholiques l’ont considéré comme un livre saint. L’Ecclésiaste a été conservé et l’Ecclésiastique rejeté, on peut y voir deux visions opposées de la sagesse, élaborées à une époque où de grandes controverses allaient aboutir à la formation des « sectes » juives. Ce livre est un mélange de deux genres littéraires: tantôt des « proverbes », tantôt des développements structurés proposent des réflexions sur un sujet. Il s’agit toujours de la « Sagesse », représentée comme une personnification de la Sagesse divine. Elle est pour le disciple une mère, une épouse, une sœur. La rechercher, c’est atteindre Dieu. Vivre avec elle, c’est vivre avec Dieu. La fin de l’ouvrage exalte des personnages historiques, comme le feront les Livres des Macchabées, ce qui empêcha son inscription dans le canon juif des livres inspirés. Mais les rabbins du Talmud le tiennent en haute estime.

 Pour en savoir plus, cliquez sur les motsécrits en gras  dans le texte ci-dessus

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.Celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes, celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor. Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé. Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère. Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie. Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 128,1-2.3.4-5

Commentaire : le psaume 128 est un psaume de sagesse qui chante la joie que procure la bénédiction de Dieu. Cette  bénédiction se manifeste dans la fécondité familiale : il compte parmi les textes bibliques le plus souvent cités dans la rédaction des contrats matrimoniaux hébraïques : la  ketubah.

 Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens au chapitre 3, versets 12 à 21.

Commentaire :ce passage a été choisi pour faire lire les conseils que Paul donne aux maris et aux femmes, aux parents et aux enfants. Si les versets 21-22 étaient seuls, on en ferait, comme pour Ben Sirac, une lecture moralisante et on buterait sur le verset  » Femmes, soyez soumises à vos maris « . Heureusement la liturgie a eu la bonne idée de prendre tout le contexte qui précède et qui corrige cette première lecture spontanée par un point de vue plus théologal. Si Paul, en ce qui concerne le comportement des femmes, parle le langage de son temps, il le transforme de l’intérieur en suggérant de vivre toutes les relations d’une manière radicalement nouvelle. Ce qui est premier, c’est la révélation de l’amour gratuit de Dieu pour tous et chacun, la conscience d’être bénéficiaire d’un pardon qui doit placer les croyants dans une relation de support mutuel établissant la communauté dans la paix. La famille prend place dans cet ensemble et les différences de situation, maris,femmes, parent, enfants sont alors vécues autrement.

Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, en toutes choses écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c’est cela qui est beau. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 2,13-15.19-23

Commentaire :

Dans ce récit, Joseph est au premier plan. Pourtant il ne dit pas un mot. Il obéit à Dieu, la nuit, sans trop savoir où cela va le mener. Dieu bouscule ses plans : lève-toi, fuis, reste là-bas, reviens, va habiter à Nazareth. Des ordres brefs, sans beaucoup d’explications. Sa vie a un seul but, mais de taille : veiller sur l’enfant et sa mère. Alors il assume sa responsabilité. Il veille. Il se lève. Admirable Joseph ! Pas de palabres. Le silence. Pas de belles promesses. L’action. Et ce coeur affectueux qui protège son foyer, tranquillise l’enfant et sa mère. A nos familles en situation précaire ou brusquement arrachées à leur tranquillité pour un avenir incertain, cet évangile sera une force, une aide précieuse pour « se lever » et ne pas capituler.

Aux pères de famille, ce Joseph sera autre chose que « le troisième en trop ». Il sera le modèle de l’affectueuse et courageuse sollicitude pour les leurs.

Après la visite des mages à Bethléem, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils. Après la mort d’Hérode, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et reviens au pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et rentra au pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Liens externes

◊ Mots croisés du diacre Rioux →  Fête de la Sainte Famille

◊ Homélie du Père Jean Compazieu (France)Homélie de la fête de la Sainte Famille

 

Famille : tu es appelée à la sainteté ! (KTO)

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Sainte nuit de Noël

Posté par diaconos le 22 décembre 2013

La plus belle des merveilles que Dieu ait faite est l’incarnation du Verbe pour le rachat de toute l’humanité. Petitesse de Dieu que cet enfant couché dans une mangeoire, à l’écart, car il n’y avait pas de place pour eux à la salle commune et dont la naissance n’a pour témoins que d’humbles bergers (Lc 2, 1-14) et puissance de Dieu à la fois car, par Lui, la paix est offerte aux hommes; en lui un Sauveur nous est donné et pour lui, le ciel est en fête.

La plus belle des merveilles que Dieu ait faite est l’incarnation du Verbe pour le rachat de toute l’humanité. Petitesse de Dieu que cet enfant couché dans une mangeoire, à l’écart, car il n’y avait pas de place pour eux à la salle commune et dont la naissance n’a pour témoins que d’humbles bergers (Lc 2, 1-14) et puissance de Dieu à la fois car, par Lui, la paix est offerte aux hommes; en lui un Sauveur nous est donné et pour lui, le ciel est en fête.

