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Puisque tu n’as pas gardé mon alliance, je vais t’enlever le royaume.

Posté par diaconos le 7 février 2018

Extrait du premier livre des Rois, chapitre onze

 le dieu à qui on sacrifie des enfants vivants en les brulant. Ce que font encore certains dirigeants du monde aujourd'hui. Il figure dans l'inscription de la citadelle d'Amman (IXe siècle av. J.-C.). Le dieu des Ammonites et Phéniciens.  Salomon lui consacra, pour l’usage de ses femmes ammonites, un haut-lieu sur le mont des Oliviers (1 Rois 11.7 [lire Milcom au lieu de Moloch), 1 Rois 11.33) ; ce haut-lieu fut ensuite détruit par Josias (2 Rois 23.13). Jérémie annonce la fin de son culte en Ammon, par la victoire de l’Éternel (Jérémie 49.1 ; Jérémie 49.3).

Milcom, le dieu à qui on sacrifia des enfants vivants en les brûlant. Ce que font encore certains dirigeants du monde aujourd’hui. Il figure dans l’inscription de la citadelle d’Amman (IXe siècle av. J.-C.). Micom fut le dieu des Ammonites et Phéniciens. Salomon lui consacra, pour l’usage de ses femmes ammonites, un temple sur le mont des Oliviers (1 R 11,7) ; cet édifice fut plus tard détruit par Josias (2 R 23,13). Jérémie annonça la fin de son culte en Ammon, par la victoire de Yahvé (Jr 49,1 ; Jr 49,3).

Le roi Salomon aima de nombreuses femmes étrangères : outre la fille de Pharaon, des Moabites, des Ammonites, des Édomites, des Sidoniennes, des Hittites. Elles étaient de ces nations dont le Seigneur avait dit aux fils d’Israël : « Vous n’entrerez pas chez elles, et elles n’entreront pas chez vous : sûrement, elles détourneraient votre cœur vers leurs dieux. » Mais Salomon s’attacha à elles par amour. Il eut sept cents femmes de rang princier et trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur.

Salomon vieillissait ; ses femmes le détournèrent vers d’autres dieux, et son cœur n’était plus tout entier au Seigneur, comme l’avait été celui de son père David. Salomon prit part au culte d’Astarté, la déesse des Sidoniens, et à celui de Milcom, l’horrible idole des Ammonites. Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David. Il construisit alors, sur la montagne à l’est de Jérusalem, un lieu sacré pour Camosh, l’horrible idole de Moab, et un autre pour Milcom, l’horrible idole des Ammonites.

Il en fit d’autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères de brûler de l’encens et d’offrir des sacrifices à leurs dieux. Le Seigneur s’irrita contre Salomon parce qu’il s’était détourné du Seigneur Dieu d’Israël. Pourtant, celui-ci lui était apparu deux fois, et lui avait défendu de suivre d’autres dieux ; mais Salomon avait désobéi. Le Seigneur lui déclara : « Puisque tu t’es conduit de cette manière, puisque tu n’as pas gardé mon alliance ni observé mes décrets, je vais t’enlever le royaume et le donner à l’un de tes serviteurs.

Seulement, à cause de ton père David, je ne ferai pas cela durant ta vie ;  c’est de la main de ton fils que j’enlèverai le royaume. Et encore, je ne lui enlèverai pas tout, je laisserai une tribu à ton fils, à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie. » (1 R 11, 1-13)

Source de l’image, cliquez ici → Blog de chretiens2000

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À cette époque le nombre d’épouses indiquait la richesse et la notoriété d’un homme, avant d’être un relâchement des mœurs ; mais les épouses païennes ne furent pas accueillies. Ces femmes étrangères vinrent avec leurs prêtres et leur cultes païens qui entraînèrent Israël dans l’idolâtrie et le matérialisme. Les habitants de son royaume pensaient que le roi bénit par Dieu devrait s’entourer de fastes,  de luxe et surtout de grandeur. Or Salomon aimait le faste et la puissance et il s’éloigna progressivement de Dieu.

