Saint Joseph Calasanz, prêtre (1557-1648)

Posté par diaconos le 25 août 2015

Un coeur si bon et si généreux

Un cœur si bon et si généreux

Le 25 août,  l’Église célèbre dans sa liturgie la mémoire de  saint Joseph Calasanz, né au château de Calasanz  le 11 septembre 1557 à Peralta de la Sal (Aragon, Espagne). Son père et sa mère lui donnèrent une excellente éducation, à la maison d’abord, puis à l’école de Peralta. Il était le cadet des cinq enfants de la famille.

Source de l’image → Solennité de Saint Joseph de Calasanz

Après ses études classiques, il apprit la philosophie et la jurisprudence à Lérida et obtint le diplôme de docteur en Droit. Il compléta ensuite ses études théologiques à Valence et à Alcalà de Henares.

Dieu favorisa sa vocation en lui envoyant une maladie fort grave  (1582) dont il guérit miraculeusement.  Ordonné prêtre le 17 décembre 1583 par l’évêque d’Urgel, il occupa pendant huit ans de hautes charges dans son diocèse.  Joseph commença son ministère dans le diocèse d’Albarracin (province de Teruel en Espagne) où l’évêque de la Figuera lui confia la charge de théologien, de confesseur et de procurateur. Quand l’évêque fut transféré à Lérida, Joseph le suivit dans son nouveau diocèse.

Arrivé à Rome en 1592, il trouva un protecteur en la personne du cardinal Marcoantonio Colonna, qui le choisit comme théologien personnel et éducateur de son neveu. Cette ville était le terrain idéal pour la mise en œuvre de la charité, tant l’instruction des enfants pauvres et errants était négligée. Beaucoup étaient orphelins et sans la moindre instruction. Joseph rejoignit une confraternité de doctrine chrétienne, et rassembla les enfants des rues pour les emmener à l’école. Les professeurs, déjà fort peu rémunérés, refusèrent d’accueillir ce surcroît de travail. Il décida donc d’ouvrir une première école gratuite pour les enfants du milieu populaire. Puis il fonda dans le même but un institut qui se développa en Italie, en Allemagne et en Pologne.

En 1602, il loua une maison à San Andrea della Valle et y installa la communauté de l’Ordre des Piaristes. Il eut à lutter contre une forte opposition, envers lui et son institut, mais il surmonta ces difficultés. En 1612 son école fut transférée au Palais Torres, près de San Pantaleone, c’est là que Joseph termina sa vie au milieu des enfants perdus auxquels il avait dévoué toute sa vie. Il mourut à Rome le 25 août 1648.

Joseph Calasanz a été béatifié le 18 août 1748, par Benoît XIV  et canonisé le 16 juillet 1767, par Clément XIII.

♦ ♦ ♦

Personne n’ignore quel est le mérite et la dignité du ministère qui consiste à instruire les enfants, surtout les enfants pauvres, pour qu’ils puissent obtenir la vie éternelle. En effet, lorsque par l’enseignement et surtout par la formation à la piété et à la doctrine chrétienne, on pourvoit au salut tout ensemble des âmes et des corps, on accomplit envers ces enfants la même fonction que leurs anges gardiens.

Que l’on donne aux enfants, surtout aux enfants pauvres, une bonne éducation, non seulement cela contribue à élever leur dignité humaine, mais encore tous les membres de la société des hommes et des chrétiens l’approuvent : leurs parents qui sont heureux de voir leurs enfants suivre la voie droite ; les gouvernants qui acquièrent des sujets loyaux et de bons citoyens ; l’Église surtout, dans laquelle ils peuvent, avec plus de maturité et d’efficacité s’insérer  en vivant et en agissant en bien des domaines comme les amis du Christ et les défenseurs de l’Évangile.

Extraits de Mémoire de Joseph Calasanz au Cardinal Tonti (1621)

Prions

Seigneur, tu as donné à Joseph de Calasanz un coeur si bon et si généreux qu’il consacra toute sa vie à l’enseignement et à l’éducation des enfants ; puisque nous vénérons en lui un maitre de sagesse chrétienne, fais-nous suivre son exemple au service de la vérité

Source→ LITURGIE DES HEURES, tome III, page 1267

Liens externes

◊ Saint Joseph de Calasanz → S. Joseph Calasanz – Les Cahiers de Cassiciacum

◊ Bienvenue  →   Saint Joseph de Calasanz – et l’Ordre des Piaristes

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Visa pour le Royaume des cieux

Posté par diaconos le 24 août 2015

 Je vous donne un commandement nouveau

Nous aimez-les uns les autres et nous soutenir mutuellement, voilà le seul remède contre toutes les formes de violence. C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés et c’est sur un amour très simple que nous le serons : donner à manger, à boire, accueillir, habiller, visiter, soigner. Ainsi nos plus simples gestes d’amour ont une valeur d’éternité. Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? »  Agissons ensuite sans tarder !

Nous aimez-les uns les autres et nous soutenir mutuellement, voilà le seul remède contre toutes les formes de violence. C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés et c’est sur un amour très simple que nous le serons : donner à manger, à boire, accueillir, habiller, visiter, soigner. Ainsi nos plus simples gestes d’amour ont une valeur d’éternité. Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? » Agissons ensuite sans tarder !

Les derniers mots de Jésus à ses disciples au cours de la dernière Cène ont été justement appelés son testament spirituel. Jésus ne donne pas à ses disciples une dernière série de préceptes ou de recommandations détaillées concernant ce qu’ils devront faire ou ne pas faire. Ainsi lorsqu’il nous dit : “Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres” (Jn 13,34a), cela a un sens doctrinal : il s’agit beaucoup plus d’une mission que d’un commandement.

Source de l’image → Je vous donne un commandement nouveau – Nanipeinture

Nous aimer les uns les autres est la mission que nous avons reçue de Jésus.  Et c’est par là que les gens sauront que nous sommes ses disciples ;  c’est ainsi que nous serons ses témoins. “Si nous nous aimons les uns et les autres alors Dieu demeure en nous” (1 Jn 4,2)

Jésus a dit également :  »Si vous m’aimez, vous observerez mon commandement, et mon père vous aimera ;  nous viendrons et nous ferons chez-vous notre demeure.“ (Jn 14,23)

Oui, l’amour véritable est une présence réelle de Dieu ! Nourrir, vêtir, visiter, soigner toute personne qui vit des moments difficiles (maladie, perte d’emploi, précarité, abandon…), c’est rencontrer Jésus qui est présent en cette personne qui a besoin de moi et que je sers. Et Jésus d’insister : ” Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns, les autres”  (Jn 13, 34b)

Aimer comme Jésus ! C’est se mettre aux pieds de ses frères pour leur laver les pieds, geste du plus humble service. Jésus fit ce geste à ses disciples le soir du Jeudi Saint où il  nous  a dit l’essentiel. Si vous voulez devenir vraiment son disciple,  il faut faire comme lui, le Maître : laver les pieds de vos frères. Ce qui veut dire que l’amour fraternel se traduit concrètement par le service. Et deux séries de Paroles de Jésus, les Béatitudes et le Jugement dernier, mettent les points sur les « I » : servir Dieu, servir le Christ, c’est servir les pauvres.

Le signe auquel on reconnaît les disciples de Jésus n’est pas seulement la messe. Ce qui montrera à tous que vous êtes mes disciples, nous dit, avec autorité,  Jésus, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. Donner à boire  à l’assoiffé,  à manger à l’affamé, un vêtement à celui qui ne peut en acheter car trop pauvre, faire une visite d’amitié à un malade…, c’est aimer en vérité, c’est rencontrer Dieu lui-même ! Nous aimer les uns les autres à la manière du Christ, c’est aussi aimer nos ennemis et prier pour ceux qui nous font du mal. Jésus nous demande de ne pas riposter au méchant et  de ne pas nous venger du tout ! (Mt 5, 39a)

  » Œil pour œil, dent pour dent » -  Cette  loi du Talion apparut en 1730 avant J.C. dans le code de Hammourabi, alors roi de Babylone ; on la trouve aussi dans la loi de Moïse. Par cette loi les droits coutumiers tentaient de limiter les excès de la vengeance : on ne devait faire subir à l’agresseur que la même action que lui-même avait  fait subir à sa victime.  (voir à Ex 21, 24)

 Jésus rejette ce droit aux représailles.  La justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ?  Personne ne fera la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il lui a fait subir. Voilà le message de Jésus à ses contemporains. Jusqu’ici on priait contre ses ennemis (Ps 17,13) et maintenant. Il faut prier pour qu’ils se convertissent. Jésus nous a lui-même montré la voie à suivre ; il a voulu le bien de ceux qui voulaient lui faire du mal, il a souffert et est mort pour ceux qui le faisaient souffrir et mourir.

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »  (Lc 23,34)

Ce qui  est important, c’est de ne pas résister au mal, mais de le vaincre par le bien. Jésus nous invite donc à un comportement nouveau : pour imiter Dieu, nous devons aller jusqu’à cet amour qui n’est pas simplement un amour de réciprocité : « Je t’aime puisque tu m’aimes. » Vivre chrétiennement, c’est aimer comme Dieu aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien, c’est aimer comme Dieu aime.

Sache que Dieu, Lui, il t’aime en te pardonnant sans cesse ! 

Les exigences d’un tel amour peuvent nous sembler démesurées et nous laisser dans le désespoir : nous avons tendance à penser que jamais nous n’y arriverons !

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns et les autres” – Jésus le dit à chacun, à chacune : « Parce que Moi, je t’aime, et que je te donne l’amour infini de mon Père, laisse-toi aimer comme un enfant qui se laisse prendre dans les bras de sa maman et de son papa.

Viens vers moi. Si tu viens vers moi, je pourrai déverser en toi la puissance de l’Amour même qu’est Dieu. Ainsi tu trouveras la force d’aller au delà de tes capacités et tu pourras, jour après jour, apprendre à aimer les autres, comme moi je t’aime. »

Oui, Seigneur, je veux venir vers toi, car tu as les Paroles de la vie éternelle.

Complément

◊ Sa Parole est vérité, sa Loi est vérité → Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

Liens externes

◊ Aimez-vous les uns les autres → Bible ouverte

Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font  (Lc 23,34)

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Vers qui irions-nous ? (Jn 6,60-69)

Posté par diaconos le 19 août 2015

21ième dimanche du temps ordinaire B

Références bibliques :  Josué 24, 1-18 ; Psaume 33 ; Ép 5, 21-32 ; Jn 6, 60-69

Ce qu'il dit là est intolérable !

Ce qu’il dit là est intolérable !

Monsieur le curé, disait un brave paroissien, il faut que vous compreniez bien que dans l’enseignement de l’Église, il y a des choses qui ne passent pas ! Certaines prises de position de Jean-Paul II en morale conjugale, notamment, sont vraiment dures à avaler.

Le refus  ou l’acceptation du message biblique par les gens n’est-il pas une vieille histoire ? Jésus a rencontré les mêmes difficultés avec ses contemporains. Les termes employés étaient d’ailleurs bien plus virulents : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter » (Jn 6,  60b)

 Au moment où Jésus révèle le don extraordinaire qu’il fait au monde, le don de sa personne sous les espèces eucharistiques, il subit le rejet le plus catégorique de ceux qui sont pourtant ses disciples.  Cependant, l’Eucharistie est un tel mystère, qu’on le comprend à peine. Ce mystère est tellement déconcertant qu’il devient la pierre d’achoppement de la foi authentique du croyant.

 Dans la Synagogue de Capharnaüm, le Christ parla  crûment aux Juifs de l’Eucharistie : il les invita à manger sa chair et à boire son sang. Il était impossible pour les juifs d’entendre ces mots dans un sens symbolique ou figuré. Le sang étant d’ailleurs réservé à Dieu dans les sacrifices. Les juifs sont scandalisés. « Cela vous heurte ? » (Jn 6, 61b) leur demande Jésus.

