Il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu (Ac 15, 7-21)

Posté par diaconos le 29 avril 2016

Vers 48, se posa à Antioche la question de l’opportunité de la circoncision pour les non-juifs, lorsque des chrétiens arrivés de Judée dénoncèrent la liberté que Paul et Barnabé invoquèrent pour ne pas imposer ce rite aux chrétiens venus du paganisme.

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre quinze

En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi. Ici Pierre fait allusion à la conversion de Corneille, centurion Romain : l’Église est pour le monde et sa porte est ouverte à tous. Croyants ou non, nous sommes tous enfants de Dieu, créateur de l’Univers. Dieu ne fait aucune distinction ! C’est seulement la foi et la grâce qui sauvent.

Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ; sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant, pourquoi donc mettez- vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?

Source de l’image → Bible Illustrations contributed by Sweet Publishing …

 Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. » (Ac 15, 11)

Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. » (Ac 15, 11)

Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. » Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.

Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi. Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.

Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit : Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ; alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses connues depuis toujours.

Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu, mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang. Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Des gens vinrent de Judée enseigner à Antioche que sans la circoncision on ne pouvait pas être sauvé. Leur prédication produisit des indignations dans la communauté d’Antioche. Paul et Barnabas eurent avec ces gens une vive discussion. Le clergé d’Antioche décida alors  de porter la question devant les apôtres et les anciens à Jérusalem. Paul et Barnabas y furent envoyés avec quelques autres membres de la communauté  pour  débattre de cette question.
Ils partirent et traversèrent la Phénicie et la Samarie. À Jérusalem, ils furent reçus par l’Église, les apôtres et les anciens, et leur exposèrent l’œuvre que Dieu avait accomplie faite par leur service. Des chrétiens, pharisiens d’origine,affirmèrent que les païens devaient être circoncis et astreints à observer la loi de Moïse.
Il s’en suivit une grande discussion entre les apôtres et les anciens. Pierre rappela comment Dieu l’avait choisi, lui membre de l’Église de Jérusalem, pour introduire les premiers païens dans l’Église, et comment il leur donna le Saint-Esprit. Il en conclut que  les Juifs aussi bien que les païens seront sauvés.
Pierre, Barnabas et Paul rapportèrent les conversions obtenues par leur action au milieu des païens à Antioche. Jacques prit la parole après le rapport de Paul et Barnabas.  Jacques rappela le récit de Pierre, qui montra de quelle manière Dieu commença de se choisir un peuple parmi les païens. Il cita la prophétie d’Amos qui annonçait cet événement : « Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée »
Il ne faut pas créer des difficultés aux païens, mais seulement les inviter à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, de la fornication, des bêtes étouffées et du sang, et cela, parce que la loi de Moïse est très connue par la lecture qui en est faite dans les synagogues. C’est pour assurer une vraie fraternité entre tous que Jacques proposa que les chrétiens venus du monde païen s’abstinssent tout de même de ce qui répugne le plus aux chrétiens venus du judaïsme.
Faisons passer la délicatesse envers les autres avant nos droits personnels ! Prions le Seigneur de nous aider à écouter les points de vue des autres, particulièrement quand ils ne pensent pas comme nous. À partir de là, nous pouvons trouver des points de convergence, ouvrant la porte à un monde meilleur.

Compléments

◊  Un tournant capital dans l’histoire de l’Église.     → La conversion de Corneille (Ac 10, 25-48)

◊ Le premier concile à Jérusalem → Récit de l’entrevue décisive à Jérusalem (Ac 15, 1-29)

Liens externes

◊  Le problème de l’accueil des non juifs dans l’Église → Le Concile de Jérusalem

◊   Le concile de Jérusalem   → Commentaire des Actes des apôtres, chapitre quinze

Ce n’est pas la loi qui sauve, mais c’est la foi !

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Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la Vie ! (Ac 11, 1-18)

Posté par diaconos le 18 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre onze

Des chrétiens de l'Église de Jérusalem s'adressèrent à peirre sans ménagement : Pierre Pourquoi es-tu entré chez les incirconcis et as-tu mangé avec eux ?

Des chrétiens de l’Église de Jérusalem s’adressèrent à Pierre sans ménagement : « Pierre Pourquoi es-tu entré chez les incirconcis et as-tu mangé avec eux ? » (Ac 11, 1)

En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »

Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”

Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”

Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » (Ac 11, 1-18).

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image → Acts of the Apostles, chapter 11

Très tôt l’annonce de l’Évangile fut reçue et accueillie par des païens de toutes races et de toutes les nations et beaucoup demandèrent le baptême. Ils voulurent vivre en se référant à la Parole du Christ. Ils étaient ouverts à l’enseignement de l’Église.

 L’accueil des non-Juifs dans les communautés chrétiennes posa d’énormes difficultés. On se divisa en particulier sur le fait de savoir si on devait on non leur imposer la circoncision. Certains contestèrent  le fait d’entrer en relation avec des païens ou d’accepter leur hospitalité. L’Église de Jérusalem reprocha à Pierre  sa rencontre avec le centurion Corneille : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » (Ac 11,3).

Les Juifs qui rejoignirent  l’Église de Jérusalem étaient circoncis et jugèrent comme indispensable que les non juifs reçussent eux aussi la circoncision pour entrer dans l’Église. Ce qu’ils reprochèrent à Pierre, c’est d’avoir baptisé des incirconcis, mais  aussi d’être entré en relation avec eux et d’avoir mangé à la même table. Dans leur étroitesse d’Esprit ,certains membres de cette église voulurent imposer aux nouveaux convertis leurs coutumes. Ils accusèrent Pierre de trahir ses origines en allant chez les romains.

 Alors, Pierre se justifia, en présence de chrétiens, d’avoir amené au Christ Corneille, sa famille et ses amis, prémices du monde païen que Dieu veut sauver. La majorité des chrétiens, issue du monde juif, eut beaucoup de mal à accepter que ce nouvel évangile concerne toutes les nations. Il  fallut la pentecôte  pour que tous les peuples entendissent ce message d’espoir : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Ac 2, 38-39)

L’intervention miraculeuse de Dieu fit que Pierre se résolut à entrer chez les païens et  à manger avec eux. La vision de la toile remplie de toutes sortes de nourritures et cet appel : « Alors, Pierre manges ! »est une invitation  à dépasser la tradition et la sienne, et surtout de ne pas l’imposer à d’autres. Cette vision est un appel  à avoir un esprit ouvert, à créer l’unité respectant les diversités et être d’accord our l0essentiel , tout en laissant à chacun sa liberté dans les choses secondaires.

Il a fallu que Dieu agisse aussi au travers de personnalités ouvertes, comme le diacre Philippe, pour que des samaritains adhèrent au message du Christ : après l’assassinat du diacre Étienne, une violente persécution éclata contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ ( (Ac 8).

Et encore, avec ce même Philippe, il a fallu qu’un ange intervienne pour qu’un ministre des finances éthiopien  devienne messager auprès des siens : un ange du Seigneur apparut à Philippe et lui dit : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. En chemin, Philippe rencontra un  Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui allait  à Jérusalem pour adorer. L’ange dit à Philippe : « Approche, de lui ». Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? «  L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ?  » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.

Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? « 

Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. (Ac 8, 26-38)
Ce récit souligne le tournant capital pris  par l’Église dans sa mission face au monde. Après la conversion de l’eunuque d’Éthiopie, nous venons d’assister à l’amorce de la conversion de Corneille. En répondant aux  prières de Corneille, Dieu a montré qu’il était à l’écoute de toutes les personnes qui sont en recherche.

Compléments

◊  Tournant capital dans l’histoire de l’Église →   La conversion de Corneille

◊ Évangélisation dans l’Église primitive →Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie

Liens externes

◊  Une entrevue capitale → Pierre et Corneille

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Agissons dans le sens de la vie.

Posté par diaconos le 16 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre neuf

l y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait.

Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha, elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. Elle confectionnait des vêtements pour les pauvres (Ac 9, 27)

En ces jours-là, l’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, se rendit aussi chez les fidèles qui habitaient Lod.
Il y trouva un homme du nom d’Énéas, alité depuis huit ans parce qu’il était paralysé. Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva. Alors tous les habitants de Lod et de la plaine de Sarone purent le voir, et ils se convertirent en se tournant vers le Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur nommée Tabitha, ce qui se traduit : Dorcas (c’est-à-dire : Gazelle). Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait. Or, il arriva en ces jours-là qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre haute. Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s’y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. »
Pierre se mit en route avec eux. À son arrivée on le fit monter à la chambre haute. Toutes les veuves en larmes s’approchèrent de lui ; elles lui montraient les tuniques et les manteaux confectionnés par Dorcas quand celle-ci était avec elles.
Pierre mit tout le monde dehors ; il se mit à genoux et pria ; puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s’assit. Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante. La chose fut connue dans toute la ville de Jaffa, et beaucoup crurent au Seigneur. (Ac  9, 31-42)

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Ce temps de paix pour L’Église succéda à la persécution qui avait commencé par la mort d’Étienne et dont Saul avait été le principal instigateur. Après sa conversion, Saul pris le nom de Paul de Tarse et devint un fervent disciple du Christ. L’Église fit alors de grands progrès au dedans et au dehors ; c’était un fruit de la persécution elle-même.

Elle s’édifia comme un temple dont la construction avance vers sa finition ; dans la vie pratique elle marchait en obéissant à la volonté du Christ : Jésus avait envoyé ses apôtres pour être ses témoins à Jérusalem, en Judée et en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. (Ac  1, 8) À l’extérieur de Jérusalem, elle multiplia ses lieux de culte, et cela dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, provinces qui composaient la terre sainte.

L’agent puissant de ces progrès de L’Église  était l’ Esprit Saint. Il s’agit de l’action puissante de l’Esprit de Dieu qui nous dispose  à écouter et à croire la Parole, mais le résultat de cette action est toujours une consolation intime qui attire les cœurs et augmente l’Église : « S’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion, alors, pour que notre joie soit complète, ayons les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchons l’unité. Ce sont nos erreurs et nos passions qui font disparaître cette unité par les divisions qu’elles créent.

Pierre, visitant les nouvelles communautés, fut conduit jusqu’à Césarée, où eut lieu la conversion de Corneille (Actes 10).  Il descendit à Lydde, car cette petite ville située à proximité de Joppé, non loin de la mer, était à une altitude moindre que Jérusalem et la contrée montagneuse de Juda. Dans l’Ancien Testament, elle portait le nom de Lod :  les enfants d’Elpahal furent Héber, Misham, et Semed, qui bâtit Onò, et Lod, et les villes de son ressort. (1 Chroniques 8, 12) qu’on retrouve aujourd’hui sous sa désignation arabe Loudd. Actuellement,  Lod est le plus grand nœud ferroviaire d’Israël et est situé à proximité de l’aéroport international David-Ben-Gourion à Tel Aviv.

Les premiers chrétiens vivaient tout simplement et acceptaient tout comme venant de Dieu. Ils profitèrent de ce temps de paix pour édifier, construire et avancer. Pions le Seigneur de nous aider à développer des attitudes, à être actifs et constructifs et exigeants. Osons foncer pour annoncer la Bonne Parole de l’Évangile là où nous vivons. Soyons joyeux et détendus Que l’esprit de Dieu soit notre joie.

Cet extrait du livre des actes des apôtres révèle que ses disciples renouvelèrent les actes de Jésus : les boiteux marchent et même les morts ressuscitent ! La résurrection du Christ continue et nous travaille de l’intérieur. Agissons dans le sens de la vie. Comment y parvenir concrètement dans nos  responsabilités et nos engagements pour que le mal, le péché, l’injustice et l’égoïsme reculent ?

 Tabitha, une chrétienne de la communauté de Lod, faisait des tuniques et des manteaux pour donner aux pauvres. Elle tomba malade et mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre haute. Comme Lod était proche de Jaffa (Il faut compter trois heures de marche pour aller de Lod à Jaffa) , des chrétiens de  Lod apprenant que Pierre était à Jaffa, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. » Tabitha était si bonne car parmi ses bonne œuvres, elle montra qu’elle était vraiment une disciple de Jésus.

Arrivé à la maison où se trouvait la défunte, Pierre, impressionné par tant de foi chez ces chrétiens convaincus qu’il pourrait faire quelque chose pour la ramener à la vie, se mit à genoux  et dans sa prière, il demanda à Dieu de répondre aux larmes des pauvres veuves. Croyant que Dieu l’exaucera, Pierre se tourna vers la ,morte et lui dit comme si elle pouvait l’entendre :  » Tabitha, lève-toi ! »  Lève-toi, cet ordre qu’il avait dit au mendiant de la Belle Porte à Jérusalem, ce mot que Jésus lui-même ait dit tant de fois aux malades et aux pécheurs : « Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? » (Mt 9,5)

Voyez les fruits divers de ce miracle : Dieu voulait consoler les pauvres, rendre à l’Église une sainte femme dont la mort avait été une grande perte, et appeler plusieurs âmes à la foi. »   Calvin.

Compléments

◊   Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ   → Ils avaient mis tout en commun (Ac 4, 32)

◊  La foi qui sauve   → La conversion de Saul (Ac 9, 1-20)

◊  Ferveur et engagement des premiers chrétiens →   Les premiers chrétiens formaient une fervente communauté (Ac 2,42-47)

Liens externes

◊  Un début tragique et une fin magnifique →  Tabitha lève-toi! – Vie ChrétienneVie Chrétienne

◊ Qui est Paul de Parse ? →     Biographie de saint Paul apôtre

Conversion de Saul

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Ouvrons notre coeur aux dimensions universelles du Christ.

Posté par diaconos le 13 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. (Ac 8, 1b-8) « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

En choisissant sept nouveaux serviteurs de la communauté parmi les chrétiens de langue grecque, l’Église créa un nouveau ministère, le diaconat. Elle manifesta ainsi son ouverture : l’unité ne doit pas porter préjudice à la diversité légitime des chrétiens. Cette ouverture fut capitale : ces sept premiers diacres ne se cantonnèrent pas dans un service matériel mais ouvrirent la communauté en annonçant l’Évangile hors de Jérusalem.

Le jeune diacre Étienne, cet homme choisi avec six autres hommes pour assurer le service d’entraide dans la communauté de Jérusalem, proclamait partout haut et fort son amour de Jésus Christ. Devant le Sanhédrin Étienne fut  confronté à des témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, contre Moïse, contre la Loi et contre le Temple de Jérusalem, lieu saint. Dialecticien, Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta une louange à la gloire de Dieu.; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu.

Ensuite, il  s’en prit violemment à l’assemblée du Sanhédrin, reprochant à ses membres la dureté de leurs cœurs et la mise à mort des saints. Furieux, ils se jetèrent sur lui, le traînèrent hors de la ville et le lapidèrent. Après sa mort, le même jour commença une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Et paradoxalement débuta l’expansion missionnaire de l’Évangile.  C’est la persécution contre cette communauté qui la provoqua ! Pour y échapper, ils se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie tout en proclamant l’Évangile. Parmi eux, il y avait le diacre Philippe. Philippe descendit dans une ville de Samarie où il prêcha la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Sa prédication fut un succès. C’est donc par nos paroles que se transmettra la parole de Dieu. Pensons-y !

L’Église, telle qu’elle a été voulue par Jésus, portera l’Évangile partout dans le monde. Jésus l’a affirmé : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 16-20)

Demandons au Christ d’ouvrir notre cœur aux dimensions de son projet universel.  Osons parler de l’Évangile là où nous vivons. Osons en parler avec nos petits enfants. Ce n’est plus le cas à l’école. Dans bien de cours de religion on trouve de tout sauf  l’essentiel : la Bonne Nouvelle de l’Évangile.  Soyons de vrais témoins du Christ.

Dans nos communautés aujourd’hui, il y a une répartition des tâches qui permet une bonne organisation : les prêtres prêchent et enseignent ; ils sont aidés par les catéchistes.  Il y a un conseil paroissial qui gère les problèmes matériels, un trésorier qui s’occupe des finances. De plus certaines églises ont un service d’entraide  aidant les gens dans le besoin, et participant à d’autres associations qui le font (Conférence Saint Vincent de Paul, Caritas Catholica, secours nutuel, …

Prions le Christ pour que de nos communautés émanent des chrétiens, ce quelque chose qui donne envie de le devenir.

Compléments

◊   Institution des sept premiers diacres → À l’origine du diaconat : l’acte fondateur (Ac 6, 1-7)

◊ Le premier martyr, témoins du Christ → La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

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