Détournons-nous de tout ce qui peut faire écran.

Posté par diaconos le 13 mars 2015

Extrait du livre des Chroniques au chapitre trente-six

Sous le règne de Sédécias, le dernier roi de Juda, le peuple infidèle et fourvoyé dans l’idolâtrie fut sévèrement puni par Dieu et quelques années plus tard, Dieu eut pitié de lui et le ramena de l’exil.

Édit d’Ecbatane : Cyrus II se concilie les populations soumises par Babylone en leur restituant leurs divinités. Il autorise par un édit le retour des Juifs en captivité à Babylone et ordonne la reconstruction du Temple au frais du trésor royal.

Édit d’Ecbatane : Cyrus II se concilie les populations soumises par Babylone en leur restituant leurs divinités. Il autorise par un édit le retour des Juifs en captivité à Babylone et ordonne la reconstruction du Temple au frais du trésor royal. (Esd 1, 1-4)

14 Tous les chefs des prêtres et du peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les abominations des nations païennes, et ils profanaient la Maison que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.

15 Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.
16 Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
17 Alors le Seigneur fit monter contre eux le roi des Chaldéens, qui tua par l’épée les jeunes gens à l’intérieur du sanctuaire, n’épargna ni le jeune homme ni la jeune fille, ni le vieillard ni l’infirme : le Seigneur les livra tous entre ses mains.
18 Tous les objets, grands ou petits, de la Maison de Dieu, les trésors de la Maison du Seigneur et les trésors du roi et de ses princes, Nabucodonosor emporta tout cela à Babylone.
19 Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu, détruisirent le rempart de Jérusalem, incendièrent tous ses palais, et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
20 Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses.
21 Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : « La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés. »
22 Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – :
23 « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que le Seigneur son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem ! »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».     
Source de l’image →  CYRUS, roi de Perse, ami d’Israël
L’exil des juifs fut organisé par Nabuchodonosor en l’an 587 avant Jésus-Christ, après la destruction du Temple. Le retour de captivité fut autorisé après l’édit de Cyrus en l’an 538. Ces deux évènements furent pour l’auteur du livre des Chroniques l’occasion de faire une lecture religieuse de l’histoire. Ce texte met en avant que le Seigneur n’est pas infidèle à son alliance avec son peuple, c’est ce dernier qui s’est détourné de lui (v14-v16). Son peuple se moqua des prophètes et sombra dans l’idolâtrie. Israël s’achemina ainsi vers une catastrophe humanitaire (v17-v20)  
Dieu est toujours fidèle. C’est par le roi Cyrus (538 av. J-C) qu’il a accompli la promesse de Jérémie annonçant que les exilés rentreront dans leur pays et y rebâtiront le Temple. Lorsque le roi perse devint maître de l’empire babylonien, il fit publier un édit de libération, rapporté dans le livre d’ Edras au chapitre un.
La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplit la parole du Seigneur, sortie de la bouche de Jérémie, le Seigneur éveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, et il fit faire de vive voix et aussi par écrit, dans tout son royaume, un édit de libération : Ainsi a dit Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terre et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, qui est en Juda. Quiconque d’entre vous est de son peuple, que son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem qui est en Juda et bâtisse la maison du Seigneur, le Dieu d’Israël ; c’est le Dieu qui est à Jérusalem. Et tous ceux qui sont demeurés de reste dans tous les lieux où ils s’étaient établis comme étrangers, les habitants du lieu leur viendront en aide avec de l’argent, de l’or, des dons en nature et du bétail, ainsi que par des dons volontaires pour la maison du Dieu qui est à Jérusalem. » (Esd 1, 1-4)
Au-delà de l’aspect habile de cette décision politique où chaque région aura  une autonomie et la liberté de culte  reconnue officiellement , il y est reconnu un respect de la personne qui rejoint le projet universel de Dieu. À notre époque, des puissances, des groupes de pression et des idéologies à la mode voudraient s’imposer à tous et dominer le monde. Nos journaux et les médias nous en informent presque quotidiennement. Cet Édit de Cyrus pourrait nous donner quelques idées pour prier pour les minorités dans le monde…
L’Édit de Cyrus va très loin car il demande aux habitants d’aider les juifs à leur retour de captivité et aussi à les aider à reconstruire leur Temple. De nos jours, où les sectarismes sont nombreux, nous devrions tirer de cet Édit quelques leçons pour le  « VIVRE ENSEMBLE ». De quel côté nous situons-nous ? Du côté des ténèbres, de l’injustice criante, des disparités sociales, de l’indifférence ? Ou bien du côté de la lumière qui éclaire nos gestes de chaque jour dans le sens de la vie du Christ ?
Profitons de ce temps de Carême pour retourner vers ce Dieu de la vie, avant qu’il ne soit trop tard ! Retournons vers ce Dieu qui nous demande avec insistance de nous détourner de tout ce qui peut faire écran.

