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Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité (Mc 10 , 17-30)

Posté par diaconos le 5 octobre 2015

28ième dimanche du temps ordinaire B            Sg 7, 7-11 ; Ps 89, 12-17b ; He 4, 12-13 ; Mc 10, 17-30

Source de l’image → QUMRAN NET – Materiale pastorale online

Viens, suis-moi !

Anno B (Cerrato)  L’Évangile de ce jour met sous nos yeux l’histoire d’un homme qui voulait ajouter au nombre de ses possessions matérielles une autre possession, celle de la vie éternelle. Il est sans doute bien brave, cet homme, mais il reste centré sur lui. Il désire ardemment rencontrer le maître : arrivant tout essoufflé et se jetant aux pieds de Jésus, il lui dit. « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Visiblement, il en veut. Il est extrêmement poli ! Jésus le calme : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. » Jésus lui dit ensuite : « Tu connais les commandements et surtout ceux qui demandent de ne pas léser son prochain » Le jeune homme répliqua :  sur ce point, vous n’aurez rien à me reprocher. Mes parents sont de fidèles paroissiens et m’ont élever dans l’observation stricte de la Loi.  Jésus, bouleversé par l’élan de son désir, aima soudain ce jeune homme et lui proposa aussitôt : « Ne bricole plus. Une seule chose te manque : lâche tout de qui t’empêche de décoller vraiment, ton compte en banque et tes propriétés ; donne tout  aux pauvres et, puisque tu veux investir pour le ciel, viens, suis-moi ! »

« Viens, suis-moi » fut son premier appel : « Venez à ma suite…laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent » (Mc 1,17-18). Ce fut sa première instruction aux disciples  en les envoyant en mission : « Il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, pas de pain, pas de sac pas de monnaie dans la ceinture » ( Mc 6, 8) C’était la première conséquence à tirer de l’annonce de sa passion : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même » (Mc 8, 34)

« Viens, suis-moi », Jésus n’a jamais parlé autrement ! Il demande un choix radical. Nous deviendrons  vraiment disciples de Jésus si nous adhérons à sa mission, si nous recherchons comme lui à réaliser le bon vouloir de son Père. Cette attitude de vrai disciple grandit et s’affermit dans une prière intérieure et profonde. C’est là où la véritable intelligence nous est donnée : « J’ai prié et l’intelligence m’a été donnée. J’ai supplié et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. » (Première lecture.)

Nous avons à découvrir que certains détachements sont libérateurs et à comprendre qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Pourtant, comme le jeune homme riche, nous avons des filins qui nous maintiennent solidement au sol. Ballons captifs, nous sommes retenus par ces fils nombreux qui nous empêchent vraiment de décoller. Repérons-les pour prendre enfin notre envol : la peur de Dieu, la paresse, l’égoïsme, l’argent…

Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité : il faut choisir entre les deux trésors, celui de la terre et celui du ciel. Que l’argent soit nécessaire, Jésus n’en disconvient pas. Que l’argent nous serve. Jésus est d’accord ! Que l’argent nous domine, que nous en devenions esclaves, Jésus ne peut le supporter

Nous voulons tous  avoir en héritage la vie éternelle. En cela, nous ressemblons beaucoup à l’homme riche de l’évangile. C’est alors être sage que de chercher le chemin qui va nous conduire à cette richesse à nulle autre pareille. Le Christ nous indique ce chemin : observer les commandements (l’aimer, aimer son prochain et s’aimer d’un bon amour) et faire une place privilégiée aux plus mal pris que nous en leur réservant une partie, même infime, de nos biens. Alors, non seulement nous devenons de vrais sages, mais surtout nous posséderons la seule vraie richesse : le Seigneur lui-même et la vie éternelle qu’il nous réserve.

En conclusion, cet évangile est une bonne nouvelle que nous sommes tous invités à accueillir. Retenons en particulier cette parole : « Tout est possible pour Dieu. »  (Mc 10, 27b) Il est le Dieu libérateur qui ne pense qu’à retrouver la brebis égarée pour la sortir des pièges de la richesse. Il a tous les moyens pour nous sauver. Lui seul peut et veut nous libérer.

Voilà donc quelqu’un qui nous ressemble. Ne sommes-nous pas aussi désireux de la vie éternelle…, mais peu désireux à y mettre le prix ?Jésus qui aimait cet homme, ne fit pas un geste pour le récupérer. Non,  et le laissa partir. Il respecta sa liberté. Cet homme a raté une occasion. Ce récit d’une vocation manquée nous rappelle que, nous aussi, nous refusons des appels de Dieu.

Avec mes salutations amicales et fraternelles Michel Houyoux, diacre poermanent

Avec mes salutations amicales et fraternelles
Michel Houyoux, diacre permanent

Comprenons bien la tristesse de cet homme de l’évangile : il avait beaucoup d’argent et de biens et avec tout cela, il n’était pas heureux. Les richesses sont un obstacle nous empêchant de découvrir l’essentiel. Viens me libérer Seigneur Jésus et mes mains s’ouvriront devant toi pour accueillir ce qui manque à mon amour.

♦ ♦ ♦

Complément

◊ Catéchèse → 28ième dimanche du temps ordinaire, année B

Liens externes

◊ Homélie de monsieur l’abbé Jean-Bernard Hayet →  La messe, ce n’est pas rien.

  Du site   Idées-Caté   → (23 à 33ème dimanche du temps ordinaire, année B ) Feuilles dominicales

Viens, suis-moi !

Commentaires de Monseigneur Pierre Marie Carré

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