La conversion de Saul (Ac 9, 1-20)

Posté par diaconos le 27 avril 2015

Récit extrait du livre des actes des apôtres au chapitre neuf

Voici comment le Christ vint conquérir le persécuteur le plus acharné des chrétiens…

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem leur parlait ainsi : « Je suis Juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, j’ai reçu, à l’école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse, comme vous le faites tous aujourd’hui.J’ai persécuté à mort les adeptes de la Voie que je suis aujourd’hui ; je les arrêtais et les jetais en prison, hommes et femmes ; le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent en témoigner. Eux-mêmes m’avaient donné des lettres pour nos frères et j’étais en route vers Damas : je devais faire prisonniers ceux qui étaient là-bas et les ramener à Jérusalem pour qu’ils subissent leur châtiment. Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa soudain. Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix qui me disait : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?’ Et moi je répondis : ‘Qui es-tu, Seigneur ? — Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.’ Mes compagnons voyaient la lumière, mais ils n’entendaient pas la voix de celui qui me parlait, et je dis : ‘Que dois-je faire, Seigneur ?’ Le Seigneur me répondit : ‘Relève-toi, va jusqu’à Damas, et là on t’indiquera tout ce qu’il t’est prescrit de faire.’ Comme je n’y voyais plus, à cause de l’éclat de cette lumière, mes compagnons me prirent par la main, et c’est ainsi que j’arrivai à Damas. Or, Ananie, un homme religieux et fidèle à la Loi, estimé de tous les Juifs habitant la ville, vint me trouver et, arrivé auprès de moi, il me dit : ‘Saul, mon frère, retrouve la vue.’ Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis. Il me dit encore : ‘Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus.’ Source : AELF Eclairage sur la conversion de Saint Paul Approfondir votre lecture     Liens utiles     « La conversion de saint Paul en images » : sur le site internet du diocése de Paris, conférence de Sylvie Bethmont-Gallerand     Dossier sur la conversion de Saint Paul sur le site liturgiecatholique.fr Dernières actualités     21/04     Le Pape, consterné après le meurtre d’otages éthiopiens     20/04     Naufrage en Méditerranée : le Pape exprime sa douleur     20/04     Marthe Robin, une vie inutile et absurde ?     14/04     Un site d’accueil et de partage pour le diocèse d’Amiens     13/04     Génocide arménien : l’Église fait mémoire Toute l'actualité Derniers dossiers     16/01     Attentats en France     01/06     Synode des évêques sur la famille     29/05     Canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II Tous les dossiers

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem leur parlait ainsi : « Je suis Juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, j’ai reçu, à l’école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse, comme vous le faites tous aujourd’hui.J’ai persécuté à mort les adeptes de la Voie que je suis aujourd’hui ; je les arrêtais et les jetais en prison, hommes et femmes ; le grand prêtre et tout le conseil des Anciens peuvent en témoigner. Eux-mêmes m’avaient donné des lettres pour nos frères et j’étais en route vers Damas : je devais faire prisonniers ceux qui étaient là-bas et les ramener à Jérusalem pour qu’ils subissent leur châtiment. Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa soudain.
Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix qui me disait : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?’ Et moi je répondis : ‘Qui es-tu, Seigneur ? —  Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.’ Mes compagnons voyaient la lumière, mais ils n’entendaient pas la voix de celui qui me parlait, et je dis : ‘Que dois-je faire, Seigneur ?’

01  Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur, 02 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.

03 Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
04 Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »

Source de l’image 

05 Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
06 Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
07 Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
08 Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
09 Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananias ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
11 Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
12 et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananias, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
13 Ananias répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
14 Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
15 Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
16 Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
17 Ananias partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
18 Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
19 Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
20 et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »
Dès sa jeunesse Saul éprouva le besoin de se mettre au service de Yahweh. C’est pour cela qu’il alla à Jérusalem pour l’étude de la Loi juive avec les meilleurs érudits en cette matière, notamment chez  un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi honoré de tout le peuple. À Saul reconnu par ceux-ci d’être un homme sur qui l’on pouvait compter, ils confièrent la tâche d’éliminer les chrétiens de leurs communautés.
Saul se mit rapidement à faire ce travail avec zèle pour le bien de sa religion,  il en était convaincu. (Ac 9, 1-2)
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Sur la route de Damas, il fut environné d’une lumière éclatante et précipité à terre par une force invisible ;  il entendit une voix forte : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? »  Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? »  Il croyait s’attaquer aux adeptes de la nouvelle doctrine, mais c’est le Christ qu’il combattait : « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez » (Mt 25, 31-40) l comprit que c’est Jésus qu’il persécutait. (Ac 9, 3-6) Auparavant, Saul se sentait bien car il était persuadé d’être juste en s’attaquant aux adeptes de cette nouvelle doctrine enseignée par Pierre et ses collaborateurs. Dans sa prière, il remerciait Yahweh d’avoir fait de lui un croyant digne  et actif dans sa communauté.  À présent, il réalise que sa foi n’est que fanatisme et que son assurance de croyant fidèle ne dissimule pas son orgueil. Le Seigneur lui ordonna de se lever et d’entrer dans la ville, où il serait renseigné sur ce qu’il devra faire.
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Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne vit plus rien car il était devenu aveugle. Ses compagnons de route le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. (Ac 9, 7-8)  Au chapitre 22, Luc rapporte cette Parole de Saul :  «  Et comme je n’y voyais pas, à cause de l’éclat de cette lumière, j’arrivai à Damas, ceux qui étaient avec moi me conduisant par la main. » La cécité fut causée par l’éblouissement de la lumière. (Ac 22, 11)
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 Conduit par ses compagnons de route, il entra  à Damas, comme un pauvre aveugle, brisé, plein d’angoisse, dépendant des autres.  Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Il comprit alors que Dieu l’accueille, le choisit et le pardonne : « Cet homme sera mon instrument de choix »  (Ac 9, 15)  Le Seigneur, répondant à la prière de Saul, lui  fit connaître par une vision qu’il va lui envoyer Ananias , l’un des premiers Juifs à s’être convertis au christianisme et membre de l’Église de Jérusalem; Ananias fut pour Saul  un messager de bonne nouvelle qui lui rendit la vue. (Ac 9, 13) 

Ananias imposa les mains sur la tête de Saul de Tarse. Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. (Ac 17-18) Depuis son baptême, Jésus fut pour Paul un vivant. Telle fut la première phase de la conversion de Saul.

La question posée sur la route de DAMAS  « Qui es-tu Seigneur » et la réponse  « Je suis Jésus, celui que tu persécutes » le poursuivront toute sa vie et toutes ses lettres (épîtres) trouveront leur inspiration dans ce dialogue.

Devenant un instrument de choix pour le Christ, Saul changea  son nom : Il s’appellera désormais Paul de Tarse. De culture grecque, il étendra l’Église, qui jusqu’à lors était confinée en milieu juif, composée de juifs acquis à la nouvelle doctrine prêchée par les apôtres, aux autres pays. Aux moments importants de l’histoire, le Christ appelle  des personnes pour leur confier une mission particulière. En voici quelques exemples : François d’Assise, Le Père Damien, Charles de Foucault, le pape Jean XXIII Seigneur, Fais de moi aussi, un instrument de ton salut, de ta joie.

De persécuteur qu’il fut, Paul devint dans le plan de Dieu, l’apôtre de la Bonne Nouvelle annoncée au monde païen. Seigneur, transforme nos cœurs. Regarde ces pays où les chrétiens sont arrêtés, bannis ou exécutés. Viens au secours de ces familles chassées de leur pays à cause de leur foi en Toi, celles de Syrie ou d’Irak dont on nous parle tant, aujourd’hui  dans nos journaux.

C’est par les voies de communication que se propage la Bonne Nouvelle. Nous sommes responsables de la propagation de la foi dans notre famille. Remplissons-nous ce rôle concrètement et correctement ?

 Compléments

◊ Homélie →  Chaque fois que tu l’as fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu l’as fait. » (Mt 25, 31-40)

◊ Fête religieuse →   Fête de la conversion de Paul de Tarse (? 8 – ? 67)

◊ Catéchèse → Les premiers chrétiens formaient une fervente communauté (Ac 2,42-47)

Liens externes

◊  La conversion de Saul racontée aux enfants →   Sur la route de Damas

◊ Des cahiers d’étude du religieux → La conversion de Paul, regards croisés

La puissance transformatrice de Christ dans la vie de chacun de nous ! 

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L’échec des justes est source de salut. (Ac 7, 8-60)

Posté par diaconos le 25 avril 2015

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre, fait par saint Luc, dans les Actes des Apôtres, lui attribue cinq plénitudes. Il était plein de foi, parce qu'il croyait fermement tous les mystères et qu'il avait une grâce spéciale pour les expliquer. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de DIEU. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du SAINT-ESPRIT, qu'il avait reçu au cénacle ou par l'imposition des mains des Apôtres.

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre est fait par saint Luc dans les Actes des Apôtres.  Il était plein de foi,  plein de sagesse et personne ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une profonde ferveur  et un parfait amour de DIEU. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du SAINT-ESPRIT, qu’il avait reçu au cénacle ou par l’imposition des mains des Apôtres. (voir le livre des actes des apôtres écrit par saint Luc)

Extrait du livre des actes des apôtres au chapitre sept

Le Dieu de gloire est apparu à notre père Abraham, quand il était en Mésopotamie avant de venir habiter Harrane,

03 et il lui a dit : Sors de ton pays et de ta parenté, et va dans le pays que je te montrerai.
04 Alors, étant sorti du pays des Chaldéens, il vint habiter Harrane ; après la mort de son père, Dieu le fit émigrer de là-bas vers le pays où vous-mêmes habitez maintenant.
05 Et là, il ne lui donna rien en héritage, pas même de quoi poser le pied. Mais il promit de lui donner ce pays en possession ainsi qu’à sa descendance après lui, alors qu’il n’avait pas encore d’enfant.
06 Dieu lui déclara que ses descendants seraient des immigrés en terre étrangère, que l’on en ferait des esclaves et qu’on les maltraiterait pendant quatre cents ans.
07 “Mais, dit Dieu, la nation dont ils seront esclaves, moi, je la jugerai, et après cela ils sortiront et ils me rendront un culte en ce lieu.”
08 Et Dieu lui donna l’alliance de la circoncision. Ainsi, Abraham engendra Isaac et le circoncit le huitième jour. Isaac fit de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.
09 Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être conduit en Égypte. Mais Dieu était avec lui,
10 et il le tira de toutes ses épreuves. Il lui donna grâce et sagesse devant Pharaon, roi d’Égypte, et celui-ci le mit à la tête de l’Égypte et de toute la maison royale.
11 Puis une famine arriva sur toute l’Égypte et Canaan, ainsi qu’une grande détresse, et nos pères ne trouvaient plus de nourriture.
12 Quand Jacob apprit qu’il y avait du blé en Égypte, il y envoya nos pères une première fois.
13 À la deuxième fois, Joseph se fit reconnaître par ses frères, et ainsi, son origine fut dévoilée à Pharaon.
14 Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa parenté, à savoir soixante-quinze personnes.
15 Jacob, alors, descendit en Égypte ; il y mourut, ainsi que nos pères.
16 Ils furent transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté à prix d’argent aux fils de Hemmor, à Sichem.
17 Comme approchait le temps où devait s’accomplir la promesse par laquelle Dieu s’était engagé envers Abraham, le peuple devint fécond et se multiplia en Égypte,
18 jusqu’à ce qu’un autre roi qui n’avait pas connu Joseph arrive au pouvoir en Égypte.
19 Ayant pris des dispositions perverses contre notre peuple, il maltraita nos pères, au point de leur faire abandonner leurs nouveaux-nés pour qu’ils ne puissent pas vivre.
20 C’est à ce moment que Moïse vint au monde ; il était beau sous le regard de Dieu. Il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père,
21 puis abandonné. La fille de Pharaon le recueillit et l’éleva comme son propre fils.
22 Moïse fut éduqué dans toute la sagesse des Égyptiens ; il était puissant par ses paroles et par ses actes.
23 Comme il avait atteint l’âge de quarante ans, la pensée lui vint d’aller visiter ses frères, les fils d’Israël.
24 Voyant que l’un d’entre eux était maltraité, il prit sa défense et frappa l’Égyptien pour venger celui qui était agressé.
25 Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur donnait, par lui, le salut ; mais eux ne comprirent pas.
26 Le lendemain, il se fit voir à eux pendant qu’ils se battaient, et il essayait de rétablir la paix entre eux en leur disant : « Vous êtes frères : pourquoi vous faire du mal les uns aux autres ? »
27 Mais celui qui maltraitait son compagnon repoussa Moïse en disant : Qui t’a établi chef et juge sur nous ?
28 Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l’Égyptien ?
29 À ces mots, Moïse s’enfuit, et il séjourna en immigré dans le pays de Madiane, où il engendra deux fils.
30 Quarante années s’écoulèrent ; un ange lui apparut au désert du mont Sinaï dans la flamme d’un buisson en feu.
31 Ayant vu, Moïse s’étonna de la vision, et lorsqu’il s’approcha pour regarder, la voix du Seigneur se fit entendre :
32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse se mit à trembler, et il n’osait plus regarder.
33 Le Seigneur lui dit : Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte.
34 J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte ; j’ai entendu leurs gémissements et je suis descendu pour les délivrer. Et maintenant, va ! Je t’envoie en Égypte.
35 Ce Moïse que l’on avait rejeté en disant : Qui t’a établi chef et juge ?, Dieu l’a envoyé comme chef et libérateur, avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.
36 C’est lui qui les a fait sortir en faisant des prodiges et des signes au pays d’Égypte, à la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans.
37 C’est ce Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi.
38 C’est lui qui était présent lors de l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos pères : il reçut des paroles vivantes pour nous les donner,
39 mais nos pères n’ont pas voulu lui obéir bien plus, ils le repoussèrent. De cœur ils retournaient en Égypte,
40 quand ils dirent à Aaron : Fabrique-nous des dieux qui marcheront devant nous. Car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.
41 Et en ces jours-là, ils fabriquèrent un veau et offrirent un sacrifice à cette idole : ils se réjouissaient de l’œuvre de leurs mains !
42 Alors Dieu se détourna et les laissa rendre un culte à l’armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : Des victimes et des sacrifices, m’en avez-vous présentés pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?
43 Mais vous avez porté la tente de Molok et l’étoile de votre dieu Réphane, ces images que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. Je vous déporterai au-delà de Babylone !
44 Nos pères, dans le désert, avaient la tente Elle avait été faite d’après les ordres de Celui qui parlait à Moïse et qui lui en avait montré le modèle.
45 Après avoir reçu cette tente, nos pères, avec Josué, la firent entrer dans le pays que les nations possédaient avant que Dieu les chasse loin du visage de nos pères. Cela dura jusqu’au temps de David.
46 Celui-ci trouva grâce devant Dieu et il pria afin de trouver une demeure au Dieu de Jacob.
47 Mais ce fut Salomon qui lui construisit une maison.
48 Pourtant, le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme le dit le prophète :
