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Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant (Mt 5, 38-48)

Posté par diaconos le 17 février 2014

Vous avez entendu qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ; veut-il te faire un procès et te prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. » (Matthieu, 5, 38-40)

« Vous avez entendu qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ; veut-il te faire un procès et te prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau. » (Matthieu, 5, 38-40)

Introduction

La loi de Moïse demandait d’aimer son prochain comme soi-même. Le Christ va beaucoup plus loin en nous demandant d’aimer nos ennemis et de prier pour les personnes qui nous font du mal.

Références dans la Bible : Lv 19, 1-2.17-18 ; Ps 192 ; 1 Co 3, 16-23 ; Mt 5, 38-48

Source de l’image → La loi du talion appelle-t-elle la violence ou met-elle fin à la violence ?

Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant

« Œil pour œil, dent pour dent » Cette loi du talion apparut en 1730 avant Jésus Christ dans le code Hammourabi, alors roi de Babylone ; on la trouve aussi dans la loi de Moïse. Par cette loi les droits coutumiers tentaient de limiter les excès de la vengeance : on ne devait faire subir à l’agresseur que la même action que lui-même avait  fait subir à sa victime : « Tu ne jetteras aucun regard de pitié : œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. » (Ex 21, 24)

La justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ?

Personne ne fera la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il lui a fait subir. Un jour, Jésus s’adressant à ses disciples leur dit : « Vous avez entendu,  qu’il a été dit   » Œil pour œil, dent pour dent. Eh bien moi je vous dis de ne pas riposter au méchant. » (Mt 5, 39a)

« Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. » (Mt 5,44-45 )

Voilà le message de Jésus. Jusqu’ici on priait contre ses ennemis : « Lève-toi, Seigneur, va à sa  rencontre, renverse-le ! Délivre-moi du méchant par ton glaive ! » (Ps 17, 13)  Maintenant. Il faut prier pour qu’ils se convertissent. Jésus nous a lui-même montré la voie à suivre ; il a voulu le bien de ceux qui voulaient lui faire du mal, il a souffert et est mort pour ceux qui le faisaient souffrir et mourir : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34)

Ce qui est important, c’est de ne pas résister au mal : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais soit le vainqueur du mal par le bien » (Rm 12,21)

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires  que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous.

Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »

Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

La foi c’est essentiellement croire que Dieu m’aime, et qu’Il aime chacun de nous, comme un Père aime son enfant. Est-ce cette foi que je vis ? Est-ce cette foi que je transmets par mon témoignage en tant que chrétien ?  « Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Jésus nous invite donc à un comportement nouveau : pour imiter Dieu, nous devons aller jusqu’à cet amour qui n’est pas simplement un amour de réciprocité : « Je t’aime puisque tu m’aimes » Vivre chrétiennement, c’est aimer comme Dieu aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien, c’est aimer comme Dieu aime. Dieu nous aime d’un amour inconditionnel !

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » C’est pour cela que Jésus nous a aimés : afin qu’à notre tour nous nous aimions les uns les autres.  Si chacun de nous, aujourd’hui, là où il vit, commençait en regardant l’autre avec un autre regard, en s’arrêtant, en l’écoutant sans regarder par terre mais en regardant Jésus, l’autre se sentirait respecté, compris, aimé, peut-être. Cela vaut le coup.

Amen

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

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