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Première épître de Jean

Posté par diaconos le 21 septembre 2018

 . Anglais : la première page de la première épître de Jean . L'an 1087. Le prêtre Jean, un moine 266 Harleianus 5537 (première page de 1 Epitre de Jean) Contributeur : The Picture Art Collection / Alamy Banque D'Images ID de l’image  : MWC4M6 Taille du fichier :  14,3 MB

1087 – Première page de la première épître de Jean

La première partie (Jn 1, 5-2, 17) montre que communion avec Dieu et connaissance de Dieu ne deviennent réellement authentiques que dans l’amour du frère. La deuxième partie ( 2,18-3,24) situe l’apparition des opposants dans le cadre de l’attente de la fin, et appelle les destinataires à rester ferme dans leur confession de foi et leur espérance. La troisième partie ( Jn 4,1-5,12) établit un lien étroit entre l’amour et la foi.

source de l’image → Alamy

Certains auteurs soulignent que l’épître de Jean s’inspire de  son évangile et en imite la structure. Il existe une tentative de structurer la première épître de Jean en recourant à l’analyse rhétorique et dans cette vision, le corps central de la lettre peut être considérée comme un discours.

L’Église primitive considéra 1 Jn comme une lettre. 1 Jn est-t-elle une lettre ? Une lecture attentive du document aboutit à un résultat contrasté. Ce qui est certain, c’est que l’auteur de cette lettre s’inspira de l’évangile pour en imiter la structure globale. Il commença celle-ci par un prologue rappelant le commencement de l’évangile et sa conclusion fait écho à celle de l’évangile ( Jn 20, 30-31) et (1 Jn 5, 13).

Comment devons-nous interpréter cette analogie délibérée ? Cette lettre est vraisemblablement adressée à un groupe de destinataires qui adopta le quatrième évangile comme un écrit de référence.  L’auteur de la lettre combattit un  groupe émanant de son milieu ayant adopté le même évangile mais en proposant une lecture différente.

Dans cette perspective d’interprétation, l’auteur voulut montrer que son œuvre défend la vérité de l’évangile et qu’elle en perpétue l’authentique conception théologique. Autrement dit, 1 Jn veut préciser le cadre herméneutique dans lequel l’évangile doit être lu : c’est l’application des règles permettant de déterminer tout à la fois le sens littéral de l’Écriture et son sens existentiel, c’est-à-dire sa valeur universelle dans l’histoire de l’humanité.

L’auteur de la lettre utilisa-t-il des sources écrites identifiables pour la rédaction de celle-ci ? Le point de départ de ce travail s’appuie sur de de fréquentes  ruptures de style, sur des changements de rythme et sur de nombreuses reformulations survenant au fil des chapitres.

Ces situations littéraires sont l’indice de fragments traditionnels, fruit du travail de l’école johannique. Vraisemblablement , l’auteur reprit et travailla des éléments qui faisaient partie du trésor traditionnel dont il se réclama. Le texte canonique de la lettre est cohérent tant au point de vue des arguments que du point de vue théologique. L’épilogue semble être un ajout secondaire (1 Jn 5,14-21) pour les raisons suivantes :

  1. 1 Jn 5,13 est une formule de conclusion
  2. la distinction entre deux classes de péchés (véniels et mortels) ne s’accorde pas avec la notion de péché telle qu’elle est développée dans le corps de cette lettre ; la notion de péché formulée en 1 Jn 5, 17 est en tension avec la conception dialectique du péché esquissée en  1 Jn 1, 5 et versets suivants.
  3. En 1 Jn  5, 14-21 apparaissent beaucoup de termes qui n’ont qu’une seule occurrence et de représentations étrangères au reste du document.
  4. La mise en garde contre l’idolâtrie concluant l’épilogue, présuppose une autre destination des destinataires que celle suggérée dans l’écrit.

Quel est le rapport entre le quatrième évangile et la première épître de Jean ? Il y a une parenté indéniable tant au point de vue terminologique que théologique. Cette affinité entre les deux écrits posa la question de l’auteur. Est-ce la même personne qui rédigea ces textes ? Ou avons-nous à faire à deux personnalités distinctes ?

Dans cette hypothèse , l’évangile précède-y-il la lettre de Jean ou devons-nous envisager l’ordre inverse ? L’antériorité de l’évangile semble s’imposer pour les raisons suivantes :

  1. Un changement de situation semble perceptible dans les deux écrits : l’affrontement ici se situe dans les communautés johanniques.
  2. L’évangile se suffit à lui-même.
  3. La lettre imite dans sa structure globale l’évangile.
  4. La parenté théologique de cette lettre avec l’évangile apparaît principalement dans les passages qui furent le résultat d’une relecture telles que les gloses sacramentelles et eschatologiques, le deuxième discours et l’épilogue.

Le passage 1 Jn 2 fait état de deux groupes en conflit dans le christianisme johannique. La rectitude de la confession de foi devint le critère de l’orthodoxie de la foi. Le litige fut de nature christologique. Ce qui fut débattu, c’est la signification exacte de l’incarnation et de la personne de Jésus. les opposants tendirent à distinguer le Christ, envoyé par Dieu, de l’homme Jésus. Selon ceux-ci, l’histoire de Jésus, et plus particulièrement sa mort sur la croix n’aurait aucune portée dans la doctrine du salut de l’homme par un rédempteur. Ce conflit christologique sembla être la question centrale. Nous trouvons aussi dans cette épitre d’autres affirmations polémiques portant sur l »éthique et le spiritisme.

Un grand nombre d’exégètes soupçonna l’influence de Cérinthe (un maître gnostique contemporain de Jean, disciple du Christ) sur les opposants. Cérinthe avait élaboré une christologie présentant de fortes analogies avec celle dénoncées dans la première épître de Jean : le Christ céleste et spirituel ne s’était associé avec l’homme Jésus que pour une période limitée allant de son baptême au début de la passion.

Le but de cette lettre fut de préciser et de clarifier certains aspects de la tradition johannique, de trancher un conflit d’interprétation généré par la pluralité de lectures induites par l’évangile lui-même. Cette volonté de définir le sens normatif de la tradition johannique se manifesta en premier lieu par l’invocation de l’origine fondatrice, ensuite par l’emploi de formulations formant une antithèse. par la répétitions d’assertions commençant par l’expression  » à ceci nous savons que ». Enfin des assertions  commençant par la formule « Celui qui ». L’intention argumentative est claire : il s’agissait de gagner le lecteur à une correcte interprétation de la confession de foi en usage dans l’ Église.

Complément

◊  Restructuration de la foi des croyants→  La christologie de l’Évangile de Jean

Liens externes

◊ Du site ‘évangile.com’  cliquez ici → Introduction à la première épître de Jean Bible Annotée

◊ Le récit ; cliquez ici → Première épître de saint Jean

Nous vous annonçons la vie éternelle.

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