• Accueil
  • > Archives pour février 2015

Chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence !

Posté par diaconos le 26 février 2015

Tout le monde croit en quelque chose ou en quelqu’un ! Le croyant croit en Dieu. Mais en quel Dieu ? L’épopée de Jonas est un itinéraire qui se fonde sur une double question : en quel Dieu mets-tu ta foi ? Une fois nommé, le connais-tu vraiment ?

Les habitants de Ninive prirent au sérieux la parole de Jonas et se convertirent. Voyant cela Dieu renonça à les punir et leur donna son pardon.Tout le monde croit en quelque chose ou en quelqu’un ! Le croyant croit en Dieu. Mais en quel Dieu ? L’épopée de Jonas est un itinéraire qui se fonde sur une double question : en quel Dieu mets-tu ta foi ? Une fois nommé, le connais-tu vraiment ?

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève- toi, va à Ninive, la grande ville païenne (1) proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser (2). Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite !  » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. (3) La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau,se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail,ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence (4). Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! « 

En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés (5). (Jn 3, 1-10)

Source de l’image → Première semaine du Carëme: Jonas 3, 1-10

Luc rapporte dans son évangile au chapitre onze (Lc 11, 29-32) que Jésus invita ses auditeurs à se convertir et à faire pénitence et pour appuyer sa recommandation, il leur proposa en exemple la ville païenne de Ninive, qui s’est convertie à la prédication de Jonas, un prophète cité dans l’Ancien Testament. Le livre de Jonas est une parabole. C’est un genre littéraire que Jésus utilisa fréquemment dans ses prédications : raconter une histoire fictive pour illustrer une leçon.

  1. L’histoire précédente est celle du prophète Jonas que Dieu envoya prêcher chez les païens de Ninive. Ninive était une grande ville païenne de l’Assyrie,  qui discernait en elle la plus grande capitale du monde.  Elle se situait sur la rive est (gauche) du Tigre au confluent du Khosr, dans les faubourgs de la ville  de Mossoul, en Irak, dont le centre se trouve de l’autre côté du fleuve. Les deux sites principaux de la cité sont les collines  de Kuyunjik et de Nebī Yūnus.
  2. Trois journées de chemin, c’est-à-dire environ 90 kilomètres de tour .  Cette ville immense (habitat dispersé)  était formée de trois villes distinctes. La première, Dur-Sarrukin, était située près du village actuel de Khorsabad, où l’on a retrouvé le palais du roi Sargon, le destructeur de Samarie (Is 20.1). La seconde, Ninua, à environ 12 kilomètres au sud-ouest de la précédente.  Sur son emplacement se trouvent aujourd’hui les deux villages turcs de Koyoundjik et de Nabî-Junus (le prophète Jonas). La troisième, Calach,  , se situait à environ 25 km au sud-est de la deuxième. Cette ville, déjà mentionnée dans le livre de la Genèse (Gn 10,14) était située dans l’angle formé par le Tigre et son affluent, le Zab. Les espaces vides que ces villes laissaient entre elles, étaient couverts de nombreuses forteresses. Le reste du sol pouvait être livré à la culture, ce qui permettait à la capitale de soutenir un très long siège. On n’a pu s’assurer encore de l’existence d’une muraille commune enfermant l’ensemble des trois villes. La muraille qui entourait la ville du milieu, Ninive était haute de trente mètres et flanquée de 1500 tours de soixante mètres d’élévation chacune ; elle était assez large pour que trois chariots pussent y passer de front.
  3. Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! Ce langage violent, souvent utilisé par les prophètes de l’Ancien testament, signifie en clair : « Convertissez-vous, faites pénitence, le Royaume de Dieu est proche… »  C’est urgent ! Dans un mois il sera trop tard. Jésus a repris de telles paroles. (Mt 18,3 ; Mc 10,15 ; Lc 18,17 ; Lc 13,5 ; Lc 15, 11,24)
  4. Chacun se détourna de sa mauvaise conduite à l’appel d’un seul prophète qui passa une seule fois dans les rues de cette grande ville. Telle est la leçon que Dieu veut nous donner. Telle est la leçon que Jésus veut implicitement nous enseigner. Aide-moi Seigneur à me convertir, à faire de ce Carême 2015 un vrai parcours de conversion et à me détourner de ma mauvaise conduite. Donne-moi Seigneur de bien profiter du temps qui me reste.
  5. En voyant comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacé. Dieu aime toutes les personnes et n’aime pas punir. Les archéologues ont découverts , par les inscriptions retrouvées sur les monuments assyriens, que ce peuple était très religieux. Tout le récit précédent est fait pour aboutir à cette conclusion : choisir le chemin de la conversion nous amène à être plus heureux, plus vivants. Le mal comporte en lui-même son propre châtiment. La parabole du mauvais riche le montre très bien. (6)
  6. Catéchèse →  Le pauvre Lazare et le mauvais riche (Lc 16, 19-31)

Sur les quarante jours de ce Carême 2015, il y en a sept qui sont déjà passés. Qu’as-tu fait de ces sept premiers jours ? T’es-tu donné de bonnes excuses pour ne pas répondre à l’appel du Christ ? As-tu pris un peu plus de temps pour la prière ? As-tu avancé un peu en ce sens ? Il te reste trente-trois jours pour te préparer à la grande fête de Pâques. Pas de temps à perdre.

Liens externes

◊ Croire aujourd’hui → Le signe de Jonas | Croire Aujourd’hui

◊ Jardinier de Dieu →  Comment comprendre ce signe de Jonas

◊ Le prophète Jonas

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Ancien testament, Carême, Catéchèse, Histoire, Religion | Pas de Commentaire »

Ne faîtes pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! (Jn 2,16)

Posté par diaconos le 24 février 2015

3ième dimanche du Carême, année B

Références bibliques  Ex20, 1-17 ; Ps 18 ; 1 Co. 1,22-25 ; Jn 2, 13-25

Ne faîtes pas de la maison de mon Père une maison de trafic !

Ne faîtes pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! (Jn 2,16) dans Carême 072cwebAprès avoir accompli son premier miracle à Cana en Galilée, Jésus se rendit à Jérusalem et monta au Temple pour prier et pour prêcher la Bonne Nouvelle qu’Il est venu apporter au monde. Mais quelle ne fut pas sa surprise en voyant le Temple de Dieu converti en marché, son Temple, rempli de marchands et de trafiquants de toutes sortes !

Cela avait dû commencer petitement. Un jeune berger qui montait vendre un agneau, une petite vieille qui voulait gagner quelques sous en vendant des pigeons…, et l’affaire grossit petit-à-petit. Des marchands, des trafiquants, des gens qui ne semblaient se soucier que d’une seule chose : amasser de l’argent, faire profit en ce lieu de beauté où l’on vient pour rencontrer Dieu; un lieu où Dieu se fait proche. C’est bien cela que devait être le temple de Jérusalem dans la pensée de Salomon, son premier bâtisseur, et dans le désir de la communauté de pauvres, courageuse et enthousiaste, qui l’avait rebâti au retour d’un exil de quarante ans.

Jésus  fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » (Jn 2, 15-16)

La sévérité de Jésus semble motivée par plusieurs raisons à la fois. Tout d’abord le Temple, dont Dieu désirait faire une maison de prière pour tous les peuples (Is 56,7), un signe de ralliement et d’accueil universel, qui ne répondait que partiellement à sa vocation (Jn 4,21). De plus sa beauté et sa richesse flattaient un peu l’orgueil des hommes au lieu de servir uniquement la gloire de Dieu (Mt 24,1). Enfin et surtout, la désinvolture des gens gênait, en ce lieu de prière, la rencontre avec le Seigneur.

Pour rejoindre Dieu, il fallait passer, trop souvent, à travers tout un réseau de marchands, de marchandises et de marchandages. Les sacrifices, quand ils étaient mal compris, pouvaient devenir un signe extérieur de richesse, et le culte, que certains matérialisaient, installait pour ainsi dire dans le Temple même la vieille idole du cœur humain: le profit. Au Temple, trop d’intermédiaires voulaient servir à la fois Dieu et l’argent : « Enlevez cela d’ici, s’écria Jésus; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic! »

Une erreur serait de penser que Jésus, en chassant les vendeurs du Temple, manifesta un violent mépris pour le commerce et les commerçants. L’acte prémédité du Christ (il a fallu qu’il trouve des cordes, qu’il fasse un fouet, ce qui demande du temps) signifie tout autre chose : c’est tout le culte du Temple, toute la religion qui était devenue un commerce, un marchandage, une histoire de « donnant, donnant ». Et c’est cela que Jésus contesta violemment.

Au Temple, on venait pour offrir des sacrifices. Les riches offraient, par exemple, un bœuf, un taureau ; les moins riches offraient un agneau et les pauvres, une paire de colombes. Mais ces offrandes étaient des gestes intéressés : on donnait pour recevoir. On espérait bien que, grâce à cette offrande, on recevrait en retour l’aide de Dieu pour telle ou telle affaire, ou pour obtenir la santé, ou pour toute autre requête. Avons-nous dépassé ce stade là ?

Par cette action,  Jésus veut nous faire comprendre que Dieu donne gratuitement. Il se donne, même, gratuitement, sans aucun mérite de notre part. Nous avons à passer de la religion du « Donnant, donnant » à la religion accueil de la grâce, accueil du don gratuit de Dieu.

Dieu veut que nous soyons heureux, et il nous en donne le moyen, un moyen bien simple : il suffit d’écouter sa Parole inscrite dans la Loi et d’en vivre (Première lecture). Le chemin est balisé, les commandements sont comme des poteaux indicateurs sur le bord de la route, pour alerter notre regard sur un danger éventuel : « Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard ». (psaume 18)

Veillons, pour que le laisser-aller n’envahisse pas notre conscience! L’incapacité de reconnaître sa faute est la forme la plus dangereuse de cécité spirituelle que l’on puisse imaginer, car elle rend les personnes incapables de s’améliorer. (Benoit XVI).

C’est dans la relation avec Dieu que la foi se vit car la résurrection,  finalement, c’est partout où deux ou trois sont réunis au  nom du Christ qu’une fois encore nous découvrons que nous ne pouvons ni contrôler, ni négocier, ni acheter ce qui donne sens à nos vies. Notre foi doit se vivre  dans l’abandon et la confiance totale en Dieu.

Amen.

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse → Catéchèse : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.  » (Jn 2,16)

◊  Prière communautaire et Méditation  →   Écouter Dieu, c’est essentiel !

◊ Dritten Fastensonntag → 3. Sonntag der Fastenzeit – Lesejahr B (Joh 2,13-25)

◊ Célébration communautaire en Carême → Prière communautaire en Carême : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut. »

◊  Animéepar des laïcs   →  A.D.A.L. pour le troisième dimanche du Carême, année B

Publié dans Carême, Homélies, Religion | Pas de Commentaire »

Où est ton frère ?

Posté par diaconos le 23 février 2015

L’assassinat d’Abel et la punition de Caïn

Caïn, qu’as-tu fait de ton frère ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Maintenant tu es maudit de la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras la terre, elle ne donnera plus ses fruits ; tu seras errant et fugitif sur la terre.

Caïn, qu’as-tu fait de ton frère ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi.
Maintenant tu es maudit de la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras la terre, elle ne donnera plus ses fruits ; tu seras errant et fugitif sur la terre. (Genèse 4, 10)

 

Depuis cette première faute, un déferlement du péché envahit le monde entier : l’assassinat d’Abel par son frère Caïn en est un exemple parmi d’autres. Ce premier meurtre est présenté avec une éloquence singulière dans une page du livre de la Genèse (Gn 4, 1-8),  une page réécrite chaque jour dans le livre de l’histoire des peuples, sans trêve et d’une manière répétée qui est dégradante. Le livre de la Genèse nous donne quelques détails permettant de comprendre le cheminement de Caïn sur le chemin de la perdition : Caïn et Abel étaient enfants d’Adam et d’Ève. Le premier  cultivait la terre et son frère était berger. Après un certain temps, Caïn offrit au Seigneur des produits de sa récolte  et Abel, de son côté, présenta les premiers-nés de son troupeau, en offrant les meilleurs morceaux. (Gn 4, 4b) Lorsque que Caïn vit l’offrande d’Abel acceptée par Dieu, il s’irrita. Son dépit naquit donc de la jalousie ; cette douleur-là est ce que saint Paul appelle : « La contrariété engendrée par le monde ne produit que la mort. » (2 Co  7, 10) Le texte biblique ne révèle pas le motif pour lequel Dieu préféra le sacrifice d’Abel à celui de Caïn ; mais il montre clairement que, tout en préférant le don d’Abel, il resta en  dialogue avec Caïn. Il l’avertit en lui rappelant sa liberté face au mal : l’homme, créé à l’image de Dieu, n’est en rien prédestiné au mal.

