• Accueil
  • > Archives pour janvier 2014

A.D.A.L. pour le cinquième dimanche ordinaire de l’année A

Posté par diaconos le 30 janvier 2014

Liturgie de la Parole animée par des laïcs

Le rôle le plus courant du sel est de donner du goût. Le sel, c’est bon et sans sel, c’est fade ! En nous désignant par ces mots "Vous êtes le sel de la terre" (Mt 5, 13), Jésus veut nous faire comprendre que si nous vivions les béatitudes, cela donnerait de la saveur à notre vie et à la vie des autres. Vous êtes le sel de la terre ! Mettez donc de la joie, de l’audace, de l’élan dans la banalité de vos journées. Donnez du sens aux réalités ordinaires qui risquent d’être sans goût. Avec Jésus, tout peut prendre du goût, du sens, même la souffrance, même la vieillesse et même la mort. Donnez autour de vous le goût de vivre, donnez du sens à vos actions, donnez un sens à l’existence, peut-être est-ce finalement l’essentiel ? Jésus nous donne une tâche importante à accomplir, il nous

Le rôle le plus courant du sel est de donner du goût. Le sel, c’est bon et sans sel, c’est fade ! En nous désignant par ces mots « Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13), Jésus veut nous faire comprendre que si nous vivions les béatitudes, cela donnerait de la saveur à notre vie et à la vie des autres. Vous êtes le sel de la terre ! Mettez donc de la joie, de l’audace, de l’élan dans la banalité de vos journées. Donnez du sens aux réalités ordinaires qui risquent d’être sans goût. Avec Jésus, tout peut prendre du goût, du sens, même la souffrance, même la vieillesse et même la mort. Donnez autour de vous le goût de vivre, donnez du sens à vos actions, donnez un sens à l’existence, peut-être est-ce finalement l’essentiel ?

Cinquième dimanche ordinaire, année A

Lectures  : Is 58, 7-10 ; Psaume 111 ;  1 Co. 2, 1-5   ;  Mt. 5, 13-16

Source de l’image →  Sel de la terre, Lumière du mondeJardinier de Dieu

 Rappel  : Il ne peut y avoir d’assemblée sans prêtre dans l’église où est célébrée la messe le même dimanche ( y compris le samedi soir) !  L’assemblée dominicale est  animée par une équipe de laïcs en lien avec le prêtre chargé de la paroisse

                                                     Chant d’entrée (Suggestion) : Venez crions de joie (Z94) ; Allons rassemblons-nous (A 99)  ou un autre chant de votre répertoire.

Animateur de la célébration Au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit.      Tous : Amen

Animateur de la célébration La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous.

Tous : Et avec votre esprit.

Animateur de la célébration : Voici le jour que le Seigneur a fait, le premier jour de la semaine. L’Église chante son sauveur, mort et ressuscité pour tous les hommes. Nous qui appartenons à cette Église, le corps du Christ, veillons à célébrer ce temps de prière par une même foi et dans la joie du Christ vivant.Être dans le monde le sel qui conserve et donne du goût, être la lumière qui éclaire, réchauffe, rassure, communiquer l’évangile : voilà quelques-unes des missions qui nous sont confiées…

 Animateur de la célébration Tournons-nous avec confiance vers le Seigneur. Notre péché est souvent un contre-témoignage : en nous voyant vivre bien des gens sont empêchés de rendre gloire à notre Père qui est aux cieux…

Un jeune ou un membre de l’équipe liturgique….

  • Seigneur Jésus, Parole éternelle du Père,  toi qui es venu dire en nos langages d’hommes  les mots qui remettent debout, Seigneur prends pitié. – Chant (Kyrie)
  •  O Christ, Lumière éternelle,  toi qui as fait briller en nos ténèbres la clarté de Dieu. O Christ, prends pitié.  - Chant (Kyrie)
  • Seigneur, Sagesse éternelle, toi qui donnes à nos vies le goût de Dieu, Seigneur prends pitié. Chant (Kyrie)

  Animateur de la célébration Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne de manquer de saveur et d’éclat : qu’il nous conduise à la vie éternelle.

Tous :   Amen !

On pourrait réserver le Gloire à Dieu pour les jours de fête… car il n’est pas opportun de chanter régulièrement le « gloire à Dieu »  dans une A.d.a.l. car cet hymne est très liée à la célébration eucharistique (messe)

Gloire à Dieu (Chant de louange)

 Animateur de la célébration Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille; et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection,  afin que nous devenions – pour la gloire de ton Nom  sel de la terre et lumière du monde, de par la grâce de Jésus, ton Fils, notre Seigneur qui vit et règne avec toi et le Saint Esprit maintenant et pour les siècles des siècles.

Tous : Amen     

Liturgie de la Parole

 ◊ Dans une célébration animée par des laïcs, le siège de la présidence ne sera pas occupé !

Animateur de la célébration Dans la première lecture, tirée du livre d’Isaïe, le message est toujours très actuel. Si tu donnes de bon cœur, si tu combles le désir des malheureux, la lumière se lèvera dans les ténèbres.

Première lecture par………………………………………………  (Is 58, 7-10)

Animateur de la célébration :  Écoutons et méditons  quelques versets du psaume 111  qui a beaucoup de choses à nous dire : la plus grande force de Dieu, c’est son amour infini. Faisons confiance à Dieu qui choisit la patience, l’amour, la vérité et le pardon plutôt que d’exercer sa puissance, sa colère contre ceux et celles qui le trahissent.

Le psaume 111 est chanté par la chorale ou lu par ………………………    

antienne du psaume 111

Animateur de la célébration :   Dans sa deuxième lecture aux Corinthiens, l’apôtre Paul affirme que ce n’est ni par l’éloquence, ni par la science qu’il a voulu convaincre, mais tout en annonçant l’Évangile simplement. Écoutons attentivement cet extrait : …

Deuxième lecture par……………………………………………                     (1Co. 2,1-5)

Acclamation : Chant par la chorale : Alleluia

Lecteur ou lectrice : Je suis la lumière du monde. Celui qui marche à ma suite aura la lumière de la vie. Alleluia !

Reprise de l’Alleluia par tous.

L’animateur de la célébration dit alors : « De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu »

Cette personne lit ensuite l’Évangile du jour  à Mt 5, 13-16)

♦ Si c’est une personne laïque qui proclame l’Évangile, elle omet la salutation initiale et aussi l’acclamation finale.

Homélie : cliquez ici  →   Vous êtes le sel de la terre ! (Mt 5,13)

Animateur de la célébration  Ensemble proclamons notre foi  (Credo récité ou chanté )

Prière universelle introduite par un membre de l’équipe liturgique

Appelés à être « sel de la terre » et « lumière du monde », tournons-nous vers notre Dieu et Père dans une prière vraiment universelle…

 Jeune ou adulte ………………

  • Pour la communauté des disciples de Jésus à travers le monde, appelée à être lumière aujourd’hui, Seigneur, nous te prions ! (Chant)

A.D.A.L. pour le cinquième dimanche ordinaire de l'année A dans A.D.A.L. refrain-pour-la-pri%C3%A8re-universelle-du-6i%C3%A8me-dimanche-ordinaire-ann%C3%A9e-B-300x75

  • A tous ceux qui s’efforcent de témoigner de l’Évangile par l’écrit, la parole, l’image, donne d’être lumière aujourd’hui, Seigneur, nous te prions ! (Chant)
  • A ceux et celles qui, consciemment ou non, cherchent un Sens à leur vie, donne de rencontrer des témoins de la lumière aujourd’hui, Seigneur, nous te prions ! (Chant)
  • A ceux qui sont enfermés dans le doute, la souffrance, le désespoir, donne de rencontrer des témoins de la lumière aujourd’hui, Seigneur, nous te prions ! (Chant)
  • A notre communauté chrétienne, à qui tu confies d’annoncer ici, « dans la faiblesse », la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu, donne d’être sel et lumière, aujourd’hui, Seigneur, nous te prions ! (Chant)

Animateur de la célébration :Dieu de lumière, qu’en nous « goûtant » et en nous voyant, notre monde rende gloire à ton nom de Père. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

La collecte se fait maintenant,  après la prière universelle.

Action de grâce et le Notre Père

Animateur de la célébration : Frères et sœurs, en ce dimanche le Christ ressuscité se tient au milieu de nous et c’est lui qui inspire notre prière rendons–lui grâce pour son amour et pour sa grâce.

Chant en l’honneur de Dieu   : Que tes œuvres sont belles (A 219) ;  Peuple de prêtres (C 49) ; Terre entière (I 33) ; Peuple de Dieu, marche joyeux ; Chantons à Dieu ce chant nouveau (L 211)  Peuple, criez de joie (M 27) ou un autre chant de votre répertoire. Attention ! On ne peut pas prendre un chant d’offertoire dans uine liturgie de la Parole.

Louanges à Dieu

Un membre de l’équipe liturgique

Nous te louons et nous te bénissons, Dieu notre Père, à cause de ton Fils, Lumière née de la Lumière. Venu en notre monde, il a vécu notre condition humaine,   faisant jusqu’au bout ta volonté : tu l’as fait asseoir à ta droite, premier-né d’entre les morts.

 Tous : NOUS TE LOUONS, NOUS TE BÉNISSONS !

Un membre de l’équipe liturgique

 Nous te louons et nous te bénissons pour ton Esprit Saint. Il soutient et conduit ton Église sur les routes de ce temps,   il donne aux disciples de ton Fils d’être, là où ils vivent, « sel de la terre » et « lumière du monde ».

 Tous : NOUS TE LOUONS, NOUS TE BÉNISSONS !

Un membre de l’équipe liturgique

Nous te louons et nous te bénissons pour les hommes de bonne volonté qui vivent le partage et recherchent la justice. Nous te louons et nous te bénissons pour les hommes et les femmes que nous rencontrons, au fil des jours, et qui, témoignant simplement de ton amour, rendent gloire à ton Nom de Père.

Tous : NOUS TE LOUONS, NOUS TE BÉNISSONS !

Animateur de la célébration  : En communion avec tous ceux que ton amour a choisis et sanctifiés, Dieu notre Père, comme Jésus lui-même nous a appris à le faire, nous te disons : Notre Père……(TOUS

Le « Notre Père » peut être chanté ?

◊ L’animateur de la célébration introduit ici le signe de paix    Soyons unis les uns aux autres dans le Christ et partageons la paix qui vient de lui : frères et soeurs dans la charité du Christ donnons-nous la paix !

La liturgie de la Parole animée par des laïcs s’achève ainsi. On passe ensuite à la prière de conclusion (voir plus loin), à moins que l’on ait prévu une liturgie de communion.

Liturgie de communion  (éventuellement)

Le cadre normal et habituel de la communion doit rester celui d’une célébration eucharistique. Une A.D.A.L. n’est en aucune manière une messe.

La personne qui a été désignée va après  le geste de paix au tabernacle chercher le pain consacré et il l’apporte sur l’autel. Elle s’incline ensuite profondément ou fait une génuflexion. Il est bon de prévoir à ce moment un temps de recueillement qu’on introduira ainsi…  

Animateur de la célébrationRecueillons-nous dans le silence. Préparons-nous à accueillir le corps du Christ ; qu’il nous rassemble aussi en un seul corps !

Animateur de la célébration →  Le Christ Jésus nous a livré son corps et chaque messe en fait mémoire. Aujourd’hui, en attente d’une célébration eucharistique, recevons dans la foi le corps du Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Heureux les invités au Repas du Seigneur !  Serviteur fidèle qui est allé jusqu’au bout de l’amour, voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Tous : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais, dis seulement une parole et je serai guéri.