La nuit de Noël a retenti l’annonce faite à des bergers il y a 2000 ans : « Un sauveur vous est né ! » Oui, Noël, c’était hier. Et Noël c’est aujourd’hui, car aujourd’hui, Dieu vient nous sauver.

À Noël, reconnaissons que nous sommes des hommes et des femmes, simplement  appelés à investir notre vie  à la suite de Jésus. Dans ce sens, Noël est à inventer à chaque année.

Chaque eucharistie est l’actualisation de ce don de Dieu. Soyons dans la joie comme le furent Marie, Joseph et les bergers de Bethléem. Après  la joie de la nuit de Noël, admirons la tendresse d’un Dieu qui se fait enfant pour devenir notre ami. 

Fête et joie de Noël ! Donnons toute leur importance aux petits gestes qui révèlent en ce jour la présence de Dieu : les cadeaux de l’amitié, la fête de famille, la joie que l’on veut partager, les vœux que l’on échange…

L’ange a annoncé aux bergers la naissance de Jésus comme celle du Messie promis à Israël : «  Aujourd’hui, dans la ville de David vous est né un Sauveur qui est le Christ Seigneur  » (Lc 2, 11). Dès l’origine il est celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde  (Jn 10, 36), conçu comme  saint.  (Lc 1, 35) dans le sein virginal de Marie. Joseph a été appelé par Dieu à prendre chez lui Marie son épouse, enceinte de  ce qui a été engendré en elle par l’Esprit Saint, (Mt 1, 21) afin que Jésus,  que l’on appelle Christ, naisse de l’épouse de Joseph dans la descendance messianique de David (Mt 1, 16 ; cf. Rm 1, 3 ; 2 Tm 2, 8 ; Ap 22, 16).

Source : Catéchisme de l’Église catholique, article  437

Soyons des messagers de la Bonne Nouvelle ! Dieu est là, en Jésus Christ, qui console et qui sauve.

En célébrant Noël, l’Église rappelle non seulement le fait historique de la naissance de Jésus mais surtout son sens : Dieu vient habiter parmi nous.

Depuis des siècles, les prophètes avaient annoncé qu’un sauveur viendra, que le fils de l’homme établira son règne et qu’un royaume de justice et de paix sera établi. 

Bonne et sainte fête de Noëlcroix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

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Aujourd’hui, un Sauveur nous est né.

Posté par diaconos le 22 décembre 2013

Ô douce nuit, ô sainte nuit de Noël

Aujourd’hui, un Sauveur nous est né.

   En cette nuit de Noël, les bergers ont entendu cette grande nouvelle : « Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, vous est né un Sauveur. Il est le Messie, le Seigneur ».

Ce message  nous concerne tous. Pour l’humanité et pour chacun de nous, ces paroles demeurent une bonne nouvelle et elles sont porteuses de joie et d’espérance. Plus que jamais, nous pouvons chanter et proclamer : « Aujourd’hui, un sauveur nous est né ».

Noël n’est pas la dénonciation de l’injustice sociale, de la pauvreté, mais une annonce de joie. (Pape François-  décembre 2013, rapporté par le quotidien « La Stampa » = La presse)

Venez, adorons-le ! Approchons-nous avec joie et gratitude de la crèche de Bethléem où s’est transformé le cours de l’Histoire grâce à la naissance du Rédempteur.

Dieu, créateur du ciel et de la terre,  est celui qui donne la vie à tout ce qui existe dans le monde. C’est entre ses mains que nos vies reposent. Or voilà que ce Dieu devient un petit enfant faible et fragile. Il devient un être totalement dépendant qui ouvre ses bras et qui dit : « Je viens vous aimer. Aimez-moi vous aussi. »

Accueillons le Christ qui s’est fait proche de nous. Beaucoup vivent comme si Dieu n’existait pas ou pire encore comme s’il était un obstacle à supprimer pour réussir son existence. Parmi les chrétiens, certains se laissent attirer par des illusions de bonheur.

Par notre témoignage, nous devons manifester la vérité de Noël ! : Jésus offre à toutes les personnes la joie et la paix qui seules comblent l’attente de tous.

Voilà donc cette bonne nouvelle de Noël, la naissance du Sauveur. Et les premiers qui l’ont entendue, ce ne sont pas les spécialistes de la religion,  ni les plus hauts dignitaires de l’époque. Non elle n’est annoncée qu’à des bergers, des exclus qui vivent en marge de la société

C’est d’abord à eux que le message de l’ange est annoncé parce tout l’évangile c’est la Bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Jésus lui-même s’est fait pauvre et petit pour mieux rejoindre et mieux aimer les plus pauvres et les plus petits de la terre. Oui, nous devons toujours nous émerveiller devant la crèche car elle nous montre le visage d’un enfant qui nous révèle celui de Dieu

Cet enfant est devenu notre Sauveur. Nous sommes invités à l’aimer de tout notre cœur autant qu’il nous aime, autant qu’il aime tous les enfants, tous les adultes et toutes les personnes âgées de notre terre.

Aimons-le assez pour accueillir son message et en vivre. Avec lui, l’amour est plus fort que la haine. Cette paix annoncée par les anges la nuit de Noël n’est pas une illusion mais une promesse en train de se réaliser. Mais ce Jésus que nous fêtons en ce temps de Noël ne veut pas nous sauver sans nous. Il compte sur notre participation active.

Voilà ce Noël que nous célébrons dans la joie. N’oublions pas de donner la première place à celui qui est au cœur de cette fête. N’illuminons pas seulement nos maisons mais surtout nos cœurs et nos familles pour être capable d’accueillir le Christ avec foi et amour.

Noël est une fête souvent bruyante : cela nous fera du bien de rester un peu en silence, pour écouter la voix de l’Amour.  (Dans un tweet du Pape François -23 décembre 2013)

 Cette fête, c’est d’abord celle de l’amour invincible que nous porte le Seigneur de l’univers. C’est cette joie de Noël et cette espérance que nous sommes invités à partager et à rayonner auprès de toutes les personnes que nous croiserons sur notre route.

Amen

                                                                                                                              croix diaconale

     Michel Houyoux, diacre permanent

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Vivre Noël en toute vérité !

Posté par diaconos le 17 décembre 2013

4ième dimanche de l’Avent de l’année A                    

Références bibliques  Is 7, 10-16 ; Ps 23 ; Rm 1, 1-7 ; Mt 1, 18-24

Vivre Noël en toute vérité  !

Dieu ne nous abandonne jamais. Quand il intervient, c’est d’une manière que nous n’avions pas prévue.  Dieu se sert de moyens petits et humbles pour sauver le monde. Dans le cas présent, il s’agit de la naissance d’un enfant. Aux hommes de l’Ancien Testament qui demandèrent un signe, le prophète Isaïe répondit : « Ce signe sera une vierge qui enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, c’est à dire : Dieu avec nous. »

L’Évangile d’aujourd’hui est précisément une annonce de cette naissance de Jésus Fils de Dieu. Ce passage de l’évangile selon saint Matthieu nous invite à contempler la figure de Joseph, Joseph dont nous ne connaissons aucune parole.

Dire que Joseph, dans un songe, entendit l’Ange du Seigneur, c’est dire que Dieu lui parla au cœur. Qu’a-t-il entendu, Joseph, dans l’intérieur de son cœur ?

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse. L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint  ».

Comment croire l’incroyable ? Ce qui allait de soi, c’était de répudier Marie, c’était conforme à la Loi. Prendre Marie chez lui, c’était pour Joseph, faire fi du « qu’en dira-t-on » et de la risée de l’entourage.

La parole de l’Ange, la parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Et Joseph eut le courage de changer de projet et de se faire serviteur d’un mystère qu’il ne comprit pas.

En accueillant cet enfant, Joseph participa au grand projet de Dieu. Et l’essentiel  se trouve résumé dans le message de l’ange : « L’enfant qui est engendré en Marie vient de l’Esprit Saint. » C’est une invitation à Joseph et à chacun d’entre nous à reconnaître le Fils de Dieu et à l’accueillir avec confiance dans notre vie car il est l’Emmanuel, c’est à dire « Dieu avec nous ».

À la naissance de Jésus, c’est donc la promesse d’Isaïe qui se réalisa. C’est à Jésus que nous rendrons grâce le jour de Noël. Notre regard va se porter vers ce petit enfant né dans des conditions misérables, enveloppé de langes et couché dans une mangeoire pour animaux. Il est grand le mystère de la foi qui se contente de mystères aussi pauvres et aussi humbles.

Ce petit enfant, c’est le Fils de Dieu, non seulement pour le pays de Palestine mais pour tous les hommes, les femmes et les enfants du monde entier. C’est Dieu qui s’abaisse à nous pour nous élever à la dignité de Fils de Dieu. Tout l’évangile nous dit que Jésus a voulu être au milieu des hommes pécheurs pour les ramener à lui. La naissance de Jésus met fin à la domination d’une race sur l’autre, d’une culture sur l’autre. Depuis Jésus nous n’avons qu’une seule citoyenneté qui compte vraiment : nous sommes tous fils et filles de Dieu.

 Une fois de plus, Dieu utilise des moyens dérisoires pour sauver son peuple. Il compte sur notre foi et notre confiance car rien ne peut nous séparer de son amour.

 Ce qui est merveilleux,  c’est qu’il n’hésite pas à faire appel à chacun de nous, malgré nos limites, pour que son message d’espérance soit annoncé là où nous vivons. Il nous charge de dire et de témoigner de l’espérance qui nous anime. Le reste c’est lui qui s’en charge.

Dans chaque célébration eucharistique, le Seigneur nous donne un signe pour nous dire qu’il est présent. Nous nous nourrissons de sa Parole et de son Corps en vue de la mission qu’Il nous confie.

 Accueillons ce signe du ciel pour vivre Noël en toute vérité.

Amen                                                                     

croix diaconale

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Michel Houyoux, diacre permanent

                           

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