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La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)

Posté par diaconos le 2 mars 2018

Extrait du livre de l’Exode au chapitre vingt

les Tables de la Loi soient le témoignage concret de l'Alliance entre Dieu et son peuple. C'est la raison pour laquelle, les images des tables sont souvent présentes sur le fronton des synagogues. L'iconographie chrétienne représente Moïse et les Tables de la Loi, les portant comme un livre ouvert

les Tables de la Loi furent le témoignage concret de l’Alliance entre Dieu et son peuple. C’est la raison pour laquelle, les images des tables sont souvent présentes sur le fronton des synagogues. L’iconographie chrétienne représente Moïse et les Tables de la Loi, les portant comme un livre ouvert.

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.

Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Source de l’image → Free Bible images

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Ces dix commandements furent les directives données par Yahvé à son peuple. sorti de l’esclavage en Égypte et qui marcha sous sa conduite. Ces paroles eurent pour but de garantir et de baliser cette marche en rejetant les idoles et mettant en garde son peuple contre la tentation de porter atteinte à qui que ce soit. Dieu a les Paroles de la vie éternelle. (Psaume 18)

Dieu fit en­tendre sa voix, et après avoir rap­pelé à Israël ce qu’il fit pour lui, il lui révéla en termes dis­tincts et pré­cis ce qu’il at­tendait de lui. Dieu  rap­pe­la à tout is­raé­lite que la sain­teté ne consista pas à s’abs­te­nir des actes ex­té­rieurs in­ter­dits dans quelques-uns des com­man­de­ments, reçus sur le mont Sinaï, mais sur­tout à pu­ri­fier le cœur des sen­ti­ments qui conduisirent à leur vio­la­tion.

Ce ré­cit parle de dix paroles : « Moïse demeura sur le Sinaï avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau. Sur les tables de pierre, il écrivit les paroles de l’Alliance, les Dix Paroles. » (Ex 34, 28) La pre­mière par­tie du Dé­ca­logue contient cinq com­man­de­ments qui rap­pellent le res­pect dû à Dieu et à tout ce qui lui ap­par­tient.

La se­conde par­tie du Dé­ca­logue traite du res­pect pour la vie du pro­chain, pour sa famille,  ses biens et sa réputation. La dixième parole du décalogue montre que ce res­pect doit ré­gler non seule­ment la conduite ex­té­rieure, mais en­core les sen­ti­ments du cœur. Cette dixième pa­role ren­ferme la tran­si­tion de la loi à l’Évan­gile ; car l’ex­pé­rience prou­va à Israël que la convoi­tise ne put être ex­tir­pée que par l’Es­prit, ré­gé­né­ra­teur.

La vie de tout le peuple fut ordonnée dans trois do­maines fondamentaux : la vie re­li­gieuse avec le culte qui en est la ma­ni­fes­ta­tion ; la vie de fa­mille, et la vie sociale. Le Dé­ca­logue régla la vie des juifs sous ces trois domaines. La loi du sab­bat dans le Dé­ca­logue fut le centre de toute la loi cé­ré­mo­niale. Le don de ces deux tables gra­vées par le doigt de Dieu fut l’un des mi­racles les plus impressionnants de toute l’­his­toire sainte.

Les pre­miers mots de la loi, donnée sur le mont Sinaï,  in­tro­duisent tout le Dé­ca­logue : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte »  En même temps que Dieu rappela au peuple sa sou­ve­rai­neté, il lui fa­ci­lita la sou­mis­sion en éveillant dans son cœur le sen­ti­ment de la re­con­nais­sance par le souvenir de la dé­li­vrance qu’il fit en sa fa­veur. Dieu parla à Israël à la se­conde per­sonne du sin­gu­lier ; tout le peuple fut considéré par Dieu comme étant une per­sonne.

Dieu dé­fendit d’a­do­rer une autre di­vi­nité que lui. Ce fut la condition de son al­liance avec Israël. Achab et Ma­nassé commirent une faute grave en introduisant le culte de Baal et d’As­tarté ; Israël, et plus tard Jé­ro­boam faillirent en fi­gu­rant Dieu sous la forme du veau d’or. Il y eut chez ces peuples an­ciens une ten­dance à re­pré­sen­ter la di­vi­nité qu’ils ado­rèrent sous une forme ma­té­rielle, et à res­treindre son culte à cer­taines lo­ca­li­tés.

Si Dieu ne voulut pas que l’on porta sur un autre l’a­do­ra­tion qui lui ap­par­tenait à lui seul, ce fut parce qu’un tel acte se­rait le com­men­ce­ment de la cor­rup­tion de ce­lui-là même qui s’y li­vre­rait  : « Puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. » (1 Rm 21, 32)

Dans la vie des peuples et des fa­milles l’on ne vit que ra­re­ment l’im­piété et l’im­mo­ra­lité des pères pu­nies dès la pre­mière gé­né­ra­tion ; ce ne fut que lorsque le mal eut mûri pen­dant plu­sieurs gé­né­ra­tions et qu’il porta ses fruits amers qu’arriva la sanction divine. L’­hé­ré­dité des pen­chants mau­vais et les in­fluences de l’é­du­ca­tion et de l’exemple contri­buèrent à les éga­rer :  » L’âme qui péchera sera celle qui mourra. » (Ez 18, 4)

L’exil de Ba­by­lone punit le peuple juif  pour les crimes ac­cu­mu­lés dans toute son his­toire an­té­rieure :  » Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : « La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés. »(Cr 36, 21)

 La bé­né­dic­tion, qui dut fi­nir par ramener Israël à Dieu, re­posa sur l’al­liance que Dieu traita avec Abra­ham en par­ti­cu­lier : « De Sion viendra le libérateur, il fera disparaître les impiétés du milieu de Jacob. Telle sera pour eux mon alliance lorsque j’enlèverai leurs péchés. Certes, par rapport à l’Évangile, ils sont des adversaires, et cela, à cause de vous ; mais par rapport au choix de Dieu, ils sont des bien-aimés, et cela, à cause de leurs pères. Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. » (Rm 11, 26b-29)

Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu ; il ne devra pas  être pro­noncé au ser­vice de la va­nité, ni sous la forme du par­jure, ni sous celle des for­mules ma­giques ; il ne devra pas être utilisé dans une conversation lé­gere et fri­vole. Les Juifs, pour évi­ter de pro­fa­ner le nom de Dieu, en vinrent à en interdir com­plè­te­ment l’u­sage.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. N’ou­blie pas de dis­tin­guer ce jour-là des autres jours, non seule­ment pour te re­po­ser, mais pour le réserver pour Dieu : « Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail, aucun ouvrage. »(Lv 23, 7)  la loi ne pré­cisea pas da­van­tage, lais­sant au peuple le soin d’ap­pli­quer cette pres­crip­tion.

Ce re­pos dut être gé­né­ral, non seule­ment quant aux tra­vaux, mais aussi quant aux per­sonnes. Il s’é­tendit même aux ani­maux, qui par­ti­cipaient au tra­vail jour­na­lier, et aux es­claves. Les Ro­mains avaient aussi des jours de re­pos pour les es­claves et pour les bêtes de somme :  » Afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi et que tu te souviennes que tu as aussi été esclave au pays d’Égypte et que l’Éternel ton Dieu t’en a fait sortir. » (Dt 5, 14-15)

Par le re­pos sab­ba­tique chaque Is­raé­lite dut compter les étran­gers et les es­claves. La loi du sab­bat fut la seule parole ri­tuelle du Dé­ca­logue. Ce fut au­tour de cette ins­ti­tu­tion comme centre que se grou­pèrent toutes les autres pres­crip­tions cé­ré­mo­niales qui consti­tuèrent le culte rendu à Yahvé : « Chacun de vous respectera sa mère et son père, et observera mes sabbats. Je suis le Seigneur votre Dieu. » (Lv 19, 3)

Honore ton père et ta mère. Israël observa cette parole, et pros­pé­ra dans la terre de Ca­naan, que Yahvé lui don­na. Respecter ses parents est l’une des conditions  de la sta­bi­lité des na­tions : « Mon fils, n’oublie pas mon enseignement ; que ton cœur observe mes préceptes » ( Pr 3, 1) La vie est notre bien le plus précieux. Respectons notre vie et celle des autres personnes. Caïn fut puni par Dieu  pour avoir tué son frère A­bel. Ce fut un meurtre prémédité.

La septième parole concerne la famille Le bien le plus pré­cieux de l’­homme est son foyer do­mes­tique : « Une femme parfaite est la couronne de son mari, une femme sans pudeur » (Pr 12, 4)  Tu ne commettras pas d’adultère :  » Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s’il commet un adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis de mort » (Lv 20, 10)

Tu ne commettras pas de vol. Cette huitième parole du décalogue ex­clut toute action par la­quelle nous por­tons in­jus­te­ment at­teinte à la pro­priété des personnes. La neuvième parole interdit de porter atteinte à la réputation des personnes : « Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, C’est la richesse, la gloire et la vie. » (Pr 22, 4)  En­le­ver à quelqu’un son hon­neur, est pire que de le dé­pouiller de son argent.

Dans l’é­nu­mé­ra­tion des ob­jets de la convoi­tise, la maison est pla­cée en tête ; à cette époque, ce mot com­prenait tout ce qui ap­par­tenait à l’­homme, même sa femme et ses en­fants.

Compléments

◊ Si nous prêtions attention à son commandement, nous serions remplis de paix →   Si tu avais prêté attention à mes commandements… (Is 48, 17-19)

◊ A.D.A.L. animée par des laïcs → Troisième dimanche du Carême, année B

◊ Catéchèse → Ne faîtes pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! (Jn 2,16)

Liens externes

◊ Du site de Wikipédia → Instructions morales et religieuses

◊ Got Questions.org. → Questions sur les Dix Commandements ?

Du site KT42 →  Diaporama sur les tables de la Loi (10 commandements)

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