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Accueuillir l’enfant à naître, pour accueillir la vie

Posté par diaconos le 9 octobre 2018

Le concept de « paternité responsable » est utilisé par l’Église depuis un demi-siècle. Apparue pour la première fois dans la constitution pastorale Gaudium et spes, fruit du concile Vatican II, la paternité responsable y est décrite comme la possibilité, pour les parents, de prendre en compte à la fois « leur bien et celui des enfants déjà nés ou à naître »

Le concept de « paternité responsable » est utilisé par l’Église depuis un demi-siècle. Apparue pour la première fois dans la constitution pastorale Gaudium et spes, fruit du concile Vatican II, la paternité responsable y est décrite comme la possibilité, pour les parents, de prendre en compte à la fois leur bien et celui des enfants déjà nés ou à naître.

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres.

L’un d’eux prit la parole : « Il nous faut exclure notre sœur la scie car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde » Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a un caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche »

Un troisième dit : « Quant au frère marteau, je lui trouve un caractère assommant et tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le ». « Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont un caractère aussi pointu ?  Qu’ils s’en aillent ! Et que nous chassions le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser.

Ainsi s’exprimèrent en grand tumulte les ouvriers du charpentier. Tout le monde parla en même temps. Cette histoire ne dit pas si ce fut le marteau qui accusa la scie, et le rabot la lime, mais il est probable que ce fut ainsi car, à la fin de la séance, tout le monde fut exclu.

Cette réunion bruyante prit fin subitement par l’entrée du charpentier dans son atelier. Tous se turent lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince, la rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse… Tous entrèrent successivement en action.

Le charpentier prit alors les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau pour accueillir l’enfant à naître, pour accueillir la vie.

Source de l’image → La Croix

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Toute vie est un bien précieux, car elle porte en elle-même une espérance et un germe d’éternité ! C’est dans les épreuves, après une fausse-couche ou le décès d’un proche, que beaucoup de personnes perçoivent mieux le prix et le caractère sacré de la vie humaine.

Pour les personne qui croient en Dieu, cette confiance en la vie s’enracine dans la foi au Christ mort et ressuscité, qui offre à tous la promesse d’une vie éternelle et d’un amour plus fort que la mort. Dieu est Père de toutes les personnes qui sont créées à son image et ressemblance et qui sont appelées à le connaître. Sa responsabilité de Père, Dieu nous l’a partiellement déléguée. Il nous fait confiance. À nous de mériter sa confiance et de lui faire confiance.

L’enfant réjouit et transforme ceux qui l’accueillent, au point même de changer le sens de leur vie ! Ce trésor que l’enfant nous apporte, c’est l’amour, tout simplement. Dans son abandon confiant, l’enfant est tendresse, et attend de ses parents un amour sans mesure tissé de dévouement, de soins, de patience, de douceur.

L’enfant nous fait grandir en amour puisqu’il est lui-même le fruit de notre amour, le reflet vivant du don que les époux se sont fait l’un à l’autre. Dans un monde où la sexualité a tendance à être dissociée de la fécondité, beaucoup perdent de vue cette réalité sociale, humaine, et spirituelle : le mariage, engagement conclu par amour, débouche tout naturellement sur le don de la vie.

Cette joie de la naissance d’un enfant nous révèle une vérité profonde : l’arrivée de tout être humain est une bonne nouvelle, une espérance, le début d’une histoire sacrée. Et les rites qui célèbrent la naissance sont là pour donner tout son sens au commencement d’une vie ! En donnant à l’enfant son prénom et en le déclarant à l’état civil, les parents accomplissent aussi un acte plein de sens : ils accueillent cet être unique et lui donnent une identité et une place dans leur propre famille et dans la société.

Le baptême d’un enfant prolonge et couronne la joie de cet accueil : il devient aussi membre d’une famille spirituelle plus large, celle des chrétiens.À travers les symboles du baptême, l’eau qui fait renaître, la lumière qui éclaire , la vie de l’enfant est plongée dans celle de Dieu lui-même : c’est une nouvelle naissance, une nouvelle joie.

Le baptême est le premier sacrement. Le Baptême est le sacrement de la foi. Il est la source de la vie nouvelle dans le Christ ;  vie de laquelle jaillit toute la vie chrétienne. Il est le fondement de toute vie chrétienne et la porte qui ouvre l’accès aux autres sacrements.

Tous les gestes et les paroles des sacrements nous disent que Dieu nous aime, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il veille sur nous..  Nous n’avons pas trop d’une vie pour le comprendre. Il n’y a qu’une valeur qui soit vraiment solide parce qu’elle est éternelle, c’est l’amour que l’on reçoit et que l’on donne.

Recevoir le baptême,  n’est pas un geste extérieur, ni une coutume pour faire comme d’autres… Par  le Baptême, vous vous engagez  véritablement, sincèrement, en toute loyauté envers Dieu. Vivre votre baptême, c’est vous engager avec Dieu, c’est lui donner une place dans votre vie, accueillir sa Parole, la « Bonne Nouvelle » de l’Évangile et surtout de suivre les bons conseils de Jésus,  tout au long de votre vie.

Pour les croyants, c’est le Christ vivant dans son Église qui parle. Ayant été baptisé, cela suppose de votre part que vous   acceptiez cette parole de Jésus transmise par l’Église et que vous  y croyiez. donc proclamer votre foi en ce Dieu Père, Fils et Esprit. Vous vous  engagez également à dire non à tout ce qui peut vous séparer de Dieu.

Compléments

◊ Accueillir la vie : cliquez ici→ Homme et femme,Dieu les créa

◊ L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite : clique ici →  Honore ton père et ta mère

◊ Vie éternelle : clique ici → Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements (Mt 19, 17)

Liens externes

◊ Église catholique  – Qu’est ce que le Baptême ?  : cliquez ici → Site Catholique français

◊ Proclamer sa foi  : cliquez ici → Confiance et obéissance

Le baptême, carte d’identité du chrétien

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Métamorphose

Posté par diaconos le 8 octobre 2018

Docteur, je suis laide, horriblement ! Je le sais et j’en souffre : mon nez est trop long, ma bouche mal faite, sans compter la couleur de mes cheveux et le teint de ma peau ! Aide-moi, docteur ! La science fait tant de chose aujourd’hui ! Ne pouvez-vous rien tenter pour que je devienne belle ? Donnez-moi, je vous prie,  un visage nouveau pour qu’enfin les personnes me regardent !

Le docteur fut perplexe et répondit : « Je dois le reconnaître, votre cas est critique. Il me reste un tout dernier remède, le plus dur e t le plus douloureux : armez-vous de beaucoup de courage, et suivez mon ordonnance, jour après jour, dans toute sa rigueur.

Six mois plus tard, elle était fiancée, rayonnante de bonheur et de vie. À son tour, des gens venaient la consulter et l’ordonnance restait toujours pareille…

Souriez, souriez !

 Source de l’image → Top Citations Proverbes

LA BIBLE NOUS DIT QUE LA JOIE A SA SOURCE DANS LE CŒUR Elle est faite de bien-être, de contentement, d'harmonie. « Un cœur joyeux rend le visage serein » Proverbe 15:13 « Le cœur joyeux fait du bien à la santé » Proverbe 17:22 - un cœur joyeux est un bon remède » Proverbe 17:22  LA JOIE TROUVE SON ORIGINE VÉRITABLE EN DIEU :«Il y a d'abondantes joies devant sa face » Psaume  16 - Il rend ta bouche joyeuse, et comme l'aigle tu seras toujours jeune. Psaume 103:5

La bible nous dit que la joie a sa source dans le cœur. Elle est faite de bien-être, de contentement, d’harmonie. Un cœur joyeux rend le visage serein. Le cœur joyeux fait du bien à la santé. (Pr 15,13)  Un cœur joyeux est un bon remède. (Pr 17,22) La joie trouve son origine véritablement en Dieu : »Il y a d’abondantes joies devant sa face » (Ps 16)  Il rend ta bouche joyeuse, et comme l’aigle tu seras toujours jeune. (Ps 103, 5)

L’Espérance est tellement indispensable pour vivre ! Elle est un trésor avec de si grandes richesses qu’elle s’adapte à toutes les situations de détresses. Elle a été comparée dans la Bible à une ancre solide et sûre (He 6,19) à laquelle nous sommes  paisiblement amarré au milieu des tempêtes, petites et grandes, qui prennent mille formes dans nos vies quotidiennes. Elle permet à l’Église de mieux comprendre sa mission et d’y être fidèle : être témoins de l’Espérance que donne le Christ ressuscité auprès de ceux et celles qui la cherchent.

Là où dominent la haine et la soif de vengeance, là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la Miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs et faire jaillir la paix. Là où manque le respect pour la vie et pour la dignité de l’homme, l’amour miséricordieux de Dieu est nécessaire car à sa lumière se manifeste la valeur inestimable de chaque être humain. La Miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité.

Dieu aime l’homme, d’un amour inconditionnel. Quoi qu’il ait fait, Dieu est toujours là pour le sauver, pour lui pardonner avec amour, le relever avec amour et le remettre en marche dans l’espérance. La miséricorde, c’est l’amour qui se dévoile plus puissant que le mal pour l’éradiquer et sauver l’homme.

La miséricorde est une notion biblique. Je vous propose donc d’ouvrir une Bible. Vous y verrez que la miséricorde est un souffle d’air pur et vivifiant sur chacun de nous et sur le monde. Voici quelques références…

  1. Le secret de Jésus : Dieu veut la miséricorde ! (Mt 9,13)
  2. La miséricorde de Dieu est souvent traduit dans la Bible par « tendresse » (Is 54,8.10 ; 55,7 ; 60,10).
  3. Le prophète Michée s’achève par cette affirmation pleine d’espérance : « De nouveau, il nous manifestera sa miséricorde. » (Mi 7,19)
  4. Le prophète Joël rappelle que Dieu est miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein de fidélité et de loyauté, qui reste fidèle à des milliers de générations. (Jl 2,13)
  5. Les psaumes qui s’adressent à Dieu « miséricordieux et bienveillant. (86,5 ; 103,8 ; 111,4 ; 145,8)
  6. L’évangile de Luc nous rapporte la joie de la miséricorde. La parabole de l’enfant prodigue est précédée de deux petites paraboles où, à chaque fois, il est question de la joie au ciel (Lc 15,7)
  7. Le sacrement de réconciliation est le sacrement du pardon. Dieu, avec joie, vient nous pardonner, nous relever et nous donner sa grâce pour recommencer à aimer en vérité.
  8.  Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. (Lc 6,36)
  9. Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. (Jn 13,34)
  10. Aimer avec miséricorde, c’est être joyeux. Jésus est rempli de joie (Lc 10,21). Il nous invite nous aussi à la joie : « heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde. (Mt 5,7

Celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire.

Compléments

◊  Comportement : cliquez ici →  Que votre amour soit sans hypocrisie (Rm 12, 9)

◊ Amour de Dieu : cliquez ici → La corde à nœuds

◊  Jésus nous montre jusqu’où peut aller l’amour de Dieu → La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

Liens externes

◊ Question biblique : cliquez ici → La miséricorde selon la Bible

◊ Message de Top Chrétien : cliquez ici → Aimez vous les uns les autres

Amour – La foi prise au mot

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L’aventure des hérisons

Posté par diaconos le 7 octobre 2018

L’aventure des hérissons

Le chemin est long pour arriver à vivre les différences de manière positive ; les hérissons en témoignent. Un été une famille de hérissons vint s’installer dans la forêt. Il faisait beau, il faisait chaud, et toute la journée les hérissons s »amusaient sous les arbres. Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la forêt, jouaient à cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches et des vers pour se nourrir, et la nuit, ils s’endormaient sur la mousse, tout près des terriers.

Un jour, ils virent tomber une feuille d’un arbre : c’était déjà le début de l’automne. Ils jouèrent  courir derrière les feuilles qui tombaient de plus en plus nombreuses, et comme les nuits devenaient un peu fraîches, ils dormaient sous les feuilles mortes. Or, il se mit à faire de plus en plus froid. Dans la rivière, parfois,, on trouvait des glaçons. La neige avait recouvert les feuilles. Les hérissons grelottaient toute la journée et, la nuit, tant ils avaient froid, il ne pouvait plus fermer l’œil.