 Décontenancés, voire choqués,  beaucoup de ses disciples s’en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. ( Jn 6, 66) Jésus ne fit rien pour les récupérer, Il les laissa partir pour que le monde sache bien que le pain eucharistique n’est pas un symbole ni un simple mémorial mis sa présence réelle sous les apparences eucharistiques.

 L’Eucharistie est un geste réaliste où Dieu se donne réellement. Le mystère est si déconcertant que les apôtres sont eux aussi troublés. Jésus voyant  leur hésitation leur dit : « Vous aussi vous allez me quitter ? » (Jn 6, 67) Heureusement Pierre est là, il sauve la situation : «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6, 68)

 Cette parole de Pierre ne veut pas dire qu’il avait tout compris du long discours sur le pain de vie, et encore moins du don du Corps et du Sang du Christ pour la vie du monde. Pierre est prêt à mettre toute sa confiance en Jésus dans la foi, puis à engager toute sa vie auprès de lui.

 Quelles que soient les instructions et les exigences du Messie, Pierre reconnaît avoir tissé avec lui des liens que nul ne saurait briser. Nous sommes ici au cœur de la foi, dans une relation personnelle solidement établie sur la confiance.

 Le mystère du couple, nous dit saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens (deuxième lecture), est analogue à celui du Christ et de l’Église. Il y traite du choix que font la femme et l’homme qui contractent mariage. L’essentiel de son message est l’amour mutuel qui doit lier les deux époux. Et ce choix radical de l’un par l’autre est, dit Paul, un sacrement, c’est-à-dire la manifestation visible et symbolique du choix que le Christ a fait de son Église, c’est-à-dire de chacun de nous. C’est aussi le sacrement de la relation d’amour entre le Christ et son Église.

 Choisir est probablement une des choses les plus difficiles de notre existence : d’abord parce que cela suppose de prendre un risque, et ensuite parce qu’un choix même définitif doit être renouvelé. Tout au long de notre vie nous avons de nombreux choix à faire. Les faire est relativement aisé dans la plupart des cas.

 Le défi lancé par Jésus à ses disciples est celui d’un engagement inconditionnel. Il n’y a pas de si, ni de ou, ni de mais. Pour beaucoup de gens, c’est ce qu’il y a de plus difficile dans toute forme d’engagement humain: la fidélité dans la durée. Dans une telle perspective, beaucoup se désistent : ils veulent garder leurs options ouvertes.

 Saint Pierre a choisi  de poursuivre fidèlement sa route avec le Christ. Il réalise combien nulle autre option ne pourrait lui assurer le bonheur, ni le sens, ni la joie, ni la puissance qui lui viennent de Dieu. Comme saint Paul, il sait que son option est de loin la meilleure; il sait en qui il a mis sa foi.

Aujourd’hui,  Jésus nous relance le même défi que Josué lança autrefois au peuple d’Israël: « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir ! »  (Josué 24, 15b)

 Ce qui n’est pas facile, c’est d’être fidèles et conséquents avec chacun des choix que nous avons faits. En choisissant Dieu nous avons renoncé à tous les autres dieux.  En choisissant un époux ou une épouse, la femme et l’homme renoncent à tous les autres candidats ou toutes les autres candidates possibles, et à toutes les personnes encore plus merveilleuses qui pourront être rencontrées plus tard dans leur vie. En choisissant le Christ, nous renonçons à tous les faux prophètes. Heureux ceux et celles qui pourront lui répondre: « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

croix diaconale

Michel  Houyoux, diacre permanent.

Complément

◊ Je bénirai le Seigneur en tout temps → Psaume 34 – Invitation à la louange divine

Liens externes

◊ Homélie →  Cette parole est rude – Le Carmel en France

Vers qui irions-nous ?

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A.D.A.L. 21ème dimanche du temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 19 août 2015

Dieu nous a créés libres. Cela nous amène à devoir choisir entre les fausses doctrines et celle de Jésus. Si nous consentons à le reconnaître et l'accueillir, il nous rendra fidèles.  Attachons nous au Christ de tout notre cœur et restons fidèles. Reconnaissons les signes de l'amour  et de la protection de Dieu dans notre vie.

Dieu nous a créés libres. Cela nous amène à devoir choisir entre les fausses doctrines et celle de Jésus. Si nous consentons à le reconnaître et l’accueillir, il nous rendra fidèles.
Attachons nous au Christ de tout notre cœur et restons fidèles. Reconnaissons les signes de l’amour et de la protection de Dieu dans notre vie.

vingt-et-unième dimanche ordinaire, année B

Références bibliques : Jos 24, 1-18 ; psaume 33 ; Ep 8, 214-32 ; Jn 6, 60-69

Source de l’image →  Versets illustrés – la-Bible.info‎

Liturgie de la parole animée par des laïcs

Rappel  : Il ne peut y avoir d’assemblée sans prêtre dans l’église où est célébrée la messe le même dimanche ( y compris le samedi soir) !  L’assemblée dominicale est  animée par une équipe de laïcs en lien avec le prêtre chargé de la paroisse.

Chant d’entrée : votre sélection

Animateur de la célébration  : Au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit.      Tous : Amen

 Animateur de la célébration
La Parole de Dieu nous exhorte à une certaine radicalité : impossible d’aimer Dieu du bout des lèvres, impossible de d’affirmer chrétien à moitié, impossible d’être tiède dans sa foi. Par respect pour Jésus, nous devons nous prononcer pour lui. Nous avons à redire OUI au Christ, chaque jour, dans nos divers engagements. Réaffirmons notre foi en celui qui est Vie. Béni soit Dieu, notre Seigneur ! En son Fils Jésus, il manifeste pour tous les hommes sa tendresse et son amour.

Tous : Béni soit Dieu maintenant et toujours !

Animateur de la célébration
Si notre marche, derrière le Christ, est encore pleine d’hésitation, reconnaissons-le avec nous sur le chemin, qui nous interpelle…

  • Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour nous conduire à lui, prends pitié de nous.  Chant du Kyrie ou selon votre choix)
  •  O Christ, livré à la mort par la folie des hommes tu nous invites à faire aujourd’hui le choix de la vie, prends pitié de nous. Chant du Kyrie ou selon votre choix)
  • Seigneur, Parole éternelle du Dieu Vivant, prends pitié de nous. (Chant du Kyrie ou selon votre choix)

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés; qu’il nous aide à le choisir à nouveau comme le Maître de notre vie et nous conduire à la vie éternelle.

Tous : AMEN

* On pourrait réserver le Gloire à Dieu pour les jours de fête… car il n’est pas opportun de chanter régulièrement le « gloire à Dieu »  dans une Adal car cet hymne est très liée à la célébration eucharistique (messe)

Gloire à Dieu (récité ou chanté selon votre choix)

Animateur de la célébration

Prions le Seigneur. Seigneur, notre Dieu, mets au cœur de tes fidèles un unique désir : vivre chaque jour dans ton amour. Donne à ton peuple de croire en ta Parole, d’espérer en tes promesses, pour qu’au milieu des changements de ce monde nos cœurs s’établissent fermement là où se trouvent les vraies joies. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Tous : Amen

Liturgie de la Parole

  ◊ Dans une célébration animée par des laïcs, le siège de la présidence ne sera pas occupé !

Animateur de la célébration

Dans la première lecture tirée du livre de Josué au chapitre vingt-quatre, le peuple est exhorté à proclamer sa foi. De la même manière, nous sommes invités à redire à Dieu notre attachement à lui.

Première lecture par……………………………………………………………………………………………………………………….. (Jos 24, 1-18)

Animateur de la célébration

Le psaume 33   nous invite à une grande célébration liturgique : il s’agit de louer le Seigneur qui gouverne l’Univers avec justice et droiture. En choisissant Dieu, nous nous engageons à ne compter que sur lui.

