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C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là qu’ont-ils fait ?

Posté par diaconos le 31 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre vingt-quatre

Le Deuxième Livre de Samuel (en hébreu ספר שמואל Sefer Sh'muel) est un livre classé parmi les Prophètes dans le Tanakh (la Bible hébraïque) et dans les Livres historiques de l'Ancien Testament chrétien. Il est entièrement consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifie les tribus d'Israël et choisit Jérusalem pour y déposer l'Arche d'alliance. L'épisode de David et Bethsabée figure au chapitre 11.

Le Deuxième Livre de Samuel (en hébreu ספר שמואל) est un livre classé parmi les Prophètes dans la Bible hébraïque et dans les Livres historiques de l’Ancien Testament chrétien. Il est entièrement consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifia les tribus d’Israël et choisit Jérusalem pour y déposer l’Arche d’alliance.

En ces jours-là,  la colère de Dieu s’alluma de nouveau contre Israël, et il incita David contre eux, en disant : Va, dénombre Israël et Juda. Le roi David dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui : « Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. » Joab donna au roi les chiffres du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.

Mais après cela, le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple, et il dit au Seigneur : « C’est un grand péché que j’ai commis ! Maintenant, Seigneur, daigne passer sur la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! » Le lendemain matin, David se leva. Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad, le voyant attaché à David : « Va dire à David : Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite, pendant trois mois ? Ou bien la peste dans ton pays pendant trois jours ?

Réfléchis donc, et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé. » David répondit au prophète Gad : « Je suis dans une grande angoisse… Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur, car sa compassion est grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » Le Seigneur envoya donc la peste en Israël dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu’à Bershéba, il mourut 70 000 hommes.

Mais lorsque l’ange du Seigneur étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer, le Seigneur renonça à ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » L’ange du Seigneur se trouvait alors près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen. David, en voyant l’ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? Que ta main s’appesantisse donc sur moi et sur la maison de mon père ! »  (2 S 24, 2.9-17)

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À la fin de son règne, le roi David, au sommet de sa gloire, crut pouvoir s’appuyer sur ses propres forces. Car il ne prit plus appui sur Dieu. Ce comportement fut condamnable. Da­vid vou­lut prendre les manières des mo­narques régionaux, et le peuple de son côté com­men­ça à s’en­vi­sa­ger comme une nation à part entière. Ce fut  la rai­son pour la­quelle la pu­ni­tion frappa le peuple lui-même aussi bien que le roi.

Ce que Da­vid envisagea, ce fut de procéder à un dé­nom­bre­ment mi­li­taire et non ci­vil ; il présenta son projet à Joab, le chef de l’ar­mée. Il vou­lut connaître les forces sur les­quelles il pourrait comp­ter, ce qui prouve qu’il ou­blia en ce mo­ment ce qu’il  éprouva si sou­vent, c’est que sa force était en Dieu. Après avoir procédé au resserrement,  Joab revint à Jérusalem. il com­mu­ni­qua au roi le nombre d’hommes en état de combattre : 800 000 pour Israël et 500 000 pour Juda.

Dans  le premier livre des Chroniques, au chapitre vingt-cinq, nous trouvons : « Joab donna à David le chiffre du recensement du peuple : il y avait dans tout Israël onze cent mille hommes tirant l’épée, et en Juda quatre cent soixante-dix mille hommes tirant l’épée. » (1 Cr 21, 5) Cette  dif­fé­rence pro­vient de ce que ces chiffres ne furent conser­vés que dans la tra­di­tion orale, parce il fut interdit de les ins­crire dans les an­nales de l’État.

Ces totaux cor­res­pondent à une po­pu­la­tion de six à sept millions ‘habitants ; elle n’est pas dis­pro­por­tion­née car la Pa­les­tine pou­vait nour­rir autant de personnes à cette période de sa plus haute pros­pé­rité. Elle ne dé­passe pas ce que Flavius Jo­sèphe, historien de l’antiquité gréco-romaine (38-100),  nous ap­prend sur la po­pu­la­tion de la Ga­li­lée au temps où il vi­vait (deux cent villes et bour­gades dont la plus pe­tite avait plus de 45 000 ha­bi­tants).