Aussi, un soir, ils décidèrent de se serrer les uns contre les autres pour se tenir, mais s’enfuirent aussitôt aux quatre coins de la forêt : avec tous leurs piquants, ils s’étaient blessés le nez et les pattes. Timidement, ils se rapprochèrent encore, mais encore une fois, ils se piquèrent le museau. Et chaque fois qu’ils couraient les uns vers les autres, c’était la même chose.

Pourtant, il fallait absolument trouver comment se rapprocher :les oiseaux les uns contre les autres se tenaient au chaud, les lapins , les taupes, tous les animaux aussi. Alors, tout doucement, petit à petit, soir après soir, pour avoir chaud mais ne pas se blesser, ils s’approchèrent les uns des autres, ils abaissèrent leurs piquants et, avec mille précautions, enfin trouvèrent la bonne distance. Et le vent qui soufflait ne leur faisait plus de mail ; ils purent dormir, bien au chaud, tous ensemble

Nicole Fabre

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire... et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire… et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Ainsi les hérissons trouvèrent la paix. Mais, en ce qui nous concerne comment trouver la paix ? Tout d’abord , m’accepter tel que je suis et dans la joie. Regarder davantage ce que j’ai reçu pour en rendre grâce, que ce qui me manque encore pour m’en plaindre. Accepter l’autre tel qu’il est, en commençant par le plus proche : mon mari ou ma femme, mes parents, frères et sœurs, mes voisins, ma famille.

Dire du bien de l’autre et le dire tout haut. Ne jamais me comparer à un autre, car la comparaison ne pourra conduire qu »à l’orgueil ou au découragement. Vivre dans la vérité : appeler le bien, bien et le mal, mal. Résoudre les conflits, non par la force mais en se parlant, et ne pas se monter la tête par un monologue intérieur, ni se plaindre ou direz du mal de l’autre en son absence, mais entrer aussi vite que possible dans un vrai dialogue avec lui.

Dans le dialogue, commencer par ce qui unit, pour ne passer qu’ensuite à c e qui oppose. Prendre l’initiative du dialogue et essayer de se réconcilier le jour même.

Source de l’image → Adoration Divine

Que votre colère ne dépasse pas le coucher du soleil (Ep 4, 26)

Paul de Tarse, au service du Seigneur

Croyez fermement que pardonner vaut plus qu’avoir raison

Cardinal Danneels

Compléments

◊ Pardonner : clique sur ce lien → La corde à nœuds

◊ Pour vivre heureux en paix : clique sur ce lien → Honore ton père et ta mère

Liens externes

◊    Huit raisons pourquoi il est important de pardonner et ne pas garder

◊ Deux sacrements qui soignent →  Sacrement de la réconciliation et l’onction des malades

Pardonner l’impardonnable ?

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La corde à noeuds

Posté par diaconos le 4 octobre 2018

Un vieux rabbin racontait ; chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsque nous commettons une faute, le fil est cassé. Mais lorsque nous regrettons la faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu ! Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons de Dieu. Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.

Jean Vernette

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide. Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide.
Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

En fin ce compte, chacun de nos péchés est l’occasion pour Dieu de rac­courcir d’un cran la corde à nœuds ; et pour nous d’arriver plus vite près du cœur de Dieu ! C’est le fameux « simul peccator et justus »  de Martin Luther. Même nos péchés peuvent nous rapprocher de Dieu, grâce au pardon.

Source de l’image → Les origines de la prière dans les Monastères de la Russie

Voilà le fil rouge de notre démarche de réconciliation : le pardon offert, dans le sacrement de réconciliation notamment. C’est bien le nœud par lequel Dieu lui-même vient renouer la relation coupée ou abîmée. Et ainsi, il nous rapproche sans cesse davantage de lui.

Supprimons les nœuds  existentiels qui nous empêchent de filer une vie droite.Il s’agit plutôt de laisser Dieu lui-même raccourcir la distance entre lui et tous, en acceptant qu’il nous rabiboche avec lui, comme on disait autrefois d’une couturière qui arrivait à remettre ensemble des tissus séparés.

C’est bien la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie : «  Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés ».  Et comment cela se fait-il ? Comment Dieu procède-t-il pour renouer avec nous ? Écoutez Jérémie toujours : « Je mettrai la loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur cœur  (Jr 31, 31-34).

Ici ce n’est plus l’image du fil renoué, mais celle du passage de l’extérieur à l’intérieur. L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite qui ne sera pas dangereuse pour les autres. C’est le rôle de l’Esprit Saint de faire passer de l’extérieur à l’intérieur : du texte à la Parole, de la lettre à l’Esprit, de l’obligation au don gratuit … Depuis notre Baptême et notre Confirmation, nous n’avons plus besoin qu’une loi extérieure nous dise ce qu’il faut faire : « Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon. Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands ». (Jn, 31) L’Esprit Saint est répandu en chacun pour discerner le bien du mal. Il parle à travers la conscience de toute personne de bonne volonté lorsqu’elle écoute cette voix intérieure lui souffler : « Fais ceci, évite cela ». Il inspire nos décisions pour qu’elles ne soient plus prises sous la contrainte mais par amour. Depuis la Nouvelle Alliance scellée dans le sang du Christ, il jaillit en chacun de nous une source de liberté qui inspire nos actes et nos pensées de l’intérieur, du plus profond.

Cette loi nouvelle, inscrite dans nos cœurs, nous fait vivre sous le signe du pardon. L’ancienne loi, extérieure, ne pouvait déboucher que sur la désobéissance, la fraude, l’hypocrisie, le « pas vu, le pas pris » ou au contraire sur le rigorisme sévère des intégristes de la loi.

La nouvelle loi vient de Dieu au plus intime de nous-mêmes. Nous ne pouvons la renier sans nous renier nous-mêmes. Voilà pourquoi il est plus facile de vivre sous le régime de la grâce que de la loi, car l’une vient de l’intérieur,  de Dieu en nous ; l’autre vient de l’extérieur, de Dieu hors de nous.

Toute sa vie, Jésus a combattu ceux qui enfermaient la relation à Dieu dans des rites extérieurs : sacrifices d’animaux, obsession de la pureté du corps, hypocrisie pharisienne… Ne faudrait-il pas, dans le même esprit, combattre aujourd’hui les personnes qui voudraient enfermer l’Église dans une position extérieure au monde, jugeant de haut et condamnant ce qui va contre sa loi ? L’Alliance Nouvelle jaillit du cœur de l’homme, pas de la contrainte.

Le signe de cette Alliance Nouvelle annoncée par Jérémie, c’est le pardon : le fil sans cesse renoué de notre relation à Dieu et aux autres. Le sang du Christ est le sceau de cette Alliance Nouvelle et éternelle, ce sang versé pour nous et pour la multitude en rémission des péchés » (prière eucharistique).

Alors, pour préparer votre confession, revisitez les liens qui vous unissent à Dieu et à vos frères. Comme la corde du rabbin, ces liens sont par endroit coupés, ou distendus, ou disparus… Laissez Dieu renouer avec vous. Approchez-vous de son pardon. Laissez-vous aimer.

 Note

Tchotki est le nom que les Slaves donnent à la corde à nœuds utilisée pour dire la prière. Nous tenons le tchotki dans la main gauche pour dire la prière. Si vous travaillez, vous l’enroulez autour de votre poignet.  Les diacres, les prêtres et les évêques qui sont aussi des moines les portent quand ils officient dans les services de l’Église et pendant la Liturgie. Quand une personne est tonsurée et vêtue en l’état monastique, le tchotki est parmi les divers articles de vêtements et insignes mis sur le nouveau moine ou la nouvelle moniale à la cérémonie d’habillement.

Compléments

◊ L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite : clique ici →  Honore ton père et ta mère

◊ Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur: clique ici →  Jésus rend libre

Liens externes

◊ Pardonner pour Guérir – guérir pour pardonner : clique ici →  Le pardon acte recréateur

◊ Réconciliation : clique ici → Croire – Questions de vie, questions de foi

Le premier acte de pardon de l’histoire

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