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Écoutez ma voix : je serai votre Dieu et vous serez mon peuple (Jr 7,23-28)

Posté par diaconos le 12 mars 2015

Extrait du livre de Jérémie au chapitre sept

Je vous donnerai un cœur nouveau,     je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre,     et je vous donnerai un cœur de chair.

Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau.
J’enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

23 Mais voici l’ordre que je leur ai donné : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. »

24 Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage.
25 Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes.
26 Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
27 Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas.
28 Alors, tu leur diras : Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

« Écoutez ma voix : je serai votre Dieu… » dit le Seigneur au peuple élu.  Jésus pleurant du mont des Oliviers ,tout  regardant Jérusalem, a dit à peu près les mêmes paroles … : « Jérusalem, Jérusalem . Combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes et tu n’as pas voulu… « Voilà un peuple qui n’a pas été attentif à la voix du Seigneur et ne s’est pas laissé former par lui… peuple infidèle, peuple malheureux !

« Écoutez ma voix : je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. » C’est dans ce contexte d’amour que nous pouvons comprendre les invitations suivantes : suivre jusqu’au bout les invitations que je vous ai prescris, afin que vous soyez heureux ! (Jr 7,23b) Ici nous est rappelé le lien existant entre la fidélité à Dieu et la joie.  C’est ainsi que Dieu aime chacun de nous , c’est ainsi qu’il aime le monde aussi . Les rencontres, les évènements tout nous parle de Lui. Si nous voulions l’ écouter, l’entendre, lui répondre … « vous serez heureux » nous dit-il . C’est son désir de Père.

Prions le Seigneur pour  les personnes  qui essaient d’être fidèles pour qu’elles puissent trouver dans leur cœur, et mêmes dans leurs épreuves, cette satisfaction : la fidélité à Dieu engendre la joie( dans un sens spirituel). Aide-moi Seigneur à ne jamais être triste que d’une seule chose : de mes péchés.

« Ils ont tourné leur dos et non leur visage. » (Jr 7, 24c) Déception de Dieu parce qu’il voit que son peuple ne l’a pas écouté, ni répondu à son appel. C’est l’insoumission, le contraire de la souplesse, de l’ouverture. De nous aussi Dieu attend notre visage, face à face comme les gens qui s’aiment vraiment. Quand nous nous détournons de Dieu, Dieu pourrait nous redire ces mêmes mots : « Tu ne m’as pas écouté, tu ne me prêtes pas l’oreille, tu m’as tourné le dos ! »  Alors, aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur ! »

Écoutons la voix du Seigneur, notre Dieu. Le thème de l’écoute est essentiel : Écoutons, écoutons Dieu. Pas seulement lorsque nous participons à la messe. En ce temps de Carême, il  y a bien une parole de l’Évangile que j’ai à méditer chaque jour. Pensons y !