49 Le ciel est mon trône, et la terre, l’escabeau de mes pieds. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, quel sera le lieu de mon repos ?
50 N’est-ce pas ma main qui a fait tout cela ?
51 Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !
52 Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
53 Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
54 Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
55 Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
56 Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
57 Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
58 l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
59 Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
60 Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
♦ ♦ ♦
Les premiers chrétiens étaient assidus au temple, et rompaient le pain ensemble dans les maisons ; ils jouissaient de la faveur du peuple.  Les autorités sacerdotales, et spécialement les sadducéens, irrités contre les apôtres qui dans leur enseignement proclamèrent que  le Christ est ressuscité des morts, qui l’avaient vu et même mangé et bu avec lui au bord du lac. Ils se saisirent d’eux et les mirent en prison jusqu’au jour suivant. Après les avoir entendu, ils les relâchèrent avec l’interdiction de parler encore de Jésus.
Parmi les premiers  chrétiens, nous retenons le témoignage de foi d’Étienne,  un juif helléniste converti au christianisme, qui fut choisi avec six autres hommes de bonne réputation, d’Esprit Saint et de sagesse  pour devenir les diacres chargés d’assister les apôtres. La persécution fut lancée par les sadducéens qui haïssaient la doctrine de la résurrection. Les anciens et les scribes et les pharisiens se joignirent à eux. Il s’en suivit un mouvement de révolte populaire qui tourna à l’émeute, dont les adversaires d’Étienne profitèrent pour l’entraîner devant le Sanhédrin.
Devant le Sanhédrin, on confronta Étienne à des faux témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, Moîse, la Loi et le Temple de Jérusalem. Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta d’abord une triple louange de Dieu ; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu, il loua triplement aussi la Loi venue de Dieu, transmise par Moïse et qui donne la vie. Pour terminer, il loua le Temple, commandé par Dieu et construit par Salomon. Le discours d’Étienne devant le Sanhédrin se présente comme une histoire du salut.
Dans ce projet de Dieu, Étienne épingla un fait central  : l’échec des justes est source de salut. Ce fut le cas pour Abraham. (Ac 7, 3-8) Ce fut aussi le cas de Joseph dont la jalousie poussa les patriarches à le vendre comme esclave en Égypte (Gn 37, 28). Mais Dieu le délivra de ses épreuves et lui donna la sagesse qui le fit agréer de Pharaon et lui valut le gouvernement de la maison royale et de tout le pays (Gn 41, 37). Une famine amena les fils de Jacob en Égypte ; Joseph se fit reconnaître par ses frères ; il envoya chercher son père, qui vint s’établir en  Égypte. Il y mourut, ainsi que ses fils après lui ; leurs corps furent transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté des fils de Hémor. (Ac 7, 9-19)
Un troisième exemple est celui de Moïse repoussé par les Israélites . les temps approchèrent où devait s’accomplir la promesse faite à Abraham. Israël se multiplia et fut maltraité. Moïse vint au monde, et fut recueilli par la fille de Pharaon et instruit dans toute la sagesse des Égyptiens. Agé de quarante ans, il visita ses frères, tua un Égyptien qui les maltraitait.  Réfugié au pays de Madian. , il devient le libérateur du peuple, qui refusa de lui obéir. (Ac 7,20-29)
Quarante ans après, Dieu se révéla à Moïse, dans la vision du buisson ardent, et l’envoya en Égypte délivrer Israël. Il donna ainsi pour libérateur à son peuple un homme que ce peuple avait renié. Moïse fit sortir les Israélites d’Égypte et les conduisit pendant quarante ans dans le désert ; il leur promit l’envoi d’un prophète semblable à lui (Dt 18,15). S’entretenant avec l’ange du Seigneur  sur la montagne, il leur transmit des paroles de vie. Mais ils lui refusèrent d’obéir ; ils réclamèrent  d’Aaron des dieux semblables à ceux de l’Égypte, qu’ils puissent voir ; ils sacrifièrent au veau qu’ils fabriquèrent. (Ac 7, 30-41)
Dans le désert, nos pères avaient construit un tabernacle, fait sur le modèle que Moïse avait vu (Ex 25, 8-22). Ils l’introduisirent en Canaan sous la direction de Josué. Il y resta jusqu’aux jours de David. Celui-ci demanda à Dieu la faveur de lui élever une demeure. Son fils Salomon la bâtit. Mais le Très-Haut n’habite pas dans un temple élevé par des hommes. Sa demeure, c’est l’univers qu’il a créé, comme l’enseigne le prophète (Ac 44-50)
Pour conclure, Étienne reprocha à ses juges  d’être rebelles au Saint-Esprit, comme le furent leurs pères, qui  persécutèrent  les prophètes. Le Juste que ceux-ci annoncèrent, ils le firent mourir, eux qui pourtant avait reçu la loi par l’entremise d’anges, mais qui ne la respectèrent pas (Ac 7, 51-53).
Les membres du Sanhédrin et ses accusateurs eurent le cœur exaspéré et entrèrent en furie contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixa le ciel du regard et vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. C’est dans cette vision, nourrie par l’eucharistie, qu ‘il puisa sa force et sa certitude : Oui, Jésus est vivant, ressuscité et exalté !  À partir de là, rien ne put l’arrêter (Ac 7, 54-56).
Dans leur colère, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville, le dépouillèrent de ses vêtements qu’ils déposèrent aux pieds  d’un jeune garçon appelé  Saul, originaire de Tarse. Ils commencèrent à le lapider jusqu’à ce qu’il mourut. Pendant qu’on le lapida, Étienne pria ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »  Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. (Ac 7, 57-60). Avant de mourir Étienne pardonna à ses bourreaux comme le fit Jésus au Golgotha.
Dès ce jour, Saul fut tourmenté cette question : « D’où lui vient ce courage ? »Le jeune Saul rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples de Jésus (Ac 6-Ac 7). Il  obtint des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les adeptes de l’Église naissante à Damas. Au cours du voyage pour s’y rendre, il rencontra Jésus ressuscité. Il sortit de cette rencontre profondément bouleversé. Converti au catholicisme, il changea son nom et se fit appeler « Paul de Tarse »
Prions le Seigneur de nous donner ce regard intérieur qui nous permet de rencontrer Dieu par l’Esprit. Jésus est-il quelqu’un pour toi ? Quel est ta fraternité avec Lui ? Comme Jésus, comme Étienne le firent si admirablement, à qui ai-je à pardonner ? Père pardonne nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés !

Compléments

◊ La mort du diacre Étienne, le premier martyr témoin du Christ →  La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

◊ Le diacre, un homme du porche, un homme du seuil, un homme charnière → Diacre permanent : une vocation spécifique

◊ Les premiers diacres dans l’Église primitive →    Saint Laurent, diacre et martyr (210 ? – 10 août 258)

◊   L’ordination d’un diacre permanent est  l’aboutissement d’un long cheminement → Être Diacre permanent aujourd’hui ? Oui… Mais…

Liens externes

◊ Saint Étienne, premier martyr →  Vie de saint Étienne, diacre

◊ Étienne pardonna ses meutriers  →   Saint Étienne – Apôtres de l’amour.

Le martyre d’Étienne – La Sainte Famille « réfugiée » – Les temps actuels

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Ils avaient mis tout en commun (Ac 4, 32)

Posté par diaconos le 17 avril 2015

Un seul cœur, une seule âme

l’Eglise nous invite à méditer le livre des Actes des Apôtres. Ecrit par l’évangéliste saint Luc, il nous offre une vivante image de l’Eglise du temps des apôtres, l’Eglise apostolique. Et dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : 2,42-46 ; 4,32-37 et 5,12-16. Ces petits textes sont de véritables « sommaires » de l’idéal chrétien.   Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. En effet, croire au Christ inclut une double conversion, communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Eglise. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’a mour que vous aurez les uns pour les autres », avait averti Jésus (cf. Jean 13,35).

