Ils avaient mis tout en commun (Ac 4, 32)

Posté par diaconos le 17 avril 2015

Un seul cœur, une seule âme

l’Eglise nous invite à méditer le livre des Actes des Apôtres. Ecrit par l’évangéliste saint Luc, il nous offre une vivante image de l’Eglise du temps des apôtres, l’Eglise apostolique. Et dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : 2,42-46 ; 4,32-37 et 5,12-16. Ces petits textes sont de véritables « sommaires » de l’idéal chrétien.   Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. En effet, croire au Christ inclut une double conversion, communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Eglise. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’a mour que vous aurez les uns pour les autres », avait averti Jésus (cf. Jean 13,35).

Écrit par l’évangéliste  Luc, le livre des actes des apôtres nous offre une vivante image de l’Église du temps des apôtres, l’Église apostolique. Dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : Ac. 2,42-46 ; Ac. 4,32-37 et Ac.  5,12-16. Ces textes sont de véritables sommaires  de l’idéal chrétien.
Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. Croire au Christ inclut une double conversion : communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Église. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « À ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35)

32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.

33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

L’abondance des gens qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Cet idéal des premiers chrétiens dans l’Église à ses débuts n’est pas périmé. Bien au contraire, il est toujours là comme l’a rappelé le concile Vatican II : « L’Église est un peuple qui titre son unité de l’unicité de Dieu, Père, fils et Esprit. « N’avoir qu’un cœur et qu’une âme » veut dire qu’ils reproduisaient dans leurs communautés les relations d’amour des trois personnes divines. la même foi et le même amour pour le  Christ, tel était le lien qui les unissait.

Il faut donc croire fermement comme vérité de foi catholique que la volonté salvifique universelle du Dieu Un et Trine est manifestée et accomplie une fois pour toutes dans le mystère de l’incarnation, mort et résurrection du Fils de Dieu. Déclaration « Dominus Iesus » sut l’unicité et l’universalité salvatrice de Jésus et de l’ Église : chapitre 3, 14

Nous devrions nous efforcer et œuvrer dans notre communauté paroissiale pour construire son unicité : à plusieurs ne faire qu’un. Que notre communauté ait un cœur et une âme. « Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ ; afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne en ce qui vous concerne que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant ensemble d’une même âme pour la foi de l’Évangile. » (Ph 1, 27)

En y regardant de plus près, nous devons hélas et souvent constater que dans nos communautés nous avons des situations conflictuelles, des discordances, des oppositions mêmes entre ses membres entre-eux et dans certaines paroisses  entre certains fidèles et leur curé. Cela est peut-être une des raisons pour laquelle les jeunes ne viennent plus dans de telles communautés car ils n’y trouvent pas cette fraternité et cette joie des chrétiens de l’Église primitive où personne n’était dans l’indigence. (Ac 4, 34)

Les assemblées dominicales dans beaucoup de paroisses ne donnent guère une atmosphère de fraternité, mais d’un profond malaise d’individualisme, ni une vision de fête, mais d’ennui. Que d’églises ne rassemblent qu’une poignée de fidèles à la messe du dimanche. Que d’églises mal entretenues, froides et humides n’encouragent pas à y entrer. Ah! Si les chrétiens de ces paroisses avaient un seul cœur et une seule âme, cela pourrait très vite s’améliorer et les paroisses en souffrance reprendre un nouvel élan.

Dans les premières communautés où régnait une communion des mentalités, de cœur et d’âme, on passa très vite à des actions concrètes : le partage des biens, des richesses. (Ac 4, 34-37) Les biens n’étaient pas tous mis en commun : un lévite originaire de Chypre, Joseph  vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres. (Ac 4 , 36-37)

Cette mise en commun des biens ne se vit qu’à Jérusalem sous l’action de l’Esprit de la Pentecôte ; l’histoire n’en a pas conservé de trace dans aucune autre église, où, bien souvent, les apôtres durent exhorter les chrétiens riches à la bienfaisance : « Au sujet de la collecte pour les fidèles de Jérusalem, faites, vous aussi, comme je l’ai prescrit aux Églises de Galatie. Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu’il a réussi à épargner, afin que l’on n’attende pas mon arrivée pour faire la collecte. Quand je serai là, ce sont les personnes jugées aptes par vous que j’enverrai avec des lettres porter à Jérusalem votre don généreux. » (Co 16, 1-3)

Tous les chrétiens étaient libres de conserver leurs biens : Ananias  vendit un champ et donna une partie du prix aux apôtres en prétendant que c’était le tout. Il mentit, tel fut son péché, rendu plus coupable encore par un accord qu’il fit avec Saphira, sa femme. (Ac 5, 4)  Voici un autre exemple :  Marie, mère de Marc était propriétaire de sa  sa maison. (Ac 12, 12)

L’unité dans nos communautés ne peut se réaliser que dans une certaine égalité par l’aide librement consentie des riches à l’égard des pauvres. C’est ce que Jésus fit. De riche qu’il était, il se fit pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. Partager, se dépouiller au profit des autres.

Se méfier des « trésors qui nous séduisent mais que nous devons ensuite abandonner ». Mais « il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur », a-t-il dit dans la chapelle de la résidence Saine-Marthe au cours de sa messe quotidienne.

Parlant des richesses matérielles, il n’a pas résisté à une de ses saillies provocatrices qu’il affectionne et qui font mouche : « Pour ma part, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un cortège funèbre ! » Plaidant en faveur du dépouillement et de la pauvreté dans l’Église.

Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion.  (Pape François, le 25 juillet 2013 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro)

Compléments

Aimer, être à l’écoute de l’autre, rendre service  → Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

Retrouvons les petits gestes du service et de l’hospitalité sans calcul →  Le plus grand est celui qui se fait serviteur

Liens externes

◊  De l’Abbaye  de Mellerey (France)Ils n’avaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme

◊  Enseignement →   ils avaient un seul cœur et une seule âme » (Actes 4, 32)

◊  L’exemple de  Barnabé devenu consolation et réconfort pour ses frères → Être d’un seul cœur et d’une seule âme

http://www.dailymotion.com/video/x10a916

 

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