Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

Posté par diaconos le 31 août 2019

Samedi 31 août 2019

 Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

index.png 200En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : «Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.

De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”

Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.

Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”  (Mt 25, 14-30)

Homélie  Est-ce l’amas de « talents » qui peut nous rendre heureux ?

Dans ce récit, celui qui a eu cinq talents, est-il plus heureux que celui qui n’en a eu que trois ?  L’amas de richesse, de dons nous satisfait-il ?  Un jour, on fit un sondage parmi une centaine de personnes riches avec cette question : « Quel montant de richesse vous serait suffisant pour plus ne vous sentir dans le  besoin ? » La réponse fut quel que soit le niveau initial : le double !Est-ce le niveau de talents qui compte pour Dieu ? Dieu traita-il mieux celui qui  reçut cinq talents que celui qui n’en eut que trois ? Dieu leur offrit à chacun d’entrer dans sa joie. Cette joie du Royaume de Dieu est-elle différente suivant nos mérites ? Dans la parabole des ouvriers de la 11ème heures, Jésus insista sur le fait que tous auront la même place, quelque soient leurs œuvres.

Qu’est-ce qui peut nous rendre heureux ? Dans le texte, les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième déprimé. Qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ?

Une chose différencie énormément la situation des deux premiers de celle du dernier. Les premiers surent utiliser leurs talents, le dernier ne le fit pas. Plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à

exploiter ses dons.

Pourquoi l’enfer pour le dernier serviteur ? L’Enfer : c’est le refus de l’amour de Dieu, le refus donc d’être avec Lui. Dans la parabole qui refuse l’autre le premier ? Le maître ou le serviteur ? Jésus ne fit-il pas exprès de faire reprendre par le maître mot à mot la description du serviteur :  Tu savais …

Pourquoi le maître confia-t-il un talent à un « mauvais » serviteur ?  Le maître savait sans doute que son serviteur ne l’aimait pas (il n’avait pas l’air de s’en cacher !), pourquoi lui confia-t-il quand même un talent ? Par ce biais, ne lui donna-t-il pas une deuxième chance ?

Quel est la part de l’action de Dieu dans un évènement favorable ? Cette question a des réponses très diverses suivant les croyants. Pour certains, le mérite d’un fait heureux revient systématiquement au Saint Esprit. Cette position choque nombre d’autres chrétiens qui trouve le rôle de l’homme réduit à zéro. Or cette parabole répond d’une façon limpide à cette question. Dieu y est décrit comme celui qui distribue des talents, mais il est aussi celui qui désire que nous développions les talents reçus, les fassions fructifier jusqu’à les multiplier. Un Dieu d’amour qui non seulement nous donne nos talents, nous aide, mais veut qu’une part du mérite nous revienne. Si nous restions dans la simple obéissance, dans l’acceptation dec ces talents, pourrions-nous nous unir à Lui ?

Dans la parabole de l’enfant prodigue, quand le fils revint, ce ne fut pas par amour, mais par nécessité. Il ne croyait pas non plus à l’amour infini de son père, car il pensa que celui-ci ne lui accordera qu’une place de serviteur vu sa faute. Et pourtant Dieu l’accueillit à bras ouvert, comme si la faute n’eut jamais  existé. Amen
Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊b Sort des élus et sort des damnés : Cliquez ici pour lire l’article → Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,30b)

◊  Cliquez ici pour lire l’article → Leur maître revient et leur demanda des comptes… (Mt 25, 19-30)

Liens externes

◊ Du site « Idées-Caté »   : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole des talents

◊ Pierre Desroches : cliquez ici pour voir ses vidéos → Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton maître…

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Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre

Posté par diaconos le 30 août 2019

Vendredi 30 août 2019

Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre

Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : «Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,     tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.

Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”

  Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”  Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.» (Mt 25, 1-13)

Homélie   Je ne vous connais pas !

Comment nous aurons préparé notre  rencontre avec le Seigneur par ce que nous avons fait de notre vie.   C’est bien dans notre manière de vivre que nous trouvons le sens de la dernière phrase de ceete péricope : «Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure».

Les vierges prévoyantes avaient pris de l’huile en réserve. (Mt 25, 4)

 Veiller doit être compris dans le sens :  «Vivons les yeux ouverts et attentifs». Il s’agit d’être prêt à rencontrer le Christ à tout moment, même dans la nuit qui symbolise  souvent dans la Bible l’opacité d’un monde livré au péché, même si le Christ tardait à venir, ce qui évoqua pour l’évangéliste Matthieu la tentation de désespérer du Christ au moment des épreuves douloureuses.

Dans les moments d’obscurité et de crise, tenons fermement, et avec confiance, à accomplir la volonté de Dieu malgré nos doutes. Il s’agit d’agir selon la volonté de Dieu en vivant dans la foi et la charité. C’est ainsi que nous agirons d’une manière censée  et non en nous berçant de belles paroles et de bons sentiments sans plus. Dans ce cas de figure, nous serions insensés devant Dieu.

Nous serions comme les cinq jeunes filles insensées qui prirent leur lampe sans emporter d’huile ! Dans le texte grec le mot est plus fort : il est question de folles.

Dans la Bible le fou, c’est l’impie, qui est assez fou pour s’opposer à Dieu ; le fou, c’est  celui qui affirme et croit qu’il n’y a pas de Dieu ! (Psaume 14, 1)

Dans les évangiles, ce mot désigne aussi celui qui construit  sa maison sur le  sable et qui n’a pas mis en pratique les paroles de Jésus. (Mt 7, 24)

Est sage toute personne qui fonde sa vie sur Dieu. Est folle celle qui fonde sa vie sur d’autres références.

Le jugement du Christ  est sévère : «Je ne vous connais pas !»  Jugement adressé aussi aux chrétiens qui croient qu’il suffira de dire :  «Seigneur, Seigneur» pour être sauvés. Ce ne sont pas les personnes qui disent «Seigneur, Seigneur» qui entreront au Royaume des cieux, mais celles qui font la volonté du Père. (Mt 7, 21.23)

En conclusion  L’enseignement de cette parabole est simple.  Il se résume en quelques mots : au soir de notre vie nous serons jugés sur l’amour».  Nous serons admis dans le Royaume des cieux dans la mesure où nous aurons notre bagage d’amour, dans la mesure où nous aurons mis en pratique durant notre vie ce premier commandement qui comprend tous les autres : «Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés».  Si nous ne l’avons pas fait, quelles que puissent être les bonnes actions que nous aurons faites dans notre vie, y compris nos prières et nos actes de vertu, nous risquons de nous entendre dire : «Dommage, je ne vous connais pas !».

Amen.

  Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → L’Amour fraternel. (Jn 13, 31-35)

◊  Catéchèse  : cliquez ici pour lire l’article → La maison construite sur le roc et la maison construite sur le sable

◊ Un comportement insensé  : cliquez ici pour lire l’article →  Bâtir une maison sur le sable, est-ce une bonne idée ?

Liens externes

◊  Sondez les Écritures : cliquez ici pour lire l’article → Voici l’Epoux ; sortez à sa rencontre

◊ Acceptez la main tendue de Dieu  : cliquez ici pour lire l’article → Voici l’Epoux ; sortez à sa rencontre

La foi commence quand Dieu ne répond pas …

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I want you to give me on a plate the head of John the Baptist right now

Posté par diaconos le 29 août 2019

 Thursday, August 29, 2019

JJe veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.png 220ohn the Baptist Beheaded

14 King Herod heard about this, for Jesus’ name had become well known. Some were saying,[a] “John the Baptist has been raised from the dead, and that is why miraculous powers are at work in him.”

15 Others said, “He is Elijah.” And still others claimed, “He is a prophet, like one of the prophets of long ago.”

16 But when Herod heard this, he said, “John, whom I beheaded, has been raised from the dead!”

17 For Herod himself had given orders to have John arrested, and he had him bound and put in prison. He did this because of Herodias, his brother Philip’s wife, whom he had married.

18 For John had been saying to Herod, “It is not lawful for you to have your brother’s wife.”

19 So Herodias nursed a grudge against John and wanted to kill him. But she was not able to,

20 because Herod feared John and protected him, knowing him to be a righteous and holy man. When Herod heard John, he was greatly puzzled; yet he liked to listen to him.

21 Finally the opportune time came. On his birthday Herod gave a banquet for his high officials and military commanders and the leading men of Galilee. 22 When the daughter of Herodias came in and danced, she pleased Herod and his dinner guests. The king said to the girl, “Ask me for anything you want, and I’ll give it to you.”

23 And he promised her with an oath, “Whatever you ask I will give you, up to half my kingdom.”

24 She went out and said to her mother, “What shall I ask for?” “The head of John the Baptist,” she answered.

25 At once the girl hurried in to the king with the request: “I want you to give me right now the head of John the Baptist on a platter.”

26 The king was greatly distressed, but because of his oaths and his dinner guests, he did not want to refuse her.

27 So he immediately sent an executioner with orders to bring John’s head. The man went, beheaded John in the prison,

28 and brought back his head on a platter. He presented it to the girl, and she gave it to her mother.

29 On hearing of this, John’s disciples came and took his body and laid it in a tomb. (Mk 6, 14-29)

Omily

Herod Antipas II (24 BC – 39 AD) The Gospel of Mark (Mk 6:18) holds one of these arguments that made people very excited when they heard him speak. He told Herod Antipas: « You are not allowed to have your brother’s wife (Mk 6:19) », thus marking his opposition to marriage with Herodias. This union shocked him because of the legal prohibition of marriage with his brother’s wife (Lev. 18:16; 20:21), which John the Baptist bluntly recalled. According to the synoptic gospels, it was following these admonitions of John the Baptist that Antipas had him thrown into prison.

It was because of Herodias that he put John in prison. He executed John against his will because of the oath and the guests. John the Baptist, chained in a prison, helpless, whose preaching guided so many sinners to conversion, drew only a smile from Herod. But he was free. He remained faithful to his mission and nothing could stop him. Even when Antipas imprisoned him, even if there was no one left to listen to him, even if there were only enemies and disgruntled people, even if he was forgotten… he never stopped preaching the truth.

In his martyrdom, John the Baptist identified himself with Jesus who cried on the cross: « My God, my God, why have you forsaken me? » (Mk 15:34). As he entered into abandonment and suffering, he did not remain alone. Christ accompanied him spiritually. Amen

Michel Houyoux, permanent deacon

Note the historian Flavius Josephus was in harmony with the Gospels.  Among the many features common to the Gospels and Josephus, we note:John’s nickname: « Baptist »

  1. the emphasis on John’s baptism, a unifying element among the Jewish people
  2. the fact that John himself had an excellent moral reputation (« a good man »)
  3. John’s considerable influence and popularity among the Jews of his time
  4. the spiritual authority of John

 Additional information

abvnWhen the time for Elizabeth to give birth was over, Mary returned to her cousin to greet the parents and the child. She then relived the scene she had experienced several months ago when the two children had flinched when she greeted Elizabeth, her cousin. Through the voice of the angel sent to Zechariah, Zechariah and Elizabeth knew that God had listened and answered their prayers.

The Virgin Mary understood that this birth was miraculous and that the Father wanted to show his tenderness and delicacy, but also that the birth of the precursor would make it possible to recognize the simultaneous birth of the two children. One was sent to announce the coming of the second and God knew that one should not be too far from the other, otherwise he would be lost in oblivion.

The people of Israel needed God’s help to purify themselves and God wanted the one they were going to send to be prophesied from the moment of their presence.  « Thou shalt call him John »: this was the announcement that the angel had also to transmit to Zechariah. John meaning; « God is favourable ».  Thus the people saw the moment of their salvation coming: to this name of the precursor was attached hope and strength to wait in the midst of difficulties.

« He was given a tablet on which he wrote: »John is his name. » The audience was amazed and immediately Zachary spoke again. Fear seized all the inhabitants of the Judean region. All those who heard about this child asked themselves: « What will this child be? « .

Zechariah lprophetized : « Blessed be the Lord, the God of Israel, who visits and redeems his people. He has brought forth the power that saves us in the house of David, his servant, as he had said through the mouth of the saints, through his prophets, since ancient times: salvation that tears us from the enemy, from the hands of all our oppressors, love that he shows towards our fathers, memory of his holy covenant, swearing to our father Abraham to make us without fear of the saints, through his prophets, since ancient times : salvation that snatches us from the enemy, from the hands of all our oppressors, love that he shows towards our fathers, memory of his holy covenant, oath sworn to our father Abraham to make us fearless » (Lk 1:68-73)

As he waited for the day of his mission, the child grew and his mind was strengthened.  He went to live in the desert until the day he made himself known to Israel. »

What to say and what to do in front of this biblical account ? Let us recognize that our lives have no meaning if we do not seek to live according to God’s promises of salvation and protection. Let us welcome and live Jesus’ promises in hope and trust: it is a teaching received and transmitted by the Church, the mystical body of the Savior himself.

Lord, grant me the grace of fidelity to every test: you promised that you would give eternal life with you to all the people who will remain faithful until your return. May your Holy Spirit give me to live faithfully with the strength and wisdom of the truths of faith on which my whole life rests and will rest.

External links to other sites

◊ Wikipedia : click here to see → Beheading of John the Baptist

I want the head of the Baptist – Salome

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Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Posté par diaconos le 29 août 2019

Jeudi 29 août 2019

                                                                                                                                                                                          Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.png 220De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

          En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner  à la forteresse de Machéronte, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère  Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.   En effet, Jean lui disait : «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir.

Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.

La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille :  «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ?»

Hérodiade répondit : «La tête de Jean, celui qui baptise.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : «Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.»

Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son )corps et le déposèrent dans un tombeau. (Mc 6, 17, 29)

Homélie

 Hérode Antipas II (24 av. J.C.- 39 ap. J.C.) L’Évangile de Marc (Mc 6, 18) retient un de ces arguments qui rendirent les gens très exaltés en l’entendant parler. Il disait à Hérode Antipas : «Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère (Mc 6, 19)», marquant ainsi son opposition au mariage avec Hérodiade. Cette union choqua en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère (Lév. 18, 16; 20, 21), que Jean-Baptiste rappela sans ménagement. Selon les évangiles synoptiques, c’est à la suite de ces admonestations de Jean Baptiste qu’Antipas le fit jeter en prison.

 C’est à cause d’Hérodiade qu’il mit Jean en prison. Il exécuta Jean contre sa volonté à cause du serment et des convives. Jean-Baptiste, enchaîné dans une prison, impuissant, dont la prédication  guida tant de pécheurs à la conversion, ne tira d’Hérode qu’un sourire. Mais lui, était libre. Il resta fidèle à sa mission et rien ne put l’arrêter. Même lorsque Antipas l’emprisonna, même s’il n’y eut plus personne pour l’écouter, même s’il ne se fit que des ennemis et des mécontents, même s’il fut oublié… il ne cessa de prêcher la vérité.

Dans son martyre, Jean Baptiste s’identifia à Jésus qui cria sur la croix : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Mc 15, 34). En pénétrant au sein de l’abandon et de la souffrance, il ne resta pas seul. Le Christ l’accompagna spirituellement. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Note  l’historien Flavius Josèphe fut en  harmonie avec les évangiles.  Parmi les nombreux traits communs aux évangiles et à Josèphe, nous relevons :

  • le surnom de Jean: « Baptiste »
  • l’accent sur le baptême de Jean, élément unifiant au sein du peuple juif
  • le fait que Jean avait lui-même une excellente réputation sur le plan moral (« un homme de bien »)
  • l’influence considérable de Jean et sa popularité parmi les Juifs de son temps
  • l’autorité spirituelle de Jean
  • l’emprisonnement puis l’exécution de Jean par Hérode Antipas
  • la composante éthique du message de Jean et son insistance sur la piété

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Son nom est Jean

◊ Accueil sur mon blog  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Jean-Baptiste

Liens externes

 -Histoire des Gaules : cliquez ici pour lire l’article → Flavius Josèphe : œuvre complète  (table des matières)
◊  Église piège  : cliquez ici pour lire l’article →  Je veux la tête de Jean

Mort de Jean Baptiste

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