Écrit par l’évangéliste  Luc, le livre des actes des apôtres nous offre une vivante image de l’Église du temps des apôtres, l’Église apostolique. Dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : Ac. 2,42-46 ; Ac. 4,32-37 et Ac.  5,12-16. Ces textes sont de véritables sommaires  de l’idéal chrétien.
Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. Croire au Christ inclut une double conversion : communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Église. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « À ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35)

32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.

33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

L’abondance des gens qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Cet idéal des premiers chrétiens dans l’Église à ses débuts n’est pas périmé. Bien au contraire, il est toujours là comme l’a rappelé le concile Vatican II : « L’Église est un peuple qui titre son unité de l’unicité de Dieu, Père, fils et Esprit. « N’avoir qu’un cœur et qu’une âme » veut dire qu’ils reproduisaient dans leurs communautés les relations d’amour des trois personnes divines. la même foi et le même amour pour le  Christ, tel était le lien qui les unissait.

Il faut donc croire fermement comme vérité de foi catholique que la volonté salvifique universelle du Dieu Un et Trine est manifestée et accomplie une fois pour toutes dans le mystère de l’incarnation, mort et résurrection du Fils de Dieu. Déclaration « Dominus Iesus » sut l’unicité et l’universalité salvatrice de Jésus et de l’ Église : chapitre 3, 14

Nous devrions nous efforcer et œuvrer dans notre communauté paroissiale pour construire son unicité : à plusieurs ne faire qu’un. Que notre communauté ait un cœur et une âme. « Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ ; afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne en ce qui vous concerne que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant ensemble d’une même âme pour la foi de l’Évangile. » (Ph 1, 27)

En y regardant de plus près, nous devons hélas et souvent constater que dans nos communautés nous avons des situations conflictuelles, des discordances, des oppositions mêmes entre ses membres entre-eux et dans certaines paroisses  entre certains fidèles et leur curé. Cela est peut-être une des raisons pour laquelle les jeunes ne viennent plus dans de telles communautés car ils n’y trouvent pas cette fraternité et cette joie des chrétiens de l’Église primitive où personne n’était dans l’indigence. (Ac 4, 34)

Les assemblées dominicales dans beaucoup de paroisses ne donnent guère une atmosphère de fraternité, mais d’un profond malaise d’individualisme, ni une vision de fête, mais d’ennui. Que d’églises ne rassemblent qu’une poignée de fidèles à la messe du dimanche. Que d’églises mal entretenues, froides et humides n’encouragent pas à y entrer. Ah! Si les chrétiens de ces paroisses avaient un seul cœur et une seule âme, cela pourrait très vite s’améliorer et les paroisses en souffrance reprendre un nouvel élan.

Dans les premières communautés où régnait une communion des mentalités, de cœur et d’âme, on passa très vite à des actions concrètes : le partage des biens, des richesses. (Ac 4, 34-37) Les biens n’étaient pas tous mis en commun : un lévite originaire de Chypre, Joseph  vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres. (Ac 4 , 36-37)

Cette mise en commun des biens ne se vit qu’à Jérusalem sous l’action de l’Esprit de la Pentecôte ; l’histoire n’en a pas conservé de trace dans aucune autre église, où, bien souvent, les apôtres durent exhorter les chrétiens riches à la bienfaisance : « Au sujet de la collecte pour les fidèles de Jérusalem, faites, vous aussi, comme je l’ai prescrit aux Églises de Galatie. Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu’il a réussi à épargner, afin que l’on n’attende pas mon arrivée pour faire la collecte. Quand je serai là, ce sont les personnes jugées aptes par vous que j’enverrai avec des lettres porter à Jérusalem votre don généreux. » (Co 16, 1-3)

Tous les chrétiens étaient libres de conserver leurs biens : Ananias  vendit un champ et donna une partie du prix aux apôtres en prétendant que c’était le tout. Il mentit, tel fut son péché, rendu plus coupable encore par un accord qu’il fit avec Saphira, sa femme. (Ac 5, 4)  Voici un autre exemple :  Marie, mère de Marc était propriétaire de sa  sa maison. (Ac 12, 12)

L’unité dans nos communautés ne peut se réaliser que dans une certaine égalité par l’aide librement consentie des riches à l’égard des pauvres. C’est ce que Jésus fit. De riche qu’il était, il se fit pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. Partager, se dépouiller au profit des autres.

Se méfier des « trésors qui nous séduisent mais que nous devons ensuite abandonner ». Mais « il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur », a-t-il dit dans la chapelle de la résidence Saine-Marthe au cours de sa messe quotidienne.

Parlant des richesses matérielles, il n’a pas résisté à une de ses saillies provocatrices qu’il affectionne et qui font mouche : « Pour ma part, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un cortège funèbre ! » Plaidant en faveur du dépouillement et de la pauvreté dans l’Église.

Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion.  (Pape François, le 25 juillet 2013 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro)

Compléments

Aimer, être à l’écoute de l’autre, rendre service  → Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

Retrouvons les petits gestes du service et de l’hospitalité sans calcul →  Le plus grand est celui qui se fait serviteur

Liens externes

◊  De l’Abbaye  de Mellerey (France)Ils n’avaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme

◊  Enseignement →   ils avaient un seul cœur et une seule âme » (Actes 4, 32)

◊  L’exemple de  Barnabé devenu consolation et réconfort pour ses frères → Être d’un seul cœur et d’une seule âme

http://www.dailymotion.com/video/x10a916

 

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Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.(Ac 2, 32)

Posté par diaconos le 6 avril 2015

Du livre des Actes des apôtres au chapitre deux

" La contemplation du Visage du Christ ne peut s’arrêter à son image de crucifié ; Il est le Ressuscité !" En contemplant le Ressuscité, le chrétien redécouvre les raisons de sa propre foi (1 Co 15.14), En savoir plus sur http://saintespritdeverite.e-monsite.com/pages/prieres-oraisons/les-chapelets/rosaire-de-jean-paul-ii-mysteres-joyeux-et-lumineux.html#cMk3eyPs1UcBIWGk.99

 » La contemplation du Visage du Christ ne peut s’arrêter à son image de crucifié ; Il est le Ressuscité ! » En contemplant le Ressuscité, le chrétien redécouvre les raisons de sa propre foi (1 Co 15.14),

Cinquante jours après la résurrection de Jésus, les apôtres, réunis dans la chambre haute du Cénacle à Jérusalem, entendirent tout à coup, du ciel, un bruit semblable à celui du vent qui souffle avec violence. Ils furent au même instant investis de l’Esprit Saint  quand  apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d’eux.  Remplis de l’Esprit , ils se mirent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donna de s’exprimer. (Ac 2, 1-4)

 Des Juifs, venus de partout, se trouvaient à Jérusalem. Eux aussi entendirent ce bruit et accoururent vers le Cénacle. Ils se rassemblèrent en foule au bruit de l’événement et furent fort surpris d’entendre les disciples s’exprimer dans leurs idiomes particuliers. (Ac 2, 5-12)
Source de l’image → Rosaire de Jean Paul II
Pierre, étant sorti avec ses compagnons, s’adressa à cette foule et leur fit cette déclaration …
14  » Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens-là ne sont pas ivres comme vous le supposez, car c’est seulement la troisième heure du jour.
16 Mais ce qui arrive a été annoncé par le prophète Joël :
17 Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai mon Esprit sur toute créature : vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos anciens auront des songes.
18 Même sur mes serviteurs et sur mes servantes, je répandrai mon Esprit en ces jours-là, et ils prophétiseront.
19 Je ferai des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre : du sang, du feu, un nuage de fumée.
20 Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune sera changée en sang, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et manifeste.
21 Alors, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 Hommes d’Israël, écoutez les paroles que voici. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
23 Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
24 Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
25 En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.
26 C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
27 tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
28 Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.
29 Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
30 Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
31 Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.
32 Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.
34 David, en effet, n’est pas monté au ciel, bien qu’il dise lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite,
35 jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds.”
36 Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés
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L’auteur des « Actes des apôtres » a bien noté que lors de l’évènement de la Pentecôte, tous furent remplis de l’Esprit Saint.  Ils en furent pénétrés dans toutes les facultés de leur âme, ils reçurent toute la plénitude de ses dons, lumière, vérité, vie, amour, principe de toute sainteté . L’esprit Saint ne vint pas sur eux sans participation de leur volonté et de leur foi. Ils s’y étaient préparés par la prière : privés de la présence visible de Jésus, ils éprouvèrent le besoin de rester étroitement unis et de persévérer dans la prière.  Ac 1, 14)

Que faut-il entendre par ces autres langues qu’ils parlèrent après avoir reçu l’Esprit Saint  ?

