Il faut que le Fils de l’homme soit élevé

Posté par diaconos le 14 septembre 2019

Samedi 14 septembre 2019

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement  aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 13-17)

Homélie

Dans cet extrait de l’évangile de Jean, Jésus affirme qu’il doit être élevé de terre et qu’il sera alors un signe de salut : «Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.» (Jn 8, 28)

La croix, le serpent de bronze étaient une annonce de ce signe de salut. Lorsque nous sommes accaparés par nos soucis, cela se répercute sur nos rapports avec Dieu. Les Juifs dans le désert avaient récriminé contre Yahvé et ils interprétèrent comme une punition venue du ciel les malheurs qui tombèrent sur eux.

Un jour Jésus déclara : «C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés.» (Jn 8, 24) Je suis, c’est le nom que que Dieu se donna , au buisson ardent du mont Sinaï : «Dieu dit à Moïse : «Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. (Ex 3, 14)

Par­tis de la mon­tagne de Hor, les Hébreux tour­nèrent à l’oc­ci­dent le pla­teau de l’A­za­zi­mât et se di­ri­gèrent de là vers la mer Rouge ; c’é­tait un voyage de deux cents ki­lo­mètres, d’une di­zaine de jours seule­ment pour une ca­ra­vane or­di­naire : «Nous avons donc passé loin de nos frères, les fils d’Ésaü, qui habitent à Séïr, par la route de la Araba qui vient d’Eilath et d’Écione-Guéber ; puis nous avons tourné et pris la route en direction du désert de Moab.» (Dt 2, 8)

Yahvé envoya contre le peuple des Cérastes des serpents à la morsure brûlante : «C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure.» (Dt 8, 15)

Yahvé dit à Moïse : «Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât…» Ce ser­pent de bronze, élevé au-dessus d’un mât fut le symbole de l’invasion des cérastes ; il représenta ces animaux ré­duits à l’im­puis­sance. Il fut placé le plus haut possible afin que tous les Is­raé­lites purent y voir le triomphe du Seigneur sur le mal  qui les fit tant souffrir.

La dé­li­vrance ac­cor­dée par Yahvé ne fut pas celle que les Israélites pensèrent. Elle exigea une par­ti­ci­pa­tion de chacun à la gué­ri­son : témoigner de sa confiance en Dieu en di­ri­geant un re­gard sup­pliant et confiant vers ce signe de par­don et de dé­li­vrance : «De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé.» (Jn 3, 14)

Ce ser­pent de bronze fut conservé par les Is­raé­lites sous le nom de Né­hus­thane, il de­vint dans la suite l’ob­jet d’un culte su­per­sti­tieux ; Ézé­chias le fit mettre en pièces pour ce mo­tif : «C’est lui qui supprima les lieux sacrés, brisa les stèles, coupa le Poteau sacré et mit en pièces le serpent de bronze que Moïse avait fabriqué ; car jusqu’à ces jours-là les fils d’Israël brûlaient de l’encens devant lui ; on l’appelait Nehoushtane. (2 R 18,4)

Jésus se compara au serpent d’airain quand Il fut élevé sur la croix. Souvenez-vous en longtemps car c’est l’image de la manière dont Dieu nous aime. Il nous aime tellement qu’Il donna sa vie pour nous, de donner son corps, de verser son sang pour nous et à travers cela de nous donner aujourd’hui et tant que vous le voudrez sa vie, son amour et sa résurrection. Amen

 Michel Houyoux, diacre permanent

 

Compléments

◊ Dieu ne cesse jamais de pardonner : cliquez ici pour lire l’article → Le serpent de bronze (Nb 21, 4-9)

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Le buisson ardent (Exode 3, 1-15)

Liens externes

◊ Catéchèse, présentée par Théobule : cliquez ici pour lire l’article →  Moïse et le serpent de bronze

◊ Révélations : cliquez ici pour lire l’article → Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous connaîtrez ce que je suis.

La foi dans les derniers temps

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