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Marchons vers Pâques.

Posté par diaconos le 6 mars 2019

Homélie

Premier  dimanche du Carême Dt 26 4-10 ; Ps 90 ; Rm 10, 8-13 ; Lc 4, 1-13

 Marchons vers Pâques.

 Nous voici entrés en Carême : quarante jours nous sont offerts pour nous convertir au Seigneur et nous préparer ainsi à célébrer Pâques dans la joie d’un cœur renouvelé par la prière, le jeune et la solidarité. L’évangile de ce premier dimanche du Carême, nous présente Jésus au moment de la tentation dans le désert. Moment capital pour la suite de sa vie publique: ces quarante jours nous dévoilent l’épreuve qui sera au cœur de celle-ci dans les années à venir.

 Entre les lignes de ce passage de l’évangile de Luc, il nous faut lire le choix pressant qui s’impose de plus en plus à Jésus : recevoir l’appel du Père comme une bonne nouvelle qui le comble et se décider à prendre notre route pour partager cette bonne nouvelle. L’épreuve deviendra cruciale durant la passion : il sera rejeté parce qu’il s’est fait proche…

 Quarante dans la poésie biblique, vient de quatre qui évoque les points cardinaux, repères des hommes sur la terre. Le nombre quarante a un rapport avec les hommes. Quarante jours passés dans le désert, c’est le temps d’épreuves pour Jésus de choisir d’être fidèle à son Père avec l’aide de l’ Esprit Saint.

  Notre vie entière est tissée d’un temps d’épreuves. Vivre le carême, c’est entrer dans la Pâque du Seigneur. Pendant ce temps, nous sommes invités à être plus attentif à la prière, au partage et au pardon. Efforçons-nous pendant cette période de prendre un peu plus de temps pour prier. Le Carême est un temps de libération ; il constitue pour tous les chrétiens un temps favorable pour entendre l’appel de Dieu. Le Carême, c’est quarante jours, sans compter les dimanches, pour se retourner vers Dieu, vers les autres, vers soi-même : c’est à dire se convertir. Le Carême, c’est marcher vers Pâques : devenir solidaire de ses proches et d’autres communautés chrétiennes.

 Au cours de cette période, nous sommes invités à reconnaître, non seulement en paroles, mais du fond du cœur, que Jésus est le Seigneur. Croire « dans notre cœur » que Jésus est notre Seigneur, c’est le laisser prendre la direction de notre vie. Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul affirme que tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés : « Celui qui, de sa bouche affirme sa foi, sera sauvé » (2ième lecture)

Nous sommes aussi invités à reconnaître, non seulement en paroles, mais du fond du cœur notre péché : c’est à dire à prendre conscience des blessures que l’on fait volontairement à Dieu, à autrui et à soi-même afin de le dire à Dieu et de lui demander son pardon. C’est un moyen de se libérer de la culpabilité et de s’engager à créer de meilleures relations.

 Répondons à l’appel pressant de l’Église à nous convertir, à écouter attentivement la Parole, à prier et à partager nos biens : nous nous préparerons ainsi à la fête de Pâques. Dans notre paroisse, chaque semaine durant le mois de mars, nous aurons un temps de prière communautaire et de méditation les vendredis 5 , 12 , 19 et 26 mars à 18h00 ; vous êtes également invités à participer plus nombreux, à la messe du mardi à 18h00 , en ce temps de Carême.

Michel Houyoux, diacre permanznt

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Carême 2019 : se convertir pour œuvrer à la rédemption de la Création

Posté par diaconos le 6 mars 2019

Se convertir pour œuvrer à la rédemption de la Création

Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi. Tu peux consolider ta foi par la lecture de la Bible, par le jeûne qui libère, par l'amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous. Cette phrase est importante : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le !" Écouter le Christ, c'est reprendre, la relecture de l'Évangile. Écouter le Christ, c'est le regarder aimer, et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

Ce temps de Carême nous est donné pour consolider notre foi. Tu peux consolider ta foi par la lecture de la Bible, par le jeûne qui libère, par l’amour qui ouvre aux autres et par les sacrements où Dieu agit en nous. Cette phrase est importante : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » Écouter le Christ, c’est reprendre, la relecture de l’Évangile. Écouter le Christ, c’est le regarder aimer, et lui demander de nous aider à suivre son exemple.

Chaque année, la célébration du Triduum pascal, «sommet de l’année liturgique», nous offre de contempler l’un des mystères essentiels du christianisme: la rédemption (du latin redemptio, rachat), l’acte par lequel Jésus rachète les hommes esclaves de leur péché en le payant de sa vie. Son sacrifice sur la Croix, par amour, a permis au monde d’être sauvé, c’est-à-dire de ne pas être définitivement vaincu par le mal.

Le mystère pascal, « mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : “La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu” (Rm 8,19)», écrit le Pape François en introduction de son message.

Le Carême est une manière de prendre part à ce processus, en s’engageant sur un «chemin de conversion» par lequel nous pouvons nous révéler comme fils de Dieu.

La rédemption de la Création

Mais quel est le lien entre la condition de fils de Dieu et la Création? Si «l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint», explique le Saint-Père, «alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption». On en vient alors au verset de saint Paul: la Création «a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain».

L’exemple de cette plénitude est donné par les saints. «Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints – esprit, âme et corps –, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le “Cantique des créatures” de saint François d’Assise», continue le Pape. Mais l’harmonie que produit la rédemption «est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort», met-il en garde.

Le péché destructeur

Quand l’homme privilégie son «bon plaisir» et se comporte avec «intempérance», son style de vie «viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter».

«Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du “tout et tout de suite”, du “posséder toujours davantage” finit par s’imposer», déplore le Pape. Le péché, en rompant la communion avec Dieu, «a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres», regrette le Saint-Père.

«Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer», résume-t-il. Une logique qui «conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle».

Un Carême, plusieurs manières de se convertir

Pour mettre fin à cette exploitation mortifère et restaurer une communion harmonieuse et féconde, «la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu», réaffirme le Pape. «Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal», précise-t-il.

Le carême est donc «un signe sacramentel de cette conversion», qui «appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône».

Le Saint-Père donne ensuite des explications sur ces trois pratiques.

Le jeûne consiste à «changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur». La prière permet «de savoir renoncer à l’idolâtrie et à  l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde». L’aumône est un moyen de «se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur».

Chers frères et sœurs, le «carême» du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’«elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu» (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus: faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante.

Le Souverain Pontife conclut en exhortant les fidèles à ne pas laisser «passer en vain  ce temps favorable», avant de lancer cet appel: «Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus: faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels». Ainsi, «en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante», conclut-il.

Le Carême commence cette année le 6 mars, date du Mercredi des Cendres. Le 14 avril est le dimanche des Rameaux et le 21 avril, celui de Pâques.

Compléments

◊ Premier jour du Carême : cliquez ici pour lire l’article →   Mercredi des Cendres

◊ Cliquez ici pour lire l’article ou télécharger →  Homélie pour le Mercredi des cendres

◊  Le carême n’est pas un temps de tristesse: cliquez ici pour lire l’article → Quel sens vas-tu donner au Carême ?

Liens externes

◊ Catholique.org  : cliquez ici pour lire l’article →  Tout sur le Carême

◊ Liturgie catholique : cliquez ici pour lire l’article → Origine du  Carême

À quoi ça sert le Carême ?

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