La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi

Posté par diaconos le 28 mars 2015

Dimanche des rameaux et de la passion

Avec le dimanche des Rameaux, commence la grande semaine, celle que l'on appelle "La Semaine Sainte".Elle bouleverse tous nos plans et est un raccourci de tous les drames de l'humanité. Cette semaine le Fils de Dieu se laisse enfermer dans la mort ; dimanche prochain, le jour de Pâques, nous fêterons sa sortie , transfiguré, du tombeau.

Avec le dimanche des Rameaux, commence la grande semaine, celle que l’on appelle « La Semaine Sainte ».Elle bouleverse tous nos plans et est un raccourci de tous les drames de l’humanité. Cette semaine le Fils de Dieu se laisse enfermer dans la mort ; dimanche prochain, le jour de Pâques, nous fêterons sa sortie , transfiguré, du tombeau.

Relève-toi… debout les morts ! C’est l’heure de la Vie ! Les coups durs, les découragements qui nous mettent à terre ne sauraient avoir le dernier mot.

Bouge !  Ça craque un peu aux articulations quand nous restons trop longtemps dans une même attitude, dans les mêmes habitudes. À   quelques jours de Pâques, sortons de notre tombeau, sortons de nous-mêmes, sortons de nos idées reçues, de nos fonctionnements, de nos sécurités.

Allons dehors, humer le vent du large qui nous appelle à plus, au risque, à la nouveauté, à l’inconnu, à la différence… Suivons le fil de la vie dans les évènements heureux et malheureux qui affectent notre quotidien. Suivons Jésus sur des chemins d’humanité, de croissance. Suivons-le sans crainte sur les voies que nous ne voulions pas emprunter : il est le chemin, la vérité et la vie : suivons-le donc avec confiance.

* Source de l’image → Actualité de la paroisse Saint Pierre de l’Océan (France)

Jésus entra à Jérusalem monté sur un ânon

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Mise en condition

Nous voici à la veille d’une nouvelle Semaine Sainte. Comme chaque année, nous méditerons les mêmes textes, nous revivrons les mêmes gestes auxquels la liturgie nous invite. Sans doute les événements de nos vies, heureux ou malheureux, donneront un autre poids et une autre saveur à ces jours particuliers. La semaine sainte est le cœur de toute l’année liturgique.

L’Église de Jérusalem, dès l’an 383, invita les pèlerins à vivre l’entrée triomphale de Jésus dans cette ville. Un peu partout dans le monde, des processions manifesteront, ce jour, que le Christ est entré librement dans sa gloire par le douloureux passage de la souffrance et de la mort. Pour ce dimanche, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la Royauté de Jésus et de sa passion.

Si nous venons à l’église ce dimanche pour acclamer le Christ avec nos rameaux (notre buis..) et réentendre le récit de sa Passion, nous serons engagés à vivre toute cette semaine intimement liés au Christ. Chaque jour de la semaine sainte, nous avons à faire mémoire de l’amour du Christ qui nous sauve et pour vivre vraiment avec le Christ, cette  Semaine sainte », nous sommes invités à participer aux grandes célébrations liturgiques du Triduum Pascal (Jeudi Saint, Vendredi Saint et Veillée Pascale.

Références dans la Bible : Is 50, 4-7 ; Psaume 22 ; Ph 2, 6-11 ; Mc 14, 1-15.47

Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux

Jésus a passé sa vie à écouter et à aider les démunis qui se présentaient à lui. Mais c’est à présent l’heure implacable, celle d’une destinée librement acceptée. Ce qui frappe dans la narration de Marc, c’est d’abord la solitude de plus en plus épaisse dans laquelle s’enfonce Jésus. Dans son agonie, ses trois amis, invités à veiller, se réfugient dans le sommeil. Lors de l’arrestation, les onze prennent la fuite sous les oliviers. Pierre le renie. Solitude atroce de la croix enfin.

 » Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? « 

 À cette solitude s’ajoute le silence de Jésus : pas un mot à Judas, silence devant Caïphe, mutisme face à Pilate. Cette solitude et ce silence montent pourtant que Jésus ne fait qu’un avec son Père dans l’amour :   » Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » dit-il à Gethsémani.

Deux signes inattendus en témoignent : le premier est le rideau d’entrée du Temple se déchirant de haut en bas (Mc 15, 38), signe de la fin prochaine du culte dans ce sanctuaire et du libre accès auprès de Dieu. Le second est la profession de foi du centurion de garde.  » Voyant qu’il avait ainsi expiré, il dit : Vraiment cet homme était le Fils de Dieu. » (Mc 15, 39) Si scandaleuse que soit la croix, elle n’en révèle pas moins le Fils de Dieu.

 Les souffrances morales et physiques, puis la mort que Jésus a dû assumer nous révèlent à la fois jusqu’où le mal peut aller en nous et jusqu’où Dieu va dans l’amour. Le mal et l’amour se conjuguent au présent : les tentations subies par les proches de Jésus, leur aveuglement ou leur paresse, leurs infidélités ou leurs lâchetés sont aussi les nôtres et celles de nos communautés chrétiennes. C’est trop souvent l’indifférence ou une série d’excuses incontournables qui répondent aux appels de Jésus à la prière.

En sa Passion, Jésus ne cessa de prier. Ses deux prières, celle de Gethsémani et celle du Golgotha, Jésus les fit en araméen, sa langue maternelle, sa langue de petit enfant quand Marie lui apprenait à prier. Aide-moi,  Seigneur, à oser prier quand je souffre, pour dire comme toi :  » Éloigne de moi cette souffrance. Pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. »

 L’appât du gain, l’utilisation d’une main d’œuvre mal payée, le gaspillage des richesses … peuvent nous conduire à de vraies trahisons de l’Évangile, sans que nous ressentions le moindre remords. Pierre lui-même s’est publiquement désolidarisé de Jésus jusqu’à le renier trois fois, en jurant ne pas le connaître.

 Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Serions-nous peut-être, et en toutes circonstances, plus fidèles que ces infidèles ? Plus audacieux et plus résolus que ces fuyards ? Manifestement, le Christ ne cesse d’être crucifié !

 La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi et notre soutien dans les inévitables épreuves de la vie quotidienne. Aurons-nous  le courage de marcher aux côtés de Jésus ? Bonne Semaine Sainte !

croix diaconaleFraternellement

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Gesù Superstar →  Commemorazione dell’Ingresso di Gesù in Gerusalemme (Mc 11, 1-10)

◊ Méditation → Le dimanche des Rameaux et de la Passion

Liens externes

♥  Du Père Jean Compazieu → La semaine sainte est le sommet de l’année liturgique

♥  Du site « Idées-Caté » → Le temps de Pâques: semaine sainte

Du mouvement eucharistique des jeunes → L’entrée de Jésus à Jérusalem

L’entrée royale de Jésus à Jérusalem

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