• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 11 mars 2019

L’Agneau sans défenses

Posté par diaconos le 11 mars 2019

Auteur  Paul Calzada

Résultat de recherche d'images pour "L'Agneau sans défenses" « L’agneau immolé est digne de recevoir la louange, l’honneur, la gloire et la force, aux siècles des siècles. » (Ap 5, 13)  Voici la figure la plus emblématique de Jésus, celle de l’agneau. Dans la Bible, l’agneau est un être sans défense, voué aux sacrifices, comme nous le voyons dans l’Ancienne Alliance : deux agneaux âgés d’un an, sans défaut, devaient être offerts chaque jour en holocauste continuel, deux également le jour du sabbat, sept au commencement des mois, et pareillement lors de toutes les fêtes de l’Éternel. Pour la fête des tabernacles, quatorze agneaux étaient présentés chaque jour, pendant sept jours, et sept agneaux le huitième jour.

L’image du Sauveur sacrifié, nous est présentée comme celle d’un agneau par le prophète Esaïe : « Il a été maltraité et opprimé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie…«  (Is 53, 7).

Dans le Nouveau Testament, Jésus est clairement présenté, par Jean-Baptiste, comme l’agneau de Dieu : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1, 29). Pierre l’appelle : « l’agneau sans défaut et sans tache », dont le sang précieux nous a rachetés de notre vaine manière de vivre (1 P 1, 19)  L’apôtre Jean, dans le livre de l’Apocalypse, le voit comme un agneau immolé au milieu du trône, devant qui les vingt-quatre vieillards se prosternent(Ap 5, 6.14).

Cette image est très significative. En effet, la puissance et l’autorité de cet agneau, résident dans son sacrifice. Son règne n’est pas basé sur la force, la violence, mais sur l’abaissement et l’humiliation. Voilà pourquoi les myriades de myriades d’anges l’adorent (Ap 5, 13). Nous voulons à notre tour lui adresser cette même louange.

À l’opposé de Jésus, lequel exerce l’autorité sur la base d’un esprit de sacrifice, dans l’Apocalypse, nous voyons un être maléfique ressembler à un agneau, mais son langage est celui d’un dragon : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau; et qui parlait comme un dragon » (Ap 13, 11). Ce faux agneau symbolise le diable. Il cherche toujours à se déguiser en ange de lumière, mais ce qui le trahit, c’est son langage. Son message est empreint de séduction, de crainte, de légalisme, de violence.

Jésus, l’agneau parfait, nous invite à le suivre sur le chemin de la mort à nous-mêmes, sur le chemin du renoncement, sur la voie de l’humilité, c’est sur ces sentiers que nous découvrirons la vraie puissance et que nous exercerons une saine autorité.

Ma prière en ce jour :
Seigneur, à ton exemple, je veux que mon langage colle à ce caractère doux et paisible qui est le tien. Que l’esprit de l’Agneau de Dieu remplisse mon cœur, afin que ta force et ton autorité, empreintes de ton caractère doux et paisible, soient vues en moi.

Paul Calzada
Recevez chaque jour un message édifiant de Paul Calzada en vous inscrivant sur Lueurs du Matin.
Retrouvez le livre « Ces animaux qui nous enseignent ! » de Paul Calzada sur la boutique solidaire eXcaléo en cliquant ici.

Contact → Paul Calzada

Compléments

Toute la créa­tion at­tend avec un ar­dent dé­sir d’être dé­li­vrée de la ser­vi­tude de la cor­rup­tion. Loin de pro­tes­ter contre ce châ­ti­ment im­mé­rité, le ser­vi­teur l’accepte et le su­bit en si­lence. Il y a un contraste in­ten­tion­nel entre la bru­ta­lité de ses per­sé­cu­teurs et la dou­ceur dont il fait preuve. Deux images servent à peindre sa pa­tience : celle d’un agneau qu’on im­mole, comme l’a­gneau pas­cal, et celle d’une bre­bis sous la main des ton­deurs. Le Nou­veau Tes­ta­ment re­vient fré­quem­ment à ce type de l’agneau de Dieu (Jn 1, 29 ; 1 P 18-19 ; 1 P 2, 23).

Au mo­ment de rap­por­ter un se­cond té­moi­gnage que le Pré­cur­seur ren­dit en pré­sence de ses dis­ciples, Jean en marqua le temps pré­cis : le lendemain. Le souvenir de ces trois jour­nées consé­cu­tives resta in­ef­fa­çable dans le cœur de Jean, car ce furent les jours de sa pre­mière ren­contre avec Jé­sus et, par là même, de sa nais­sance à la foi et à une vie nou­velle.

Jean vit Jésus qui vint à lui, non point pour être bap­tisé, le bap­tême a eu lieu ; mais bien, comme nous l’ap­pritla suite de ce cha­pitre, pour cher­cher et trou­ver parmi les dis­ciples de Jean ses pre­miers dis­ciples. Jean ne dit pas d’où il vint : il re­ve­nait pro­ba­ble­ment du dé­sert et de sa pre­mière lutte avec la puis­sance des té­nèbres

  Isaïe avait an­noncé le ser­vi­teur de l’Éter­nel comme un agneau qu’on mène à la bou­che­rie, une bre­bis muette de­vant ceux qui la tondent ; et tous les écrivains du Nou­veau Tes­ta­ment appliquèrent cette pro­phé­tie au Sau­veur, comme le firent, avant eux, plu­sieurs in­ter­prètes juifs. En ajou­tant que c’est là l’Agneau de Dieu,  Jean fit com­prendre que ce n’était pas l’­homme qui s’est donné un Sau­veur mais qu’il lui vint de la mi­sé­ri­corde éter­nelle de Dieu.

Cette idée de l’a­gneau pas­cal n’est pas étran­gère au Nou­veau Tes­ta­ment. Le péché ex­prime la ma­la­die mo­rale et la culpa­bi­lité de l’­homme, dans son ensemble, dans son unité réelle et pro­fonde (Jn 8, 21 ; Rm 6, 1)

« Les deux au milieu »  ex­pri­me l’i­dée que l’a­gneau était le centre de tout le ta­bleau. « Au milieu du trône » si­gni­fie­rait alors dans le demi-cercle formé par le trône.L’Agneau est l’i­mage du Sau­veur, comme em­blème de dou­ceur, d’in­no­cence. Les sept cornes (Hé­noch 90, 37) sont l’i­mage de la force, les sept yeux celle de la vi­gi­lance et de la toute science. Ceux-ci sont dé­si­gnés comme les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre (Codex Sinaiticus, Q).

La seconde bête et ses rapports avec la première : Jean la vit monter de la terre ; elle a deux cornes, comme un agneau, son langage est celui du dragon. Elle exerce l’autorité de la première bête sous ses yeux (11, 12a).

Son action sur les hommes : elle les amène tous à adorer la première bête dont la blessure mortelle fut guérie. Elle les séduisit par les prodiges qu’elle opéra, elle le leur persuada de faire de la bête une image qu’elle fit parler ; et elle ordonna la mort de tous ceux qui n’adorent pas cette image (12b-18).

La marque et le nombre de la bête : elle amena les hommes de toute condition à prendre une marque, sans laquelle ils ne pourraient faire aucune transaction commerciale. Cette marque est le chiffre du nom de la bête. Que celui qui a de l’intelligence soit invité à le calculer.

◊ Cliquez ici pour lire l’article →   Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !

◊  Cliquez ici pour lire l’article →  Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir (Jr 11, 18-20)

Liens externes

◊ Jésus, l’agneau parfait   Cliquez ici pour lire l’article → Que signifie le fait que Jésus est l’Agneau de Dieu

Jésus de Nazareth – L’ Agneau de Dieu

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Carême, Nouveau Testament, Religion, Rencontrer Dieu | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS