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L’enfant préféré

Posté par diaconos le 31 octobre 2018

Un jour, un calife fit venir un homme très simple, dont on lui avait dit qu’il était un sage. Pour éprouver sa sagesse, le calife lui posa cette question : « On me dit que tu as de nombreux enfants ; veux-tu me dire lequel est ton préféré ? » Et l’homme de répondre :  « Celui de mes enfants que je préfère, c’est le plus petit, jusqu’à ce qu’il grandisse, celui qui est loin, jusqu’à ce qu’il revienne, celui qui est malade, jusqu’à ce qu’il guérisse, celui qui est prisonnier, jusqu’à ce qu’il soit libéré, celui qui est éprouvé, jusqu’à ce qu’il soit consolé

Conte arabe

Chaque enfant est une promesse et un miracle de bonheur et d’amour

Non, les enfants sont un don, ils sont un cadeau : compris ? Les enfants sont un don. Chacun est unique et irremplaçable et, en même temps, nécessairement lié à ses racines. En effet, être fils ou fille selon le dessein de Dieu signifie porter en soi la mémoire et l’espérance d’un amour qui s’est réalisé précisément en donnant la vie à un autre être humain, original et nouveau.

Non, les enfants sont un don, ils sont un cadeau : compris ? Les enfants sont un don. Chacun est unique et irremplaçable et, en même temps, nécessairement lié à ses racines. En effet, être fils ou fille selon le dessein de Dieu signifie porter en soi la mémoire et l’espérance d’un amour qui s’est réalisé précisément en donnant la vie à un autre être humain, original et nouveau.

Peu importe le lieu où il vint au monde, peu importe s’il a les yeux bridés ou la peau mate, chaque enfant est un peu le nôtre. Placé sous notre responsabilité parce qu’il est à la fois une partie du monde, une partie de nous-mêmes, le fruit de notre histoire et le creuset de nos espoirs.

Pour chaque enfant, des espoirs de géants pour des épaules apparemment bien fragiles. Fragiles ? Pourtant les enfants ont mille pouvoirs que nous avons oubliés : eux seuls sont capables de toucher les étoiles, de retrouver le petit poucet et de tutoyer Dieu. Et pour eux, une vie est pleine de « je », pleine de vies.

À bien y regarder, il y a même dans l’éclat de leur rire comme un fragment d’éternité, une brèche ouverte dans la réalité, un trou blanc où le temps s’arrête, où l’énergie envahit l’espace. Chaque enfant est une merveille, et quand il grandira pourra-t-il faire du mal à un  autre,  qui est comme lui aussi une merveille ?

Après avoir développé une réflexion autour des figures de la mère et du père lors de ses précédentes catéchèses, le pape François a choisi lors de l’audience du mercredi  11 février 2015 de parler des enfants. Il  releva le lien étroit entre l’espérance d’un peuple et l’harmonie entre les générations.

Aimés avant de venir au monde

Le pape François affirma que les enfants sont la joie de la famille comme de la société. Ils ne sont pas un problème de biologie reproductive, un des innombrables moyens de se réaliser, ou encore moins une propriété des parents. Non ! Les enfants sont un don. Pour les parents, chaque enfant est unique, différent. Et le pape de raconter aux fidèles une anecdote personnelle: « Ma mère avait cinq enfants, et lorsqu’on lui demandait lequel était son préféré, elle répondait : ‘j’ai cinq enfants, comme les cinq doigts de la main. Si on frappe celui-ci, cela me fait mal, si on frappe celui-là, cela me fait mal. Ils sont tous mes enfants, mais ils sont chacun différents, comme les doigts d’une main »

L’enfant est aimé non pour sa beauté ou pour ses qualités. Il est aimé pour lui-même, pour ce qu’il est, avant même de venir au monde, Ainsi, observa le pape François, l’expérience d’être fils, d’avoir été aimé en premier avant même de venir au monde, sans aucun mérite, permet de découvrir la dimension gratuite de l’amour de Dieu, qui est le fondement de la dignité personnelle.

Une société qui ne s’entoure pas d’enfants est déprimée

«Aujourd’hui, il est plus difficile pour les enfants d’envisager l’avenir, reconnait le souverain pontife. Il est juste qu’ils désirent, sans arrogance ni présomption, un monde meilleur ; mais ils doivent, selon le quatrième commandement, honorer leur père et leur mère, afin de garantir l’avenir de la société, car il y a un lien entre l’espérance d’un peuple et l’harmonie entre les générations».

Une société qui n’honore pas ses parents est une société sans honneur, a lancé le pape. Pareillement, une société qui n’aime pas s’entourer d’enfants, qui les considère comme un souci et un risque, et les familles nombreuses comme un poids est une société déprimée.

Que croyons-nous au sujet de l’origine de la vie ? C’est une question que, comme chrétiens, nous abordons avec humilité. Au sujet de l’embryon, comme pour tout ce qui touche la foi, nous nous reconnaissons dépositaires d’une espérance et jamais de certitude, disait Didier Sicard (médecin et professeur de médecine français)

Les découvertes récentes concernant le génome humain corroborent de bien des manières cet inédit de Dieu que constitue chaque homme en venant à la vie. L’homme est créé à neuf par Dieu, à la fois solidaire de toute l’espèce humaine dans son patrimoine génétique, et unique dans le dessein de Dieu. C’est là, par sa place unique dans le projet de Dieu, que commence la véritable histoire de l’enfant à naître. Chaque être humain est un don de Dieu, appelé à devenir ce qu’il est dans la communauté des hommes.

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici →   Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère !

◊ Toute vie est un bien précieux : cliquez ici → Accueillir l’enfant à naître, pour accueillir la vie

Liens externes

◊ Pape François : cliquez ici → Les enfants sont la joie de la famille et de la société

◊ Message de Top Chrétien : cliquez ici → Aimez vous les uns les autres

L’enfant préféré : sujet tabou ?

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Francesco Spinelli (185-1913)

Posté par diaconos le 30 octobre 2018

Francesco Spinelli: fut le champion des pauvres et des marginalisés. pour donner sa vie selon l’Évangile, aux côtés des pauvres et de son peuple, avec le cœur attaché à Jésus et à ses frères.

Francesco Spinelli: fut le champion des pauvres et des marginalisés. Il donna sa vie selon l’Évangile, aux côtés des pauvres et de son peuple, avec le cœur attaché à Jésus et à ses frères. Nous pouvons en dire autant des nouveaux saints canonisés le même jour. Tous ces saints, dans des contextes différents, ont traduit par leur vie la Parole d’aujourd’hui, sans tièdeur, sans calculs, avec le désir de risquer, de quitter. Que le Seigneur nous aide à imiter leurs exemples !

Francesco Spinelli naquit à Milan le 14 avril 1853. Sa famille était modeste. Il manifesta dans sa jeunesse déjà le désir de devenir prêtre. il partit à Bergame (Italie) faire ses études. Pendant ce temps, il fit la connaissance du bienheureux Louis Marie Palazzolo, auprès duquel il apprit beaucoup, et l’aide dans ses œuvres. Ses études terminées, il entra au séminaire. Après sa formation, il fut ordonné prêtre le 17 octobre 1875. Francesco Spinelli se rendit peu après à Rome, à l’occasion de l’Année sainte, et vécut une expérience spirituelle dans la Basilique Sainte-Marie Majeure. Selon ses dires, alors qu’il était en prière, il aurait eut une vision de nombreuses jeunes filles se consacrant à l’adoration de Jésus dans le Saint-Sacrement.

Deux ans plus tard son intuition prit forme. Avec trois jeunes femmes, menées par sainte Gertrude Comensoli, il fonda la communauté des Soeurs sacramentines, vouées à l’éducation des jeunes filles pauvres et à une vie tournée vers l’adoration eucharistique. Alors que les débuts de l’œuvre sont fructueux, en 1889, Francesco Spinelli dût quitter le diocèse et sa congrégation à la suite d’une série de calomnies. Sans réclamer justice, il trouva refuge au couvent des Sacramentines de Rivolta d’Adda. Malgré une grande misère financière, Francesco Spinelli encouragea les quelques religieuses à poursuivre la vie de la congrégation, au prix de beaucoup  sacrifices.

 Bientôt, sa congrégation s’étendit à travers toute l’Italie, le Congo, le Sénégal, la Colombie et l’Argentine. Depuis qu’il fut installé à Rivolta, il mena principalement son ministère auprès des malades, des pauvres et des marginaux. Il mourut au milieu de ses religieuses le 6 février 1913, aussi discrètement qu’il avait vécut.Le pape Jean-Paul II le déclara bienheureux en 1992.

Suite à la reconnaissance comme authentique par une commission médicale et théologique d’une guérison inexplicable attribuée à l’intercession de Francesco Spinelli, le pape Jan-Paul II signa le décret de reconnaissance le 2 juin 1992,  permettant sa béatification. Moins d’un mois plus tard, le 21 juin, Francesco Spinelli fut proclamé bienheureux, au cours d’une cérémonie solennelle célébrée dans la Basilique Santa Maria delle Fonte à Caravaggio, présidée par le pape Jean-Paul II.

Le 6 mars 2018, suite à la reconnaissance d’un second miracle, le pape François signa le décret de canonisation. Francesco Spinelli fut proclamé saint lors d’une cérémonie qui a été célébrée le dimanche 14 octobre 2018 au Vatican, durant le synode des jeunes, par le pape François. .

Le pape François  autorisa, le 6 mars 2018, la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret concernant ce miracle, ouvrant ainsi la voie à la canonisation du bienheureux prêtre : tout au long de sa vie, pleine de grandes épreuves, don Francesco vit et enseigna l’art du pardon : il passe sa vie à genoux devant l’ostensoir et devant les frères, dans lesquels il vit la présence de Jésus à aimer et à servir avec amour inconditionnel et compassion.

Lors de la messe de canonisation de sept nouveaux saints, dont Francesco Spinelli,  le Pape François commnta une page de l’Évangile selon saint Marc (Mc 10,17-30). Lors de son homélie d’une dizaine de minutes, le Saint-Père a souhaité dépeindre la radicalité des sept nouveaux saints, une radicalité omniprésente dans leur foi comme dans leurs engagements.

Une vocation universelle à la sainteté

En canonisant Nunzio Sulprizio, le Pape François a dit que la sainteté a vocation à être universelle. Pour cela, il s’appuya sur l’héritage de son prédécesseur : “Paul VI nous exhorte encore, avec le Concile dont il a été le sage timonier, à vivre notre vocation commune: la vocation universelle à la sainteté.” Dans son homélie, le Saint-Père appela chaque croyant à vivre sa relation avec Jésus à travers des actions concrètes et quotidiennes. À toi aussi, Jésus te dis : «  ‘‘Viens, suis-moi’’. Va, suis-le ! Ne reste pas sur place, car il ne suffit pas de ne faire aucun mal pour appartenir à Jésus. Suis-le ! Ne marche pas derrière lui seulement quand cela te convient, mais cherche-le chaque jour; ne te contente pas d’observer les préceptes, de faire un peu d’aumône et de dire quelques prières: trouve en lui le Dieu qui t’aime toujours, le sens de ta vie, la force de te donner. 

Le Pape François insista sur l’importance de l’humilité et la nécessité de ne pas céder à l’accumulation de richesses : “On ne peut pas suivre vraiment Jésus quand on est alourdi par les choses. Car, si le cœur est surchargé par les biens, il n’y aura pas de place pour le Seigneur, qui deviendra une chose parmi les autres. C’est pourquoi la richesse est dangereuse et, rend même difficile le salut. Nous le voyons: là où on met l’argent au centre, il n’y a pas de place pour Dieu et il n’y en a pas non plus pour l’homme“, a-t-il scandé sur la place Saint-Pierre

Se détacher des biens pour mieux se rapprocher de Dieu. « Aujourd’hui, Jésus nous invite à retourner aux sources de la joie, qui sont la rencontre avec lui, le choix courageux de prendre des risques pour le suivre, le goût de quitter quelque chose pour embrasser sa vie. Les saints ont parcouru ce chemin“, a affirmé le Pape peu avant la fin de son homélie.

Une homélie qui a rendit aussi hommage à Paul VI. L’ancien Pape a été un prophète d’une Église ouverte qui regarde ceux qui sont loin et prend soin des pauvres. À propos de Nunzio Sulprizio, le pape François eut des paroles fortes, le qualifiant de “saint jeune, courageux, humble », qui a su rencontrer le Christ dans la souffrance, dans le silence et dans l’offrande de soi.”

Compléments

◊ Défenseur des sans voix : cliquez ici →  Saint Oscar Romero (1917-1980)

◊ Un guide spirituel pour tous durant toute sa vie : cliquez ici → Saint Paul VI (1897-1978)

◊ La sainteté a vocation à être universelle : cliquez ici →  Soyez heureux, depuis le Ciel je vous assisterai toujours.(Nunzio Sulprizio)

Liens externes

Beatificazione di Francesco Spinelli (21 juin 1992)

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Le bol de soupe

Posté par diaconos le 28 octobre 2018

C’est avec une effusion de tendresse que la vielle dame partagea sa soupe avec un africain

C’est avec une effusion de tendresse que la vielle dame partagea sa soupe avec un africain. Cela nous invite à montrer de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des autres.