À la sa­tis­fac­tion qu’il éprouva en face de ces chiffres énormes, Da­vid re­con­nut avec angoisse le prin­cipe qui le fit agir ; alors il de­vint plus ac­ces­sible au sen­ti­ment de Joab. il s’adressa au Seigneur en disant : « Par­donne-moi, ou du moins dis-moi ce que j’ai à faire pour que mon pé­ché puisse être par­donné. » Par l’in­ter­ven­tion de Gad, l’un des prophètes personnels attachés au roi David, Dieu ré­pondit à son appel.

Le prophète Gad rapporta à David ces mot terribles : « Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; choisis l’un d’entre eux, et je te l’infligerai. » Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays pendant sept ans ? » L’intervention de Gad  nous révèle l’importance du mi­nis­tère pro­phé­tique, lequel repose toujours  sur une ré­vé­la­tion di­vine. Les Chro­niques disent trois ans, ce qui cor­res­pond plus exac­te­ment aux trois jours, dans ce qui suit.

 Le fléau commença par les ex­tré­mi­tés du pays et se rapprocha ra­pi­de­ment de Jé­ru­sa­lem. Les der­niers mots  »Assez ! Retire maintenant ta main !  » ne furent pas en­core l’ordre de faire ces­ser le fléau, mais d’a­gir de telle sorte que le fléau prit fin avant d’a­voir ra­vagé la ville. Par contre, dans les Chroniques, nous trouvons : « L’Éternel dit à Gad d’aller parler à David…. C’est en exé­cu­tion de cet ordre di­vin que Da­vid monta à l’aire d’A­rauna » (1 Cr, 18).

L’ange du Seigneur fut  une ma­ni­fes­ta­tion, vi­sible de la pré­sence de la ma­jesté di­vine. Les Chro­niques dé­crivent cette ap­pa­ri­tion sous une forme po­pu­laire : l’ange se te­nait entre le ciel et la terre ayant en main l’é­pée nue tour­née contre Jé­ru­sa­lem (ver­set 16). L’aire d’Arauna était si­tuée au nord de la cité de Da­vid, au som­met du pla­teau. (2 S 5.9)  Arauna fut un des­cen­dant des Jé­bu­siens qui occupèrent au­tre­fois cette col­line.

De son pa­lais voi­sin, dans la cité de Da­vid, le roi aper­çut les premiers signes du châtiment divin, annoncé par le prophète Gad. La sin­cé­rité de son re­pen­tir se manifesta  dans la ma­nière dont il prit sur lui et sur les siens toute la res­pon­sa­bi­lité du pé­ché qui at­tira ce châ­ti­ment : « David, ayant levé les yeux, vit l’ange de l’Éternel se tenant entre la terre et le ciel et ayant à la main son épée nue dirigée contre Jérusalem. Et David et les Anciens, couverts de sacs, tombèrent sur leur visage. » (1 Cr 21, 16)

La grandeur du roi David fut de reconnaître ses fautes. Il agit ici avec lucidité et loyauté. La prière de David suffit à arrêter le fléau. Prions le Seigneur de nous donner cette délicatesse de conscience, afin que nous puissions reconnaître nos erreurs. David, lui, implora Dieu pour que la punition annoncée retomba sur lui, personnellement, et épargna le peuple. Nous voyons déjà ici, une des argumentations de Paul, apôtre du Christ, dans l’épître aux Romains : « Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. » (Rm 5, 15)

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Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Co 12, 1-10) Les faiblesses de Paul ne firent que mieux mettre en valeur la force de Dieu qui agit en lui. Comme tous les prophètes de l’Ancien Testament, Paul devint totalement dépendant de la Parole divine. Son échec cuisant à Athènes ne l’empêcha pas d’écrire aux corinthiens qu’il accepta de grand cœur pour le Christ ses faiblesses (2 Co 12 10). Jésus également fut affronté à l’échec dans son ministère.

La foi consiste à dire à Dieu notre reconnaissance. C’est la fidélité du Seigneur qu’il nous faut redécouvrir et célébrer ! Car quelles que soient nos faiblesses et nos infidélités , le Seigneur restera fidèle, car il ne peut se renier lui-même. Dire à Dieu notre reconnaissance par une forme de prière dont nous sommes moins familiers : dire merci à Dieu. Nous sommes tellement plus rapides à demander qu’à remercier ! En effet, il nous vient rarement à l’idée de glorifier Dieu pour notre bonne santé, pour le fait d’avoir chaque jour de quoi manger ou de quoi nous loger, pour l’amour dont nous sommes entourés. Au cours de la semaine qui vient, au moins, essayons de corriger ces oublis.

Complément

◊ Catéchèse →   Jésus guérit toutes sortes de malades. (Mc 1, 29-39)

Liens externes

◊ Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. → Un prophète n’est méprisé que dans son pays

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Il vaut mieux pardonner plutôt que d’engendrer la tristesse (2 Co 2, 7-10)

Posté par diaconos le 31 janvier 2018

Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? »  Agissons ensuite sans tarder !

Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? » Agissons ensuite sans tarder !

Poursuivi devant la cour d’assises du Luxembourg pour la séquestration, le viol et le meurtre de Béatrice Berlaimont, Jérémy Pierson doit également répondre de plusieurs agressions commises en France et au Grand-Duché. Ce procès durera plusieurs semaines.

C’est bien lui qui a enlevé, séquestré, violé et finalement étranglé ma petite nièce. Elle était la fille de M. Berlaimont, premier fils de ma sœur

Source de l’image → Pourquoi pardonner ?

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Rappel de mon intervention lors de ses funérailles à Arlon, où j’ai célébré avec le clergé local, début décembre 2014. Cliquez sur le titre ci-dessous  pour lire mon intervention.

Qu’as-tu fait de ton frère ? (Gn 4, 10)

Recevez chers visiteurs de mon blog mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Le 29 janvier 2018 → Les larmes de la maman de Béatrice Berlaimont face au calvaire de sa fille

◊ Le 29 janvier 2018 → Procès de Jérémy Pierson: l’accusé détaille la séquestration de Béatrice Berlaimont

◊ Le 30 janvier 2018 → Affaire Béatrice Berlaimont: Jérémy Pierson donne sa version des faits

◊ Le fils de ma soeur, papa de Béatrice témoigne →  Ce que ma fille a vécu est innombrable

◊ Le 4 décembre 2014 → Jérémy Pierson a fait une deuxième victime quelques jours après

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Mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ?

Posté par diaconos le 30 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre dix-huit

dans sa fuite, Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer

Dans sa fuite, Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer

En ces jours-là, dans sa fuite, Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe. La tête d’Absalom se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer. Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe. » Joab se saisit de trois épieux qu’il planta dans le cœur d’Absalom, David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait.

Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi dit : « S’il est seul, c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer. » Le roi lui dit : « Écarte-toi et tiens-toi là. » Il s’écarta et attendit. Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara : « Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui, en t’arrachant aux mains de tous ceux qui se dressaient contre toi. » Le roi demanda : « Le jeune Absalom est-il en bonne santé ? » Et l’Éthiopien répondit : « Qu’ils aient le sort de ce jeune homme, les ennemis de mon seigneur le roi, et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal ! »

Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalom, mon fils ! mon fils ! »   On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom. » La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée, car elle apprit ce jour-là que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.

Et ce jour-là, l’armée rentra dans la ville à la dérobée, comme se dérobe une armée qui s’est couverte de honte en fuyant durant la bataille. (2 S 18, 9-10.14b.24-25a.30 – 19, 4)

Source de l’image → free Bible images: Absalom leads a rebels against King David

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Absalom ayant été tué dans sa fuite, David put retourner à Jérusalem, sa capitale. Cette mort ne contrecarra pas le plan divin. Dieu atteignit son but en utilisant d’autres personnes. Toute l’histoire du salut le montre très bien. Paul aussi demanda à Dieu, comme nous, comme David, d’être délivré de ses faiblesses : et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Co 8,9-10)

David, vainqueur fut attristé de la mort de son fils rebelle. Insurrection fut stoppée et David aurait pu s’en réjouir. Mais à l’annonce  de  la mort de son troisième fils, il cria son désespoir : «  Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalom, mon fils ! mon fils ! «  David alla dans sa chambre et se mit à pleurer en disant en sanglotant : « Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? »  

Rappelle-toi que Dieu , même lorsque nous nous opposons à Lui, continue de nous aimer  : « Dis-leur: je suis vivant, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? » (Ez 33, 11) David comprit le pardon envers son fils, ce fut parce que lui-même reçut le pardon de Dieu.

Après le meurtre d’Urie , le prophète Nathan vint à son palais, et lui révéla sa faute… et la richessee de la miséricorde divine. La contagion de la miséricorde divine commença dans le cœur de Dieu/ Et David ne put tout de même faire moins. Plus tard, Jésus rappella cette loi :« Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. » (Mt 6, 14) Petit à petit, le peuple juif compris qu’il n’eut pas besoin de techniques militaires pour vaincre ses ennemis : le véritable enjeu sera la lutte contre les forces du mal qui altèrent l’ensemnble des hommes. Si nous pardonnons aux personnes qui nous font du tort, ce serait une plus grande victoire que vaincre.

———

L’Église nous propose aujourd’hui’ à méditer l’intervention de Jésus pour deux guérisons : celle d’une femme, sans doute en pleine maturité, et celle d’une petite fille, que l’on imagine bien être la joie de ses parents. Jésus les guérit toutes deux, avec tendresse et simplicité, par la seule force de sa présence et de sa parole. Comment interpréter les gestes miraculeux du Christ ? Faut-il prier pour guérir ? Ces questions, qui touchent au plus intime de l’être humain, nous nous les posons tous !

« Le Christ médecin est venu, il a guéri le monde par son corps et son sang, par la médecine de vie. »

Cette parole de Saint Ephrem résume bien la façon dont les contemporains du Christ ont perçu sa mission. Il fut le Messie attendu, accueillant, soignant, restaurant les corps et les cœurs meurtris. En guérissant, il apporte en même temps un renouvellement du désir de vivre. Les récits évangéliques sont remplis de guérisons miraculeuses : paralytique, aveugle, estropié, sourd-muet… Chacun repartira guéri ! Jusque dans sa mort, le Christ se fera guérisseur, éloignant à tout jamais ce qui rend les hommes malades en profondeur : angoisse de vivre, peur des autres, de soi-même et de la mort. (Mc 5, 21-23)

La remise debout de ces personnes évoque la résurrection de Jésus. Ce récit témoigne du pouvoir souverain de Jésus sur la vie et sur la mort. Jésus  en effet est pleinement victorieux sur les forces du mal et de la mort. Pour tous, le Christ n’est pas seulement victorieux du mal et de la mort : il nous donne son Esprit qui nous fait vivre déjà d’une vie nouvelle, laquelle saisit tout notre être, corps et âme. En particulier, l’Esprit transforme nos sens corporels et les adapte pour les rendre aptes à percevoir Jésus ressuscité, qui continue à se rendre présent à nous, corporellement, dans ce monde (dans l’Eucharistie notamment).

Compléments

◊ Catéchèse → Jésus guérit toutes sortes de malades. (Mc 1, 29-39)

◊ Miséricorde divine → Celui qui aime son frère demeure dans la lumière (1 Jn 2, 3-11)

Liens externes

◊ Histoire → La mort d’Absalom dans la forêt d’Éphraïm

◊ Fin tragique → Absalon veut remplacer David, son père

Histoire biblique d’Israël – Le règne de David

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Fuyons devant Absalom. Laissez Shiméï me maudire, si le Seigneur le lui a ordonné

Posté par diaconos le 29 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre quinze

Les hommes ont commencé à se rassembler pour soutenir la rébellion d'Absallon, l'un des conseillers de confiance de David, a déclaré son soutien à Absallon. Asallon et son armée rebelle ont commencé à marcher vers Jérusalem

Les hommes commencèrent à se rassembler pour soutenir la rébellion d’Absalon, l’un des conseillers de confiance de David, déclara son soutien à Absalon. Par la suite, Absalon et son armée rebelle commencèrent à marcher vers Jérusalem.

En ces jours-là, un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. » Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. » David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus.

Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant. Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions. Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche. Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !

Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. » Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ?

S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? » David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. » David et ses hommes continuèrent leur chemin. (2 S 15, 13-14.30 ; 16, 5-13a)

Source de l’image → Free Bible images: Absalom leads a rebels against King David

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Dieu voulut que les Israélites trouvèrent en David, leur premier roi, icône du Christ. Après une période faste en évènements, arrivèrent des jours sombres pour le roi âgé. David nous fait penser à Jésus. Ce qui ressortit dans l’épreuve, ce fut la loyauté de David qui accepta la volonté de Dieu sans se plaindre. David fut convaincu que Dieu ne l’abandonnerait pas. Son refus de se défendre ou de se venger fut un moyen d’obtenir la miséricorde de Dieu.

Ahithophel alla dans la ville de Guilo, voi­sine d’­Hé­bron, pour être à por­tée d’Ab­sa­lom aus­si­tôt que la ré­volte écla­te­rait. Il fut un homme ha­bile et consi­déré, dont la par­ti­ci­pa­tion au com­plot aurait dû en as­su­rer le suc­cès. Ahithophel, compagnon intime de David agit en traître en se joignant à Absalom, le fils de David dans un complot contre son père. Ce qui arriva à David fut comme l’annonce de l’image de Jésus dans sa passion et sa résurrection. Les détails dans (2 S 15, 13-14.30) sont évocateurs.

Étant un des meneurs de ce soulèvement, il conseilla à Absalom de violer les concubines de David et lui demanda l’autorisation de lever une armée de douze mille hommes pour se lancer sur les traces du roi, afin de le tuer pendant qu’il était désorganisé et affaibli.  Et on informa David, en ces termes : « Ahithophel est parmi ceux qui conspirent avec Absalom.” Alors David dit: “ S’il te plaît, Seigneur, change en sottise le conseil d’Ahithophel.” (2 S 15, 21)

Ammon, le fils aîné de David, fut tué par son frère Absalon pour le viol de sa sœur. Absalom, le deuxième fils de David fut tué par un officier de David, et, Adonias, son troisième fils, qui brigua la succession, fut exécuté par ordre de Salomon. Le conflit entre les générations, l’affrontement entre les enfants et leurs parents existe depuis toujours.

Lorsque Dieu déjoua ce projet en faisant en sorte que fut suivi le conseil de Houshaï, Ahithophel comprit que la révolte d’Absalom échouerait. Il se suicida ; il fut enterré dans la tombe de ses ancêtres. (2 S 17, 23) Quand David donna l’ordre de fuir, ce fut principalement pour éviter à Jé­ru­sa­lem les cruautés d’un siège.

Pour fuir de Jérusalem, David franchit la vallée du Cédron et gravit la colline des oliviers. Mille ans plus tard, en ce même lieu, Jésus fuira la haine et viendra s’y réfugier. Mystère d’un homme victime d’un autre homme, David accepta l’humiliation des injures d’un de ses ennemis. Et il s »en remit au seigneur.

Shiméï, fils de Guéra, le  Benjaminite de Bahourim, se hâta de descendre avec les hommes de Juda à la rencontre du roi David. Arrivé près du roi David, Shiméï lui lança des pierres, tout en hurlant des  malédictions et des injures ainsi qu’à ceux qui étaient avec lui.  Il crut le mo­ment fa­vo­rable pour se ven­ger, au moins par ses in­jures, de la chute de Saül et de sa fa­mille, dont il at­tri­bua la cause au roi Da­vid. Il se tint sur le ver­sant de la mon­tagne au pied de la­quelle passa Da­vid. (2 S 16, 5-9)

Da­vid, conscient du meurtre d’U­rie et de tant d’autres de ses compagnons qui périrent avec lui, ac­cepta ces in­jures comme mé­ri­tées. La voix de sa conscience lui dit que de­vant Dieu ce terme : « homme de sang », ne fut pas trop fort. Mal­gré la gra­vité de ses fautes, Da­vid  put être en­core l’homme dont Dieu avait encore besoin.

Da­vid s’a­dressa à Joab et à Abi­saï, quand même ce­lui-ci seul parla. Il voulut  ca­rac­té­ri­ser par là la dif­fé­rence de sen­ti­ments entre eux et lui, et re­pous­sa leur immixtion dans un do­maine où il n’eut d’autre juge que sa conscience.

Comme David, Jésus s’en remit à Dieu et pardonna à ceux qui lui firent du mal : « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34) À la montée de la violence, David troqua  la contagion de la miséricorde. Son destin tragique l’amena à mieux comprendre l’attitude de Dieu envers les gens : il nous a pardonné, pardonnons à notre tour.

Compléments

◊ Homélie → Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant (Mt 5, 38-48)

◊ Fêté le 29 janvier → Saint Gildas

◊ Puissance de la foi, en voici un exemple → Qu’est-ce que la foi ? Comment croire en Dieu ?

Liens externes

◊ Intervention d’Ahithophel → David et Son Histoire: 1 Samuel 16, 1-1 Rois 2, 11

◊ Forum catholique → La foi mûre et les revers de fortune

Il nous a pardonné, pardonnons à notre tour.

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