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Vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Posté par diaconos le 14 juillet 2016

Extrait de l’évangile de Matthieu au chapitre onze

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. (Mt 11, 28-30)

Venir à JésusÀ toute personne qui ploie sous le fardeau, Jésus offrira le repos, la paix. Cette  invitation est universelle et sans condition pour toute personne fatiguée ou surchargée.

Ces deux participes expriment deux idées distinctes. Le premier suppose le métier auquel quelqu’un se livre en vain pour satisfaire aux exigences de sa conscience souffrante et de la loi qui l’accuse, le second, ce fardeau de misère morale et de peines amères que porte toute personne menant une vie sans Dieu. Ce fardeau était rendu plus accablant encore par les prescriptions légales et pharisaïques de la propre justice : « C’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux aussi.  » (Ac 15, 11)

Ce que Jésus offre c’est le soulagement ou le repos : vous trouverez le repos, précieux fruit du pardon et de l’affranchissement.

En ouvrant son cœur, c’est au plus intime de notre être que Jésus veut aller. La douceur et l’humilité de Jésus sont ses caractéristiques essentielles. Dans le Saint sacrement, Jésus nous montre encore cette douceur et cette humilité qui est la sienne. La douceur et l’humilité  peuvent seulement convertir notre cœur. Dans un monde plein de compétition, un monde où l’argent et le pouvoir ont une place prédominante, nous avons tendance à rendre notre cœur exigeant, à le fermer aux autres.

Pour nous rassurer et pour combler cette peur intime du regard des autres, nous avons tendance à rechercher le pouvoir et la richesse, qui nous assureront, le croyons nous,  le respect des autres. Devant cela, la douceur et l’humilité de Jésus sont la solution.

Vous qui peinez sous le poids du fardeau est l’image de la soumission, de l’obéissance. Jésus promet le soulagement, le repos et il en rappelle ici la condition de cette délivrance : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples !

« Après avoir promis un repos heureux aux pauvres consciences misérablement travaillées, il admoneste qu’il est leur libérateur à cette condition qu’elles se rangent sous son joug. » Calvin.

Qu’est-ce que se charger du joug de Jésus ? Les mots qui suivent l’indiquent : c’est être instruit par sa parole, son exemple, vivre de sa vie, être son disciple. Nous devons entrer dans cette voie sans hésiter parce que le Christ est doux, et humble de cœur.

Ce motif peut être entendu de deux manières, soit comme un encouragement : ne craignez pas de vous mettre à mon école, je suis plein de support, de patience, mon joug n’est pas difficile à porter ; soit comme indication du seul moyen de se charger de son joug, qui est d’apprendre de Jésus la douceur et l’humilité qu’il avait lui-même. Pour les orgueilleux qui cherchent leur propre justice, ce joug sera intolérable, il ne sera facile à porter.

La souffrance est un mystère pour nous. Nous avons tous peur de la souffrance, et devant la souffrance des autres, et spécialement des personnes que nous aimons, nous ne comprenons pas, et nous pouvons même nous révolter.

Cependant la souffrance peut parfois nous aider à nous rapprocher de Dieu. Devant ce mystère de la souffrance, nous nous trouvons face à face avec notre impuissance, avec notre faiblesse. Nous nous trouvons aussi avec le besoin de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui puisse nous venir en aide. Et cela peut être un chemin vers Dieu.

  Croyons-nous être suffisamment fort au point de ne jamais avoir besoin de personne ? Devant notre faiblesse, Jésus nous lance son appel : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau »

La pupille se dilate dans la nuit et finit par y trouver du jour, de même que l’âme se dilate dans le malheur et finit par y trouver Dieu.  (Victor Hugo)

Apprenons à partager le joug des autres, pour le rendre plus facile. C’est dans le partage, dans l’amour du prochain, dans la douceur et l’humilité que se trouve la réponse aux difficultés qui viennent tout au long de notre vie.

Complément

◊ Catéchèse  →    Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau (Mt 11, 28a)

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