Communion des fidèles et chant par la chorale…  

 Prière après la communion par un membre de l’équipe liturgique

Tu as voulu Seigneur, que nous partagions un même pain : accorde-nous de vivre unis dans le Christ afin que nous portions du fruit pour le salut du monde.

 Animateur de la célébration : Dieu notre Père, tu nous as fait goûter, ensemble, la joie de la louange. Donne aussi goût et saveur à notre existence journalière :  le goût d’un amour qui rayonne,  et la saveur d’une fraternité généreuse.  Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, pour les siècles des siècles.

Après la prière de conclusion ou après le chant final s’il y en a un,  l’animateur de la célébration ajoute…

 Frères et sœurs, que Dieu tout-puissant nous soutienne dans nos combats et qu’il nous donne de savoir pleinement apprécier tous les dons qu’il nous fait en sa générosité débordante. et  (Pas de bénédiction à donner ici !) qu’il  nous bénisse.

  Bien armés, et pourvu de tout ce qu’il faut pour un bon travail…   Allons, dans la paix du Christ !

Tous : nous rendons grâce à Dieu.

Musique d’orgue pour la sortie.

Ce texte tient compte des  directives  des évêques des diocèses francophones de notre pays pour les liturgies de la Parole animées par des laïcs (guide liturgique pour les assemblées dominicales   animées par des laïcs aux éditions C.I.P.L. 40, rue  des Prémontrés B 4000 Liège). 

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans A.D.A.L. | Pas de Commentaire »

Origine et évolution du bréviaire

Posté par diaconos le 29 janvier 2014

Le bréviaire est un livre liturgique catholique contenant l'ensemble des textes nécessaires pour prier la liturgie des Heures, appelée aussi l'office divin. De Breviarium (du latin brevis, court), ce livre, à l'usage des clercs, religieux et religieuses catholiques, est actuellement divisé en 4 parties correspondant aux saisons de l'année. Son nom vient du fait qu'il est une synthèse des livres qui servent au chœur pour l'office divin. Il est composé de psaumes, antiennes, répons, hymnes, versets, oraisons, etc., ainsi que de rubriques qui règlent les rites à suivre et marquent la différence des fêtes.

Le bréviaire est un livre liturgique catholique contenant l’ensemble des textes nécessaires pour prier la liturgie des Heures. Ce livre, à l’usage des clercs, religieux et religieuses catholiques, est actuellement divisé en 4 parties correspondant aux saisons de l’année. Il est composé de psaumes, antiennes, répons, hymnes, versets, oraisons, etc., ainsi que de rubriques qui règlent les rites à suivre et marquent la différence des fêtes.

Historique

Le cycle quotidien qui rythme la vie humaine constitue pour le chrétien le cadre naturel de ses rencontres avec Dieu. Il est donc normal pour lui de sanctifier les principaux moments de la journée. Les Psaumes constituent la substance de la liturgie des Heures : ils sont indissolublement Parole de Dieu et parole humaine. La Prière des Heures c’est « la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps (l’Église), présente au Père (S.L.84).

Au début de l’ère chrétienne, le Juif pieux priait vraisemblablement trois fois par jour. Le matin au réveil et le soir au coucher du soleil, il priait Dieu selon le « Schema Israël » : « Écoute Israël… » composé de Dt 6,4-9.11.13-21 et Nb 15,41. La prière de l’après-midi réunissait les fidèles au temple ; on y récitait la « Tefilla » comportant une suite de 18 bénédictions.

Dès ses origines, l’Église a conservé les habitudes des juifs pieux. Pierre et Jean se rendent au temple pour la prière de la neuvième heure : « Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. »  (Ac 3,1). Pierre se retire sur la terrasse de sa maison pour prier à la 6e heure : « À Jaffa, Pierre monta sur la terrasse de la maison où il était logé, vers midi, pour prier. » Ac 10,9).

La Didachè (l’enseignement des Apôtres) prescrivait de prier en privé trois fois par jour le Notre Père.

Au début du troisième siècle, la Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome recommandait de prier dès le lever et avant le coucher ; il recommandait aussi de marquer par la prière la troisième (tierce), la sixième (sexte) et la neuvième heure ainsi que le milieu de la nuit.

Aux quatrième et cinquième siècles naquit l’office cathédral (sous la présidence de l’évêque) et l’office monastique. Au Moyen Age, le monachisme amplifia l’office : le psautier complet fut  récité chaque semaine et l’Écriture entière chaque année.

Au neuvième siècle, les clercs groupés en une certaine vie commune assurèrent la célébration complète de l’office à la façon des moines, mais à tour de rôle ; l’Église locale fut, à cette époque, ainsi en prière à toutes les heures.

Au cours du treizième siècle, la vie itinérante des franciscains et des dominicains amenèrent la récitation de l’office en privé. D’où la naissance du « Bréviaire » qui rassembla tout l’office en un seul livre pour la récitation individuelle. Il s’ensuivit une perte du sens intégral de l’office fait pour être chanté ou récité en communauté. Dès leur origine, les Jésuites furent dispensés de la célébration chorale de l’Office. Seules les cathédrales avec leur chapitre, les collégiales et les monastères continuèrent à célébrer les Heures de façon publique.

Depuis le Bréviaire de Pie V (1568), diverses réformes partielles se  succédérent jusqu’aux travaux plus fondamentaux menés sous Pie XII (1945-1956).

L’actuelle Liturgie des Heures est issues des réformes liturgiques préconisées par Vatican II. Elle vise à faire participer tout le peuple chrétien à la même grande prière liturgique, à supprimer la division entre des dévotions particulières et la prière officielle de l’Église.

Structure de la Liturgie des Heures

Nous retrouvons cette structure dans tous les offices de la chrétienté et à chaque Heure.

  1. L’hymne qui n’a qu’un rôle restreint : introduire la célébration.
  2. La psalmodie
  3.  pour le dimanche les psaumes ont étés choisis pour célébrer et exprimer le mystère pascal ; pour le vendredi, ceux qui sont aptes à prophétiser la Passion ; la lecture de la Parole de Dieu, le matin et le soir est suivie de répons bref ; ils servent à assimiler la Parole reçue ou à manifester la réponse de l’assemblée.
  4. Les cantiques scripturaires dont le nouveau bréviaire a porté le nombre à une quarantaine de treize qu’ils étaient auparavant sont repris à l’Ancien Testament le matin et au Nouveau Testament les soir et sont insérés dans la psalmodie. Conformément à l’usage romain, les cantiques évangéliques (Benedictus, Magnificat, Nunc dimittis) chantés après la lecture de l’Écriture, remplissent la fonction d’hymnes d’action de grâce pour le salut.
  5. Les prières du matin et du soir comportent une intercession sous forme d’invocation. Alors que la grande prière de la messe part de l’Église et du monde pour aboutir à la communauté présente, les prières de l’office partent plutôt du monde concret. Le matin elles concernent le jour que l’on commence et les tâches à accomplir, le soir elles sont plus typiquement des supplications d’intercession et se terminent par le souvenir des défunts.
  6. Le Pater clôture les prières du matin et du soir. (Offices de Laudes et vêpres)
  7. L’oraison conclusive des divers offices est adaptée soit à la fête du jour, soit au temps liturgique, soit à l’heure du jour.

Cette structure traduit la nature  de la prière du bréviaire qui comporte le double mouvement du dialogue : écoute de Dieu et réponse de la foi et de la confiance.

Liens externes

◊ Prier le bréviaire → Liturgie des Heures – Office des Lectures

◊ Prie avec nous → Liturgie des heures – Frère François ermite

◊  La Liturgie des heures →présentation générale

Publié dans Liturgie, Prières | Pas de Commentaire »

Bienheureux Gildas IRWA, catéchiste et martyr ( ?-1918)

Posté par diaconos le 27 janvier 2014

Bienheureux Gildas Irwa et

Bienheureux Gildas Irwa et Daniel Okelo de la tribu Acholi  (Ouganda)

Un  saint  et un bienheureux portent le nom de Gildas : Gildas le Sage (490-570) , Gildas Irwa (+ 1918), martyr à Paimol près de la mission de Kalongi en Ouganda.

Source de l’image →  Beato Gildo(Jildo) Irwa – Carlo Acutis

Gildas naquit au début du dix-neuvième siècle à Bar-Kitoba (Nord Ouganda), il fait partie de la tribu Acholi. Ses parents sont païens et la région n’a pas encore été évangélisée. Cette région ne reçut les bases de  l’initiation chrétienne qu’à partir de 1915, à l’arrivée des premiers missionnaires comboniens du Cœur de Jésus (Missionarii Comboniani Cordis Jesu), une congrégation missionnaire fondée au milieu du dix-neuvième siècle par Daniel Comboni (canonisé. le 5 octobre 2003, par le pape Jean-Paul II) pour l’évangélisation et la promotion humaine, en Afrique  des plus démunis avec lesquels il faut faire cause commune. Gildas fut baptisé vers l’âge de douze ans le Père César Gambaretto, et fut confirmé en 1916

Au début de l’année 1917, le catéchiste de Paimol mourut. David Okelo (? -1918), membre de la même tribu,  alla trouver le Père César Gambaretto, devenu supérieur de la Mission de Kitgum, et lui proposa de le remplacer. La même année, Gildas s’offrit avec enthousiasme pour l’accompagner comme catéchiste-assistant à Paimol. 

 Avant de les nommer, le Père Gambaretto, les informa des difficultés et des dangers de leur mission : ils partirent en connaissance de cause. Arrivés à Paimol, ils furent reçus.par le vice chef Ogal qui leur donna l’hospitalité. Au début, tout se passe bien et ils étaient  aimés de tout le monde.

 « D’une nature gaie et aimable, comme beaucoup d’enfants de la tribu Acholi, Gildas était très intelligent et servait à l’occasion de secrétaire au vice-chef Ogal. Gildas était d’une grande aide pour David en rassemblant les enfants pour l’instruction avec sa manière aimable et son insistance enfantine. Il savait aussi les occuper avec des jeux innocents de village et des rassemblements bruyants et joyeux. » (Père César Gambaretto,

Malheureusement Paimol était une région dangereuse, fréquemment troublée par les incursion de pillards, de marchands d’esclaves et de trafiquants d’or. Des pillards, des éléments musulmans et des guérisseurs-sorciers tentèrent de supprimer la nouvelle religion. Le matin de leur martyre (entre le 18 et le 20 octobre 1918), Gildas répondit à David qui lui fit entrevoir la possibilité d’une mort cruelle : « Pourquoi serions-nous effrayés ? Nous n’avons fait de mal à personne. Nous sommes seulement ici parce que le Père César nous a envoyé enseigner la parole de Dieu. Ne craignons pas ! » Il répondit la même chose lorsqu’on le pressa de quitter les lieux et d’abandonner son devoir d’assistant-catéchiste :  » Nous n’avons rien fait de mal », dit-il en pleurant.

« Pour la même raison que vous tuez David, vous devez me tuer aussi parce que ensemble nous sommes venus ici et ensemble nous avons enseigné la Parole de Dieu. » Sur ces mots, l’un des assaillants le tire au dehors et le transperce d’une lance. »

David et Jildo sont des modèles et des intercesseurs pour les catéchistes à travers le monde, en particulier dans les lieux où ces derniers souffrent en raison de leur foi, et doivent parfois affronter l’exclusion sociale et même le danger pour leur vie » (Jean Paul II).

Publié dans conversion, Histoire, Rencontrer Dieu | Pas de Commentaire »

Une confiance sans bornes (Psaume 27)

Posté par diaconos le 22 janvier 2014

Une confiance sans bornes

Notre patience et notre douceur sont-elles un témoignage de notre confiance en Dieu ?

Notre patience et notre douceur sont-elles un témoignage de notre confiance en Dieu ?

01 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ?  Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

02 Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer,  ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent.
03 Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ;  que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
04 J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,  pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
05 Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ;  il me cache au plus secret de sa tente, il m’élève sur le roc. 
06 Maintenant je relève la tête devant mes ennemis. J’irai célébrer dans sa tente le sacrifice d’ovation ;  je chanterai, je fêterai le Seigneur.
07 Écoute, Seigneur, je t’appelle !  Pitié ! Réponds-moi !
08 Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » 
09 C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon salut ! 
10 Mon père et ma mère m’abandonnent ; le Seigneur me reçoit.
11 Enseigne-moi ton chemin, Seigneur,  conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent.
12 Ne me livre pas à la merci de l’adversaire :  contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence.
13 Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. 
14 « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »
Ce psaume est classé dans la catégorie des psaumes de confiance. Le thème dominant dans ces psaumes est une  confiance sans faille dans le Seigneur. Ces psaumes expriment la joie d’être avec le Seigneur et du désir de vivre toujours en sa présence : « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,  pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple. «  (Ps 27, 4)
 Le psaume 16 est l’un des plus beaux parmi les psaumes de confiance ;  il exprime un attachement absolu au Seigneur : « J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » (Ps 16, 2) Le priant y exprime sa reconnaissance : « Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit »  (Ps 16, 3) et aux versets huit à onze, le priant exprime une confiance sans limite : « Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.  Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices ! » (Ps 16, 8-11).
Au psaume 23, le priant donne  la description d’un endroit qui invite au repos et à la confiance (v1b à v3a). Sans pasteur, la brebis aurait erré, cherchant en vain son chemin vers de bons pâturages. Mais le pasteur connaît ses brebis et il les conduit vers les lieux où il fait bon vivre et refaire ses forces pour mieux reprendre la route ensuite.

Vous pourriez aussi vous attarder suer les psaumes 11, 27, 90, 120 125, 131 qui sont aussi de très beaux psaumes de confiance. dans les psaumes de confiance, il y a deux idées que nous  retrouvons souvent : se croire en sécurité et s’abriter… se confier à….

Le psaume  vingt-sept se divise en deux parties très distinctes. La première partie est une protestation de confiance bannissant toute crainte (versets 1 à 6) ; la seconde relève les supplications d’une personne dans la détresse (versets 7 à 14). Aucun indice dans ce texte ne permet d’identifier le priant : est-il un simple fidèle ? est-il un roi ? est-il un prêtre du temple ? ou le roi David lui-même qui serait l’auteur de ce poème ? Une chose est sûre, le priant y exprime une confiance sans bornes : « Mon père et ma mère m’abandonnent ; le Seigneur me reçoit. » (v 10)

Dans les premiers versets, nous trouvons des images matérielles : rempart (v 1b), lieu sûr (v 5), tente (v 6b) ; ensuite nous découvrons des images vivantes :  défenseur  (Dieu de mon salut en v 9c), père et mère (v 10)
Le priant  insiste en disant :  » J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :  habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie… » (v 4) : tous ses combats, toutes les épreuves rencontrées, toute ses tentations ne lui feront pas oublier que la maison du Seigneur est au bout du chemin ! Le priant cherche la face de Dieu. (vv 8-9) et sans la lumière qui rayonne de sa face, la vie du fidèle n’aurait aucun sens  (v 9d)

Compléments

◊   Un pénitent sincère et sa prière exprime toute sa confiance dans le Seigneur.→ Psaume 25 : Prière dans l’épreuve

◊ Psaume 23 →  Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien (Ps 23, 1-6)-Étude comparée de textes bibliques.

Publié dans Psaumes | Pas de Commentaire »

12
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS