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Le lépreux habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp

Posté par diaconos le 10 février 2018

Extrait du livre des Lévites au chapitre treize

Dans les cas de lèpre, le lépreux devait vivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique ni participer aux cultes

Dans les cas de lèpre, le lépreux devait vivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique ni participer aux cultes

Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron, et leur dit : « Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une pustule, qui soit une tache de lèpre, on l’amènera au prêtre Aaron ou à l’un des prêtres ses fils. Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !” Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 1-2.45-46)

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Dans les cas de lèpre, le lépreux devait v ivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique  ni participer aux cultes. À cette époque la lèpre fut considérée comme un châtiment de Dieu. Les prêtres durent , entre autres obligations, diagnostiquer les cas de lèpre et ordonner l’isolement des lépreux. Ils durent aussi constater les éventuelles guérissions et permettre au x lépreux de retourner dans leur communauté. Jésus le rappela quand il guérit des lépreux : « Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié. Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations, et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage » ‘(Mc 1, 42-44)

Voici quelle fut la loi sur le lépreux, pour le jour de sa purification. On l’amènera devant le sacrificateur. Le sacrificateur sortira du camp, et il examinera le lépreux. Si le lépreux est guéri de la lèpre, le sacrificateur ordonnera que l’on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope. Le sacrificateur ordonnera qu’on égorge l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau vive. Il prendra l’oiseau vivant, le bois de cèdre, le cramoisi et l’hysope ; et il les trempera, avec l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé sur l’eau vive.  Il en fera sept fois l’aspersion sur celui qui doit être purifié de la lèpre. Puis il le déclarera pur, et il lâchera dans les champs l’oiseau vivant. (Lv 14, 1-4)

Si une loi aussi dé­taillée fut promulguée au sujet de la lèpre, tan­dis qu’il n’y en eut aucune pour d’autres ma­la­dies graves et mor­telles, qui ne furent jamais consi­dé­rées comme une source de souillure, ce fut parce que la lèpre était en­vi­sa­gée comme une pu­ni­tion in­fligée par la jus­tice di­vine. Voilà pour­quoi c’é­tait le grand prêtre qui de­vait consta­ter le mal, or­don­ner la sé­ques­tra­tion pro­vi­soire ou la re­lé­ga­tion dé­fi­ni­tive, et aussi dé­cla­rer la gué­ri­son. Cette opi­nion exista chez tous les peuples où la lèpre fut en­dé­mique, dans l’an­ti­quité comme dans le moyen-âge. Il ne fut pas ques­tion d’un trai­te­ment à suivre. La gué­ri­son, comme la ma­la­die elle-même fut considérée comme ne venant  que de Dieu.

Une tu­meur ou tache sans cause ap­pa­rente ou par conta­gion sur les par­ties de la peau dé­nuées de che­veux ou de barbe, un dartre avec écoulement, une partie plus claire sur la peau furent les trois symptômes critiques. Deux signes furent dé­ci­sifs pour que l’on admit la personne atteinte de la lèpre : les poils de la peau blan­chis­sant et le mal creu­sant dans la peau. Au­jourd’­hui en­core les Arabes re­gardent le mal comme cu­rable si les poils n’ont pas  blan­chis.

Ce qui suit s’ap­pliqua à tous les cas de lèpre dé­cla­rés : porter des vêtements déchirés, marque d’un homme frappé de Dieu ; les cheveux en désordre et se couvrir la barbe jusqu’à la lèvre supérieure. Il était interdit d’entrer en contact avec un lépreux et surtout de ne jamais le toucher, car il souille­rait qui­conque vien­drait à le tou­cher. La tra­di­tion pré­tendit même, que toute mai­son où il en­trerait,  serait souillée avec tout ce s’y trou­vait. À notre époque, au Moyen Orient les lé­preux sont confi­nés en de­hors des villes et des vil­lages et ha­bitent des de­meures spé­ciales, sou­vent de mi­sé­rables buttes où on leur ap­porte leur nour­ri­ture. À Jé­ru­sa­lem il y a près de la porte de Sion un lieu as­si­gné aux lé­preux. Chez les Perses aussi le lé­preux fut mis au ban de la so­ciété. Au­cune ma­la­die n’ins­pira aux peuples de l’A­sie une telle hor­reur.

Compléments

◊ Du livre du Lévitique→ Loi concernant la lèpre (Lv 13)

◊ Catéchèse → Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

◊ Homélie pour le sixième dimanche du temps ordinaire B → Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

◊  Au service des lépreux, il y laissa sa vie → Canonisation du Saint Père Damien (11 octobre 2009)

◊ Message important → Qui cherche, trouve

Lien externe

Jésus guérit un lépreux : sa contagion par le bien – 1

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