Le psaume 33 est chanté par la chorale ou lu par …………………………………………………………………………………………

psaume 33

Animateur de la célébration

Dans la deuxième lecture, tirée de la lettre de saint Paul aux Éphésiens,  l’apôtre Paul traite du mariage : il répète d’abord les consignes de son temps, à savoir la soumission au chef de famille. Il va plus loin en exhortant à vivre en la soumission mutuelle et avec un réel amour. Pour cela, il va très loin, puisqu’il nous donne le Christ lui-même en comme exemple. Voici cette lecture …..

Deuxième lecture par…………………………… ……………………………………………………………………………………….. (Ep 5, 21-32) 

Tous : Amen

Acclamation par la chorale : chant de l’Alleluia

Lecteur ou lectrice : Alléluia, Alléluia. Tes paroles, Seigneur, sont pour nous l’esprit et la vie. Tu as les paroles de la vie éternelle. Alléluia.  (Jn 6, 60-69)

Reprise de l’acclamation par tous

L’animateur de la célébration dit alors : » De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean »

Cette personne lit ensuite l’Évangile du jour  à Jn 6, 60-69

♦ Si c’est une personne laïque qui proclame l’Évangile, elle omet la salutation initiale et aussi l’acclamation finale.

 

Homélie : cliquez ici  →   Vers qui irions-nous ? (Jn 6,60-69)

Animateur de la célébration   Ensemble proclamons notre foi  (Credo récité ou chanté )

 Prière universelle

 Animateur de la célébration

Dieu a les paroles de la vie éternelles, c’est lui qui nous sauve dès maintenant. Prions ce Christ qui nous aime, et confions-lui spécialement les plus pauvres.

Enfants  ou lecteur ou lectrice …………………………………………………………………………………………….

  • Pour tous les jeunes, qu’il nous arrive souvent de critiquer, pour que leur vitalité et leur dynamisme renouvelle notre foi.  Seigneur, nous te prions !  (chant)

TOI QUI NOUS AIMES, ÉCOUTE-NOUS SEIGNEUR

  • Pour les baptisés tentés d’abandonner aujourd’hui tes chemins, afin qu’ils te redécouvrent comme le seul Dieu, vivant et vrai. Seigneur, nous te prions ! (chant)
  • Pour les responsables coutumiers et politiques, pour que leurs choix soient éclairés par le souci du bien commun. Seigneur, nous te prions ! (chant)
  • Pour toutes les personnes que l’épreuve laisse sans appui, pour qu’une présence fraternelle leur redonne force et courage. Seigneur, nous te prions ! R/
  • Pour notre communauté, afin que, tous, nous fassions le choix bien mûri de te suivre et de te servir. Seigneur, nous te prions ! R/

Animateur de la célébration
Seigneur Jésus, toi le Saint, le Saint de Dieu, que ton Esprit nous donne de répondre généreusement à ton appel et de marcher fidèlement à ta suite pour les siècles des siècles. Amen.

Action de grâce et le Notre Père

Animateur de la célébration : Frères et sœurs, la Parole de Dieu a touché notre cœur et elle a fait de nous le peuple qui écoute son Dieu. Rendons-lui maintenant grâce pour grâce, en son nom et en union avec toute l’Église en chantant…

Chant de louange à Dieu par la chorale

Suggestion : « Que tes œuvres sont belles » ou « Terre entière » ou « louange au Dieu vivant » ou « Chantons à Dieu ce chant nouveau » ou « le Cantique des créatures » ou « Peuple criez de joie » ou Dieu est Amour ou « Peuple de prêtres » ou « Peuple de Dieu, marche joyeux » ou…

Prière de louange par……………………………………………………………………..

  •  Béni sois-tu Seigneur pour ton nom très saint ! Béni sois-tu, car tu pardonnes toutes nos offenses, tu nous combles d’amour et de tendresse. (Chant)

Le Seigneur est bon

  •  Comme le ciel domine la terre, fort est ton amour. Tu nous envoie pour sauveur ton fils bien-aimé. C’est lui qui nous ramène jusqu’à toi.  (Chant)
  • Ton fils a fait de nous tes enfants, un peuple libre pour te servir et t’aimer. De l’Orient  et de l’Occident, du nord et du midi, il  veut nous rassembler dans l’unité. (Chant)

Animateur de la célébration

Que monte aujourd’hui  vers toi la prière toujours nouvelle, la prière que Jésus lui-même nous a enseignée…

Notre Père(récité ou chanté))

◊ L’animateur de la célébration introduit ici le signe de paix    Soyons unis les uns aux autres dans le Christ et partageons la paix qui vient de lui.

La liturgie de la Parole animée par des laïcs s’achève ainsi. On passe ensuite à la prière de conclusion (voir plus loin), à moins que l’on ait prévu une liturgie de communion.

Liturgie de communion  (éventuellement)

Le cadre normal et habituel de la communion doit rester celui d’une célébration eucharistique. Une A.D.A.L. n’est en aucune manière une messe.

La personne qui a été désignée va après  le geste de paix au tabernacle chercher le pain consacré et il l’apporte sur l’autel. Elle s’incline ensuite profondément ou fait une génuflexion. Il est bon de prévoir à ce moment un temps de recueillement qu’on introduira ainsi…

Animateur de la célébration → Recueillons-nous dans le silence. Préparons-nous à accueillir le corps du Christ ; qu’il nous rassemble aussi en un seul corps !

Animateur de la célébration →  Le Christ Jésus nous a livré son corps et chaque messe en fait mémoire. Aujourd’hui, en attente d’une célébration eucharistique, recevons dans la foi le corps du Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Heureux les invités au Repas du Seigneur ! … “Saisi de pitié” pour les pécheurs que nous sommes, il est allé jusqu’au bout de l’amour : Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Tous : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais, dis seulement une parole et je serai guéri.

Chant pour la communion

Suggestions : Vienne la paix (T 150) ; Pain des merveilles (D103) ; le pain que tu nous donnes (D 83) ; Tu es le Dieu fidèle ( D 163) ; Qui mange ma chair ( D 290) ; La Sagesse a dressé une table (F 502) ; Dieu a tant aimé le monde ( D 369) ; Pain de Dieu, pain de vie (D 381) ; Pain rompu pour un monde nouveau (D 283) ; Dieu nous invite à son festin (Signes musique n° 70) ; laisserons-nous à notre table… (E 161); Pour amer du plus grand amour (D 386) ou selon votre choix.

◊ Distribution de la communion en disant : « Le corps du Christ »

Chant pendant la  communion : selon votre répertoire

Prière de conclusion

Par un membre de l’équipe liturgique…………………………………………………………………………..

 

 Prions le Seigneur.  Que ta miséricorde, Seigneur, agisse en nous et nous guérisse entièrement. Garde-nous tous unis à ton Fils qui a les paroles de la vie éternelle ; transforme-nous par ta grâce et rends-nous si généreux que nous puissions sans cesse choisir de le suivre et te plaire en toute chose. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec toi et le Saint Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. Tous : Amen !

On peut prendre un chant final ici selon votre choix

ENVOI

Après la prière de conclusion ou après le chant final s’il y en a un,  l’animateur de la célébration ajoute…

Certains d’être aimés de Dieu, sûrs d’avoir à remplir un rôle unique et irremplaçable, allons partager avec nos frères cette foi et cette joie.  Si nous marchons avec le Christ, rien ne peut briser notre élan. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.

Que Dieu tout puissant nous donne de savoir pleinement apprécier tous les dons qu’il nous fait en sa générosité débordante. et  (Pas de bénédiction à donner ici !) qu’il  nous bénisse : le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Amen ! (Chaque fidèle fait le signe de la croix)

Allons, dans la paix du Christ !

Tous : nous rendons grâce à Dieu.

Ce texte tient compte des  directives  des évêques des diocèses francophones de notre pays pour les liturgies de la Parole animées par des laïcs (guide liturgique pour les assemblées dominicales   animées par des laïcs aux éditions C.I.P.L. 40, rue  des Prémontrés B 4000 Liège). 

croix diaconale

Michel Houyoux, diacre permanent

 

 

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