Le langage johannique

Posté par diaconos le 14 septembre 2018

La tradition chrétienne attribue à l'apôtre Jean l'Évangile de Jean (elle identifie l'apôtre au « Disciple que Jésus aimait »), ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse, dont l'auteur se présente comme ayant reçu une vision de Jésus-Christ dans l'île de Patmos : c'est le corpus johannique. Cette paternité est contestée, cependant, par un grand nombre d'historiens modernes. Certains de ces historiens assimilent l'auteur de l'évangile dit « selon Jean » à Jean le Presbytre, et non à l'apôtre Jean.  ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

La tradition chrétienne attribue à l’apôtre Jean l’Évangile de Jean, ainsi que trois épîtres, et l’Apocalypse, dont l’auteur se présente comme ayant reçu une vision de Jésus-Christ dans l’île de Patmos : c’est le corpus johannique. Cette paternité est contestée, cependant, par un grand nombre d’historiens modernes. Certains de ces historiens assimilent l’auteur de l’évangile dit selon Jean à Jean le Presbytre, et non à l’apôtre Jean. 

Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques. La statistique terminologique montre que les termes dans l’évangile de Jean apparaissent rarement chez lzq synoptiques. Exemples : aimer, la vérité, connaître, la vie, les juifs, le monde… Les notions chères aux synoptiques se rencontrent exceptionnellement dans l’évangile de Jean. Exemples le baptême, le Royaume, le démon, avoir pitié, purifier…

Le style de son évangile est simple et solennel se caractérisant par des particularités souvent relevées. Trois procédés littéraires sont fréquemment mis en œuvre dans son évangile. Leur fonction est de nourrir le commentaire implicite sous-tendant la narration.

Premier procédé : le malentendu (exemple : Jn 3, 3-5). Ce procédé joue sur l’ambivalence qui caractérise certaines déclarations du Christ johannique. Il me semble reconnaître ce procédé dans le texte de la Samaritaine au chapitre quatre : la Samaritaine se méprit sur le sens d’une parole de Jésus en l’interprétant en fonction de la question posée par Jésus. Cette mécompréhension permit alors au Christ johannique de reformuler et de préciser le sens de la révélation qu’il apporta.

Deuxième procédé : le langage symbolique. Par exemple : les paroles en « Je suis », l’usage de notions telles que :  eau vive, pain, lumière, porte… Le symbole fournit le réservoir sémantique nécessaire à l’expression de la révélation.

Troisième procédé : l’ironie . Par exemple en Jn 11, 47-50 et le récit de la Passion. Ce procédé exploite la discordance entre deux idées qui existe entre le sens apparent dun évènement et son sens caché qui est son sens véritable.

Les couples de concepts antithétiques  constituent un élément théologiquement important du langage johannique, car ils permettent le développement conséquent de dualisme traversant son évangile. Exemples : lumière/ténèbres, vérité/mensonge, haut/bas, liberté/servitude, vie/mort…

Complément

◊ Christologie johannique →  Jean et les synoptiques

Liens externes

◊ Jean, témoin oculaire du Christ  → Jean et son évangile

◊ Bible info → Jean dans la bible

Père Antoine Duval explique  l’évangile de Jean

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