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Revenons à Dieu de tout notre coeur car il est lent à la colère et plein d’amour. (Jl 2, 12-13)

Posté par diaconos le 26 février 2014

Le temps du Carême arrive

Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi. Tu peux consolider ta foi par la lecture de la Bible, par le jeûne qui libère, par l'amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous. Cette phrase est importante : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le !" Écouter le Christ, c'est reprendre, la relecture de l'Évangile. Écouter le Christ, c'est le regarder aimer, et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi. Tu peux consolider ta foi par la lecture de la Bible, par le jeûne qui libère, par l’amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous. Cette phrase est importante : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Écouter le Christ, c’est reprendre, la relecture de l’Évangile. Écouter le Christ, c’est le regarder aimer, et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

Pendant les 40 jours du Carême, du Mercredi des Cendres 5 mars au dimanche de Pâques 20 avril 2014, les catholiques du monde entier préparent leur cœur à la fête de la résurrection du Christ, le jour de Pâques. Ils sont invités à changer de vie, à se “convertir”, au sens littéral du terme, c’est-à-dire à “se tourner vers” Dieu et vers autrui, en pratiquant la prière, le partage et le jeûne.

 Source de l’image → Les temps forts du Carême 2014 – Diocèse d’Arras

Ce temps de Carême, nous invite à chercher dans la prière, dans les liturgies pénitentielles et les sacrements, une communion plus intense avec Jésus Christ, notre libérateur.

Paul dans sa lettre aux Chrétiens de Rome leur rappelle que la vie nouvelle en Jésus pèse plus lourd que le péché du monde et la mort qui en est le salaire. Dans la croix et la résurrection du Christ s’enracine notre espérance d’une victoire des hommes sur le péché et la mort. Puisse notre foi dans cette vie nouvelle que Jésus Christ fait jaillir pour toute l’humanité être  plus forte que nos découragements !

Avoir la  foi ne nous épargne pas des moments de doute. Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi. Tu peux consolider ta foi par la lecture de la Bible, par le jeûne qui libère, par l’amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous.

Compléments

◊  Premier jour du Carême →   Mercredi des cendres

◊ Le Carême est un temps fort →   Revenez à moi de tout votre coeur ! (Jl 2, 12)

◊ Office religieux →  La liturgie du Mercredi des Cendres

Liens externes

♥ Liste de liens utiles pour les paroisses  →   Carême 2014 – Diocèse de Paris

  Campagne de Carême 2014 → Entraide et Fraternité

Message du pape François pour le Carême 2014 → Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté

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Être comme Dieu

Posté par diaconos le 19 février 2014

Homélie pour le septième dimanche ordinaire de l’année A

AuteurPère Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France)

Références bibliques →  Lv 19, 1-3.17-18  ; Psaume 192  ;  1 Co 3, 16-23  ;  Mt 5, 38-48

Être comme Dieu

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Être fils et fille de Dieu, c’est aimer comme il aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien pour attitrer notre amour, c’est aimer comme Dieu aime. Nous savons qu’en l’aimant, il prendra du prix à nos yeux et qu’il se révèlera bien meilleur qu’il ne paraît. Dieu seul sait aimer d’un tel amour créateur, mais son amour est contagieux.

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Être fils et fille de Dieu, c’est aimer comme il aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien pour attitrer notre amour, c’est aimer comme Dieu aime. Nous savons qu’en l’aimant, il prendra du prix à nos yeux et qu’il se révèlera bien meilleur qu’il ne paraît. Dieu seul sait aimer d’un tel amour créateur, mais son amour est contagieux.

Les lectures bibliques de ce dimanche nous adressent un appel à  être comme Dieu. C’est lui-même qui nous le demande : « Soyez saints car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ». C’est un ordre que Dieu nous donne. Notre vocation c’est la sainteté. Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Sa sainteté c’est celle de l’amour. Cela signifie que nous devons rejeter tout orgueil et toute pensée de haine. En Dieu, il n’y a pas de place pour la vengeance ni pour la rancune. Notre Dieu est Amour. C’est à cela que nous sommes tous appelés.

En ce qui nous concerne, nous savons bien que ce n’est pas gagné. Nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Mais le Seigneur est toujours là et il continue inlassablement à nous appeler à lui. Notre pape François nous dit et nous redit qu’il ne se lasse jamais de nous pardonner. C’est de cette manière qu’il nous conduit vers la sainteté. Il nous appelle à sa propre sainteté qui n’est qu’amour et douceur. Cela nous paraît sans doute bien difficile. Le problème c’est que nous sommes souvent des hommes « de peu de foi ». Mais avec des moyens pauvres, le Seigneur est capable de réaliser des merveilles.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous précise les raisons de cet appel à être comme Dieu. Il nous dit en effet que nous sommes « le temple de Dieu ». Et puisque Dieu est Amour, on peut dire que nous sommes le temple de l’Amour. Si nous sommes vraiment habités par cette présence de Dieu, cela change tout dans notre vie. Cet amour que nous recevons de lui va nous rendre de plus en plus semblables à lui. Il va chasser la haine, la rancune, la violence et toutes les formes de méchanceté. C’est un amour qui ira jusqu’au pardon. C’est à cela que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

Malheureusement, nous faisons mentir Paul tous les jours. Et il le sait très bien. D’ailleurs, sa lettre aux corinthiens  est très polémique. Il y avait beaucoup de divisions dans la communauté des corinthiens. C’est pour répondre à ces problèmes et à bien d’autres qu’il leur écrit cette lettre. Et c’est important aussi pour nous. Comme les habitants de Corinthe, nous ne devons jamais oublier que nous sommes appelés à être les temples de l’Amour. Nous sommes habités par l’Esprit Saint qui nous est donné au jour de notre baptême. Ce que  nous ne pouvons accomplir par nos seules forces est rendu possible par celle du Christ. Il ne cesse de faire appel à ce qui est faible pour réaliser des merveilles.

L’Évangile a de quoi nous surprendre : « Vous avez appris qu’il a été dit : « œil pour œil, dent pour dent… » Cette parole peut nous paraître bien cruelle. En fait, à l’époque, la vengeance était sans fin, implacable et féroce. Elle s’exerçait indifféremment sur le coupable véritable ou présumé, sur un membre de sa famille ou sur un clan. C’était un peu comme les pratiques de la mafia. La loi de l’Ancien Testament était un progrès considérable. Dieu voulait apprendre à son peuple à limiter la vengeance : une seule dent et non pas toute la mâchoire. Nous vivons dans un monde qui souffre de l’escalade de la violence et de la haine. Mais aujourd’hui comme autrefois, Dieu est à l’œuvre pour libérer son peuple de la loi du plus fort.

Mais pour ressembler vraiment à Dieu, il y a une nouvelle étape à franchir. Limiter la vengeance c’est bien. Mais dans son discours sur la montagne, Jésus nous invite à faire un pas de plus. Si nous voulons vraiment ressembler à notre Père des cieux, nous devons nous interdire toute riposte, toute vengeance et toute haine. Ce n’est pas une morale que Jésus nous enseigne, ni une leçon de savoir vivre. Le plus important c’est de découvrir qui est Dieu. Le Dieu de l’Ancien Testament était déjà présenté comme un « Dieu lent à la colère et plein d’amour ».
En fait, nous avons souvent la tête dure : nous nous faisons de fausses images de Dieu. Nous avons du mal à croire qu’il n’est qu’amour. Et pourtant, Jésus ne le dit d’une manière imagée : « Dieu fit lever son soleil sur les bons et sur les méchants et tomber sa pluie sur les justes et sur les injustes ». A l’époque, le soleil et la pluie étaient considérés comme des bénédictions de Dieu. Être comme Dieu, c’est accueillir cet amour universel qui est en lui pour le rayonner et le communiquer autour de nous.

Cet Évangile nous  rejoint dans un monde difficile. Aimer nos ennemis, prier pour ceux qui nous persécutent, c’est bien cela qui nous est demandé. Une chose est sûre : le mal et la violence n’auront pas le dernier mot. C’est avec Jésus et en lui que l’amour obtiendra la victoire finale. En ce jour, nous nous tournons vers toi Seigneur : rends-nous forts dans les épreuves. Tu nous as envoyé ton Fils pour nous faire partager ta sainteté. Ouvre nos cœurs à ce mystère. Attire-nous dans cette lumière. Amen

Pour visiter les sites du Père Compazieu, cliquez sur les liens ci-dessous

Puiser à la Source -   Le Vallon   –     http://avecjesus.eklablog.com/-c718571

http://dimancheprochain.org

◊ Contact → Adresse : Presbytère 12330 MARCILLAC VALLON  – Téléphone : 05 65 71 73 31

rose homélie pour le dimanche des rameaux et de la Passion dans fêtes religieuses Merci au Père Jean Compazieu pour son homélie

  Avec mes salutations amicales et fraternelles

  croix-diaconale4 eucharistie dans Homélies Michel Houyoux, diacre permanent

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Septième dimanche du temps ordinaire de l’année A

Posté par diaconos le 18 février 2014

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires  que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous. Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. » Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous.
Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »
Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

L’ancienne loi demandait d’aimer son prochain comme soi-même. Mais le Christ est encore plus exigeant : « Aime tes ennemis et prie pour ceux qui te persécutent. » Lui-même, en croix, supplia son père en disant : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Source de l’image →Moi, je suis saint

La première lecture est tirée du livre des Lévites  (Lv 19, 1-2.17-18)

Pas de haine, pas de rancune, tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Le Seigneur adressa la parole à Moïse : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël ; tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu n’auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n’hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché.

Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 103, 1-2, 3-4; 8.10, 12-13 (102)

La théologie et la spiritualité de ce psaume en font l’une des plus belles prières du psautier. L’apôtre Jean semble s’en être inspiré pour rédiger sa première épître. Cet hymne était chanté lors de la fête du Kippur, célébrée le dix du mois de Tiskri (fin septembre-début octobre). Le verbe “bénir” en est le mot clé : d’un côté Dieu bénit (versets 3 à 19), de l’autre côté l’homme répond en bénissant Dieu par la louange (versets 20 à 22). L’entrelacement des deux bénédictions relie les différentes parties de ce psaume.

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R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse.Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la première lettre aux Corinthiens   (1 Co 3, 16-33)

Celui qui est sage au yeux de Dieu passe pour un fou aux yeux des hommes.
Frères, n’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.
Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. L’Écriture le dit : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n’est que du vent ! Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame. Car tout vous appartient, Paul et Apollos et Pierre, le monde et la vie et la mort, le présent et l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile selon saint Matthieu au chapitre cinq (Mt 5, 38-48)

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Être fils et fille de Dieu, c’est aimer comme il aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien pour attitrer notre amour, c’est aimer comme Dieu aime. Nous savons qu’en l’aimant, il prendra du prix à nos yeux et qu’il se révèlera bien meilleur qu’il ne paraît. Dieu seul sait aimer d’un tel amour créateur, mais son amour est contagieux.

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

L’alliance de Dieu avec les hommes est définitive et universelle   →  Dieu est amour

Liens externes

◊  Catéchèse →   Oeil pour oeil, dent pour dent

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → 8° dimanche ordinaire

Du site « idees-cate.com » →  Aimez vos ennemis. Matthieu 5,38-48.

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Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant (Mt 5, 38-48)

Posté par diaconos le 17 février 2014

Vous avez entendu qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ; veut-il te faire un procès et te prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. » (Matthieu, 5, 38-40)

« Vous avez entendu qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ; veut-il te faire un procès et te prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. » (Matthieu, 5, 38-40)

Introduction

La loi de Moïse demandait d’aimer son prochain comme soi-même. Le Christ va beaucoup plus loin en nous demandant d’aimer nos ennemis et de prier pour les personnes qui nous font du mal.

Références dans la Bible : Lv 19, 1-2.17-18 ; Ps 192 ; 1 Co 3, 16-23 ; Mt 5, 38-48

Source de l’image → La loi du talion appelle-t-elle la violence ou met-elle fin à la violence ?

Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant

« Œil pour œil, dent pour dent » Cette loi du talion apparut en 1730 avant Jésus Christ dans le code Hammourabi, alors roi de Babylone ; on la trouve aussi dans la loi de Moïse. Par cette loi les droits coutumiers tentaient de limiter les excès de la vengeance : on ne devait faire subir à l’agresseur que la même action que lui-même avait  fait subir à sa victime : « Tu ne jetteras aucun regard de pitié : œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. » (Ex 21, 24)

La justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ?

Personne ne fera la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il lui a fait subir. Un jour, Jésus s’adressant à ses disciples leur dit : « Vous avez entendu,  qu’il a été dit   » Œil pour œil, dent pour dent. Eh bien moi je vous dis de ne pas riposter au méchant. » (Mt 5, 39a)

« Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. » (Mt 5,44-45 )

Voilà le message de Jésus. Jusqu’ici on priait contre ses ennemis : « Lève-toi, Seigneur, va à sa  rencontre, renverse-le ! Délivre-moi du méchant par ton glaive ! » (Ps 17, 13)  Maintenant. Il faut prier pour qu’ils se convertissent. Jésus nous a lui-même montré la voie à suivre ; il a voulu le bien de ceux qui voulaient lui faire du mal, il a souffert et est mort pour ceux qui le faisaient souffrir et mourir : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34)

Ce qui est important, c’est de ne pas résister au mal : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais soit le vainqueur du mal par le bien » (Rm 12,21)

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires  que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous.

Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »

Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

La foi c’est essentiellement croire que Dieu m’aime, et qu’Il aime chacun de nous, comme un Père aime son enfant. Est-ce cette foi que je vis ? Est-ce cette foi que je transmets par mon témoignage en tant que chrétien ?  « Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Jésus nous invite donc à un comportement nouveau : pour imiter Dieu, nous devons aller jusqu’à cet amour qui n’est pas simplement un amour de réciprocité : « Je t’aime puisque tu m’aimes » Vivre chrétiennement, c’est aimer comme Dieu aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien, c’est aimer comme Dieu aime. Dieu nous aime d’un amour inconditionnel !

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » C’est pour cela que Jésus nous a aimés : afin qu’à notre tour nous nous aimions les uns les autres.  Si chacun de nous, aujourd’hui, là où il vit, commençait en regardant l’autre avec un autre regard, en s’arrêtant, en l’écoutant sans regarder par terre mais en regardant Jésus, l’autre se sentirait respecté, compris, aimé, peut-être. Cela vaut le coup.

Amen

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

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