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La femme adultère

Posté par diaconos le 5 avril 2019

5ième dimanche du Carême, année C Is 43, 16-21 ; Ps 125 ; Phil. 3, 8-14 ; Jn 8, 1-11

Homélie : la femme adultère

 Ce jour là, Jésus était assis dans la cour du Temple de Jérusalem et enseignait la foule qui l’avait suivi. Lorsque survint un groupe de scribes et de pharisiens en colère, entraînant de force une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils dirent à Jésus : « Maître, on l’a trouvée chez un homme…elle trompe son mari…elle mérite la mort…la loi est formelle. »

Comment se fait-il qu’ils n’amènent que la femme ? Dans un adultère, il y a aussi un homme, que la loi juive en vigueur condamne de la même manière (Dt 22, 23-24 ; Lv 20, 10) Ayant été prise en flagrant délit d’adultère, selon la Loi de Moïse, elle doit être lapidée. « Et toi, Maître, qu’en dis-tu ? »

La réaction de Jésus est étonnante : il ne fait rien, il ne répond pas, il fait des dessins sur le sol : il ne lève même pas son regard vers la femme, car il sait sa honte. Il semble se désintéresser.

Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! » Jésus les renvoie à leur conscience, il place le débat à un autre niveau : nous sommes tous pêcheurs et nous avons besoin d’être tous pardonnés !

Cette page de l’Évangile de Jean nous enseigne que Dieu ne veut pas la mort du pêcheur, mais il veut qu’il se convertisse et qu’il vive. Soyons miséricordieux comme Dieu l’est envers nous. Ne nous posons pas en juges et nous ne serons pas jugés ! Ne condamnons pas et nous ne serons pas condamnés ! C’est la mesure, dont nous nous servons pour les autres, qui servira aussi de mesure pour nous (Lc 6, 36, 38)

Sur cette réponse de Jésus, ils s’en sont allés, l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés. Les dernières paroles de Jésus sont pour la femme : « Moi non plus, je ne te condamne pas ; va et désormais ne pèche plus ! »

Dans cette expérience unique, qu’elle a vécu, cette femme a découvert qu’elle était aimée au-delà de son péché et donc pardonnée. Nous sommes tous appelés à faire cette expérience du Pardon de Dieu en recevant le sacrement de Réconciliation. C’est là que nous rencontrons l’Amour Infini de Dieu : un Amour qui sauve parce qu’il ne nous confond jamais avec nos péchés. Essayons, comme Jésus, de redonner un avenir à celles et à ceux que leur péché condamnait à la mort spirituelle.

Paul a bien saisi cette leçon : tout ce qui lui apparaissait comme une réussite humaine, ne compte désormais pour rien au regard de la rencontre du Christ qui a bouleversé sa vie. C’est à un complet renversement des valeurs de son existence qu’il assiste. Il n’a plus qu’un but : se laisser conduire et modeler par le Christ et n’attacher du prix qu’à ce qui compte pour lui ( 2ième lecture) et nous, qu’avons-nous quitté de nos habitudes, de notre mode de vie, de nos conceptions de l’existence, pour suivre le Christ ?

Ne regardons pas le chemin déjà parcouru dans notre existence mais tournons notre regard vers celui qui reste à faire pour appartenir totalement au Christ : « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau ; il apparaît déjà, ne le voyez-vous pas ? » «   Ta Parole Seigneur est vérité et ta loi délivrance ». avons-nous chanté avant la lecture de l’Évangile. Pâques deviendra-t-il la fête de notre propre délivrance, par un Dieu qui sauve et qui pardonne ? Changez vos cœurs, changez de vie et croyez que Dieu vous aime.

Amen.

Michel Houyoux, diacre permanent

Publié dans Carême, Homélies, Religion | Pas de Commentaire »

C’est le feu de la charité et de l’amour qui nous purifie.

Posté par diaconos le 5 avril 2019

Auteur    + PÈRE Marie Landry

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«Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

Et si ta main t’entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.

Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. Car tout homme sera salé au feu.

C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous». «Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense» (Mc 9,41-50)

Aujourd’hui, la proclamation de l’évangile est un peu difficile à comprendre en raison de la dureté des paroles de Jésus : «si ta main t’entraîne au péché, coupe-la (…) Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le» (Mc 9,43.47).

Jésus est très exigeant envers ses fidèles. Tout bêtement, Jésus veut nous dire que nous devons renoncer à toutes ces choses qui nous font du mal, même si ce sont des choses que nous aimons beaucoup, car elles peuvent nous conduire au péché et au vice. Saint Grégoire écrit que «nous ne devons pas désirer les choses qui ne font que satisfaire nos besoins matériels et répréhensibles».

Jésus exige la radicalité. Dans un autre passage de l’évangile il nous dit aussi: «celui qui veut garder sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra pour Moi la gardera» (Mt 10, 39).

En outre, cette demande de Jésus est une exigence d’amour et de croissance. Nous ne resterons pas sans récompense. Ce qui doit donner un sens à nos actes doit être toujours l’amour: nous devons parvenir à donner un verre d’eau à celui qui en a besoin et pas pour une satisfaction personnelle mais par amour.

Nous devons être capables de voir Jésus dans les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Jésus ne fait que dénoncer et condamner sévèrement ceux qui font le mal et ceux qui font des scandales, ceux qui éloignent les plus petits du bien et de la grâce de Dieu.

Enfin, nous devons tous passer par l’épreuve du feu. C’est le feu de la charité et de l’amour qui nous purifie, afin que nous devenions le sel qui donne le bon goût de l’amour, du service et de la charité. C’est dans la prière et dans l’Eucharistie que nous chrétiens puisons la force de la foi et du bon goût du sel du Christ. Nous ne resterons pas sans récompense.

Contact →  Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Cliquez ici pour lire l’article →  Réagis sans tarder, tu peux flancher si vite ! (Mc 9, 38-48)

◊ Cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

◊  Cliquez ici pour lire l’article → Qui est le plus grand ? » (Mc 9, 34b)

◊ Cliquez ici pour lire l’article → Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. (Lc 4, 24)

Liens externes

◊ Cliquez ici pour lire l’article → Si ta main t’entraine au péché, coupe la !

Le Saint-Père est revenu  sur les dernières paroles de Jésus sur la croix,

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