En aimant des femmes étrangères en grand nombre, Salomon commit une double faute : « Qu’il n’ait pas non plus un grand nombre de femmes, de peur que son cœur ne se détourne ; qu’il ne fasse pas non plus des amas d’argent et d’or. » (Dt 17, 17) Ces femmes vinrent des nations voisines (voir la liste de celles-ci dans le texte ci-dessus). Salomon organisa alors sa vie, sa maison et sa nation sans rechercher à agir selon la volonté de Dieu.

Le roi Salomon participa régulièrement au culte rendu à Astarté, la di­vi­nité fé­mi­nine des Phé­ni­ciens et de toutes les peu­plades ca­na­néennes. Ce dieu païen fut principalement ado­ré par les femmes, et son culte fut ac­com­pa­gné de dé­bauches : « On ho­no­rait cette déesse par des feux et des ré­jouis­sances sui­vies de dé­bauches ; on lui of­frait des gâ­teaux, d’une forme plate et ronde pour re­pré­sen­ter le disque de l’astre, et faits de miel et de fine fa­rine ; ici on les voit fa­bri­qués, pour ainsi dire, en fa­mille ; cha­cun a son rôle dans ce tra­vail. (Jr 44, 17-19)

Il participa aussi au culte rendu à Milcom, le dieu des Ammonites, qu’alifié ici d’idole abominable, parce qu’on lui offrait des sacrifices de petits bébés ! L’Ancien Testament trace leur origine à un fils illégitime de Loth, le neveu du Patriarche Abraham. Il construisit sur l’un des sommets du Mont des Oliviers un édifice pour célébrer le culte rendu à Mo­loch. De là cette im­mense to­lé­rance dans la­quelle Salomon vit avec contentement, une preuve de lar­geur d’es­prit.

 Par conséquence, Dieu s’adressa alors à Salomon : « Quant à cette maison que tu bâtis, si tu marches dans mes statuts, si tu pratiques mes ordonnances et si tu observes tous mes commandements pour les suivre, j’accomplirai envers toi la promesse que j’ai faite à David, ton père  » (1R 6, 12) Et le mo­ment vint où la pente fa­tale l’em­porta, as­su­ré­ment par l’ef­fet d’un manque de vi­gi­lance et de prière.

Au cours des siècles, tous les peuples firent la même déduction. Même dans l’Église les fidèles trouvèrent normal que le pape, leurs évêques et autres dignitaires religieux aient l’allure et les insignes des princes. Nous payons encore de nos jours les conséquences d’une telle erreur. Notre pape François a voulu renverser cette vision en choisissant de vivre dans la simplicité d’un logement de cinquante mètres carrés et non dans le splendide appartement qu’occupèrent ses prédécesseurs  au Vatican.

Nos comportements intéressent Dieu. Nous ne pouvons pas faire n’importe quoi. Nous devons chercher ce qui convient le mieux et surtout d’éviter ce qui est mal, ce qui détruit. Le bien et le mal sont nettement mêlés, selon Jésus. à travers notre combat spirituel, c’est Dieu qui est en jeu. Notre relation à Dieu sera réduite ou renforcée. Le péché est avant tout une rupture entre Dieu et nous. Prions le Seigneur de nous aider à marcher selon son enseignement.

Compléments

◊ Le bien et le mal sont mélangés jusqu’à la fin du monde → Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe (Mt 13, 24-43)

◊ Catéchèse → Agissons dans le sens de la vie.

◊ Force du pardon → Il vaut mieux pardonner plutôt que d’engendrer la tristesse (2 Co 2, 7-10)

Liens externes

◊ La nation des ammonites, où un de leurs dieux fut adoré avec  des sacrifices humains →  Les Ammonites (Royaume d’Ammon) 

Le scandale du mal

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