• Accueil
  • > Archives pour le Samedi 25 mai 2019

Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde

Posté par diaconos le 25 mai 2019

Pour être fort en amour, pour apprendre à aimer, il n’en va pas ainsi.  Nul besoin de don particulier. Ou plutôt nous sommes tous doués pour cela. Car Dieu nous a tous créés à son image: des êtres capables d’amour.  Quant au travail individuel, il ne peut rien par lui-même. Car l’amour ne se découvre pas tout seul, à force de recherche; il se reçoit. Il se reçoit nécessairement d’un autre. Nul ne peut l’apprendre par soi-même.  Un mathématicien peut devenir génial par lui-même, le premier, sans maître.  Un homme ne peut pas aimer le premier; il ne peut grandir dans l’amour que si d’abord il est aimé.  Cette vérité de l’amour va à l’encontre de bien des idées reçues.  On se plaît à concevoir l’amour comme un sentiment spontané, un sentiment naturel qui trouverait à s’épanouir tout seul, s’il n’était, hélas, contrarié par la société, par ses autorités et ses lois, ou tout simplement par les autres.  Or, les parents le savent: l’amour ne vient pas en premier chez l’enfant; il se reçoit et se cultive.  L’amour se communique de parents à enfants. Aucune génération spontanée, chez l’enfant, sinon, celle de l’amour de soi et du désir de survie. L’enfant n’apprend à aimer que parce qu’il voit ses parents l’aimer. Il n’apprend la gratuité de l’amour que parce qu’il voit ses parents l’aimer gratuitement.  L’amour se cultive. Comme une plante semée dans une terre même très fertile, il faut sans cesse l’irriguer, la fortifier, la nourrir, la tailler, l’émonder.  C’est ainsi que nous comprenons l’étrange irruption, dans notre évangile, de la notion de commandement: Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour. Jésus nous parle d’amour, d’amitié. Que nous fatigue-t-il avec des ordres et des commandements? L’amour n’est-il pas enfant de bohème? Qu’a-t-il à faire avec l’obéissance et l’autorité?  Revenons à nos mathématiques.  En mathématiques, pas besoin d’autorité et d’obéissance. Tout au plus le maître m’apprend-il à chercher la vérité. Quant à trouver la vérité, c’est la tâche de mon intelligence, et d’elle seule. Car la vérité s’impose d’elle-même, sans obéissance à un maître.  Il n’en va pas ainsi dans l’amour. Impossible d’aimer sans la médiation de l’autorité et de l’obéissance. Pour aimer vraiment, gratuitement, il faut sortir de soi. Et cela ne peut s’apprendre que par l’obéissance.  Voilà pourquoi Jésus nous dit: Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.  Il ne veut pas dire:  » Si vous voulez que je vous aime, obéissez-moi « , – ce qui serait un piètre marchandage, – mais plutôt:  » Si vous voulez apprendre à aimer et à devenir mes amis, gardez mes commandements.  » Non pas un maître chanteur, mais un maître en amour.  » Par vous-mêmes, vous ne saurez pas aimer; mais écoutez-moi, mettez-vous à mon école, obéissez-moi, et ainsi vous apprendrez à aimer.  »  Mais, dirons-nous, s’il faut obéir pour apprendre à aimer, comment apprendre à obéir? Tout simplement en étant aimés. Nous revenons ici à notre point de départ. L’obéissance éduque à l’amour, mais l’obéissance naît de l’amour.  Il y a en effet deux sortes d’obéissance: l’obéissance servile et l’obéissance filiale.  L’obéissance servile ne vient pas de l’amour et n’apprend pas à aimer. Le mauvais maître commande pour son profit, non par amour; le mauvais serviteur obéit par crainte, forcé par la contrainte.  L’obéissance filiale, elle, provient de l’amour. Le père ordonne par amour de son fils, pour le bien de son fils. Le fils obéit de lui-même, car il reconnaît l’amour dont il est aimé.  Je ne vous appelle plus serviteurs […] mais amis.  Le serviteur ignore ce que fait son maître, il ne connaît pas son amour; il ne le reconnaît pas, car il n’y en a pas.  L’ami, lui, est introduit dans la connaissance de l’amour; il sait que, en premier, dès l’origine, il est aimé du Père. Tout ce que j’ai appris de mon Père, son amour pour vous, je vous l’ai fait connaître.  Voilà bien le mouvement, le chemin de l’amour, à travers l’obéissance filiale aux commandements. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. Jésus, éternellement aimé de son Père, lui a obéi en nous aimant jusqu’au bout. Et nous qui avons été aimés infiniment par le Fils, sur la croix, nous lui obéissons en nous aimant les uns les autres.  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Les parents donnent leur vie, le meilleur d’eux-mêmes, pour leurs enfants; et c’est ainsi que les enfants apprennent à obéir et à aimer. Et si certains parents défaillent dans ce don de l’amour premier, tous, nous avons un Père qui nous aime sans mesure, un Dieu qui s’est livré pour chacun de nous, en ami.  Nous, pourquoi, avant toute forme d’obéissance, avant toute mise en pratique de l’amour, il nous importe d’abord de nous savoir aimés, de connaître combien Dieu nous aime, le premier. Et c’est là le rôle de la foi.  Par la foi, nous contemplons l’œuvre de Dieu pour nous, nous sommes introduits dans la réalité de cet amour qui nous enveloppe, nous protège, nous relève. Dans la foi, comme des enfants, nous apprenons à aimer en obéissant, et nous apprenons à obéir en nous sachant aimés.  Et si nous avons été choisis, dans cet amour de Dieu, c’est pour que nous portions du fruit, et un fruit qui demeure. Quel est ce fruit? En aimant nos frères comme nous avons été aimés, nous leur apprenons, eux aussi, à grandir dans l’amour, nous les aidons à découvrir l’amour. Le progrès de la charité dans l’Église, dans le monde, est confié à notre responsabilité. Car plus nous aimerons, plus d’autres pourront aimer à leur tour.  Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous  apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître.

Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »  (Jn 15, 18-21)

Jésus nous met devant la réalité : les juifs ne comprirent rien à sa mission. Ses œuvres elles-mêmes, ses miracles ne servirent à rien sinon à attirer la haine et contre Lui et contre le Père qui l’a envoyé. «  Si Je n’avais pas fait parmi eux les œuvres que personne d’autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant même après avoir vu, ils ont haï et Moi et mon Père »

Cette influence spirituelle qui émana de Lui fut intolérable pour les gens de son époque. Et cela dure et explique la haine qui, à chaque siècle, atteint les chrétientés. «  Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien; mais comme vous n’êtes pas du monde, et que Je vous ai fait sortir du monde par mon choix, c’est pour cela que le monde vous hait. « 

Cette analyse de la situation par Jésus est tellement extraordinaire ! C’est exactement ce que les gouvernements et les partis reprochent aux chrétiens : leur influence spirituelle qui concurrence celle de l’État. Et Jésus ajouta :  » Souvenez-vous de la Parole que Je vous ai dite : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. « 

Jésus d’ailleurs, garda son réalisme et son optimisme. Il y aura toujours des hommes qui écouteront sa parole, aujourd’hui comme de son temps. Mais en fait, ces persécutions, ces oppositions s’adressèrent d’abord à Lui, Jésus, l’Envoyé du Père. «  Mais ils feront tout cela contre vous, à cause de mon Nom, car Ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé « .

L’influence des idées du Seigneur gêna ses contemporains. Jésus a averti ses disciples des dangers de la foi, en face de ces catégories qu’Il appela  le monde. Croire en Jésus est dangereux dans un monde qui veut, pour lui seul, l’autorité et l’influence sur les esprits et même les cœurs.

  » Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. »  (1Jn, 4) Ce mystère est désormais confié entre nos mains pour que, en faisant l’expérience de l’amour divin, nous vivions tendus vers les réalités du ciel.  Pour être fort en amour, pour apprendre à aimer, personne n’a besoin de don particulier : nous sommes tous doués pour cela. Car Dieu nous a tous créés à son image : des êtres capables d’amour.

L’amour ne se découvre pas tout seul, à force de recherche ; il se reçoit. Il se reçoit nécessairement d’un autre. Nul ne peut l’apprendre par soi-même.  Nous ne pouvons grandir dans l’amour que si nous sommes d’abord aimés. Cette vérité de l’amour va à l’encontre de bien des idées reçues.

Les parents savent que l’amour ne vient pas en premier chez l’enfant : il se reçoit et se cultive. L’amour se communique de parents à enfants. Aucune génération spontanée, chez l’enfant, sinon, celle de l’amour de soi et du désir de survie. L’enfant n’apprend à aimer que parce qu’il voit ses parents l’aimer. Il n’apprend la gratuité de l’amour que parce qu’il voit ses parents l’aimer gratuitement.

L’amour se cultive. Comme une plante semée dans une terre même très fertile, il faut sans cesse l’irriguer, la fortifier, la nourrir, la tailler, l’émonder : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour ».  Pour aimer vraiment, gratuitement, il faut sortir de soi. Et cela ne peut s’apprendre que par l’obéissance. Voilà pourquoi Jésus nous dit: Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

Compléments

◊ Posons des actes d’humilité et d’amour : cliquez ici pour lire → Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même

◊ Amour du prochain  : cliquez ici pour lire → Les trois tamis

Liens externes

◊ Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire →  « Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi .

Amour de Dieu et amour du prochain

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, comportements, Page jeunesse, Religion, Rencontrer Dieu, Temps pascal | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS