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Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré

Posté par diaconos le 18 septembre 2019

Mercredi 18 septembre 2019

Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”

Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”

De l’Évangile selon Luc

En ce temps-là, Jésus disait à la foule :  «À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?  Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas  pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !”  Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. » (Lc 7, 31-35)

Homélie

Toutes les générations avant Jean ont attendu patiemment le salut de Dieu. Quand Jean le Baptiste commença à prêcher, la dernière prophétie de l’Ancien Testament  s’accomplit : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. » ( Malachie 4, 5)  Jean le Baptiste fut ce Élie dont il est question en Malachie.

Il fut le précurseur qui dût préparer la venue du Messie.  Jean ne fut pas la réincarnation du prophète Élie. Il était Élie dans le sens qu’il  conduisit son ministère avec le même esprit et la même puissance que le prophète Élie. En parlant de Jean le Baptiste, l’ange Gabriel dit à Zacharie : « Il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé »  (Luc 1, 17).

Zacharie apprit de la bouche d’un ange que son fils, Jean le Baptiste, aura comme mission de préparer le peuple pour le Seigneur et qu’il sera animé de l’esprit et de la vertu qui caractérisèrent Élie. Les Juifs ne le comprirent pas de cette façon. Ils crurent qu’Élie apparaîtrait réellement en personne pour introduire le Messie.

« À qui comparerai-je cette génération ? «   Jésus reprocha à cette génération d’être comme ces enfants boudeurs, n’étant nullement intéressés par l’œuvre de Dieu parmi eux. Les Juifs  furent les témoins privilégiés de l’apparition du Messie, mais tels des enfants capricieux, ils ne manifestèrent aucun penchant pour lui.

 À cette époque, toutes les villes avaient une place de marché. C’était un grand lieu de rencontre. N’importe qui pouvait s’y rendre pour vendre un produit ou dire ce qu’il croyait important d’être entendu publiquement. Ainsi, dans un coin du marché, on pouvait voir un fermier occupé à vendre ses poulets. À un autre endroit, il y avait des gens qui offraient des légumes. Plus loin, un individu était en train de prononcer un discours sur la philosophie grecque.

 La place du marché bouillonnait à chaque jour d’activité humaine. On comprend pourquoi Paul y alla souvent pour prêcher. C’est là que tout le monde se rencontrait! Si vous n’étiez pas occupés et si vous vouliez vous changer les idées, quoi de mieux que de se rendre à la place publique. Pendant que les adultes conversaient, il y avait des enfants qui couraient partout et qui s’amusaient.

Jésus compara cette génération à des enfants jouant dans le marché public : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés. » À quelle occasion joue-t-on de la flûte ? La flûte est un instrument qu’on utilise surtout lors d’un mariage ou d’une festivité pour égayer l’ambiance.

Un groupe d’enfants commença à jouer de la musique de noces et invita les autres à jouer : « Joignez-vous à nous. Nous allons jouer au mariage. Dansez au son de notre musique ; nous avons joué un air de flûte et vous ne vouliez pas danser. Nous avons entonné un chant funèbre, mais vous n’avez pas pleuré. Vous ne vouliez pas jouer ! »

Lorsque Jean le Baptiste prêcha, les gens se déplaçèrent par milliers pour écouter son message. Mais tous ne crurent pas. Si certains se réjouirent momentanément de la lumière qu’apportait le ministère de Jean (Jn 5.35), ils se réjouirent sans se repentir. La prédication de Jésus attira aussi une foule nombreuse.

Lors de la multiplication des pains, cinq mille personnes suivirent Jésus (Mt 14, 13-21). Mais combien de ceux-là devinrent ses disciples ? Un petit nombre Plusieurs entendirent la parole de l’Évangile mais bien peu devinrent croyants.

Certains sentirent le besoin de justifier leur manque de réceptivité à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Ils dirent par exemple :  « Jésus attire l’attention,  Ils fait toujours une forte impression  : ‘ Si vous l’invitez chez vous pour un repas, vous allez rapidement constater qu’il aime boire et faire bonne chère. Et il manger avec n’importe qui, même avec des collecteurs d’impôt et des pécheurs. S’il se mêle si spontanément aux gens de mauvaise vie, comment peut-on vraiment adhérer à son enseignement ?

 Après avoir parlé de l’opinion des gens concernant Jean le Baptiste et concernant lui-même, Jésus  déclara : « Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants. » Dans ce contexte, la sagesse signifie : la pensée de Dieu.Elle est décrite comme si elle était une personne dont le rôle consiste à communiquer le plan de Dieu.

Si ne devenez pas comme un enfant,  ouvert à l’enseignement et reconnaissant sa dépendance, vous ne pourrez jamais connaître la vérité divine.  Jésus utilisa cette illustration pour nous poser quelques questions. Quelle est votre position sur ce point? Que pensez-vous de Jean et de Jésus ? Êtes-vous un enfant de la sagesse ? Ou appartenez-vous au groupe d’enfants boudeurs, exigeant de Dieu que tout se déroule selon votre volonté ?

Jésus demande une réaction de votre part et surtout une prise de position. Le choix que vous ferez déterminera où votre existence aboutira. Au jour du jugement, Jésus en personne rendra la justice et prendra une décision irrévocable pour chaque personne.  Il y aura différents degrés de sévérité dans le jugement.

Les pays chrétiens devraient se sentir particulièrement visés. Leurs églises bénéficient abondamment de la présence et de la puissance de Jésus. Des conversions miraculeuses s’y produisent régulièrement. L’amour de Dieu est manifeste. Au jour du jugement, la question sera alors la suivante : Quel accueil avez-vous fait à la grâce divine? Sa présence a-t-elle radicalement changé votre vie ? Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Étude biblique : cliquez ici pour lire l’article → VOUS N’AVEZ PAS DANSÉ

◊ Pape  François : cliquez ici pour lire l’article →  Ne cédons pas à l’échec

La venue du Fils de l’homme

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25ème dimanche du temps ordinaire – Année C

Posté par diaconos le 18 septembre 2019

Tu ne peux pas servir Dieu ou l’argent

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ?

Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’  Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’

Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’
Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80’.  Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.

Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre  chose est malhonnête aussi dans une grande.

Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.» (Lc 16, 1-13)

Homélie Vous ne pouvez pas servir Dieu ou l’argent.

Cet extrait de l’évangile de Luc pourrait nous faire croire que Jésus a quelque chose contre l’argent et le travail. Eh bien, non, non, non, non, non, non, non, non ! Jésus n’a rien contre l’argent. A Nazareth, Jésus avait une profession. Jésus sait par expérience comment vivre de la sueur sur son front. Comprenez que Jésus ne condamne pas l’utilisation normale de l’argent.

D’un autre côté, il n’a pas de mots assez forts pour condamner l’esclavage à l’argent. Parce que cet esclavage est de l’esclavage. L’esclavage de l’argent est le vrai cancer de notre société. Notre société occidentale est détruite sous le rythme infernal imposé par la course à la richesse. Aujourd’hui, l’accumulation ne suffit plus, il faut multiplier les biens.

Saint Ignace avait une expression latine pour la relation que nous devrions avoir avec les créatures : tantum… quantum… qui pourrait se traduire autant… ou autant que… Explique que dans la vie chrétienne tout ce qui n’est pas Dieu, tout ce qui n’est pas le Créateur, est une créature et doit être utilisé dans la mesure où il nous conduit vers Dieu.

Il utilise les créatures autant que nous le voulons, et même autant que possible, tant que nous les utilisons pour aller à Dieu, tant qu’elles nous conduisent à Dieu. Le temps que Dieu nous donne doit être utilisé pour nous rapprocher de Lui. Les choses matérielles, comme les voitures, les vêtements, les ordinateurs… ne doivent pas nous distraire de notre voyage vers Dieu. Faites-vous des amis avec de l’argent malhonnête, afin qu’à la fin de la journée, ces amis vous accueillent dans des demeures éternelles : il en va de même pour les amitiés.

Suis-je prêt à mettre Dieu en premier dans ma vie ? Est-ce que tout le reste m’amène à lui ? Suis-je prêt à abandonner ces amis qui, par leurs conversations, par leur compagnie, m’éloignent de Dieu ? Est-ce que mon mari et ma femme m’aident à atteindre Dieu ? Qu’est-ce que je fais pour aider ma femme, mon mari, à me rapprocher de Dieu ?

Celui qui est digne de confiance est digne de confiance même dans la plus grande des choses : cette phrase, expression proverbiale d’une vérité d’expérience, sert d’introduction au verset suivant, où nous voyons que les plus petites choses sont les biens de la terre, et que les grandes sont les biens spirituels de l’âme. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent : Jésus déclare que c’est moralement impossible, et que de cette façon, ceux qui veulent servir l’argent sont exclus du service de Dieu. (Lc 16,13)

Les pharisiens, amis de l’argent, étaient déterminés à ne pas l’abandonner mais pour Jésus ce service les excluait de ceux de Dieu, leur orgueil était irrité et ils se vengeaient en riant de lui. La pauvreté de Jésus et de ses disciples était sans aucun doute le sujet de leurs moqueries. Cela nous montre combien l’incrédulité et la frivolité peuvent être combinées avec le caractère sérieux que ces hommes ont frappé.

On ne se moque pas de Dieu, car ce qu’un homme sème, il le moissonnera aussi. La vraie réponse à leur sarcasme maléfique sera la parabole des riches méchants, l’une des plus sévères que Jésus a prononcée. La pauvreté de Jésus et de ses disciples était sans aucun doute le sujet de leur dérision. Ce trait nous montre combien l’incrédulité et la frivolité peuvent être combinées avec le sérieux de ces hommes affectés. Amen

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Mammon inique : cliquez ici pour lire l’article →  Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.

◊ Le détachement face à l’argent  : cliquez ici pour lire l’article →  La veuve généreuse

Liens externes

◊ Père Jérôme Jean : cliquez ici pour lire l’article →  Vous ne pouvez pas à la fois servir Dieu et l’Argent

◊ biblequest.net  : cliquez ici pour lire l’article → VOUS NE POUVEZ SERVIR DIEU ET MAMMON

◊ Les cahiers de l’école pastorale : cliquez ici pour lire l’article →  L’argent et nous – Mammon tout-puissant ou l’humain au service de Dieu

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