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Gronder comme l’ours

Posté par diaconos le 6 février 2019

Auteur Paul Calzada

Gronder comme l’ours

" Nous grondons tous comme des ours, Nous gémissons comme des colombes; Nous atten-dons la délivrance, et elle n'est pas là, Le salut, et il est loin de nous ".   Le prophète Ésaïe emploie cette expression pour décrire le peuple d'Israël déçu et insatisfait

 » Nous grondons tous comme des ours, Nous gémissons comme des colombes; Nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, Le salut, et il est loin de nous « .
Le prophète Ésaïe employa cette expression pour décrire le peuple d’Israël déçu et insatisfait.

« Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes ; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. » (Is 59,11) C’est le prophète Ésaïe qui emploie cette expression lorsqu’il décrit le peuple d’Israël déçu et insatisfait.

Le gentil nounours n’existe pas dans la Bible ; l’ours nous renvoie l’image d’un animal taciturne, grognon, insatisfait, mécontent et même souvent violent. C’est ainsi qu’il est décrit comme une bête à la poursuite de sa proie et dressant des embûches : « Comme un lion rugissant et un ours affamé, ainsi est le méchant qui domine sur un peuple pauvre »  (Pr 28,15 ; Lm 3, 10).

David, le berger, avait défendu ses brebis contre l’attaque de cet animal puissant (1 S 17, 34.37). De nos jours encore, l’ours fait des ravages parmi les moutons, aux alpages. Le prophète Élisée a vu des ours mettre en fuite une bande de quarante-deux jeunes moqueurs : « Il se retourna pour les regarder, et il les méprisa au nom de l’Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. » (2R 2, 24).

Ce serait une erreur de penser qu’Élisée fut responsable de la mort de quarante-deux enfants. Aux insultes et au mépris dont il est l’objet, il répond par le mépris, et Dieu fait une brèche en faisant fuir ces moqueurs à l’aide de deux ours. L’ours fait peur, il symbolise la violence. Voilà pourquoi le deuxième empire décrit par le prophète Daniel, celui des Mèdes et des Perses, est représenté par un ours (Dn 7, 15).

La violence de l’ours paraît dérisoire face à celle de l’ourse privée de ses petits, comme le soulignent plusieurs versets : « Je les attaquerai, comme une ourse à qui l’on a enlevé ses petits » (Os 13, 8). Cependant, il est une violence encore plus grande qui peut se rencontrer chez un insensé : « Rencontre une ourse privée de ses petits, plutôt qu’un insensé pendant sa folie » (Pr 17, 12). L’homme insensé peut être encore plus terrible que ce grondant animal !

La Bible nous laisse entrevoir qu’un jour, la folie, le mécontentement, le grondement, le murmure cesseront car dans le règne qu’établira le Messie, la vache et l’ourse paîtront paisiblement ensemble (Is 11,7). Enfin, les ours grognons deviendront de merveilleux nounours !

Dès à présent, à titre personnel, le Seigneur, dans sa grâce, veut nous transformer, et changer nos grognements d’insatisfaction en chants d’allégresse.

Un conseil pour ce jour :
Si vous êtes un râleur invétéré, taciturne et grognon, l’amour de Dieu a le pouvoir de vous transformer, il veut vous accorder la délivrance et la joie du salut en Jésus le Messie.

Compléments

Le grondement des ours  est une image exprimant de  l’im­pa­tience et de la tris­tesse. Un lion rugissant et un ours affamé, Tel un méchant qui domine sur un peuple pauvre (Pr 28, 15) : errant de côté et d’autre, poussé par la faim.

Un peuple pauvre, épuisé par de longues guerres et dé­pourvu des ri­chesses na­tu­relles, exas­péra la bru­tale avi­dité du ty­ran qui l’op­prima. Sur ce che­min sans is­sue, il fut tout à coup sur­pris par des dan­gers im­mi­nents (l’ours, le lion). La Vision des quatre bêtes, aussi appelée des Quatre royaumes (Dn 7), est un récit allégorique qui  donna lieu à de multiples interprétations chez les chrétiens.

Les al­liances païennes n’a­bou­ti­rent qu’à une nou­velle cap­ti­vité sem­blable à celle d’Égypte, sans que ni les au­tels ni les pa­lais aux­quels se confia Israël, ni même les for­te­resses de Juda, puissent l’em­pê­cher. Le tri­but qu’Israël fut obligé de payer aux païens consuma ses res­sources, et il fut pour eux un ob­jet de mé­pris.

Le mé­chant se laissa al­ler à je­ter un re­gard d’en­vie sur les per­vers, qui firent de gros bé­né­fices par des moyens frau­du­leux.  La proie est une image ti­rée de la chasse. Le juste se contenta des gains moins prompts, mais plus cer­tains et en dé­fi­ni­tive plus abon­dants, que pro­cure la droi­ture (Pr 17,12).

Tant de mentions bibliques de l’ours donnent à penser qu’il était autrefois assez commun en Palestine proprement dite, d’où il est aujourd’hui à peu près disparu, comme en ont disparu bois et forêts indispensables à son existence. Pour le retrouver, il faut explorer les pentes boisées du Liban et les contreforts de l’Hermon, un mont de l’Anti-Liban, culminant à 2 814 mètres d’altitude.  et plusieurs régions de l’est du Jourdain.

C’est l’ours de Syrie (ursus Syriacus), espèce plus petite et de couleur plus claire que celle d’Europe. Vivant ordinairement en solitaire, il se nourrit surtout de substances végétales, de fruits et de miel ; poussé par une faim vorace, il peut exceptionnellement attaquer les animaux, mais il est extrêmement rare aujourd’hui qu’il s’attaque à l’homme.

◊ Mémoire de 26 chrétiens, martyrs ( 5 février 1597) : cliquez ici pour lire →  Saint Paul Miki et ses compagnons

Liens externes

◊ lueur.org : pour lire l »article, cliquez ici → Et Élisée fit tuer quarante-deux enfants par un ours

  Vidéo : pour visionner, cliquez ici → Apocalypse . Les deux bêtes qui annonceraient le retour du Christ

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