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Jésus fut tenté au désert

Posté par diaconos le 8 mars 2019

Auteur  Père Joël Pralong

HOMÉLIE DU PREMIER DIMANCHE DE CARÊME : LES TENTATIONS

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  » Dans l’Esprit, Jésus fut envoyé au désert, où il fut tenté par le diable ». Mieux : pour être éprouvé (terme grec), c’est-à-dire pour tester ses résistances.

Le désert, comme notre carême, est un temps d’épreuve, de mise à l’épreuve pour nous tester…, pour tester nos résistances face à l’adversité, quand on est en manque, quand on est déstabilisé.

Je prendrai un seul exemple. Voici qu’au lever du matin, quelqu’un vous lance une parole blessante aussi pointue qu’une flèche. Et crac ! vous êtes effondré… Cette personne a littéralement foutu en l’air votre journée… Un gros coup de blues.

Que va-t-il se passer ? Colère et tristesse viennent se loger en vous. Cette parole occupe votre esprit, elle vous fait tourner la tête. Le scénario ne cesse de se répéter, il gonfle comme un gros ballon rempli d’amertume, de rage, de tristesse, jusqu’à l’épuisement.

Ça vous bouffe toutes vos énergies, vous êtes nerveux avec tout le monde… Là se glisse le diable, il augmente votre désarroi, il vous tire en bas. Vous imaginez votre revanche, vous préparez votre parole remplie de fiel. Là, on est dans la tentation, c’est-à-dire qu’on est hypertendu comme l’arc tendu à son maximum, la flèche ajustée à la corde. Et puis le soir, rentré à la maison, ça éclate ! C’est le drame, le péché.

Les tentations surgissent justement dans les moments de faiblesse, de fatigue, de coup de blues. Tentation d’être plus fort que l’autre de le dominer, de l’asservir, de lui prouver que je suis plus fort que lui. Je ne supporte plus les pierres qui jalonnent mon chemin, je les ramasse pour les jeter à la figure de l’autre. Comme j’aimerais que ces pierres soient transformées en pain !

Et me voici dans une boulangerie! Les tentations sont diverses : fuite dans toutes sortes de compensations, colère, attachement à l’avoir, au pouvoir. Le manque, Le désert dévoile nos tentations… Quelles sont celles qui me sont le plus chères quand je suis contrarié ? L’évangile nous dit que Jésus a connu toutes nos tentations parce qu’il veut venir habiter nos tentations, il veut piloter toutes ces énergies négatives qui nous bouffent la vie.

Il veut les réorienter vers la patience, le pardon, le don de soi. Le message de ce premier dimanche de carême est tout simple : laisse Jésus entrer en toi, dans tes tentations. Comme le pilote d’un avion pris dans la bourrasque et qui risque de crasher. Ne laisse pas ton avion sans pilote ! Dans ces moments-là, on est tellement seul, submergés par des bourrasques émotionnelles.

 » La Parole de Dieu est près de toi, elle est là, dans ta bouche et dans ton cœur. » (première lecture) Saint Paul nous dit aussi :  » Nous avons en nous la pensée du Christ… Nous amenons toute pensée mauvaise à l’obéissance du Christ, pour renverser les vains raisonnements !  » Les vains raisonnements ce sont les scénarios que nous gonflons, les dramatisations, les exagérations, les interprétations de la réalité.

Le remède, c’est la prière, l’intimité avec le Christ, le sacrement du pardon, l’exercice de la charité envers les autres. Bref, le combat spirituel avec le Christ.
Comment réagissent les arbres exposés à la tempête ? Ils approfondissent leurs racines, ils vont creuser encore plus profond. Sans cela ils craquent… L’épreuve teste nos racines. Les avons-nous suffisamment enfoncées dans le Christ, dans sa présence ?Alors oui, nous devenons résistants…

Contact → Père Joël Pralong

Compléments

◊ Le démon essaya de le déstabiliser par différentes initiatives  : cliquez ici pour lire l’article →   Jésus est tenté par le démon au désert (Mt 4, 1-11)

◊  Le carême chemin de foi : cliquez ici pour lire l’article → Rends-moi la joie d’être sauvé !

◊ La Parole de Dieu nous fait vivre de la vie d’amour de Dieu →   De ma bouche sort la justice, la parole que rien n’arrête.

Liens externes

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →Premier dimanche de Carême, année C 

◊  Catéchèse  du site « idees-cate.com »  : cliquez ici pour entrer →Feuilles dominicales de Carême Année C 

Les tentations de Jésus au désert / Pierre Desroches

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Le veau, tendre et bon

Posté par diaconos le 8 mars 2019

Auteur Paul Calzada

Sur le plan symbolique, le Veau d'or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l'opulence et à la puissance de l'argent . Il est la manifestation de la vénération pour l'or, c'est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise également la tentation toujours présente et toujours renouvelée d'élever l'or et l'argent au

Sur le plan symbolique, le Veau d’or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l’opulence et à la puissance de l’argent . Il est la manifestation de la vénération pour l’or, c’est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise également la tentation toujours présente et toujours renouvelée d’élever l’or et l’argent au

« Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l’apprêter. Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu’on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l’arbre. Et ils mangèrent » (Gn 18, 7-8)

Le veau est un animal appartenant à la catégorie des animaux propres aux sacrifices. La première fois où il est mentionné, c’est lorsqu’Abraham en apprête un pour accueillir les messagers de Dieu qui viennent lui rendre visite. Ce veau, tendre et bon, nous rappelle le veau gras mentionné dans la parabole du fils prodigue, et offert lors du retour de ce jeune « qui était mort mais qui est revenu à la vie » (Lc 15, 23-24).

Ce veau, autour duquel on festoie, on communie dans la joie, est le symbole de Christ, le sacrifice parfait, autour duquel, et par lequel, les rachetés se rassemblent dans la joie et la communion. Cependant, la mort de ce veau gras, symbole de la vie livrée de Christ, symbole que nous commémorons lorsque nous nous rassemblons autour du partage du pain et du vin, n’a pas fait la joie du fils aîné dans cette parabole (Lc 15,30).

Le sacrifice de Christ est une bénédiction pour ceux qui croient, mais devient une cause de condamnation pour les incrédules, ou pour ceux qui vivent dans le légalisme. Ainsi, le veau gras offert par la magicienne d’En-Dor a scellé la condamnation de Saül (S 28, 15.24).

Le veau tendre et bon, offert comme sacrifice, s’il est l’image de Christ le serviteur parfait et patient, « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), est aussi utilisé comme emblème de divinités païennes. Nous voyons comment le peuple d’Israël, lui-même, a mis en place, à l’instar des peuples païens, des veaux d’or pour les vénérer (Ex 32, 1.7 : 1 R 12, 26.30).

Ceci nous rappelle que le diable lui-même se déguise en ange de lumière pour détourner le cœur des fidèles de celui qui seul est digne de recevoir la louange et la gloire. « Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Co 11, 14).

Ainsi, le veau d’or n’est rien d’autre qu’une idole vers laquelle les hommes se tournent au détriment de Christ le sacrifice parfait. Cette idole peut revêtir mille et une formes, mais quelle que soit la forme, elle n’a pas d’autre objet que de nous détourner de Christ.


Appréciez à sa juste valeur le sacrifice parfait de Christ, communiez avec d’autres autour du souvenir de son sacrifice, vous serez gardés des idoles qui veulent prendre sa place.

Contact Paul Calzada

Compléments

La  décrit sous l’i­mage d’un ban­quet de fa­mille cettte joie dans l’âme du pé­cheur sauvé, aux pro­fondes dou­leurs de la repentance. Mort et perdu, tel est l’é­tat mo­ral de tout homme qui ne vit pas en Dieu. Dieu seul est la source de la vie et la des­ti­na­tion su­prême de tout être intelligent. Re­ve­nir à Dieu, c’est revenir à la vie et re­trou­ver sa des­ti­na­tion éter­nelle.

Jé­sus dé­crit dans cette pa­ra­bole le pé­ché et ses suites amères, la re­pen­tance et le bon­heur inef­fable de la ré­con­ci­lia­tion avec Dieu ; mais il ne se pré­sente pas comme le mé­dia­teur de cette ré­con­ci­lia­tion. Dans d’autres dé­cla­ra­tions, il in­diqua net­te­ment l’œuvre de la ré­demp­tion qui seule per­met­tra à l’­homme de rentrer en grâce au­près de Dieu et de re­ce­voir l’es­prit d’a­dop­tion.

Quand cette œuvre aura été ac­com­plie, elle pourra être ex­po­sée avec des dé­ve­lop­pe­ments pro­por­tion­nés à son im­por­tance. Nous aurions tort d’op­po­ser les en­sei­gne­ments de Jé­sus-Christ à ceux des apôtres et, en par­ti­cu­lier, de s’ap­puyer sur la parabole de l’enfant prodigue pour nier la né­ces­sité de la ré­demp­tion. Tout le chris­tia­nisme ne sau­rait être ren­fermé dans une pa­ra­bole.

Sans amour pour son père, le fils aîné n’é­prouva pour son frère que haine et mé­pris : « celui-ci, ton fils » ( il se garda bien de l’ap­pe­ler mon frère), qui a dévoré ton bien (terme choisi à des­sein) avec des femmes de mauvaise vie. Si la pre­mière par­tie de cette pa­ra­bole de­vait être un tou­chant en­cou­ra­ge­ment pour les péa­gers et les pé­cheurs re­pen­tants qui écou­taient le Sau­veur, de quelle confu­sion ces pa­roles du fils aîné n’au­raient-elles pas dû rem­plir les pha­ri­siens dont elles tra­dui­saient fi­dè­le­ment les mur­mures ?

 Dans la Bible, la sorcière d’En-Dor (village canaanite situé sur le Mont Moréh), telle que mentionnée dans le premier livre de Samuel, chapitre 28, 3-25 était une femme nécromancienne  qui posséda un talisman, avec lequel elle appela le prophète Samuel qui était décédé ; elle le fit à la demande de Saül, roi d’Israël. Elle fut comparée à un médium.

Un mo­ment com­pri­mée par les ma­ni­fes­ta­tions de la puis­sance de Dieu au Si­naï, l’i­do­lâ­trie, dont Israël était loin d’être com­plè­te­ment guéri  re­pa­raît ;  les Israélites de­mandèrent à Aa­ron de leur faire une re­pré­sen­ta­tion de Dieu qui leur per­mit de croire à sa pré­sence au mi­lieu d’eux. Aa­ron par crainte du peuple cèda à ce dé­sir ; il leur fa­briqua un veau d’or avec les bi­joux que lui ap­portèrent les Is­raé­lites et pro­clama une fête à l’Éter­nel, sui­vie de di­ver­tis­se­ments. L’histoire du veau d’or est rap­pe­lée en Deutéronome au chapitre neuf (v8 à v 21)

Le veau d’Or : cliquez ici pour lire l’article →   Un Dieu qui veut le bien de l’humanité, un Dieu qui pardonne

◊ Le fils prodigue : cliquez ici pour lire l’article →   Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

Liens externes

◊ Le saint vénéré aujourd’hui : cliquez ici pour lire l’article → Saint Jean de Dieu, religieux (1495-1550)

Qui donc adore le veau d’or

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