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Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?

Posté par diaconos le 7 septembre 2019

Samedi 7 septembre 2019

Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : «Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?» Jésus leur répondit : «N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour  qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger.» Il leur disait encore : «Le Fils de l’homme est maître du sabbat.» (Lc 6, 1-5)

Homélie

Quand les apôtres arrachèrent les épis et Jésus guérit le malade le jour du sabbat, ils semblèrent compromettre la sainteté du jour saint  : «Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?». Dans cet extrait de l’Évangile selon Luc, Jésus nous rappelle la loi fondamentale de la sainteté : Dieu seul est saint et toute chose l’est par rapport à lui.

Si nous séparons les choses saintes (loi, institutions, rites, etc.) de Dieu trois fois saint, nous risquons de devenir des collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés  comme  le rappela le pape François aux prêtres. Saint Paul dans la lettre aux Colossiens fit état de cette possibilité réelle de nous éloigner du Dieu saint, de nous créer une fausse image de lui :  « par vos pensées et vos actes mauvais» (Co 1, 21).

Jésus, le Maître du sabbat et de toute la création nous rappelle que tout ce que Dieu fait, il le fait pour le bien de tous, ses créatures, auquelles il communique sa vie divine et sa sainteté par Jésus, : «le visage de la miséricorde du Père» ( Misericordiae Vultus, bulle du jubilé de la miséricorde, 2015).

Tout se renouvelle au contact avec Dieu. Aujourd’hui, comme au temps de Jésus, nos institutions, nos lois, nos manières d’agir et de penser doivent retrouver le sens que Dieu a imprimé à tout, lui le Créateur. Jésus est la révélation de ce sens : «Pour la compréhension chrétienne de la réalité, le destin de toute la création passe par le mystère du Christ, qui est présent depuis l’origine de toutes choses» (Laudato si).

Dans la liturgie, la volonté de Dieu n’est pas de voir des hommes affamés ou discriminés au nom d’une certaine image du divin, des hommes et des femmes malades. considérons l’histoire du Salut et le cas concret de David pour voir comment Dieu sembla dépasser certaines règles pour notre bien. Ce dessein originel de Dieu s’est manifesté depuis toujours et l’Incarnation de Dieu est sans doute le renversement le plus radical de toute règle, de celle en tout cas qui tenait séparés le ciel et la terre.

«Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite.» (Laudato si)

Sans le Créateur, sans une relation personnelle avec lui, nous perdons le sens de la loi et de la nature faites pour nous. Dans un passage célèbre, rapporté par Luc, Jésus rappela que le sabbat est fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat (Mc 2, 27). Le problème de la sécularisation est justement sa prétention de désacraliser tout et, ce faisant, elle ne fait que sacraliser beaucoup d’autres réalités, en commençant par la canonisation de la loi de la désacralisation comme loi inéluctable et de celui qui la proclame.

C’est le retour à notre Créateur et Père qui nous rendra vraiment libres pour agir pour le bien de tous. Amen

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊  Enseignement : cliquez ici pour lire l’article→ ↓Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? (Mc 3, 1-6)

◊  Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux : cliquez ici pour lire l’article→ C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices

Liens externes

◊ Cliquez ici pour lire l’article →  Le Samedi ou le Dimanche, lequel est le Sabbat ?

Qui était Jésus Christ ? (L’ombre d’un doute)

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XXIII dimanche du temps ordinaire -année C

Posté par diaconos le 7 septembre 2019

Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.png 295

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?

S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.  (Lc 14, 25-33)

Homélie  Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?

Jésus connaissait la fragilité de la plupart de ses disciples. Sur la route de Jérusalem où il s’avança résolument, il se retourna. Dans ces foules qui firent route avec lui, combien adhérèrent pleinement à sa personne et à son message ? Certes Luc écrivit ce passage d’Évangile pour les chrétiens de son temps ; mais il nous interpelle également aujourd’hui sur la vérité de notre option chrétienne.

