24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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