Cette histoire vécue se passa en Suisse dans un restaurant self-service. Une dame âgée prit un bol de soupe. Au moment de s’installer à l’une des nombreuses tables, elle s’avisa qu »elle a oublié de prendre une cuillère. Déposant son plateau, elle s’en va en chercher une. Lorsqu’elle revint, surprise ! Un noir s’est installé devant le bol, et il trempe sa cuillère dans la soupe.  « Plutôt gonflé ce noir ! » pensa la dame. « Mais il a l’air si gentil, ne le brusquons pas. »

« Vous permettez ? Le noir ne répondit que par un large sourire. Madame commença à manger. Mais le noir retira un peu le bol qu’il plaça au milieu de la table, et y retrempa sa cuillère ! Il le fit avec une douceur telle, dans le geste et le regard, que la dame laissa faire, désarmée.

Une silencieuse complicité se fut même établie. La soupe finie, le noir se leva, fit signe à la dame de ne pas bouger. Il revint bientôt avec une grande portion de frites qu’il posa au milieu de la table, et il invita sa nouvelle compagne à se servir. Comme la soupe, les frites furent partagées. Le noir se leva encore, toujours avec le sourire. Avec un grand merci, il s’en alla.

La dame songea à partir. Elle chercha son sac à main, qu’elle avait laissé accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! Mais lors, ce noir… Elle s’apprêta à demander que l’on poursuive ce pickpocket en fuite. À cet instant, elle vit un peu plus loin, près d’une fenêtre toute semblable, son sac à main. Et sur la table, un bol de soupe  qui avait cessé de fumer, sur un plateau où manquait une cuillère ! Ce n’était le noir qui avait bu sa soupe, mais elle en se trompant de table avait consommé celle du noir… Et en quittant le restaurant, il lui avait dit merci.

« Un simple geste d’humain, quand se desserrent ainsi nos poings,
Quand s’écartent nos phalanges, sans méfiance, une arme d’échange,
Des champs de bataille en jardin. »

Auteur : Jean-Jacques Goldman – Nos mains

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Il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur, a dit le pape François dans la chapelle de la résidence Saine-Marthe Vatican) au cours de sa messe quotidienne. Parlant des richesses matérielles, il ne résista  pas à une de ses saillies provocatrices qu’il affectionne et qui font mouche : « Pour ma part, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un cortège funèbre ! » Plaidant en faveur du dépouillement et de la pauvreté dans l’Église.

Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion.  (Pape François, le 25 juillet 2013 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro)

Retrouvons le sens évangélique de la charité : aimer , être à l’écoute de l’autre, rendre service, partager, être attentif aux plus pauvres

Mettons de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des malheureux pour les rendre plus heureux. Qui dans ton entourage, attend de toi un geste de charité  ? Le Christ attend que nous ayons un visage souriant et non pas une tronche lugubre et déprimée ! Nous sommes tous appelés à la conversion, tous invités : c’est un rendez-vous d’amour. La première démarche, c’est de nous mettre à l’écoute attentive de la  Bonne Nouvelle : c’est la rencontre avec Jésus que nous croyons connaître  et qui ne cesse de nous étonner, de nous secouer, voire de nous choquer à chaque nouveau contact. C’est dans cet esprit que nous pouvons  entreprendre et vivre ce temps de l’Avent qui commencera bientôt et qui nous préparera à la fête de Noël.

L’Avent est un temps fort qui nous provoque à réorienter notre vie, à sortir de la routine, à redécouvrir combien Dieu nous aime tous et à venir en aide, par notre pratique de l’aumône et du partage, aux personnes qui sont moins favorisées.

Compléments

◊ Un geste de partage : cliquez ici →  Donne à celui qui a faim

  Aime ton prochain et porte lui assistance : cliquez ici → Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère !

Liens externes

◊ Nouvelle année liturgique . cliquez ici → Temps de l’Avent (du premier dimanche de l’Avent à la …

◊ Abbaye saint Benoît ; cliquez ici → DE LA CHARITÉ CHRÉTIENNE

Début de l’année liturgique

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Saint Oscar Romero (1917-1980)

Posté par diaconos le 26 octobre 2018

En ce jour spécial, de nombreux salvadoriens avaient fait le déplacement jusqu’au Vatican afin de participer à la canonisation de celui qui tout au long de sa vie n’eut de cesse de dénoncer les injustices et de se battre en faveur des plus démunis.  En mémoire de celui que certains appelaient déjà « l’Archevêque des pauvres » de nombreux drapeaux bleus et blancs étaient visibles. e pape François a rappelé que Mgr Romero « a quitté les certitudes du monde, même sa propre sécurité, pour donner sa vie selon l’Évangile, aux côtés des pauvres et de son peuple, avec le cœur attaché à Jésus et à ses frères.

En ce jour spécial, de nombreux salvadoriens avaient fait le déplacement jusqu’au Vatican afin de participer à la canonisation de celui qui tout au long de sa vie n’eut de cesse de dénoncer les injustices et de se battre en faveur des plus démunis. En mémoire de celui que certains appelaient déjà l’Archevêque des pauvres de nombreux drapeaux bleus et blancs étaient visibles. Le pape François a rappelé que Mgr Romero a quitté les certitudes du monde, même sa propre sécurité, pour donner sa vie selon l’Évangile, aux côtés des pauvres et de son peuple, avec le cœur attaché à Jésus et à ses frères.

Mgr Oscar Romero, le défenseur des sans-voix naquit le 15 août 1917 à Ciudad Barrios, un village de planteurs de Caféier, à cent cinquante kilomètres de la capitale du Salvador. Il fut archevêque de San Salvador. Il fut un ardent défenseur des droits humains et particulièrement des paysans de son diocèse, jusqu’à  être assassiné en pleine messe le 24 mars 1980.

Sa canonisation a été célébrée à Rome par le pape François, le 14 octobre 2018. Certains le considèrent comme le saint patron des Amériques et de San Salvador. Au-delà du Catholicisme, Oscar Romero est honoré par d’autres Églises chrétiennes notamment la Communion anglicane : il se trouve être l’un des dix martyrs du vingtième siècle  à figurer parmi les statues situées au-dessus de la grande porte Ouest de l’abbaye de Westminster à Londres au Royaume uni..

Source de l’image → Un saint patron des JMJ canonisé

Après des études au séminaire au Salvador, il fut envoyé à Rome, où il a été ordonné prêtre en 1942. En 1970, il devint évêque auxiliaire de San Salvador, puis le 15 octobre 1974, il fut nommé évêque de Santiago de Maria. Le 3 février 1977, le pape Paul VI le nomma archevêque de la capitale San Salvador. Rien ne le prédestinait à devenir la bête noire de l’oligarchie en place.

Mais l’assassinat par des escadrons de la mort de son ami jésuite, Rutilio Grand, avec deux paysans en mars 1977 le fit changer du tout au tout : dès lors il devint  la voix des sans-voix, mettant son talent oratoire au service de la dénonciation des crimes, enlèvements et assassinats menés par l’armée salvadorienne et les escadrons de la mort.

Cet adepte de la théologie de la libération a été assassiné en pleine messe par un commando d’extrême droite, le 24 mars 1980. Ni les tueurs ni ses commanditaires n’ont comparu en justice. Mais cet assassinat, suivi d’un attentat qui fit quarante morts lors de ses  funérailles, contribua à diviser le pays, qui s’enfonça dans une guerre civile de douze ans (1980-1992) et fit 75 000 morts et 7 000 disparus.

L’Église a longtemps bloqué toute reconnaissance officielle du prélat des pauvres. Mais deux ans après l’élection du pape François, le Vatican reconnut son martyre, ouvrant la voie à sa béatification en mai 2015 devant plus de 200 000 fidèles à San Salvador. Comme le pape François, l’archevêque Romero fustigea le libéralisme économique qui opprimait les plus pauvres dans son pays. Critiqué par l’épiscopat latino-américain, il fut accusé d’être un déséquilibré  et un marxiste.

Le pape François fit coïncider sa canonisation avec le synode consacré aux jeunes en cours au Vatican, honorant ainsi celui qui institua cette assemblée consultative des évêques. Il cite souvent les écrits de Paul VI et les deux hommes ont en commun une volonté de réforme de la Curie romaine et d’atteindre la justice sociale.
Paul VI doit sa canonisation au miracle présumé d’une petite fille italienne, née très prématurément en 2014 malgré le percement de sa poche amniotique et les conseils d’avortement des médecins. La mère avait prié devant une relique de Paul VI dans un sanctuaire de Brescia.

Liens externes

◊ Monseigneur Romero: cliquez ici →  Courageux ouvrier de la 11e heure

 Une homélie de Monseigneur Romero : cliquez ici → L’Église de l’espérance

◊ Centre missionnaire Oblat : cliquez ici→  Homélies de Mgr Romero

Mgr Oscar Romero, le défenseur des pauvres

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