Les mauvaises dispositions de son cœur ne se manifestèrent que par l’abattement  qui se peignit sur son visage, mais cet abattement était le signe  de mauvaises intentions. Ici encore, comme après la chute du couple Adam et Ève, Dieu, ayant remarqué son irritation ne laissa pas le pécheur à lui-même ; il consentit à lui parler pour le rendre conscient de sa faute et l’empêcher de descendre plus loin dans le mal. Mais Caïn ne réagit pas à cet appel. Caïn ne tint pas compte de l’avertissement de Dieu, et au lieu de renoncer à son projet, il entraîna son frère à l’écart pour le tuer… La jalousie et la colère l’emportèrent sur l’avertissement du Seigneur, et c’est pourquoi Caïn se jeta sur son frère et le tua. Le livre de la Genèse dans le récit du meurtre d’Abel par son frère Caïn, révèle, dès les débuts de l’histoire humaine, la présence dans l’homme de la colère et de la convoitise, conséquences du péché originel. L’homme est devenu l’ennemi de son semblable.

Pourtant, si Caïn avait renoncé à sa jalousie et à son irritation, il aurait été pardonné par Dieu. Caïn ayant refusé d’atténuer son crime en l’avouant, l’interrogatoire fit place à la sentence. Le Seigneur dit à Caïn :  » Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main.  Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond à travers le monde. Maintenant donc, sois maudit !  » (Gn 4, 10-13a),  Qu’as-tu fait ? Question indignée qui n’attend aucune réponse ; elle a pour but de faire rentrer Caïn en lui-même. Aucun témoin ne vit le meurtre, Caïn crut pouvoir le cacher en le niant ; il dut se convaincre avec effroi de la toute-puissance de Dieu et de sa toute-présence. Le sang innocent répandu cria vers le ciel, siège du juge suprême, jusqu’à ce qu’il fût vengé. À l’aggravation de la faute correspondit celle de la peine : ce n’était plus comme pour Adam, la terre qui devint maudite à cause de sa faute, mais Caïn lui-même fut maudit. Dieu voulut dès le premier meurtre couper court à la vengeance individuelle. Le meurtrier fut condamné à quitter la contrée où il avait vécu jusqu’alors tout en sachant qu’en  plus où qu’il aille, il ne trouvera jamais la paix, ni le fruit de son travail.

Source de l’image : cliquez ici → Caïn après le meurtre d’Abel

 À la base de toute violence contre autrui, il y a le fait de céder à la tentation  du démon, c’est-à-dire de celui qui était homicide dès le commencement. Depuis le commencement du monde, le démon a été homicide parce que la vérité n’était pas en lui et il ne s’est jamais maintenu dans la vérité. C’est un menteur et père du mensonge, le mensonge lui vient tout naturellement. L’Écriture atteste l’influence néfaste de celui que Jésus appela « l’homicide de l’origine. » (Jn 8, 44). Le démon essaya même de détourner Jésus de la mission reçue du Père. (Mt 4, 1-11). La plus grave en conséquence des œuvres du démon est la séduction mensongère qui nous induit à désobéir à Dieu. Le démon peut se servir de nous, à notre insu, pour faire son œuvre de destruction, de division : une parole désagréable peut faire mal, un geste non contrôlé peut provoquer de la violence, des blessures et même la mort. Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat qu’il est bon de mesurer.

Nous avons la tentation de l’indifférence. Le Carême est un temps propice pour montrer de l’intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de  notre participation à notre humanité commune.

Pape François, message pour le Carême 2015

 Nous devons nous aimer les uns les autres, c’est le message que nous avons reçu et entendu dès le commencement loin d’imiter Caïn qui appartenait au démon et qui égorgea son frère » (1 Jn 3,11-12). Ainsi, le meurtre du frère à l’aube de l’histoire donne un triste témoignage de la manière dont le mal progresse avec une rapidité impressionnante : à la révolte de l’homme contre Dieu au paradis terrestre s’ajoute la lutte mortelle de l’homme contre l’homme. De ce récit, l’Église a tiré l’expression de «  péchés qui crient vengeance au ciel » et elle y a inclus, au premier lieu, l’homicide volontaire.  Tout au long de l’Ancien Testament, même lorsque Dieu décide de punir son peuple infidèle, il préserve un reste. Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par elle il obtint le témoignage d’être juste, d’être approuvé de Dieu, de marcher dans ses voies. (He 19,38 ;  Mt 23,35)

Compléments

◊ Homélie pour les funérailles de Béatrice  →  Qu’as-tu fait de ton frère ? (Gn 4, 10)

