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Vivre la solitude ouverte et aller son chemin

Posté par diaconos le 25 février 2019

Auteur Antonio-Rio Sato

 Vivre la solitude ouverte et aller son chemin

Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hu

Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hui.

« Passant au milieu d’eux, Jésus allait son chemin », ayant dit :
« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » ; par ce mot, Jésus a provoqué les gens du lieu de son origine. Car il savait que ces gens-là ne cherchaient qu’à jouir de prodiges pour leur propre satisfaction vaniteuse et n’entendaient pas vraiment son message du salut. Mais, Jésus a proféré ce mot non pas pour déclarer se couper du peuple de son origine. Il le dit plutôt pour manifester son engagement fort dans son peuple. En proclamant cette phrase, Jésus s’affirme lui-même la réalisation de toutes les prophéties pour le peuple israélite. C’est donc un défi lancé pour qu’il se montre prêt pour s’occuper du peuple dans un esprit ouvert. Cependant, il savait qu’il devrait éprouver une grande solitude à cause de l’incompréhension du peuple, comme l’avaient subi tous les prophètes authentiques avant lui. Cela étant, « il allait son chemin ».

♦ Source de l’image → Couvent des Dominicains
Comme Jésus lui-même, la personne qui se charge du rôle prophétique doit accepter une certaine solitude dans la société où elle vit ; car elle introduit un conflit en mettant en question la manière de vivre des gens. Peut-être, cela est une condition actuelle qui peut s’appliquer à notre Église aujourd’hui : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » Avant tout, si être chrétien consiste à suivre le Christ, chacun ou chacune de nous est appelé à expérimenter une telle solitude ouverte comme lui. Et c’est ainsi que l’Apôtre saint Paul imite le Messie tandis que le prophète Jérémie le préfigure. Ils « allaient chacun leur chemin ».
Dans la parole adressée par Dieu à Jérémie, que nous venons d’entendre, il est constaté que le prophète envoyé au peuple de Juda et aux nations est destiné à subir inévitablement une solitude ; sans jamais demander d’éloge pour lui-même, le prophète est appelé à faire face premièrement à son peuple pour tourner le cœur de celui-ci à la vraie valeur à vivre. Le seul sur lequel il s’appuie est la promesse du Dieu qui lui dit : « Je t’ai consacré ; je suis avec toi. »
Nous venons d’entendre aussi le fameux « hymne à charité » de saint Paul. Il dit : « L’amour supporte tout, fait confiance en tout, espère tout et endure tout. » Si cet hymne apparaît sincère à nos cœurs, c’est, peut-être, parce qu’il provient de l’esprit de l’Apôtre purifié par beaucoup d’épreuves en solitude. Tout au long de son cheminement apostolique comme messager de l’Évangile, il a passé des conditions difficiles où il a dû combattre tout seul.
« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » ; il y a aussi des chefs de groupes sectaires qui utilisent cette phrase pour justifier leurs attitudes contre les critiques adressées à eux. Ils se prétendent prophètes persécutés, mais, en fait, c’est leur esprit de parti exclusif et fermé qui cause de la division. Cependant, les fondateurs de sectes religieuses gagnent certains adorateurs attirés par une spiritualité apparente. Prétendant être persécutés, ils aiment pourtant être entourés de ceux et celles qui le flattent. Ils disent à leurs adorateurs de haïr le monde et de se séparer de la communion ouverte. C’est leurs manœuvres habituelles.
Nous pouvons alors bien remarquer des différences entre le vrai messager du salut et le dirigeant d’un groupe sectaire. Le vrai messager du salut ne forme pas pour lui-même un entourage flatteur qui l’idolâtre. Et il ne se coupe pas du peuple ni ne le rejette avec rancune, mais essaie de continuer à dialoguer avec lui. Quant à Jésus lui-même, Jésus avait entouré de ses disciples, mais il ne leur a pas réclamé une admiration personnelle pour son propre honneur, mais une vraie foi en son Père. Se heurtant à des inimités de son peuple, Jésus n’a jamais haï son pays ; il a continué sa mission chez les israélites, ainsi que chez des païens, jusqu’à être tué par ses compatriotes soumis à un pouvoir étranger. Le vrai Messie a dû mourir dans une solitude au milieu de son peuple ; pourtant, sa position est restée ouverte à tous les gens.
Il en est de même pour l’Apôtre. Une fois envoyé par le Christ ressuscité, saint Paul lui aussi se trouvait souvent dans une solitude au milieu de son peuple. Même s’il s’est déclaré envoyé aux incirconcis, il n’a pas cessé d’annoncer l’Évangile aux juifs aussi, même à Rome où il a été déplacé comme enchainé, pour « aller son chemin » jusqu’au bout.
Méprisé par ses compatriotes ainsi que par des étrangers, l’Apôtre ne pensait pourtant jamais à fonder un groupe fermé pour ses propres satisfaction et suffisance, comme Jésus ne le faisaient pas. Le prophète, l’Apôtres, ainsi que Jésus lui-même, ils se gardaient de devenir un chef de bande qui aime répondre à la vanité des gens et leur fournir une complaisance en sectarisme. Leur mission exige de ne pas avoir envie de posséder leur propre parti comme un territoire à garder. Car, s’ils obtiennent un territoire, naturellement s’ensuivrait dans leur cœur une crainte de perdre leur propriété ; et cette crainte engendrait une hostilité envers ceux qui ne seraient pas de leur parti. Vivre la solitude prophétique ou apostolique, cela signifie être toujours libéré d’envie de possession, être sans crainte, être ouvert.
De ce point de vue, nous pouvons encore discerner le vrai maître spirituel d’avec le gourou fallacieux. Le vrai maître spirituel est humble en tant que disciple du Christ, et il préfère se présenter ami à ceux et celles qui lui demandent des conseils. Car, lui-même est libre dans l’Évangile, et il veut ses amis aussi libres. Au lieu de subordonner son conseillé à son pouvoir, il veut le délivrer dans l’Évangile pour trouver à « ailler son chemin ».
Mais, tout d’abord, c’est à chacun et à chacune de nous qu’il faut être libéré de la tendance humaine à devenir un adorateur de quelqu’un de remarqué parmi les gens. C’est nous-mêmes qui sommes souvent tentés à être intimes d’un notable pour satisfaire notre propre vanité. J’ose dire ; dans l’Église, il existe toujours un danger que nous formions des groupes fermés couronnant une personne d’une apparence forte. Surtout, quand nous craignons la solitude, nous cherchons à nous attacher à quelqu’un de fort et tombons dans une idolâtrie.
Il faut vivre dans l’âme libre pour rencontrer une autre âme libre, de façon de se rencontrer dans le Christ libre, source de la liberté. Celui-ci a accepté de passer la solitude pour témoigner l’authenticité de son enseignement. Pour que nous formions une vraie communion fraternelle et ouverte, nous avons aussi à partager des expériences de solitude dans le Christ, de telle sorte que notre message d’Évangile soit véridique en vécu. C’est nécessaire pour que l’Église soit basée vraiment sur notre solidarité éprouvée non pas superficielle, da façon à « aller son chemin » au milieu de ce monde.
Si notre église se pose vraiment prophétique face à la société, elle doit être résolue d’être attaquée par l’esprit mondain. Mais elle ne peut pas quitter ce monde ; elle doit s’imposer de s’occuper des problèmes de celui-ci. Elle doit accepter à continuer à lutter contre le monde pour que le monde soit sauvé. C’est que, comme Jésus lui-même, l’Église s’impose d’affronter le monde sans garder ni rancune ni hostilité envers lui, mais l’amour pour sa conversion.
Comme les prophètes et les Apôtres se chargent de porter le message divin à la fois à leur peuple et aux nations de manière à passer des frontières, les chrétiens catholiques sont appelés à être conscients de leur présence au milieu de l’humanité entière. Nous sommes envoyés dans l’unique monde en étant l’Église une, sainte, catholique et apostolique.
Quant à moi-même, par exemple, soit en France soit au Japon, où que je sois, je suis appelé à faire l’unique chose ; prêcher l’Évangile. Dans ce monde unique, en voulant être vraiment catholique, je me trouve toujours à la fois comme un pèlerin étranger et comme un concitoyen de ceux et celles parmi qui je réside. Je me trouve très souvent dans une solitude, mais il n’existe pas un autre monde où je puisse me réfugier. Suivant le Christ, partout où je suis, je sers son Église locale et universelle.
Pour notre Église soit vraiment apostolique face au monde réel, non pas comme une grande secte fermée, je répète, il faut que chacun ou chacune de nous vive libre. Et, vivre libre comme chrétien ne signifie pas se couper du monde ; notre liberté nous engage dans la société par la charité. À ce propos, notre vie quotidienne est déjà un challenge ; dans la famille, dans le travail, dans toutes les relations et activités humaines. Nous avons très souvent de la difficulté à être vrais chrétiens même dans l’Église ! Et nous nous sentons loin de l’état d’âme où saint Paul est arrivé. Mais, j’ose dire ; si nous reconnaissons nos difficultés pour vivre comme bons chrétiens, nous ne sommes pas loin de l’Apôtre qui ose présenter son hymne à la charité ; car, quand notre sincérité subit des épreuves, nous avons l’occasion de reconnaître la vraie charité dans le Christ et de vivre la solidarité avec d’autre personnes dans des épreuves. Donc, n’ayons pas peur d’« aller notre chemin » dans l’adversité pour être seul avec le Christ, lui qui a vécu la solitude pour nous faire rencontrer et nous réunir dans son Évangile.
Prions Dieu de nous donner de participer au même esprit libre, humble et ouvert que les prophètes et les Apôtres, afin que nous soyons de vrais adorateurs de l’unique Père, de vrais disciples du Christ, recevant l’Esprit qui nous fait rencontrer comme frères et sœurs. Demandons à sainte Maire d’intercéder pour nous auprès de Jésus, elle qui a passé une extrême douleur pour partager comme Mère les chagrins de tous les enfants de l’Église.

Contact →   Antonio-Ryo Sato

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Le loup ravisseur

Posté par diaconos le 25 février 2019

Envoi de Paul Calzada  par e-mail

Le loup ravisseur

Dans la Bible l'image que nous renvoie le loup est négative

Dans la Bible l’image que nous renvoie le loup est négative.

« Ses juges sont des loups…  » So 3, 3″ Dans la Bible, l’image que nous renvoie le loup, est négative. Il est décrit comme un destructeur (Jr 5, 6), un ravisseur (Mt 7, 15 . Jn 10, 12) comme celui qui déchire ( Gn 49, 27 ; Ez 22, 27). Il est décrit comme étant cruel (Ac 20,29).

D’une manière symbolique le loup personnifie le mal, la violence, les faux prophètes, les mercenaires, les faux enseignements qui divisent les croyants. Le prophète Sophonie précise que ce sont les juges d’Israël qui se comportent comme des loups. L’apôtre Paul dit que c’est parmi les anciens qu’il s’élèvera des loups cruels.

Source de l’image

Christianisme – Niooz.fr

Jésus dit que ce sont les faux prophètes, qui se glissent au milieu des croyants avec des vêtements de brebis, mais il ajoute : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Mt 7,16). Dans tous ces textes, il apparaît que le loup n’est pas un ennemi de l’extérieur, mais un ennemi de l’intérieur. La tactique du loup c’est d’isoler quelques brebis, de les séparer du troupeau, pour les ravir et les détruire.

Les faux enseignements, distillés par ces loups ravisseurs, séduisent certaines personnes, et ils les éloignent du troupeau. Nous l’avons observé des dizaines de fois. Sous le couvert de révélations particulières, de convictions fortes, d’arguments manipulateurs soi-disant basés sur la prière ou la Bible, ils divisent les croyants, et les conduisent vers la désillusion. Leur subtilité est dans leur déguisement. Ils ont un langage qui peut paraître spirituel mais qui n’est qu’émotionnel ou sentimental. Ce qui leur donne accès au cœur des brebis, c’est l’imprudence et la naïveté de certaines brebis (Mt 10, 16)

Dans la parole prophétique décrivant Benjamin comme un loup, il y a un changement qui se produit : « Le matin, il dévore…le soir, il partage (Gn 49.27). Le loup change de nature ! N’est-ce pas aussi ce qu’annoncent les prophètes : « Le loup habitera avec l’agneau » (Is 116 ; Is 65,25).

S’il est vrai que l’homme est un loup pour l’homme, comme l’a écrit Plaute, l’Évangile a le pouvoir de transformer notre caractère, et de faire de nous de nouvelles créatures. L’apôtre Paul était un loup  qui respirait la menace et le meurtre, contre les disciples du Seigneur (Ac 9,1). Mais sa rencontre avec Jésus, sur le chemin de Damas, va faire de lui une nouvelle créature (1 Ti 1, 13.16). Il n’y a donc aucune raison de justifier votre colère ou votre violence en disant : « C’est ma nature », car Dieu veut changer votre nature.

Ma prière en ce jour
Autrefois, enfant de colère, j’ai blessé et meurtri diverses personnes autour de moi. Maintenant, ayant reçu Christ comme mon Sauveur, que la nouvelle nature qu’il me donne, soit source de bénédiction pour plusieurs. Amen !

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Complément

« Des lions rugissants  » est une  com­pa­rai­son sou­vent em­ployée quand il s’a­git des crimes des grands (Pr 28, 15- Mi 3, 1-3). Les juges, à cause de leur âpreté au gain inique, sont com­pa­rés à des loups du soir. Ces ani­maux ac­com­plissent leur œuvre  de destruction dès que la nuit est ve­nue ; leur glou­ton­ne­rie est si grande qu’ils ne ré­servent rien pour le ma­tin.

Les bêtes fé­roces peuvent être en­ten­dues à la lettre, car elles fi­gurent dans les me­naces de la loi parmi les ins­tru­ments de la justice de Dieu (Lv 26,22).  Mais il vaut mieux y voir l’i­mage des en­va­his­seurs du pays. la paix uni­ver­selle, la des­truc­tion du mal.  « Homo homini lupus est » est une locution latine signifiant « L’homme est un loup pour l’homme », autrement dit : « L’homme est le pire ennemi de son semblable ».

La première occurrence de cette locution se trouve chez Plaute, dans sa comédie Asinaria (La Comédie des Ânes, vers -195, acte II verset 495). Elle fut reprise par Pline l’Ancien dans son 3Histoire Naturelle » et chez bien d’autres. D’un point de vue philosophique, cette locution porte une vision pessimiste de la nature humaine : l’homme  est un être sans scrupules si son éducation ne l’en a pas muni, poursuivant si besoin ses intérêts au détriment des autres. Pour Freud, l’homme est par instinct un être doté d’une forte somme d’agressivité .

Ce constat est tristement vrai, hélas, dans un monde où les guerres, les génocides, les tortures et autres cruautés perdurent dans ce début du 21e siècle, comme à l’époque du poète latin Plaute. L’actualité rend quotidiennement compte de faits qui nous éclairent sur la méchanceté du cœur humain. Mais cela ne doit pas nous étonner.

Malgré tous les actes de violence commis sur la terre, Dieu persévère dans son amour pour chaque homme, même le plus cruel ou le plus corrompu. Il désire le sauver et lui donner une nature semblable à la sienne et vouée au bien. Aujourd’hui encore il veut le faire pour celui qui reconnaît ses péchés et met sa confiance en Jésus Christ.

croix diaconale Avec mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent                                                                            Contact→ Blog du Diacre Michel Houyoux

 Liens externes

◊ Universal View : cliquez ici pour lire l’article → La violence est-elle naturelle chez l’homme ?

L’homme est un loup pour l’homme

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