• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 5 février 2019

C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance (Pr 14, 4)

Posté par diaconos le 5 février 2019

Auteur Paul Calzada

Le bœuf laborieux

Le bœuf laborieux

Le bœuf laborieux

« C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance » (Pr 14, 4) Le bœuf est un des animaux des plus cités dans la Bible. Il est mentionné comme étant une bête de trait. Lorsque Élisée est appelé à suivre Élie, il est dit qu’il était en train de labourer avec la douzième paire de bœufs (1 R 19, 19.21).

Source de l’image → Louis-François Jauffret

Ce texte nous indique aussi, qu’on attelait deux bœufs, à l’aide d’un joug, pour tirer la charrue. Le bœuf symbolise donc la force tranquille, puisée dans sa capacité à ne pas travailler seul. Pour faire pénétrer le soc de l’Évangile, il est important d’unir nos forces sous le joug de Jésus : « Portez mon joug sur vous… » (Mt 11, 10).

Par contre, la loi interdisait de mettre sous le même joug des attelages disparates : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble » (Dt 22,10). Ceux qui travaillent ensemble doivent avoir en commun la même vision, les mêmes objectifs, ils doivent marcher d’un même pas. Lorsque Paul et Barnabé ont vu que leurs visions changeaient, ils ont décidé de se séparer et de former un autre attelage avec d’autres équipiers (Ac 15, 36.40).

Le bœuf était aussi un animal de sacrifice (Lv 9, 18). Les Hébreux offraient des sacrifices pour obtenir la faveur de Dieu, ou pour lui témoigner de la reconnaissance, à cause des faveurs obtenues. On peut noter que toutes les parties qui risquaient de nuire à la santé des hommes étaient brûlées (sang, graisse, abats), par contre le reste du sacrifice était mangé par les sacrificateurs, et ceux qui offraient le bœuf. Un bœuf sacrifié était une source de nourriture pour plusieurs.

Dieu désire par ce symbole nous rappeler, que nos vies offertes à Dieu peuvent devenir source de bénédiction pour ceux qui nous entourent.

L’apôtre Paul cite un texte de la loi de Moïse qui rappelle que le bœuf ne doit pas être muselé lorsqu’il foule le grain (1Co 9,9). Paul explique que celui qui prêche l’évangile peut vivre de l’évangile, cependant il précise, qu’il s’est volontairement privé de cette possibilité. Il indique par là même, que l’on peut servir la cause de l’évangile tout en vivant d’un autre travail.

Le prophète Isaïe écrit : « Le bœuf connaît son possesseur » (Is 1,3). Ceci est vrai pour bon nombre d’animaux, ils connaissent leur maître. Leur relation avec le maître revêt un caractère de communion spéciale. Ceci nous invite à développer une relation particulière avec celui qui est devenu notre Maître : Jésus. Comme l’apôtre Paul, aspirons à toujours mieux connaître Christ (Ph 3, 8.10).

Ma prière en ce jour
Seigneur, que ma vie à ton service soit source de bénédiction pour un grand nombre, et que j’apprenne à toujours mieux te connaître. Amen !

 Compléments

Qui veut la fin, veut les moyens. L’a­gri­cul­teur qui ne se pré­oc­cupe pas des soins à don­ner à son bé­tail et qui ne se met pas en peine d’en­tre­te­nir en son étable les ani­maux né­ces­saires au tra­vail des champs, n’aura pas non plus de four­rage à leur don­ner, ni de ré­coltes à ser­rer dans ses gre­niers (Pr 14, 4).

Élisée s’en retourna d’auprès de Élie et prit la douzième paire de bœufs paire de bœufs qu’il avait con duit personnellement et la sacrifia ; il fit cuire leur chair et la donna aux gens, et ils mangèrent ; et il se leva et s’en alla après Élie, et il le servit. (1 R 19,21)

La sacrifia, non au sens cé­ré­mo­nial du mot sa­cri­fier ; il n’y avait pas là d’au­tel ; mais l’im­mola pour le re­pas d’a­dieu qu’il vou­lait don­ner aux siens.Il la donna aux  habitants de la maison parents et serviteurs). Ce ban­quet fut l’a­dieu à toute sa vie pré­cé­dente. La dif­fé­rence de conduite d’Élie et de Jé­sus (Lc 9,59-62), s’ex­plique par la rai­son qu’il n’y avait pas ici, comme pour le pre­mier des deux dis­ciples, de longues cé­ré­mo­nies fu­nèbres, du­rant une se­maine en­tière, à ac­com­plir, et que le se­cond s’en­ga­geait au ser­vice de Christ, puis re­ve­nait lui-même en ar­rière.

Ce ré­cit des scènes du Car­mel et d’­Ho­reb est l’un de ceux de l’An­cien Tes­ta­ment dans les­quels éclate avec le plus d’é­vi­dence la lumière d’une ré­vé­la­tion po­si­tive. Le ca­rac­tère de la ma­ni­fes­ta­tion fu­ture par la­quelle Dieu ré­gé­né­rera le monde et qui seule sera ca­pable d’o­pé­rer ce pro­dige im­pos­sible à la loi, y est an­noncé ici d’une ma­nière ad­mi­rable.

Portez mon joug sur vous… » (Mt 11, 10) – Ce pas­sage, em­prunté à (Ml 3,1), est cité d’une ma­nière très re­mar­quable. Dans le prophète, c’est Jé­ho­vah qui parle et il dit : « J’en­voie mon mes­sa­ger, et il pré­pa­rera le che­min devant ma face » Et aus­si­tôt le Seigneur que vous cher­chez en­trera dans son temple ».

 Paul proposa à Barnabé de retourner visiter les Églises qu’ils fondèrent  dans leur précédent voyage. Barnabé voulut prendre Jean-Marc avec eux. Paul s’y refusa à cause de la défection de Jean en Pamphylie. Ce dissentiment fut si vif que les deux missionnaires se séparèrent. Barnabé, avec Jean-Marc, s’embarqua pour Chypre (Ac 15,39). Paul fit le choix de Silas. L’Église les recommanda au Seigneur. Ils parcoururent la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Églises.

(1 Co 9, 9) : ce verset mo­tive la ferme es­pé­rance, et la fonde sur la fidélité de Dieu en­gagé par son appel, et à la­quelle Paul re­vint si fré­quem­ment.

« Aspirons à toujours mieux connaître Christ  » (Ph 3, 8) Paul veut dire : «  Ce n’est pas seule­ment alors dans le pre­mier feu de la conver­sion, que j’ai consi­déré ces choses comme une perte ; mais en­core plus maintenant, après une longue ex­pé­rience de la vie chré­tienne, je re­garde toutes choses, tout ce que ce monde pour­rait m’of­frir, comme une perte. En com­pa­rai­son de ce que j’ai trouvé dans l’excellence de la connaissance de Christ, je mé­prise tout le reste comme des ordures  ».

Cette pré­cieuse ex­pé­rience de Paul est le prin­cipe uni­ver­sel de la vie chré­tienne. Pour gagner Christ, se l’ap­pro­prier tout en­tier, être trouvé en lui (verset 9) dans sa com­mu­nion, au der­nier jour, il faut faire la perte de tout ce en quoi l’­homme na­tu­rel met sa confiance, être prêt à tout aban­don­ner.

Lien externe

◊  Sombres années → Saint Paul Miki et ses compagnons,  martyrs au Japon

Publié dans Accueil sur mon blog, Ancien testament, Religion | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS