Fête de la Sainte Famille

Posté par diaconos le 21 décembre 2015

EN Israël, tout enfant entre dans le monde adulte, après son temps de catéchèse, il devient "Bar mitzvah" (Fils de la Loi). Quand Jésus eut douze ans, Jésus et ses parents firent , suivant la coutume, le pèlerinage  au Temple de Jérusalem. (Lc 2, 41-52)

En Israël, comme chez nous au jour de la Profession de Foi,  Jésus entra dans le monde adulte, après son temps de catéchèse, et devint « Bar mitzvah » (Fils de la Loi). Quand il eut douze ans, Jésus et ses parents firent , suivant la coutume, le pèlerinage au Temple de Jérusalem. (Lc 2, 41-52)

De nos jours le modèle familial est souvent malmené, la fête de la Sainte Famille (ce premier dimanche après Noël), nous apporte un message de bonheur : nous sommes tous appelés enfants de Dieu (deuxième lecture), appelés à partager la condition du Fils et à vivre de son Esprit. Le Christ est venu parmi nous pour nous révéler le visage du Père et il a fait de nous tous les enfants de Dieu.

Comment vivre cette appartenance d’une manière concrète ? Ne prions pas Dieu d’une façon machinale : s’adresser à Lui en lui disant « Notre Père », c’est le reconnaître père de tous et par conséquence, les accepter tous comme nos frères et nos sœurs, sans exclusive.

Source de l’image → Gospel of Luke, Chapter 2 (Images de la Bible du domaine public)

Références dans la Bible : 1S 1, 20-28 ; Ps 84 ; 1 Jn 3, 1-24 ; Lc 2, 41-52

Nous sommes tous enfants de Dieu.

 La première lecture, tirée du premier livre de Samuel, nous a présenté la naissance de Samuel, qui, aux yeux de son auteur, est signe de la volonté de Dieu de poursuivre son projet en dépit de tous les obstacles : de la femme stérile et humiliée naît celui qui sera le garant de la fidélité du peuple au projet de Dieu à travers tous les bouleversements.

Quant au psaume (84) retenu pour cette célébration, il aurait été écrit aux environs de l’an 587 avant la naissance du Messie et il aurait été composé pour le pèlerinage à Jérusalem où les Israélites se rendaient trois fois l’an pour la fête des Tentes et aussi pour celles de la Pâque et de la Pentecôte. Il comprend quelques passages traduisant bien les sentiments des chercheurs de Dieu :  » Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant.  »

Ce psaume nous dit qu’un vrai  chercheur de Dieu ressent une sorte de soif du Seigneur. De plus, le psalmiste sait que sans Lui, il est comme une terre aride. Heureux sont les hommes dont Dieu est la force car des chemins s’ouvrent dans leur cœur. Ces chemins sont les lois du Seigneur. L’orant chante le bonheur des personnes qui entrent dans le temple pour y rencontrer le Dieu vivant.

Sommes-nous conscients, que lorsque nous entrons dans une église pour prier, que Jésus  y est bien présent dans le Saint Sacrement, conservé dans le Tabernacle ? Si nous en étions vraiment convaincus, nous y viendrions plus fréquemment et nous y trouverions une véritable joie de pouvoir nous y recueillir et prier ce Christ, venu parmi nous pour notre Salut.

Dans la seconde lecture présentant des extraits de la première lettre de saint Jean, nous y découvrons le fondement même de la communion des hommes à Dieu : ils sont enfants de Dieu. (1 Jn 3, 1) Et à ce titre, ils participent donc à sa vie d’une façon qui défie l’imagination. Mais cette réalité doit se vivre dans le concret, précise Jean.

Dieu veut nous associer à son bonheur éternel : c’est pour cela qu’il nous a envoyé son divin Fils pour nous enseigner le chemin qui conduit à la sainteté.  C’est en étant fidèles aux commandements prescrits par Dieu et en faisant ce qui lui plait que nous nous comportons vraiment en enfant de Dieu.

Voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. (1 Jn 3,23) Ce n’est finalement pas très compliqué mais c’est exigeant.

En Luc 2, 41-52, , nous y trouvons Jésus au début de l’adolescence, pleinement humain, menant une vie ordinaire dans une petite ville de Galilée. Mais ce texte nous donne aussi un aperçu de la profondeur de sa personne : celle d’une relation filiale et mystérieuse avec Dieu, qui le livre tout entier à la réalisation de son projet sur le monde.

C’est intentionnellement que Jésus faussa compagnie à ses parents lors du pèlerinage à Jérusalem. Aujourd’hui l’on dirait qu’il a fugué. Peut-on le définir fugueur quand on apprend qu’ils le retrouvèrent trois jours plus tard dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et leur posant des questions ?  La réaction de ses parents, lors des retrouvailles, révèle qu’ils accusèrent le coup :   » Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela  » lui dit sa mère, vois comme nous avons souffert, en te cherchant, ton père et moi. »

Et Jésus répondit :  » Comment se fait-il que vous m’avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.  » ( Lc 2, 48-49 )  Voici donc, la première parole que Jésus prononça dans l’évangile, la seule que nous connaissions de lui pendant trente ans ! Cette unique parole au début de son adolescence est là pour nous révéler qu’il prit, très tôt, conscience de son identité profonde et de sa vocation.

Pas plus qu’il n’appartenait pas à ses parents, il ne s’appartenait à lui-même : Pleinement Fils de Dieu dans son être, il se devait à son Père et à sa mission. Tâchons de découvrir tout ce qu’il y a de positif dans les crises de croissance de nos enfants, encourageons-les à aller de l’avant, à pas craindre l’avenir, osons leur affirmer que nous avons confiance en eux et aidons-les à découvrir les appels que Dieu leur adresse.

Confions-les à Dieu par notre prière fervente et reconnaissante.  Dieu les considère avec un amour infini et gratuit. Il considère chacun chaque personne comme étant son enfant. Nous comprenons alors cette prière que Jésus lui-même nous a enseignée : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

Liens externes

  Fête de la Sainte Famille : homélie du Père Jean Compazieu (France) →    Écoute la voix du Seigneur

◊ Vivre comme la sainte famille

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