Jean et les synoptiques

Posté par diaconos le 13 septembre 2018

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Logos » incarnén 1.

L’Évangile selon Jean est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une communauté johannique, à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le logos incarnén.

Les points communs avec les synoptiques sont le même genre littéraire, et quelques unités narratives communes : au début, on y trouve cinq récits apparaissant également chez les synoptiques : la purification du Temple (Jn 2, 13-22), la guérison d’un fonctionnaire royal (Jn 4,46-54), le miracle des pains ( Jn 6, 1-13), la marche sur la mer (Jn 6,16-21) et l’onction de Béthanie (Jn 12,1-8).

Les logos communs dont les plus clairs en parallèle dans les synoptiques  sont 1,27 ; 33,51 ; 2;19 ; 3,35 ; 4,44 ; 12,25 et 15,20. L’histoire de la passion a la même structure littéraire narrative que celle rencontrée chez les synoptiques comportant des épisodes communs : 13,21-30 et 36-38.

Cependant nous rencontrons des différences essentielles. le plan de l’évangile de Jean se caractérise par une autre conception géographique et chronologique que celui rencontré dans Marc et de Luc et est à la base de ceux de Matthieu et de Luc.

Son évangile contient un nombre appréciable de récits n’ayant pas d’équivalent chez les synoptiques ; les récits des miracles sont présentés comme des signes. Les récits propres  Jean : Cana (2,1-11,2) ; Nicodème (3, 1-21) ; la Samaritaine (4, 1-42) ; le paralytique à la piscine de Béthesda (5) ; Jésus et ses frères ( 7, 1-10) ; l’aveugle de naissance (9) ; la résurrection de Lazare (11) ; Jésus et les grecs (12,20-23) ; le lavement des pieds (13,4-11) ; le cycle pascal (20) avec la course au tombeau, l’apparition à Marie de Magdala et l’épisode de Thomas.

Dans l’évangile de Jean, Jésus tient de longs discours se caractérisant par une grande unité dans leur contenu. Le thème récurrent est le suivant : Jésus est l’envoyé du Père, celui qui croit en lui a la vie éternelle. Tous les thèmes abordés se concentrent sur la révélation de la gloire du Christ.

Le prologue de son évangile se distingue du corps de l’écrit qu’il introduit sans en faire partie. l’épilogue (20,30-31 est un ajout. Le corps de son évangile (1, 19-20, 31) comprend deux parties (1, 19-12, 50) dépeignant la révélation du Christ dans le monde et 13, 1-20,31 évoquant la révélation du Christ devanrt les siens.

Dans la première partie, l’intrigue est thématique : il s’agit pour Jean de montrer à travers une succession d’épisodes comment la révélation christologique s’offre au monde et appelle à la foi . Il montre aussi quelle variété de réponses elle suscite. le plan de la deuxième partie est assez facile à faire : Le dernier repas (cadre du lavement des pieds (13, 1-20), fde l’annonce de la trahison de Judas (13, 21-30) ; des deux discours d’adieu (13 31-14, 31) ; (15 et 16) ainsi que celui de la prière sacerdotale (17). Cette séquence s’interroge sur l’avenir possible de la révélation.

Pour ce qui est de l’Église ancienne, il fallut attendre la fin du deuxième siècle pour découvrir les premières citations indiscutables de Jean par Théophile d’Antioche qui fut, au deuxième siècle, le septième évêquede l’Église d’Antioche. et Irénée de Lyon,   deuxième évêque de cette ville entre 177 et 202, dont nous avons des traces les plus anciennes des écrits.

Sous sa forme canonique, l’évangile de Jean n’est pas un texte d’un seul tenant ; il est le résultat d’un processus long et complexe. Il semble ne pas avoir été composé en une seule fois, mais avoir fait l’objet de plusieurs rédactions. L’école johannique semble avoir complété une version originale de l’Évangile de Jean en l’élargissant par l’ajout de petits ensembles typiquement johanniques.

L’évangile dans son ensemble est l’œuvre d’un seul auteur. La même langue domine de part et d’autre ce récit et c’est le même auteur qui a retravaillé  plusieurs reprises le texte initial. Ce modèle tombe sous le coup d’une double critique : l’unité de style ne renvoie pas nécessairement à une individualité, mais peut fort bien être le signe distinctif d’une école par exemple. De plus, il est difficile d’admettre qu’un auteur retouchant son œuvre aboutisse à créer des tentions tant au niveau littéraire qu’au niveau théologique.

Pour composer son évangile, Jean a disposé d(un récit de la passion, d’un ensemble de récits de miracles et de logia qu’il a notamment retravaillé dans ses grands discours. Ensuite son œuvre a été reprise, élargie et approfondie par l’école johannique.

Au sujet de la relation de Jean avec les synoptiques, deux thèses s’affrontent :

1° La thèse de dépendance littéraire : Jean a connu un ou plusieurs des évangiles synoptiques  et les a utilisés comme source.

2°  La thèse de l’indépendance littéraire de Jean par rapport aux synoptiques . Elle postule que Jean ne connut, ni n’utilisa pas les synoptiques sous leur  forme littéraire, mais qu’il s’est nourri d’un fond de traditions communes aussi bien au milieu pré-johannique que pré-synoptique.

La recherche récente admet que Jean élabora son évangile à partir de matériaux traditionnels qui circulèrent dans son milieu en s’appuyant sur sa propre conception théologique. Connus ou inconnus les évangiles synoptiques ne pesèrent ni sur le choix des transitions mises en récit, ni sur la conception théologique globale.

Complément

◊ Christologie de la filiation divine →  De la préexistence à la filiation divine

Liens externes

◊ Aucun des quatre évangiles ne rapporte telles quelles les paroles de Jésus →  L’évangile de Jean : une  traduction des synoptiques ? 

◊ Gros plan sur l’évangile de Jean → L’évangile de Jean : un évangile énigmatique

La foi prise au mot

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