Dieu n’a pas calculé, il a tout donné.

Posté par diaconos le 5 novembre 2018

 32ième dimanche du Temps ordinaire B 1R. 17,10-16 ; Ps 145 ;He 9, 24-28 : Mc 12, 38-44

Homélie

Le 11 novembre 2018, nous célébrons le centenaire de l’armistice de 1918 et nous célébrons la mémoire de toutes les personnes qui ont donné leur vie pour défendre notre patrie afin qu’elle demeure une terre de liberté et de fraternité. Ces valeurs ne prennent toute leur dimension que dans un contexte de paix et d’harmonie entre tous les hommes.

Si la mémoire collective tend à oublier ces années noires, toutes les traces n’en n’ont pas pour autant disparu. Aimés de Dieu, accueillis comme ses enfants, nous devons d’abord être des frères. Cette fraternité, qui a sa source en Dieu, devrait se refléter dans nos gestes d’entraide, dans nos actes de solidarité et dans nos efforts de partage.

Frères et sœurs, lorsque le sens de la fraternité disparaît, la liberté devint menacée. Ne calculons pas, soyons généreux et entraidons-nous les uns et les autres.

Dieu n’a pas calculé, il a tout donné.

Le Christ, si miséricordieux pour la femme adultère ou la prostituée, a des paroles très dures pour ces scribes, ces théologiens de l’époque, spécialistes de l’hypocrisie religieuse ! Cette page de l’évangile de Marc met en lumière le personnage effacé de l’humble veuve : elle sort de l’ombre car elle a donné malgré sa pauvreté. Pour elle, le paraître ne compte pas, mais seul l’être et le faire ont leur importance.

N’est-ce pas la première question que nous devrions nous poser ? Qu’est-ce qui est le premier pour nous : le souci de l’être ou le souci de paraître ?

Ce que Jésus reprocha aux scribes de son temps, ce fut leur vanité, leur cupidité et leur hypocrisie. Ils demandèrent des honoraires exorbitants aux personnes qui venaient les consulte.

Toute personne qui prétend proclamer les exigences de la Parole de Dieu doit être très exigente pour lui-même. «Dieu entend le cri des pauvres et des malheureux, il fait justice aux opprimés, il soutient la veuve et l’orphelin» (psaume 145) Si nous prétendons être du côté de Dieu, par la prière, nous devons être spécialement intègres et justes.

Dans notre société d’abondance, quelle est notre attitude envers certains métiers réservés aux pauvres ? N’ y a-t-il pas des gens que je méprise à cause de leur race, de leur milieu social, de leur profession, de leur pauvreté ?

Nos gaspillages crient vers Dieu, à la face des pauvres : Jésus osait dire que certains de son temps avaient du superflu… et aujourd’hui, que dirait-il ?

La veuve de l’Évangile a tout donné, sans calcul, tout ce qu’elle avait pour vivre, deux lepta, la plus petite pièce en circulation. Jésus a été bouleversé et a fait l’éloge de cette veuve aux deux piécettes.

«Heureusement que pour les pauvres, il y a les pauvres» constatait l’Abbé Pierre dont l’action fantastique fut d’avoir utilisé pour reloger des pauvres, des pauvres plus paumés qu’eux !

Que pense Jésus de notre générosité ? Est-ce que nous donnons facilement ?

Cette femme de l’Évangile avait des raisons valables de garder son argent et de laisser les autres donner… Cette femme est l’image de Dieu qui donne tout, tout ce qu’il faut pour vivre ! L’amour ne calcule pas! Dieu est Amour : il n’as pas calculé… il a tout donné.

Oui, frères et sœurs, en cette femme qui a tout donné, Jésus s’est reconnu.

croix diaconaleMichel Houyoux, Diacre permanent.

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