Au témoignage même de Jésus, être son disciple exige de le préférer à sa propre famille et à sa propre vie. Préférer est à comprendre dans le sens «aimer plus» Il ne s’agit donc pas de suivre le Christ de temps en temps, mais de l’aimer plus que tout, plus que soi-même, jusqu’à embrasser la croix à sa suite.

Pour être vraiment son disciple, nous devons aussi porter notre croix, c’est à dire affronter avec courage l’épreuve. Jésus ne s’adresse pas à une élite, mais aux foules et dans le temps présent à toutes les personnes qui veulent vivre chrétiennement dans le concret de leur vie.

Quels obstacles nous empêchent de suivre le Christ : égoïsme, amour propre, timidité, respect humain, amour de l’argent ou de nos aises … ? Chaque jour, la vie et les évènements qui s’y présentent, nous placent devant des choix où s’exprime concrètement notre préférence pour le Christ et sa Parole. À titre d’exemple : gérer honnêtement ses affaires, être solidaire de la personne souffrante, défendre la vie à naître et celle qui décline, rester fidèle à son conjoint, refuser la violence… .

Dans la seconde lecture, Paul demanda  à son disciple Philémon, de traiter son esclave Onésime, de retour après sa fuite, comme un frère. Selon la loi romaine, le fugitif pouvait être puni de mort ; mais selon l’enseignement de l’Évangile, Philémon devait le traiter en homme libre : tel devait être le choix d’un disciple du Christ.

Ne nous arrive-t-il pas d’être face à des choix comparables quand nous savons que ce qui est légal n’est ni moral ni conforme à l’Évangile ? Sans réflexion sur nos moyens et sur nos faiblesses, sans écoute de Dieu et sans prière, comment pourrions-nous construire une vie conforme à l’enseignement du Christ ?

Jésus nous conseille de « commencer par nous asseoir en nous appuyant sur deux courtes paraboles, celle de l’architecte et celle du chef de guerre. Prenons donc le temps de nous arrêter de temps en temps, de nous reposer et de réfléchir à ce que nous vivons. Posons-nous quelques questions fondamentales….

 Par exemple : combien de temps réservons-nous à la prière, à la lecture de la Bible ou de l’Évangile ? Quelles sont les parts de notre vie encore soustraites à l’influence du Christ ? Quel nouveau détachement de nous-même ou de nos biens le Christ nous demande-t-il ?

«Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse» (Ps 90, 12). Dans ce verset, le psalmiste demande à Dieu de nous faire connaître la vraie mesure de nos jours et de remplir nos cœurs de sagesse. Dès lors nous serons au moins capables de tirer le meilleur parti possible de la vie présente, brève et malheureuse à cause du péché. Une chose est certaine, les petits bonheurs qui jalonnent le cours de la vie sont des dons de Dieu et il faut savoir lui en rendre grâce et en profiter.

 En cherchant la Sagesse de Dieu, nous espérons ardemment son Esprit Saint. Lui seul nous donnera de discerner, de bien réfléchir, de bien agir. Écoutons la Sagesse de Dieu, elle nous apprend la vraie mesure de nos jours.  Elle nous accorde la vraie liberté, elle nous dépouille de l’encombrant, de l’accessoire et de l’inutile et elle nous libère de nos fausses sécurités.

«Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?» (Sg. 9, 13b)  Comprendre les volontés du Seigneur, c’est suivre ses commandements : aimer Dieu de tout son cœur et nous aimer les uns et les autres. Plus nous aimerons et plus nous découvrirons le projet de Dieu sur nous. Avec confiance, allons à la rencontre de nos proches et partageons avec eux, l’amour que Dieu nous témoigne. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Fais confiance au Christ, il t’est proche.

◊ Enseignement : cliquez ici pour lire l’article → Bâtir une maison sur le sable, est-ce une bonne idée ?

Liens externes

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → D’un autre côté: « Quiconque ne renonce pas à tout ne peut  être mon disciple

◊ Père Alberto  : cliquez ici pour lire l’article →  QUI NE RENONCE PAS À TOUT CE QUI LUI APPARTIENT NE PEUT ÊTRE MON DISCIPLE

Frère Thibaut du Pontavice : Ne pas diluer la foi

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