Pour Jésus, la vie du chrétien est un combat :  « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » (Lc 11, 23) Trop souvent nous ne sommes chrétiens qu’à moitié, dans un mélange d’acceptations et de refus. C’est une invitation à se mettre se son côté, en vivant l’Évangile au cœur de nos journées.  Jésus ne dissimule pas le risque que nous courrons quand nous marchons avec Lui : les forces du mal pourraient revenir pour nous vaincre. Soyons sincère dans notre foi et soyons prêts aussi à la défendre en toute occasion.

Compléments

◊ La parole du Christ fait-elle aussi autorité dans nos vies ? → Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? (Mc 1, 21-28)

◊ Le Christ s’offre à faire de toi un être de communion. Que Lui répondras-tu ? →   Es-tu venu pour nous perdre ? (Mc 1, 21-28)

◊ Catéchèse →  Catéchèse : « Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. » (Jn 3, 21a)

Lien externe

◊  Celui qui n’est pas avec moi est contre moi  →  La tolérance du Christ

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La Loi du Seigneur révélée à Moïse (Ex 20, 1-17)

Posté par diaconos le 8 mars 2015

Dieu indique à son peuple, en quelques mots, dictés à Moïse sur la montagne du Sinaï, comment vivre avec lui et le prochain

Dieu indique à son peuple, en quelques mots, dictés à Moïse sur la montagne du Sinaï, comment vivre avec lui et le prochain

Du livre de l’Exode au chapitre vingt

01 Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :
02 « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
03 Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
04 Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
05 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
06 mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
07 Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.
08 Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
09 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;
10 mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.
11 Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
12 Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
13 Tu ne commettras pas de meurtre.
14 Tu ne commettras pas d’adultère.
15 Tu ne commettras pas de vol.
16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »
Ce récit parle de dix paroles de Dieu : « Le Seigneur dit à Moïse : Écris, toi, ces paroles-là ; car c’est d’après ces paroles-là que j’ai fait alliance avec toi et avec Israël. Et il fût là avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits, sans manger ni boire, et le Seigneur  écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles. (Ex 34, 27-28)
La première partie contient cinq commandements qui rappellent le respect dû à Dieu et à tout ce qui lui appartient : sa personne, son culte, son nom, son jour, enfin ses représentants (les parents). La deuxième partie du Décalogue contient le respect pour la vie du prochain, pour son foyer domestique, pour ses propriétés et pour sa réputation. Et le dixième commandement montre que ce respect doit régler non seulement la conduite extérieure, mais encore les sentiments du cœur. Cette dixième parole renferme la transition de la loi à l’Évangile.

Nous ne savons pas comment ces dix paroles étaient réparties entre les deux tables de pierre sur lesquelles elles furent gravées.  Il est plus simple de penser que la première table renfermait seulement nos trois premiers commandements, et la seconde les sept derniers (depuis celui du sabbat), ce qui donne deux parties d’étendue à peu près égales.

Nous trouvons dans le Deutéronome chapitre cinq, une répétition du Décalogue. Elle présente plusieurs changements dont deux surtout sont importants : Le repos à accorder aux serviteurs et aux animaux domestiques, le jour du sabbat, est motivé par le souvenir que doit garder le peuple de son affranchissement du dur travail auquel il était assujetti en Égypte. Le don de ces deux tables gravées par le doigt de Dieu lui-même est l’un des miracles les plus surprenants que présente l’histoire sainte.

Les premiers mots du verset 2 sont une introduction à tout le Décalogue ; ils seront répétés ailleurs à l’occasion de divers commandements particuliers. En même temps que Dieu rappelle au peuple sa souveraineté universelle, il lui facilite la soumission en éveillant dans son cœur le sentiment de la reconnaissance par le souvenir de la délivrance qu’il vient d’opérer en sa faveur. Dans ce texte, Dieu parle à Israël à la seconde personne du singulier ; tout le peuple est à ses yeux une personne morale.

Tout polythéisme est exclu (v3) : ceci suppose l’omniprésence et l’omniscience de celui qui parle, et par la nature même de celui qui s’appelle Le Seigneur. Le second commandement (v4) : ici, Dieu  veut élever la pensée de son peuple à la hauteur de sa propre nature qui ne peut être enfermée dans aucune forme et limitée à aucun espace.  Si Dieu ne veut pas que l’on porte sur un autre l’adoration qui lui appartient à lui seul, c’est que cet acte serait le commencement de la dégradation et de la corruption de celui-là même qui s’y livrerait : « Attendu que, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu ni ne lui ont rendu grâces, mais ils sont devenus vains dans leurs pensées et leur cœur dépourvu d’intelligence s’est enveloppé de ténèbres. (Rm 1, 21) .

Ne pas glorifier Dieu comme Dieu, ne pas lui rendre grâces, ne pas lui donner son cœur dans une reconnaissance vivante et une entière consécration, c’est, pour toute personne, manquer le but de son être et outrager son Créateur. Agissant ainsi, elle se dérobe à Dieu, à qui elle appartient, et se livre à une idolâtrie grossière ou raffinée. Cet éloignement de Dieu est le péché, source de tous les péchés.

Le troisième commandement (v 7) : l’expression le nom de Dieu renferme pour le peuple tout ce que Dieu lui a révélé de lui-même et pour chaque individu tout ce qu’il s’est approprié de cette révélation. Ce nom est donc pour Israël aussi sacré que Dieu lui-même ; il ne doit être prononcé en aucune manière au service du mal, ni sous la forme du parjure, ni sous celle des formules magiques ; il ne doit pas même être fait de ce nom un usage léger et frivole (comme jurer ... « Non de Dieu ! »

 Le quatrième commandement (v 8à v 11) : l’emploi dans ce commandement du terme le sabbat, au lieu de celui de septième jour  signifie qu’il faut distinguer ce jour-là des autres jours pour en faire un jour de complète cessation du travail  pour le consacrer à Dieu. La loi du sabbat est le seul commandement rituel du Décalogue. Ce fait suffit à montrer sa grande importance.L’obligation du repos hebdomadaire ne, repose plus pour les chrétiens sur le quatrième commandement qui a été aboli par le Christ : « La fin de la loi, c’est Christ pour la justification de tout croyant. » (Rm 10, 4) mais sur l’institution divine rapportée dans le livre de la Genèse, au chapitre deux : « Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il avait cessé de travailler à toute l’œuvre qu’il avait créée pour la faire » Le dimanche, le premier jour de la semaine, a été substitué comme mémorial de la nouvelle création inaugurée par la résurrection de Jésus-Christ. Le Sabbat était le repos après le travail achevé, l’autre est le repos en Dieu préparant l’accomplissement de la tâche nouvelle.

Le cinquième commandement (v 12) : le respect filial est l’une des conditions essentielles de la stabilité des nations. Jésus lui-même a rappelé ce commandement.  Dieu veut qu’après Lui, nous respections nos parents à qui nous devons  la vie. Nous sommes aussi tenus de respecter totutes les personnes que Dieu, pour notre bien, arevêtus de son autorité. Ce commandement annonce les commandements suivants concernant un respect particulier de la vie, du mariage,des biens, de la parole donnée. Il constitue l’un des fondements de la doctrine sociale de l’Église.

Le sixième commandement (v 13) : le bien le plus précieux pour tous, c’est la vie. Les psalmistes l’appellent quelquefois : mon unique. Le meurtre était déjà condamné dans le récit d’Abel et de Caïn, et dans la révélation de Dieu à Noé  : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé; car Dieu a fait l’homme à son image. (Gn 9,6)

Le septième commandement (v 14) : après la vie, le bien le plus précieux  pour chacun devrait être est son foyer domestique et sa femme qui en est le centre :  « Une femme vertueuse est la couronne de son mari, Mais celle qui fait honte est comme la carie dans ses os. » (Proverbes 12,4). L’adultère est à la vie de famille ce que le meurtre est à la vie individuelle : « Vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. « (Dt 22, 22-24)  Aussi la Loi y attachait-t-elle la peine de mort, comme pour le meurtre.meurtre.

Le huitième commandement (v 15) : tu ne commettras pas de vol. La vie de famille repose sur la propriété et attaquer celle-ci, c’est porter atteinte à celle-là. Ce commandement exclut  tout acte par lequel nous portons injustement atteinte à la propriété des autres. Le pendant positif de cet interdit est une exhortation au partage, à la lutte contre la pauvreté. Ce commandement associe la vertu à l’efficacité économique.

Le neuvième commandement (v 16)  : enlever à quelqu’un son honneur, est pire que de le dépouiller de son avoir. Les termes du commandement se rapportent  aux faux témoignages rendus devant les juges, mais aussi à toute déclaration qui peut nuire à la bonne réputation du prochain. Ces quatre derniers commandements caractérisent le péché par ses manifestations extérieures les plus grossières.

Le dixième commandement (v 17) : tu ne convoiteras pas…  Ces mots comprennent tout ce qui appartient à l’homme, même sa femme et ses enfants.  Dieu aime toutes les personnes de la même manière. Il veut le salut de tous. Il compte sur chacun pour faire grandir en lui les graines de l’amour, don de Dieu.  C’est très important pour notre monde qui est bouleversé par la haine, les violences, les guerres… Nous devons éliminer de notre vie tout ce qui est égoïsme, rancune, critique négative. C’est à ce prix que les graines de l’amour, de la justice et de la paix pourront grandir et se développer.

Ces dix paroles ont été le code de la route d’un peuple sorti de l’esclavage et qui marcha vers la liberté sous la conduite de Dieu. Ce code peut nous paraître simpliste au regard de l’Évangile, mais pouvons-nous prétendre vivre de l’Évangile sans être d’abord  fidèle à ces commandements ?

  • Quelles sont les idoles qui m’asservissent ?
  • Ma parole est-elle toujours claire, vraie, sans faux-fuyants ?
  • Ai-je le total respect des autres, de leur foyer, de leurs biens, de leur vie ?
  • Quelle est mon comportement à l’égard de mes parents  âgés ?
  • Quelle place Dieu a-t-il dans ma vie ?.

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Les dix  commandements

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Joseph vendu par ses frères et emmené en Égypte (Gn 37, 3-28)

Posté par diaconos le 6 mars 2015

Un jour où Joseph rejoignit  ses frères partis faire paître les troupeaux, les frères complotèrent contre lui. L'aîné, Roubène, ne souhaita pas que Joseph fut tué. Il sera dépouillé de sa belle tunique jeté au fond d'un puits.

Un jour où Joseph rejoignit ses frères partis faire paître les troupeaux, les onze frères complotèrent contre lui. L’aîné, Roubène, ne souhaita pas que Joseph fut tué. Il sera dépouillé de sa belle tunique et  ensuite jeté au fond d’une citerne de ce désert..

03  Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix.

