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La justice chrétienne trouve sa source en Jésus, le Christ

Posté par diaconos le 7 février 2014

Sixième dimanche ordinaire, année A

« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.

« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. (Mt 5, 17-35)

Les exigences de Jésus vont plus loin que celles de la Loi de Moïse. Au lieu d’un code rigide, Jésus nous lance un appel incessant à nous donner et à nous donner davantage.

Source de l’image → église Saint Pierre Chanel

Homélie 

La justice chrétienne trouve sa source en Jésus, le Christ

 À ses disciples rassemblés autour de lui, Jésus leur affirma : « Ne pensez pas que Je suis venu abolir la Loi de Moïse ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17)  La Loi et les prophètes, c’était une manière courante de désigner toute la Bible (Ancien Testament).La seule chose qu’il revendiqua, au risque de sa vie, c’est la liberté de l’homme.

Jésus est venu parmi nous pour parfaire cette Loi et chose étonnante, dans ce discours, il ne parle pas de pratiques à observer, de jeûnes, de prières à faire ni de bonnes actions à accomplir par lesquelles on mériterait son salut.

Dans ce sermon sur la montagne, Jésus ne parle pas des commandements. Il affirme avec force que la religion de l’Ancien Testament était une étape temporaire, mais nécessaire de l’histoire du salut. Tout doit se réaliser ! (verset 18) Quelle est donc cette justice supérieure qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens ?

Et comment devrions-nous interpréter la Loi ? Jésus introduisit la nouvelle Loi par ces mots : « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis… « (Mt 5, 21-22) Cette revendication de Jésus a dépasser toutes les morales, y compris la Loi donnée par Dieu à Moïse n’est légitime que s’il est l’égal de Dieu.

Pour Jésus, il n’est pas question de rejeter le passé, ni de le conservé tel quel. Il faut lui donner une nouvelle vie. Ce n’est pas parce qu’une tradition est ancienne qu’elle est bonne. Ce n’est pas parce qu’une idée est nouvelle qu’elle est meilleure. Jésus fit comprendre à ses disciples quelle est dans son étendue et sa profondeur la vraie justice, telle que l’établit la loi saisie non dans sa lettre mais dans son esprit. Il le leur montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

  • Premier exemple : l’interprétation du cinquième commandement : Pardonne !
  • Deuxième exemple : l’Interprétation du sixième commandement : Sois fidèle !
  • Troisième exemple : affirme la vérité par un oui ou par un non !

Jésus veut nous faire comprendre qu’il ne s’agit plus de respecter les commandements élémentaires et de s’y conformer ; il s’agit de bâtir, de créer un monde nouveau. Il s’agit de mettre nos forces au service du projet de  Dieu :  » Nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire.« 

 Jésus exige un changement qui requiert une conversion du cœur et non celle de la loi. Il n’instaure pas une nouvelle loi qui soit plus exigeante que celle des Pharisiens ; il remplace les exigences de la Loi par celles beaucoup plus grandes de l’amour. Il n’établit pas une justice nouvelle et plus rigoureuse ; mais il enseigne les exigences de l’amour, qui vont bien au-delà de ce que peut demander la stricte justice.

À notre époque nous nous sommes rendu compte que nous ne respections pas collectivement les droits de plusieurs secteurs de la société et nous avons donc publié diverses chartes affirmant les droits des femmes, par exemple, ou ceux des enfants, ou des handicapés, ou des homosexuels.  Toute cela est important et même nécessaire. Mais aussi longtemps que nous respectons les nouveaux droits des mêmes façons que nous respections les anciens codes, nous vivons encore sous la loi ancienne, et nous risquons d’aboutir à beaucoup d’injustice.

Ce surpassement de la Loi ancienne, que Jésus nous propose, ne peut-être vécu qu’avec lui, avec sa grâce et avec son amour.

Ne restez pas au niveau de la loi ancienne. Si la justice vous demande de donner votre manteau, donnez aussi votre chemise. Si la justice vous donne droit à exiger œil pour œil ou dent pour dent, pardonnez simplement à celui qui vous a offensé ou qui vous a nui. Si le code de comportement moral vous interdit un certain nombre de choses telles que, par exemple, de prendre la femme de votre voisin, Jésus vous demande de surveiller même les désirs de votre cœur.

Recevons l’appel du Christ à vivre le sérieux de nos engagements dans nos relations et dans toute parole donnée, avec confiance : Jésus aussi s’engage à nous aider et à y rester fidèle. L’amour exigeant du Christ n’a rien d’une loi morale rigide et sans appel, mais il est source de renaissance continuelle.

Amen.

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

 

Publié dans Homélies, Temps ordinaire | 1 Commentaire »

 

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