Ce don de l’Esprit Saint consistait pour les disciples dans la faculté de parler sans les avoir apprises les langues les plus diverses et de se faire comprendre de tous les peuples. Quelques Pères de l’Église, dont Irénée et Tertullien, pensaient que ce don resta permanent et que les apôtres s’en servirent pour annoncer l’Évangile à toutes les nations. « Efforcez-vous d’atteindre la charité. Recherchez avec ardeur les dons spirituels, surtout celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langues ne parle pas pour les hommes, mais pour Dieu : personne ne comprend, car, sous l’effet de l’inspiration, il dit des choses mystérieuses.  Mais celui qui prophétise parle pour les hommes : il est constructif, il réconforte, il encourage. Celui qui parle en langues ne construit que lui-même, tandis que celui qui prophétise construit l’assemblée de l’Église. Je souhaiterais que vous parliez tous en langues, mais, plus encore, que vous prophétisiez. Car prophétiser vaut mieux que parler en langues, à moins qu’on n’interprète ce qui a été dit en langues : ainsi, on aide à la construction de l’Église. (1 Co 14, 1-5)

  Ceux qui étaient venus étaient tous des Juifs et des prosélytes : « Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu (Ac 2, 11) et les contrées énumérées pour la plupart étaient celles de leur domicile, pour quelques-uns le lieu de leur naissance. (Ac  2,8) Ils comprenaient tous l’hébreu ou le grec. Mais ce qui les surpris, ce fut d’entendre les disciples s’exprimer dans leur dialecte particulier et avec l’accent propre à leur région. (Ac 2, 12)

Le témoignage de Pierre

Pierre rappela à la foule qui s’était rassemblée devant le Cénacle comment Jésus a été mis à mort par les Juifs et ressusité par Dieu. Il ajouta que Jésus avait montré par ses actes qu’il était approuvé de Dieu, qu’eux cependant le crucifièrent, agissant en cela conformément aux desseins de Dieu ; mais Dieu le ressuscita.

Citant le psaume 16 : « C’est pourquoi mon cœur est dans la joie, et mon esprit dans l’allégresse. Même mon corps reposera en sécurité, car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé connaisse la décomposition. Tu me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite. » ,  Pierre le présenta comme une prophétie de la résurrection de Jésus, car si les espérances qu’il exprimait ne se sont pas réalisées pour David, c’est que ces espérances concernaient le Messie, ce Jésus dont la résurrection est attestée par les apôtres. (Ac 2. 28-32)

Jésus élevé à la droite de Dieu, d’où il répand l’Esprit, est le Messie annoncé par les Écritures. Jésus a été élevé à la droite de Dieu. Il reçut du Père le Saint-Esprit et le répandit sur les disciples, comme la foule présente, ce jour de Pentecôte, devant le parvis du Cénacle put le constater. Cette élévation du Christ à la droite du Père a aussi été prédite par David : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds. » (Ps 110) Toute la maison d’Israël put avoir la certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus.

Jésus le Nazaréen, celui que vous avez fait mourir, Dieu l’a ressuscité et nous depuis cela, nous l’avons revu ? Il est bien vivant ! (Ac 2, 32) Nous l’avons rencontré ressuscité, il nous a parlé, nous l’avons vu et reconnu, nous savons qu’il est vivant alors que tous le considéraient comme mort. Au matin de Pâques voici que résonne cette voix :… Éveille-toi, ô toi qui dors !

Le visage du Christ ressuscité s’offre à tous

Dieu vient éveiller ceux qui ’ont suivi Jésus sur son chemin d’humanité, il vient éveiller à ce mystère de vie. Le visage du Christ ressuscité s’offre désormais à nous humble, caché, victorieux mais bien vivant. De siècles en siècles la nouvelle s’est répandue. Les hommes et les femmes de nombreux peuples ont cru le témoignage et ont adhéré au Christ ressuscité. il est bien  vivant, un de ceux qui vivent éternellement ; celui que Dieu a approuvé en le ressuscitant des morts (1 Rm 1, 3-4, Ac 17, 29-31) et qui doit revenir un jour pour emmener ceux qui l’attendent, et nous de nous trouver également parmi eux !

La Parole et le Pain de l’Eucharistie, mystère et don de la Pâque, demeurent au cours des siècles comme la mémoire éternelle de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ ! Aujourd’hui, Pâque de Résurrection, nous aussi,avec tous les chrétiens du monde nous répétons : Jésus, crucifié et ressuscité, reste avec nous !este avec nous, ami fidèle et soutien assuré de l’humanité en marche sur les routes du temps ! Toi, Parole vivante du Père, mets confiance et espérance dans le cœur de ceux qui cherchent le vrai sens de leur existence. Toi, Pain de vie éternelle, nourris l’homme affamé de vérité, de liberté, de justice et de paix.

Jean-Paul II, 25 mars 2005

Liens externes

◊ Christ est ressuscité  →  Jésus-Christ est-il réellement ressuscité – Info-Bible

http://www.dailymotion.com/video/xia4r1

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