Liens externes

◊  Pour aller plus loin… → La voix du sang de ton frère crie vers moi du sol …

◊  Conséquences d’un meurtre  → Le meurtre d’Abel par son frère Caïen
◊   La Bible illustrée  pour les enfants → Le début de la folie de l’homme

◊ Vidéo : l’histoire de Abel et Caïn est choquante et éternelle

http://www.dailymotion.com/video/x8vlmh

 

Publié dans Ancien testament, Carême, Dieu, Enseignement, Religion | Pas de Commentaire »

Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

Posté par diaconos le 2 février 2015

La vérité, c’est la parfaite harmonie d’un être avec lui-même et avec la pensée qui a présidé à sa création ; en d’autres termes, l’harmonie entre sa nature et sa destination, qui est Dieu. Dès qu’un être tombe de cette vérité, il se sépare de Dieu qui est la vérité suprême, il devient une vivante contradiction, un mensonge, et il vit Dimanches de Pâquesdans le mensonge. C’est là ce que Jésus nous révèle sur la nature de Satan.

La vérité de Dieu s’est manifestée toute entière en Jésus, le Christ. Sa Parole est vérité, sa Loi est vérité : les offenses à la vérité expriment par des paroles ou des actes, un refus de s’engager dans la rectitude morale ; elles sont des infidélités foncières à Dieu. En tant que chrétien nous devons rendre témoignage, et attester de notre foi en paroles et en actes en gardant une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes. La création du monde, son ordre et son harmonie sont autant d’expression de la Vérité, et l’homme créé à l’image de Dieu exprime également la vérité par la création de ses œuvres.

Combien sommes-nous encore à oser rendre témoignage ? Qui ne connaît les affres de l’incompréhension dans ce monde avide de richesses et de pouvoir ? Et qui d’entre-nous pourrait dire qu’il irait jusqu’à mourir pour ses convictions  ? Osons être de joyeux témoins du message d’amour du Seigneur : « Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés«   (Jn 15,12)

Pour demeurer dans cet amour du Christ, il est indispensable de vivre avec lui comme avec un véritable ami : par la fréquence des rencontres, des conversations, des souvenirs, simplement par le fait d’être ensemble, partageant joies et peines. Les vrais amis ne sont jamais loin, peut-être dans la distance, mais pas dans le cœur. Prenons du temps pour adorer Dieu, pour dialoguer avec Lui, pour Lui exposer nos questions, pour L’écouter. Le Seigneur est vraiment  présent dans son Eucharistie ! Demandons à Jésus qu’attirés par la beauté de son amour, nous vivions toujours fidèlement comme ses disciples. Soyons des disciples,  témoins pour ce monde, sel de la terre, lumière du monde.

Les offenses à la vérité sont nombreuses : faux témoignages, jugement téméraire, médisance, calomnie, flatterie, adulation, complaisance, jactance, vantardise, ironie, mensonges.. Toutes ces offenses demandent réparation morale et  dans les cas graves en plus une réparation financière.

Cependant la vérité ne doit pas toujours être dite : « le droit à la communication de la vérité n’est pas inconditionnel. Chacun doit conformer sa vie au précepte évangélique de l’amour fraternel. Celui-ci demande dans des situations concrètes, d’estimer s’il convient ou non de révéler la vérité à celui qui le demande. » (article 2488 du catéchisme de l’Église catholique) – Concrètement, toute vérité n’est pas bonne à dire. Personne n’est tenu de révéler la vérité à qui n’a pas le droit de la connaître. Tout un programme ! La vérité qui fait mal, la vérité que l’on ne veut pas entendre, la vérité que l’on voudrait modifier.  Voici quelques exemples concrets où la vérité ne doit pas toujours être dite : les secrets professionnels (militaires, médecins, juristes, hommes politiques…), le secret du sacrement de réconciliation, la juste réserve à propos de la vie privée des gens.

En période d’élections, beaucoup s’accordent à penser que les programmes ne sont que des attrapes-nigauds, que de toute façon, ils se sont arrangés d’avance, qu’ils promettent toujours avant, qu’on n’a plus grand-chose après. Tout ceci ne serait-il que tromperie et duperie ? À quant l’éducation des Mass-Média ? La violation de la vie privée est-elle sanctionnée dans certains périodiques ?

Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. (Mc 8,38)

Lien externe

 Jésus est la vérité

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Méditation, Messages | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS