L’arrière plan religieux de l’évangile de Jean

Posté par diaconos le 15 septembre 2018

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Logos » incarnén 1.

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le logos  incarnén.

 L’évangile de Jean se situe au carrefour de différents mondes religieux, porteurs de langages et de représentations très spécifiques. Le premier milieu qui a nourri le langage johannique et son univers de représentation est le christianisme lui-même. L’essentiel du contenu narratif (récits de miracles et l’histoire de la Passion, les logia intégrés dans les dialogues et les discours contenant les paroles en « Je suis’, les titres christologiques ou l’hymne au logos ( 1, 1-18) constituent des traditions qui prirent corps dans le christianisme primitif avant d’être intégré dans l’Évangile.

L’évangile de Jean fait écho au conflit du christianisme johannique avec la synagogue pharisienne ( 9,22 ; 12,42 ; 16,2). La violence de l’affrontement laissa des traces dans l’évangile qui renvoie à un lien passé avec le judaïsme palestinien. Certains passages de son évangile révèlent une connaissance de la géographie palestinienne. Par exemple,  Sycar ; 4, 26 ; Béthesda : 5,2 ; Cédron ; 18, 6) Les fêtes et les pèlerinages qui en découlent structurent la  narration johannique ( 2,13 ; 6,4 ; 7 ,2.8.37 ; 10, 22 ; 18,28 ; 19, 31.42). Les prescriptions de la Torah, en particulier l’observance du Sabbat sont au nombre des convictions supposées connues de même que l’espérance messianique juive., exemple : 7,22.42.

L’influence du judaïsme palestinien sur Jean doit être pondérée d’une triple manière :

  1. Elle est constitutive de toute tradition sur Jésus
  2. Elle appartient au passé des  communautés johanniques
  3. Les problématiques centrales du judaïsme palestinien. Par exemple, la loi du Temple. Ces problématiques ne sont plus des questions centrales pour les théologiens

La découverte des manuscrits de Qumram permit de jeter  une nouvelle piste sur les liens entre Jean et le judaïsme palestinien : le langage dualiste qui est une des caractéristiques de la conceptualité johannique est fortement présent dans la littérature qumrânienne. Exemple l’opposition lumière/ténèbres. Ceci ne signifie pas qu’il y eut une influence déterminante de Qumrâm sur jean. Le dualisme johannique trouve son origine dans la christologie : c’est la foi au Christ, lumière du monde, qui opère la séparation entre les hommes.  Le langage dualiste, typique de l’évangile de Jean, le rapproche plus du judaïsme hétérodoxe plutôt que du judaïsme rabbinique pharisien, prépondérant après l’an 70.

Le commencement de son évangile conserve le souvenir d’un affrontement sérieux avec les cercles baptistes. Selon Jean, les premiers disciples sont sortis de ces cercles (1, 35 ss) Le milieu religieux juif dont émane Jésus est certainement le mouvement baptiste (cfr le baptême de Jésus par Jean-Baptiste). Jésus et ses premiers disciples proviennent de ce mouvement qui fait partie intégrante du judaïsme hétérodoxe. Les cercles baptiste furent un des lieux de l’apparition de la gnose.

Le judaïsme palestinien n’exclut pas une possible parenté de Jean avec le judaïsme hellénistique. Dans l’exégèse contemporaine, le débat central sur l’enracinement historico-religieux de son évangile, porte sur les rapports de Jean avec la gnose. Les documents gnostiques qui sont le plus étroitement liés à son évangile apparurent au deuxième siècle, donc après la rédaction de son évangile. L’école johannique développa sa réflexion en Syrie où naquit son évangile, région qui devint par la suite un des lieux nourriciers de la gnose.

Complément

◊ L’évangile de Jean est porteur de langages spécifique → Le langage johannique

Liens externes

◊ Qumrân → Les Manuscrits de la Mer Morte – Bible ouverte

◊ À propos de la gnose →   Nouveaux documents gnostiques coptes découverts en Haute-Égypte

Les questions que pose Qumrâm

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