04 En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
05 Joseph eut un songe et le raconta à ses frères qui l’en détestèrent d’autant plus.
06 « Écoutez donc, leur dit-il, le songe que j’ai eu.
07 Nous étions en train de lier des gerbes au milieu des champs, et voici que ma gerbe se dressa et resta debout. Alors vos gerbes l’ont entourée et se sont prosternées devant ma gerbe. »
08 Ses frères lui répliquèrent : « Voudrais-tu donc régner sur nous ? nous dominer ? » Ils le détestèrent encore plus, à cause de ses songes et de ses paroles.
09 Il eut encore un autre songe et le raconta à ses frères. Il leur dit : « Écoutez, j’ai encore eu un songe : voici que le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. »
10 Il le raconta également à son père qui le réprimanda et lui dit : « Qu’est-ce que c’est que ce songe que tu as eu ? Nous faudra-t-il venir, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner jusqu’à terre devant toi ? »
11 Ses frères furent jaloux de lui, mais son père retint la chose.
12 Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père.
13 Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Il répondit : « Me voici. »
14 Jacob reprit : « Va voir comment se portent tes frères et comment va le troupeau, et rapporte-moi des nouvelles. » C’est de la vallée d’Hébron qu’il l’envoya, et Joseph parvint à Sichem.
15 Un homme le rencontra alors qu’il était perdu en pleine campagne, et lui demanda : « Que cherches-tu ? »
16 Il répondit : « Je cherche mes frères. Indique-moi donc où ils font paître le troupeau. »
17 L’homme dit : « Ils sont partis d’ici, et je les ai entendu dire : “Allons à Dotane !” » Joseph continua donc à chercher ses frères et les trouva à Dotane.
18 Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir.
19 Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive !
20 C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »
21 Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. »
22 Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
23 Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait,
24 ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau.
25 Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte.
26 Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ?
27 Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent.
28 Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »..
◊ Source de l’image → La saga des patriarches au chapitre XXVII
L’histoire de Joseph vendu par ses frères exprime tout le plan de la rédemption : Dieu nous sauve par les épreuves d’un juste persécuté par ses frères. Cette histoire préfigure aussi celle de Jésus. Joseph était le fils préféré de Jacob car il était le fils de sa vieillesse (v 3). Joseph était le plus délicat de ses fils. Ses frères étaient rudes et sans scrupules et devinrent rapidement jaloux (vv4-11). Leur jalousie alla jusqu’à la folie et le désir d’éliminer Joseph ; ils complotèrent pour le faire mourir : « Venez, tuons-le ! (vv 18-20). Dieu accepte que des personnes suivent des chemins contraires vers le bien ou vers le mal, mais il ne veut pas que ceux qui choisissent le bien oublient les autres.

Partout où quelqu’un est tué dans le monde, partout ou du sang coule sur un visage brutalisé, c’est le visage ensanglanté de Jésus qui se perpétue.  Roubène, l’aîné de ses frères se sentant une responsabilité plus grande, choisit pour empêcher le crime un moyen détourné : « Ne le frappons pas à mort. » (v 21)  Roubène ne chercha qu’à  obtenir qu’une chose, c’est qu’on le descendit vivant dans cette citerne du désert (v 22). Ces citernes étant plus larges au fond qu’à l’orifice, les frères de Joseph pouvaient être sûrs qu’il ne pourrait s’en sortir seul :  » Ils ont anéanti ma vie dans la fosse, Et ont jeté une pierre sur moi.«  (Lamentations 3, 53)

Après avoir descendu Joseph dans la citerne , ils s’assirent pour manger (v 25). Survint alors une caravane d’Ismaélites, vivant dans le désert, et faisant le commerce entre l’Asie occidentale et l’Égypte. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte (v 25). Ces résines odoriférantes étaient employées en grande quantité par les Égyptiens pour l’embaumement des corps, pour les encensements à faire aux dieux, pour la purification de l’air et la préparation des couleurs. Aujourd’hui encore, des caravanes composées de ces mêmes habitants du désert transportent de la même manière ces mêmes produits en Égypte.

Les frères de Joseph le vendirent pour vingt pièces d’argent : pour de l’argent, on abîme des personnes. pour de l’argent, Judas a vendu Jésus aux grands-prêtres (vv 26-28). Joseph vendu par ses frères les sauvera quelques années plus tard, quand la famine viendra et qu’ils viendront eux-mêmes en Égypte. Jésus aussi sauve les personnes qui ne l’aiment pas !

Les onze frères de Joseph crurent faire leur affaire en se débarrassant de lui. En fait, et la suite de cette histoire nous l’apprendra, ils firent l’affaire de Dieu. Ils contribuèrent, sans le savoir, à la réalisation d’un projet de Dieu : le peuple hébreu s’installera en Égypte pour quelques siècles.

Aide-nous Seigneur, à voir ton dessein dans les évènements qui nous arrivent ou qui arrivent à ton Église.

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