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Le porc dans les textes bibliques

Posté par diaconos le 21 février 2019

Envoi de Paul Calzada par e-mail

 Ces animaux qui nous enseignent : le porc dans sa boue

Voilà une question qui revient souvent, en particulier lorsque nous interagissons avec nos amis musulmans, pour qui il s’agit d’une interdiction alimentaire centrale. La Bible dit du porc qu’il est impur, et les Israélites ne devaient pas en manger. Mais qu’en est-il des chrétiens ? N’avons-nous pas tort de nous soustraire aux prescriptions alimentaires de l’Ancien Testament ? Tout d’abord, la loi de Moïse a bien des choses à apprendre aux chrétiens. Ensuite, la question des animaux purs et impurs est plus anciennes que celle de la loi Mosaïque : Noé a bel et bien du prendre sept couples d’animaux purs dans l’Arche, preuve que la distinction existait déjà.

Voilà une question qui revient souvent, en particulier lorsque nous interagissons avec nos amis musulmans, pour qui il s’agit d’une interdiction alimentaire centrale. La Bible dit du porc qu’il est impur, et les Israélites ne devaient pas en manger. Mais qu’en est-il des chrétiens ? N’avons-nous pas tort de nous soustraire aux prescriptions alimentaires de l’Ancien Testament ? Tout d’abord, la loi de Moïse a bien des choses à apprendre aux chrétiens. Ensuite, la question des animaux purs et impurs est plus anciennes que celle de la loi Mosaïque : Noé a bel et bien du prendre sept couples d’animaux purs dans l’Arche, preuve que la distinction existait déjà.

« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent » (Mt 7,6).

Les porcs étaient déclarés comme étant des animaux impurs. Il était expressément défendu aux Israélites de manger de la chair du porc (Lv 11,7 : Dt 14,8). Les divers noms de cet animal sont utilisés, dans de nombreuses langues parlées dans le monde, pour désigner des personnes physiquement et moralement sales.

Le porc représente l’homme naturel, l’homme charnel, l’homme non régénéré. Celui qui se complet dans le mal, la souillure, le péché. Les choses saintes, il les méprise, il s’en moque, il ne leur accorde aucun intérêt. Jésus le souligne dans ce passage de l’évangile de Matthieu. Vous pouvez remarquer que non seulement ils bafouent les choses saintes, mais ils font la guerre à ceux qui les aiment !

Jésus ne nous demande pas de juger les personnes mais d’avoir du discernement et de la sagesse dans la manière de témoigner aux pécheurs. Chiens et pourceaux, dans ce texte sont des pluriels, c’est comme pour nous indiquer que lorsqu’ils sont en groupe, il est difficile de les atteindre.

Le fils prodigue au plus bas de sa déchéance n’avait qu’une seule envie : manger la nourriture des pourceaux(Lc 15, 15.16). Quelle misère lorsque l’homme déchu n’a pas d’autre envie que de se nourrir de choses sales et souillées, qui le souillent encore plus ! Lorsque Jésus a délivré le possédé de Gadara, il a permis aux démons d’aller dans les pourceaux qui paissaient près de ce lieu (Mt 8,31), comme pour nous rappeler que l’impureté est un lieu de refuge pour les démons.

Le dicton qui dit : « Chassez le naturel, il revient au galop » trouve un écho dans ces paroles de Pierre : « Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 P 2,22).

Ce verset nous enseigne que nous avons besoin d’autre chose que d’une nouvelle religion, que d’un petit lavage extérieur, que d’une sainteté apparente et superficielle ; nous avons besoin d’une complète régénération. Nous devons naître de nouveau et être débarrassés de notre vieille nature.

Pour qu’un porc ne se comporte plus comme un porc, il ne suffit pas de le laver, de lui mettre un joli nœud rose autour du cou, il faut que sa nature soit changée. Certes, cela est humainement impossible, mais Dieu peut le faire, comme le déclare Pierre : « Nous avons été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible…  » (1 P 1,23).

La régénération est ici en­vi­sa­gée comme mo­tif d’un vrai amour fra­ter­nel : elle en fait un de­voir sa­cré, en le ren­dant pos­sible. Le moyen de ce re­nou­vel­le­ment n’est pas ter­restre (semence corruptible) ; la vie nou­velle ne vient pas de ce monde, mais de Dieu, c’est sa parole, semence incorruptible, qui agit par le Saint-Es­prit et crée la vie dans les âmes.

Cette Pa­role est vivante et permanente (les mots pour l’éternité du texte reçu, quoi­qu’ils se lisent dans plu­sieurs ma­jusc, ne sont pas authentiques, et c’est pour cela que la vie qui en pro­vient est im­pé­ris­sable comme tout ce qui est di­vin.

On pour­rait aussi tra­duire, avec Cal­vin et Bèze : la parole du Dieu vivant et qui demeure. Daniel 6.26 pré­sente cette for­mule mais dans Hébreux 4.12, on lit : la parole vivante. Dans notre pas­sage aussi, le grand nombre des in­ter­prètes rat­tachent l’é­pi­thète à la parole.

Action de grâce pour ce jour :
Merci Seigneur, car Jésus est venu donner sa vie pour m’arracher à la boue du péché et faire de moi une nouvelle créature.

Paul Calzada
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Complément

Le de­voir de ne pas ju­ger a ses li­mites, il n’ex­clut pas ce­lui de dis­cer­ner. Tel est le seul rap­port ad­mis­sible entre cette pa­role et celles qui pré­cèdent. Ce qui est saint, ce sont les vé­ri­tés de la Pa­role de Dieu, les ex­pé­riences pro­duites dans l’âme par l’Évan­gile et que Jé­sus com­pare à des perles pré­cieuses.

Il ne faut pas les pré­sen­ter à des hommes si cor­rom­pus que Jé­sus peut les com­pa­rer à des ani­maux im­purs. Ils ne pour­raient que les fouler aux pieds et elles ne fe­raient qu’ex­ci­ter leur haine et leurs vio­lentes per­sé­cu­tions. Le porc, car il a l’ongle divisé et ne rumine pas ; il vous sera souillé ; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts. (Dt 14,8)

Ce jeune homme riche et libre dans la mai­son pa­ter­nelle, le voilà dans l’in­di­gence et la ser­vi­tude ; ce fils d’une fa­mille ho­no­rable, le voilà faisant paître des pourceaux, ce qui, outre l’ab­jec­tion du mé­tier, était un ob­jet d’­hor­reur pour un Juif. (L 15,16) Il y a, dans le monde mo­ral, des suites du pé­ché plus dé­gra­dantes en­core.

Le pre­mier de ces dic­tons se trouve dans Proverbes 26, 11 : «  Comme le chien re­tourne à ce qu’il a vomi, ainsi le fou ré­itère sa fo­lie ». Le deuxième n’est pas tiré de la Bible. Ils sont des­ti­nés à mar­quer l’ab­jec­tion de ceux qui re­tombent dans le pé­ché.

  »Nous avons été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible » (1 P 1,23) : la régénération est ici envisagée comme mo­tif d’un vrai amour fra­ter­nel. Cette Pa­role est vivante et permanente, et c’est pour cela que la vie qui en pro­vient est im­pé­ris­sable comme tout ce qui est di­vin.

Liens externes

Le saint fêté ce jour : cliquez ici → Saint Pierre Damien

Est-il permis de manger du porc ou pas ? Réponse biblique…

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